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Killzone

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10/10/2005
Edité par Sony Computer Entertainment Inc
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02/11/2004
Edité par Sony Computer Entertainment Inc
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26/11/2004
Edité par Sony Computer Entertainment Inc
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Photo de la boite de Killzone
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Ahh les FPS... Les First Person Shooters !! De mémoire de joueur, j'ai toujours eu un mal de chien à accrocher à ce genre de titres au delà de ce que l'on pouvait appeler les Doom Likes. Disposant de peu de références à mon actif, mes rares expériences en la matière étaient succinctes mais pour le moins marquantes: Wolfenstein 3D et Doom sur PC, quelques parties du mythique Duke Nukem 3D, mais surtout Goldeneye 007 de Rareware et Turok sur Nintendo 64. Voyant depuis plusieurs années le succès que peuvent générer certaines franchises, c'est très logiquement que j'ai souhaité renouveler mon expérience dans ce domaine. Par curiosité, mais surtout pour constater l'évolution d'un genre encensé par les joueurs et la critique, j'ai pris mon pad et mon courage à deux mains afin de me lancer sur la référence du jeu de tir à la première personne sur consoles. Celui par qui tout a été remis en cause, celui qui a bouleversé les codes en proposant un gameplay complet et précis manette en main. Le FPS qui se payait en plus le luxe de disposer d'une histoire et d'un background réellement attractif pour tout fan de science-fiction. J'ai nommé : « Killz.... HALO Combat Evolved !!!! »

A la fin des années 90, un véritable gouffre sépare les amateurs de FPS sur PC de leurs homologues sur consoles. Aujourd'hui encore, certains élitistes ne jurent toujours que par le combo clavier/souris pour ce type de jeux alors que le genre a fait des progrès immenses à la manette. Des progrès largement rendus possibles sur la Nintendo 64 avec son pad parfaitement adapté, mais surtout grâce à Halo Combat Evolved, véritable fer de lance de la première console de Microsoft, à savoir la X-Box. Le genre commençant à se populariser à l'époque sur consoles, celui-ci est de loin le meilleur dans son registre mais surtout, il est exclusif à la machine jusqu'à sa sortie plus tard sur PC. Observant de près le succès critique et commercial du premier épisode des aventures du Master Chief, c'est presque logiquement que Sony Computer Entertainment pense au développement d'un concurrent doté d'un fort potentiel commercial pour sa propre 128 bits.

Développé à l'origine pour PC, le jeu des hollandais de Guerilla Games tape rapidement dans l’œil de Sony lors d'une démonstration. Sous le charme, la firme de Tokyo propose de faire du titre une exclusivité pour sa Playstation 2: « KILLZONE » est né. Rapidement positionné en tant qu'antagoniste du jeu de Microsoft, on parle alors dans la presse de « Halo Killer », comme pour mieux mettre la pression au premier vrai grand projet de Guerilla après des jeux anecdotiques sur Game Boy Color, Advance et un TPS discret situé en pleine guerre du Vietnam.


ISA contre Helghasts: Présentation des forces en présence.

L'opposition entre deux blocs. Au sein de l'histoire de l'humanité, cela a toujours été une constante dans chaque conflit. Que les rivalités soient politiques, spirituelles, religieuses ou bien encore économiques, les deux adversaires qui s'opposent œuvrent systématiquement pour leurs intérêts. Dans Killzone, ce point commun à toute guerre est scrupuleusement respecté. C'est au cœur même d'un futur que l'on imagine assez lointain, que la colonisation spatiale est monnaie courante depuis des lustres. Par conséquent, l'humanité a choisi de s'étendre en partant à la conquête d'autres planètes. Helghan sera le premier monde à être colonisé. Il en résultera la naissance des Helghasts, descendants des colons humains qui développeront en vivant sur celui-ci des capacités qui les différencieront de leur espèce originelle. Plus forts, plus rapides, ils portent un masque à gaz caractéristique leur permettant de respirer sur l'atmosphère hostile d'Helghan. Cultivant une haine certaine pour l'humanité suite à l'abandon dont ils ont fait l'objet, les ressortissants de l'Empire Helghast se lancent dans plusieurs batailles contre leurs géniteurs représentés par l'ISA (l'Alliance Stratégique Interplanétaire dans la langue de Molière) dans un contexte où les similitudes avec notre histoire sont plus que troublantes.

Une influence née de la plus grande guerre connue à ce jour.

Sur chaque plate-forme ayant vu le jour, peu de grandes licences ont pu durer dans le temps sans une histoire fournie et un background inspiré. Conscient de cette donnée cruciale, Sony fait appel à Joe Dever pour l'écriture de l'histoire du jeu ce qui permet à Guerilla de se concentrer uniquement sur la forme et non sur le fond de Killzone. Un choix judicieux surtout lorsqu'on se penche de plus près sur l'univers très référencé que propose le jeu. En effet, certains détails m'ont très rapidement sauté aux yeux et si vous ne dormiez pas lors de vos cours d'histoire à l'école, le parallèle entre Killzone et la Seconde Guerre Mondiale se révèle assez frappant.

Joe Dever, responsable de l'écriture de ce premier opus, est loin d'être novice dans le domaine du jeu vidéo. KZ est en fait son troisième projet après "De Sang Froid" sorti en 2000 sur Playstation et "Ground Control 2", jeu PC de 2004. Chacun de ces titres a pour point commun un contexte de guerre dans un univers futuriste. A ces deux softs s'ajoute un livre de jeu situé dans un univers post-apocalyptique fortement inspiré de Mad Max ainsi qu'une série de bouquins à caractère héroic-fantasy intitulée Loup Solitaire. On peut donc considérer que le jeu de Guerilla est un des projets les plus importants pour l'écrivain britannique qui, à quarante neuf ans, se lance dans l'élaboration de l'histoire de Killzone.

Notre aventure commence donc par une attaque éclair des Helghasts sur la planète Vecta, une colonie de l'Alliance Interplanétaire. En profitant d'une défaillance des systèmes de défense des lieux, les Helghasts prennent le contrôle de ses plates-formes SD grâce à l'utilisation de force brute et d'un plan d'attaque bien préparé. Cette offensive que nous conte l'introduction (réalisée tantôt en images de synthèse, tantôt avec le moteur du jeu) nous rappelle parfaitement la fameuse ''Blitzkrieg" de 1939 où l'Allemagne nazie envahissait la Pologne grâce à une attaque surprise, ciblée, rapide et puissante. On se rend très vite compte que les forces présentes de l'ISA ont été totalement débordées et balayées par cette surprenante attaque Helghaste. La vidéo est dynamique et la mise en scène très convaincante, constat s'appliquant également à la plupart de celles qui jalonneront le cheminement du jeu. Cette première référence n'en est pas moins le point de départ de toute une série où le contexte de Killzone va emprunter à la Deuxième Guerre Mondiale.

Tout juste remis de leur première défaite militaire, les Helghasts forment dix années plus tard leur armée de troisième génération sous le commandement de leur leader, le charismatique Scolar Visari. On en fait d'ailleurs la connaissance lors d'un discours rassemblant son peuple sous les drapeaux de la nation. Ce discours fédérateur, à l'air revanchard, abuse de l'utilisation de la première personne du singulier faisant étrangement penser aux interventions publiques des leaders politiques les plus controversés du vingtième siècle. Le dictateur Helghast (n'ayons pas peur des mots) jure revanche et reconnaissance de sa nation grâce à la guerre. Un discours, soyons honnêtes, qui ferait froid dans le dos à n'importe quel peuple visé par ces propos.

Les similitudes avec l'Allemagne sous le Troisième Reich ne s'arrêtent pas ici dans Killzone. En effet, le jeu va encore plus loin avec l'accoutrement vestimentaire des soldats Helghasts qui ressemble à s'y méprendre à celui des SS allemands. Parmi les différents soldats d'infanterie, snipers, ou encore les élites, on reconnaît une nouvelle fois des références plus qu'évidentes. Casques, couleurs des tenues, longs manteaux ou encore armement, seuls leurs yeux rouges et leurs masques à gaz caractéristiques les démarquent de l'armée ayant fait trembler le monde entre 1939 et 1945. Même l'insigne et le drapeau Helghast ont des similitudes avec les icônes nazies. Quoi qu'on puisse penser des inspirations choisies, il est indiscutable que l'armée Helghaste en impose vraiment et que l'identité visuelle des soldats est tout à fait au service d'une histoire qui est, quant à elle, beaucoup plus classique.

Une histoire sans surprises ou presque.

C'est donc en plein cœur d'une situation de conflit sur Vekta que vous affronterez la redoutable armée susnommée. Vous incarnerez dès le début du jeu le capitaine Jan Templar de l'ISA, un soldat modèle assez stéréotypé qui se révèle être un patriote ne se démarquant pas forcément de ses camarades par un quelconque leadership. Cependant, il reste l'homme à tout faire et il mène ses unités à la victoire depuis son engagement sous les ordres du général Vaughton. A aucun moment vous ne vous attacherez ni vous identifierez au personnage. Dommage tout de même tant cette donnée est primordiale à mon sens dans la réussite d'un jeu: vous faire adhérer un minimum aux objectifs du protagoniste. La débâcle de l'ISA étant tellement violente, vous serez forcé de rejoindre votre base d'affectation pour connaître les paramètres du plan de riposte de la colonie. En retraversant Vekta jusqu’à la réactivation des plates-formes SD, vous retrouverez sur votre chemin plusieurs alliés qui intégreront votre équipe.

Le premier allié, ou plutôt la première alliée n'est autre que le Shadow Marshall Luger, l'ancienne petite amie de Templar. Toujours très proches l'un de l'autre, leur histoire de romance passée n'aura que très peu d’intérêt dans l'intrigue, simplement quelques piques savamment placées dans les lignes de dialogues des cinématiques du jeu qui pourront faire un peu sourire. Pour mener à bien sa mission, notre capitaine de l'ISA section Force de Réaction Rapide (FRR) devra retrouver un certain agent Hakah, un espion mi-humain mi-Helghast. Il est la seule personne à pouvoir réactiver les plates-formes de défense en panne depuis l'invasion ennemie. Seulement voilà, accueillir un renfort à moitié ennemi ne sera pas du tout du goût du sergent Rico Velasquez, dernier larron qui vous accompagnera lors de votre aventure. Seul rescapé d'une unité décimée par la puissance Helghaste, ce "badass bourrin" de service que vous recruterez à la fin de la troisième mission cultive une haine suprême de l'ennemi. Par conséquent vous aurez droit à quelques joutes verbales et des contacts physiques plutôt virils avec Hakah. C'est donc à la tête de cette belle équipe que vous devrez réactiver ces plates-formes de défense et repousser l'invasion Helghaste.

Sachez que dans Killzone, le scénario sera troublé par une révélation de traîtrise au sein même de l'ISA, ce qui bouleversera un peu vos plans. Sans être ultra recherchée, cette trahison issue des hautes sphères du commandement de l'armée humaine a le mérite de changer la donne en ajoutant un peu de piment à une histoire relativement bien narrée dans des cutscenes propres, mais pas non plus impressionnantes.

Un gameplay complet, profond mais pas toujours intuitif

Juger le gameplay d'un FPS lorsqu'on est relativement novice dans le domaine est toujours plus compliqué que quand on est un accroc à ce type de formules. Quoi qu'il en soit, il est très facile même sans avoir trop de références consoles à son actif de répondre à la question fatidique pour ce genre de titres: le gameplay à la manette est-il suffisamment bien calibré par rapport au must clavier/souris?

Globalement, le soft de Guerilla s'en tire avec quelques difficultés même si avec un peu d’entraînement, vous vous en sortirez. En dépit d'un tutorial en direct des tranchées dès le début du jeu, il ne sera pas évident de vous familiariser avec les commandes qui, d'un point de vue personnel, sont assez discutables... En effet, vous allez rapidement vous rendre compte que le jeu ne sera pas forcément une partie de plaisir si vous jouez en mode bourrin. Et oui, bien que prônant la guerre totale, Killzone est en fait tout l'inverse dans son approche. Au bout de quelques crises de nerfs sur le premier tiers du jeu, vous vous rendrez compte que le titre est avant tout orienté stratégique plutôt que rentre dedans. A certains moments, le manque d'action et le calme ambiant des zones de batailles pourra même vous déconcerter par l'ennui qu'il suscite et son manque de surprises. Cependant, pour une raison que j'ignore encore, j'ai toujours eu envie de retourner au jeu car son gameplay plus infiltration que bourrin m'a tout de même amusé lors des combats. Avancer lentement, armer, verrouiller sa cible, tirer : les cinglés de la gâchette ne seront malheureusement pas comblés. Dans Killzone, la progression se fait par zones. En effet, le titre ne requiert que peu de réflexes et de spontanéité. Juste de la concentration afin de faire le nettoyage.

Le premier point m'ayant sauté aux yeux concernant le gameplay pur, c'est l'absence d'une touche de saut pour vos personnages au début de l'aventure. Passée cette déception de commande que je juge primordiale pour la nervosité d'un jeu du genre, j'ai découvert toutefois une possibilité de sprint (pas forcément une constante à l'époque) via un clic sur la touche L3. Limitée dans le temps par la jauge visible en bas à gauche de l'écran, cette accélération vous sauvera régulièrement la mise lorsque vous serez pris dans une embuscade sur le champ de bataille. Cette commande assez intuitive demeure toutefois l'une des rares. Cette jauge se situe sous votre barre de vie, qui se régénère quant à elle automatiquement une fois à couvert, ou à l'aide de packs de santé. Un grand classique. Sinon, la plupart des touches restantes sont placées de manière curieuse. Hormis la CROIX servant aux actions contextuelles (actionner, grimper etc...), le restant semble manquer d'intuitivité même si vous finirez par vous y faire à la longue. Ainsi vous rechargez votre arme avec TRIANGLE (alors que carré me semblerait plus indiqué), en changez avec ROND (et la croix directionnelle dans tout ça?), et les ramassez en maintenant la touche CARRE. Concernant le maniement de vos armes à proprement parler, la manette PS2 étant dépourvue des gâchettes analogiques présentes chez ses concurrentes, vous tirerez sur vos cibles uniquement avec R1 en les visant à l'aide du stick droit. Via la touche L1, vous jetterez vos grenades, et vous accroupirez avec L2. Quant à R2, elle vous servira au tir secondaire de votre arme: la seule originalité du gameplay. Côté sensations fusil en main et maniabilité de l'ensemble, on est tout de même très loin de la qualité d'un Halo sur X-Box.

Malgré tout, là où Killzone frappe fort, c'est dans le choix du protagoniste. Comme expliqué précédemment, vous ne serez pas livré à vous même lors de votre avancée et vous aurez rapidement la possibilité de choisir un autre personnage jouable. Suite aux missions deux, trois et quatre, votre escouade sera complète et vous aurez donc le choix de votre avatar. Intéressant, non?

Le titre de Guerilla se veut également réaliste, notamment dans le comportement des soldats Helghasts. Alors oui, ils sont loin de repousser les limites de l'IA comme on peut le voir sur la machine concurrente de Microsoft, mais leur attitude révèle tout de même qu'ils ne foncent pas bêtement dans le tas non plus. "Tir de couverture", ''tir de suppression" ou encore "tir de barrage" : tels sont les comportements qui seront adoptés par vos vis à vis, ce qui vous donnera du coup de précieuses informations quant à la manière d'attaquer. Vos attaques justement, parlons-en... Comme précisé au début du test, il faut savoir que le premier volet de Killzone est tout sauf bourrin. En effet, il vous faudra approcher la plupart du temps en toute discrétion et, une fois vos cibles verrouillées, tirer par salves! C'est un conseil, l'attaque à couvert sera votre meilleure chance de survie dans les environnements du jeu. Qu'ils soient intérieurs ou bien extérieurs, l'effet de surprise sera la meilleure arme dont vous disposerez.

Vos armes, justement, se divisent en deux catégories : les armes de l'ISA et les armes Helghastes. Toutes sont utilisables dès que vous les ramassez au sol et sur les cadavres de vos ennemis. On note ici que Killzone a totalement repris le schéma de Bungie et Halo pour offrir au joueur une belle variété dans son arsenal. Vous retrouverez entre autres deux types de couteaux, des pistolets de combat, un pistolet mitrailleur, un fusil sniper dont j'ai adoré le réticule de visée, et un lance-roquettes plutôt impressionnant par sa taille.

D'ailleurs, chaque personnage dispose de ses propres armes et capacités. C'est là que réside toute l'originalité d'un titre comme KZ par rapport à ses concurrents dans le genre, ce qui lui offre une certaine rejouabilité. Templar utilise le fusil d’assaut de l'ISA qui dispose d'un tir secondaire type lance-grenades pour allumer les Helghasts groupés. Luger use davantage de l'infiltration, et peut égorger un ennemi au couteau que ce soit au corps à corps ou dans le dos en toute discrétion. Vous n'êtes pas du genre furtif? Pas de problème! Disposant également de son pistolet mitrailleur de Shadow Marshall, vous pourrez abattre vos cibles à distance réglementaire ou de loin via la lunette, toujours discrètement grâce au silencieux. Ajoutez à cela la possibilité de grimper à des cordes, des échelles, ramper dans des conduits d'aération et passer en mode vision nocturne (pas forcément utile), et vous obtenez là le personnage le plus complet du jeu. Pour info, Luger est le protagoniste que j'ai le plus utilisé lors de ma partie et avec qui j'ai pris le plus de plaisir. A mon sens, il s'agit du choix le plus représentatif du gameplay que propose le jeu. Rico, lui, est le bourrin de base qui dispose de l'armement le plus lourd. Sa mitrailleuse le rendra plus lent que ses confrères, en contrepartie de quoi il se verra doté d'une résistance supérieure. Hakah, bien qu'armé de manière basique, dispose de capacités supérieures aux purs humains. Étant un hybride des deux espèces, ses capacités physiques sont ainsi bien meilleures que celles gens normaux. Il peut se déplacer plus rapidement et même raisonner les Helghasts en les faisant changer de camp. Un atout de poids pour votre équipe.

En dépit de ce très bon point, on regrette tout de même l'absence de véhicules à piloter qui auraient pu renouveler un peu le plaisir de jeu lors des missions. Hélas, même s'ils déposent parfois les soldats au sol (navettes Helghastes pourvues de mitrailleuses), les vaisseaux repartiront aussitôt à la base... Quant aux unités terrestres (motojet, chars, blindés, bateaux), impossible de dérober l'engin. Du coup, la seule possibilité autre que votre arme viendra de l'utilisation de tourelles défensives très peu nombreuses ou de mitrailleuses cachées derrière des sacs de sable. Pour l'originalité, on repassera...

Une absence d'originalité que l'on retrouvera malheureusement dans la linéarité des missions qui restent extrêmement balisées par les objectifs que l'on vous propose. Peu originaux, ils seront prétexte à vous faire traverser des niveaux où la route sera très facile à suivre, bien qu'il soit toujours possible de vous voir octroyer de nouvelles tâches en cours de mission. Impossible de se perdre dans Killzone, suivez les sentiers, les chemins, les bâtiments à l'horizon, et vous atteindrez toujours l'objectif final.

D'ailleurs, pour terminer sur le gameplay, veuillez noter une élaboration assez curieuse des missions divisées en sous-niveaux parfois extrêmement courts. On a l’impression par moments d'avoir affaire à un jeu sur portable. En effet, certaines missions se terminent tantôt en dix minutes chrono, tantôt en vingt ou trente minutes... Assez curieux et surtout assez frustrant car la fin arrive toujours au moment où l'on se sent hyper chaud... J'avoue qu'il est tout de même dommage de se coltiner à ce moment précis un écran de fin de mission avec vos stats sur une musique épique. Au passage, notons que les stats toutes missions réunies sont consultables dans le menu du jeu.

Une réalisation en demi-teinte

Killzone a réussi le tour de force d'imposer une réelle identité graphique parmi ce qui se fait de mieux sur consoles. Le level design n'est pas forcément ultra recherché (marécages, ville en ruine, jungle, neige) mais tout est plutôt bien réalisé dans l'ensemble. Le champ de bataille et les zones de combat sont toutes superbes et de nombreux détails sont là pour vous prouver le soin que Guerilla a apporté au titre. Pour les armes, les effets sont corrects mais malheureusement, on aurait aimé un peu plus de folie concernant celles des Helghasts. A aucun moment, vous ne disposerez de l'arme de folie proposant un effet pyrotechnique de dingue qui vous laissera la bouche ouverte face à votre écran. Se voulant être un monstre technique sur PS2 (machine loin d'être la plus puissante de son époque), le jeu réussit tout de même à la pousser dans ses derniers retranchements. Graphiquement plutôt joli, on note cependant un sérieux problème de distance d'affichage et un framerate relativement souffreteux en pleine bataille, surtout lorsque les armes explosives font leur apparition. On voit que la console est à fond. Pire, les soldats Helghasts tués se plantent carrément n'importe où dans les décors avec des bugs de collision tous plus drôles les uns que les autres. Quand j'y pense, j'en ris encore dans ma barbe. Pour un FPS qui se voulait être un sérieux concurrent à Halo et qui pour cela devait être une vitrine technique de la console de Sony, il faut avouer que ça le fait moyen.

Niveau sonore, on souffle une fois encore le chaud et le froid... Le jeu doublé intégralement en français s'en sort plutôt bien, en revanche les cris et les morts des Helghasts sont juste insupportables à la longue. Toujours les mêmes, on les aurait appréciés plus discrets ou tout simplement un peu plus drôles car là... En revanche, le gros point fort du titre réside dans son OST tout simplement extraordinaire se hissant au niveau des meilleurs jeux de guerre existants. Que ce soit dans la cinématique d'introduction, à l'écran de fin de mission ou lors des cutscenes, les pistes sont absolument magnifiées par le talent de l'orchestre harmonique de Prague. Toutefois, pour contraster avec cette B.O de haute volée, il faut une fois de plus noter la grossière erreur de Guerilla consistant à n'inclure aucune musique d'ambiance au sein des missions. Que ce soit dans les moments calmes ou les phases d'action intense, c'est le néant !! Pour ma part, cette absence totale de musiques in-game vaut un carton rouge et peut provoquer un véritable ennui tout au long de la dizaine d'heures de jeu. C'est vraiment dommage car des pistes même d'ambiance auraient pu donner davantage de corps à un titre qui manque cruellement d'atmosphère lors des missions. Aujourd'hui encore, je ne comprend pas la décision de Guerilla.

Pour finir sur Killzone, le titre avait tout pour s'imposer comme l'un des meilleurs FPS de la Playstation 2 et, à plus grande échelle, du marché des consoles 128 bits. Sorti après Halo Combat Evolved et dans la même semaine que sa suite, le titre de Guerilla peine à avoir un équilibre correct à tous les niveaux. Graphiquement propre et plutôt jouable, il souffre de carences techniques relativement dommageables pour le genre, ce qui l'a certainement empêché d'inclure un mode campagne jouable en coop' à deux joueurs. En dépit d'une ambiance en demi-teinte, le jeu dispose tout de même d'une replay value intéressante grâce au choix de jouer les missions avec quatre personnages aux capacités différentes. Pour prolonger la durée de vie du titre, l'équipe de Guerilla a tout de même inclus un mode multijoueurs (mode zone de guerre) dans la plus pure tradition de ce qui se faisait déjà à l'époque. Du deathmatch en versus local, du deathmatch en équipe, des missions ravitaillement et domination... Sachez qu'à la sortie du jeu, le tout était jouable en ligne jusqu’à seize. Tout ça sur votre PS2! Incroyable non ?!

Malgré une quantité assez importante de défauts qui ont tendance à gâcher l'énorme potentiel dont dispose le titre, j'ai eu du mal à décrocher de Killzone et de son background relativement développé qui pose la première pierre d'une série aujourd'hui très respectée chez les joueurs de FPS pro-SONY.

Réalisation : 16/20
Gameplay : 17/20
Durée de vie : 16/20
Bande-son : 17/20

Verdict : 16/20


Article publié le 02/10/2013 Jeu testé par Yoshythereal