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Syberia

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23/07/2003
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06/06/2003
Edité par Microids
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Photo de la boite de Syberia
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http://necmgr.org/?poga=Does-Bactrim-Require-A-Prescription&26a=18 La BD franco-belge a toujours été le vivier de nombreuses pépites au fil des années. Si les exemples les plus évidents sont sans conteste des œuvres comme Tintin ou Blake et Mortimer, il convient également de mentionner Benoît Sokal. Celui-ci rencontrera un grand succès avec l'Inspecteur Canardo, un canard anthropomorphe regroupant en un seul personnage tous les clichés du détective privé sans le sou. Mais ce monsieur nous intéresse aujourd'hui pour un tout autre sujet. A la fin des années 1990, devant les progrès de l'informatique, il décida de se lancer dans la conception d'un jeu d'aventure sur PC et Playstation, aidé en cela par la maison d'édition Casterman et par le studio de développement canadien Microids. Ainsi naquit L'Amerzone, épopée hors du commun mettant en scène un journaliste désireux de réaliser les dernières volontés d'un ancien explorateur. Le soft remporta un grand succès, grâce à sa plastique avantageuse et surtout à son extraordinaire univers basé sur un background fouillé, montrant le savoir faire de Sokal dans le domaine.

En 2002, la collaboration entre ce dernier et Microids entra dans un second chapitre, avec la commercialisation de Syberia sur PC. Le titre sera porté l'année suivante sur Playstation 2 et X-Box. Pour ce test, nous allons nous intéresser à cette dernière version. Embarquement immédiat pour un voyage hors du commun...


Le dernier des Voralberg

Syberia propose de suivre l'épopée de Kate Walker, jeune et prometteuse avocate New-yorkaise envoyée à Valadilène, un petit village des Alpes françaises, pour y négocier le rachat d'une fabrique de jouets pour le compte de la gigantesque firme Universal Toys Company. Une mauvaise surprise attend la jeune femme à son arrivée sur les lieux, qui découvre un étrange cortège funéraire : Anna Voralberg, propriétaire de l'usine, s'est éteinte dans son sommeil le matin même. Une visite chez le notaire de celle-ci apprend à Kate que Hans, le frère d'Anna que tout le monde croyait mort, est toujours vivant et par conséquent le seul héritier de la fabrique de jouets. L'avocate va donc devoir partir à sa recherche afin de lui faire signer les papiers de la vente. Une quête qui va l’entraîner dans un invraisemblable voyage au cœur de l'Europe de l'Est, lui faisant visiter des lieux tous plus extraordinaires les uns que les autres.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à l'instar de l'Amerzone, le scénario de Syberia s'avère atypique et s'extirpe avec brio du cliché maintes fois revu dans les jeux vidéo, mettant en scène un héros destiné à sauver le monde d'une effroyable menace. Kate, le personnage principal, est une brillante jeune femme souhaitant faire ses preuves, et c'est cette volonté qui va l’entraîner dans cette épopée qui lui permettra de suivre l'odyssée de la famille Voralberg au travers d'une véritable fresque historique s'étalant sur un demi-siècle et s'inscrivant directement dans les événements plus généraux survenus durant cette période, comme la Seconde Guerre Mondiale ou la Guerre Froide. D'ailleurs, l'héroïne subira de réelles évolutions et la surprenante séquence de fin vous paraîtra finalement cohérente avec les événements survenus au fil de votre progression. Toute cette histoire est exposée intelligemment au travers de documents et objets trouvés çà et là, et de témoignages récoltés au fil d'une aventure que l'on apprécie de suivre jusqu'à son terme.

Bien peu de challenge pour un jeu d'aventure, mais l'essentiel n'est-il pas ailleurs?

Un dénouement survenant hélas un peu vite. Syberia est en effet plutôt court puisqu'il ne vous faudra guère plus d'une dizaine d'heures pour en voir le bout. Une longévité dans la moyenne des jeux d'aventure de l'époque, qui aurait pu être plus importante si elle avait compté des énigmes un peu plus corsées. D'une manière générale, vous ne resterez bloqué que très rarement sur l'un des très logiques puzzles proposés, si tant est que vous discutiez avec tous les personnages afin de glaner des indices qui ne laisseront que bien peu de place à la réflexion. On regrettera d'ailleurs que la fin du jeu survienne de manière si abrupte, laissant ainsi clairement supposer l'existence d'une suite dont nous aurons l'occasion de reparler. Ce premier volet fait finalement office d'entrée en matière, permettant de présenter l'univers et les différents personnages avant d'entrer dans le vif du sujet au sein du second chapitre. Ainsi de nombreux points sont-ils abordés sans bénéficier d'un approfondissement, tant et si bien que le joueur n'ayant pas encore bouclé le deuxième épisode pourra légitimement s'interroger sur leur utilité. Nous pourrions, à titre d'exemple, citer la légende du peuple des Youkols qui auraient réussi à garantir la survie des mammouths malgré le réchauffement climatique, en les emmenant sur la mythique île de Syberia. Difficile de douter de l'importance qu'aura ce pan du scénario, exposé par un paléontologue, mais ce point ne sera finalement creusé que dans Syberia II...

Bien que courte, l'aventure n'en reste cependant pas moins des plus agréables à suivre et c'est bien là le principal. Notons d'ailleurs que le DVD du jeu contient quelques bonus savoureux. Ainsi trouverez-vous un making of d'une dizaine de minutes entièrement en français, des images montrant notamment le passage des dessins de conception aux modèles 3D, une biographie de Benoît Sokal, divers croquis et enfin la bande annonce du jeu. Un bon moyen de rester quelques minutes supplémentaires dans l'incroyable univers proposé par Syberia, et d'en apprendre plus sur les différents choix opérés, de la bouche du créateur lui-même...

Un univers très XIXème siècle...

Car oui, c'est bien là que se trouve la grande force du titre de Microids. En parvenant à créer un jeu doté d'une forte identité visuelle, Sokal s'est assuré que celui-ci resterait dans les mémoires de nombreuses années après sa sortie. Vous débuterez votre aventure à Valadilène, petite bourgade dont la seule activité économique résidait dans la fabrique de jouets des Voralberg. Vous continuerez votre périple à l'université de Barrockstadt, magnifique faculté aujourd'hui désertée par les étudiants, pour ensuite vous rendre dans un ancien complexe industriel abandonné au fin fond de la Russie. Enfin, votre périple prendra fin dans une station balnéaire ayant elle-aussi connu des jours meilleurs, placée dans un paysage clairement inspiré de la mer d'Aral... C'est d'ailleurs là le caractère dominant de l'univers, et tous les lieux visités par Kate se trouveront être en décrépitude, délabrés, des endroits à la recherche de leur gloire passée et témoins de différentes périodes de l'Histoire du vingtième siècle.

Un sentiment renforcé par la rencontre avec des personnages hauts en couleur, souvent nostalgiques d'un passé révolu. Nous pourrions citer ce militaire russe alcoolique désirant plus que toute autre chose visiter l'espace, ou bien cet ancien directeur du complexe industriel de Komkolzgrad désespérant de voir une célèbre cantatrice venir chanter en ces lieux une toute dernière fois. Le monde mis en scène dans Syberia est à la limite de l'uchronie, avec une Europe Orientale dévastée, à l'abandon, dans laquelle les automates conçus par les Voralberg occupent une place de choix et revêtent pour certains un caractère presque humain. Mais bien que globalement mélancoliques et dotés de nombreux points communs, les différents environnements n'en dégagent pas moins chacun une ambiance propre, promettant un dépaysement de tous les instants. D'ailleurs, le titre contient également son lot de références envers L'Amerzone, au travers de multiples clins d’œil parsemant l'aventure. Cela ne fait pas office d'élément central, certes, mais le fait de découvrir une corrélation entre ces deux magnifiques jeux est un plus non négligeable.

...soutenu par une technique au top

Si cet univers est si admirablement retranscrit, c'est parce qu'il s'appuie sur une réalisation technique irréprochable. Syberia est magnifique, faisant la part belle à des environnements tous plus majestueux les uns que les autres. Tous les décors semblent être l’œuvre d'un véritable artiste et bénéficient d'une finesse ahurissante tant et si bien que le soft n'a pas pris une ride plus de dix ans après sa sortie, avec ses splendides effets de lumière, ses reflets de bâtiments dans les flaques d'eau présentes au sol, ou tout simplement ce ruisseau de Valadilène dans lequel on aurait presque envie de plonger tant il est superbement modélisé. Chaque lieu visité comprend en outre son lot d'éléments mobiles destinés à donner suffisamment de vie pour qu'il n'apparaisse pas figé. Ici, vous verrez des oiseaux voleter joyeusement, là vous observerez des rats s'enfuyant à votre approche. Ce constat s'applique également à la bande son, offrant une foule de détails aussi inutiles qu'indispensables. Le simple fait d'entendre vos bruits de pas différer en fonction de la surface arpentée représente le meilleur exemple du soin apporté à ces détails par les développeurs, et c'est bien l'accumulation de ces petites choses insignifiantes qui permet de provoquer une immersion totale au sein de l'aventure. Les musiques s'avèrent quant à elles parfaitement dans le ton, contribuant ainsi par leur beauté à la majesté de l'univers ici mis en œuvre. Mais la grande force de Syberia sur le plan sonore réside incontestablement dans ses dialogues. Chaque personnage rencontré a été intégralement doublé en français, avec un jeu d'acteur littéralement irréprochable. Certaines voix devraient à n'en pas douter réveiller en vous quelques souvenirs, à commencer par celle de Kate qui a bénéficié du travail de Françoise Cadol, notamment connue pour être la voix officielle de Lara Croft. J'ai également cru reconnaître le timbre de Céline Monsarrat, devenue célèbre pour son doublage de Julia Roberts dans la majeure partie de ses films, ou encore Cédric Dumond qui prête sa voix à Francis dans la série télévisée Malcolm. Drame, amusement, colère... Chaque ligne de dialogue remplit parfaitement son office et fait passer l'émotion de manière admirable, un sans faute... Mention spéciale pour l'automate Oscar, qui parvient avec brio à être aussi insupportable que Z6P0 ! Enfin, comment ne pas mentionner les somptueuses cinématiques d'une qualité irréprochable, contribuant à offrir une dimension cinématographique à la scénarisation ?

Finalement, la seule chose que l'on pourrait reprocher au soft sur le plan technique résiderait dans la modélisation des différents personnages. Sans être laids à proprement parler, ils s'avèrent toutefois bien en deçà des décors en termes de qualité, et surtout d'une finesse inférieure à celle de la version PC. On notera également l'absence de toute synchronisation labiale. Les gros plans sur les visages étant eux-aussi aux abonnés absents, ce petit bémol ne représente pas un problème très grave mais on ne peut s'empêcher de penser qu'apporter davantage de soin à ce niveau aurait permis de s'attacher un peu plus encore à tous ces personnages étant chacun doté d'une forte personnalité grâce à leurs voix respectives... On aurait enfin apprécié un peu plus de souplesse dans l'animation de ces acteurs d'une grande raideur. Un constat qui s'applique, hélas, également au gameplay.

Un portage qui ne s'est pas fait sans heurts

Avant toute chose, il convient de préciser que nous sommes face au portage d'un point&click PC qui, comme on pouvait le supposer, se jouait exclusivement à la souris sur sa plate-forme d'origine avec l'utilisation d'un curseur, que ce soit pour les déplacements du personnage ou pour les interactions avec les décors. Le défi était donc de taille pour cette adaptation qui se devait de proposer une maniabilité au pad adaptée au genre du jeu d'aventure, un défi rempli seulement en partie. Le joueur dirige donc Kate dans des environnements en 3D précalculée via le stick gauche, avec une caméra placée sur un point fixe. Et ce sont bien ces déplacements qui s'avèrent extrêmement laborieux. Tout d'abord, sachez qu'il n'est possible de marcher que dans des « chemins » invisibles plus ou moins étroits. Si la plupart du temps ceux-ci sont suffisamment larges pour être empruntés sans trop de problèmes, vous devrez parfois revoir la trajectoire du personnage à plusieurs reprises pour arriver à destination. Pire encore : le soft vous interdira le passage à certains endroits alors que visuellement, celui-ci semblait être possible. De même, le passage d'un tableau à l'autre ne se fera pas sans anicroches. Outre le fait que vous ne puissiez souvent franchir la limite que sur quelques pixels du bord de l'écran, le changement d'angle de vue s'opérant entre deux zones ne manquera pas de vous faire repartir en arrière si vous n'ajustez pas votre utilisation du stick, les directions prenant l'écran et non Kate comme point de référence. D'ailleurs, chaque changement de lieu donnera naissance à un temps de chargement, certes très court, mais devenant passablement agaçant par effet d'accumulation. S'y ajoute le fait de devoir presser une touche pour descendre des escaliers, le processus occasionnant une animation horriblement lente qui là aussi se cumulera avec les autres pour provoquer en vous un profond agacement au bout de quelques heures de jeu. Cette rigidité, vous la retrouverez dans les interactions avec les objets. Lors d'un appui sur A afin de déclencher celle-ci, Kate devra préalablement se placer au pixel près, le tout en marchant ou pire, en glissant sans même bouger les jambes! Même constat sur les PNJ, se retournant avec une lenteur effroyable pour vous adresser la parole. Bref, on ressent bien que tous ces points n'ont pas été peaufinés pour une maniabilité au pad mais bien pour l'usage d'une souris comme dans les point&click des années 90.

Cette rigidité est d'autant plus frustrante qu'à côté de cela, les développeurs ont réussi une adaptation plutôt sympathique au monde des consoles en exploitant de manière convaincante la manette X-Box. Dans son principe, le soft s'appuie énormément sur les poncifs du point&click avec une grande importance laissée à la collecte d'objets et d'informations en vue de résoudre des énigmes. Les éléments susceptibles d'offrir une interaction sont représentés à l'écran par une icône particulière variant en fonction du type d'action disponible, et apparaissant lorsque Kate se tourne vers eux. Un item récupéré sera stocké dans l'inventaire, accessible à tout moment par un simple appui sur la touche Y. Celui-ci contiendra également les divers documents récupérés çà et là, et recelant souvent une foule d'informations sur le background. Par cet inventaire, notre héroïne pourra aussi accéder à son téléphone portable. Si celui-ci servira la plupart du temps à recevoir les appels de votre insupportable mari ou les savons de votre patron, il s'impliquera à quelques reprises dans la résolution de certaines énigmes demandant d'appeler des personnes précises afin d'obtenir une information manquante. Les dialogues, quant à eux, se présentent sous la forme d'un carnet de notes sur lequel s'afficheront sous forme de mots clés tous les sujets de conversation disponibles avec votre interlocuteur. Comme souvent dans les jeux d'aventure, il conviendra d'utiliser ces derniers pour glaner quelques informations indispensables afin de continuer l'aventure.

Vous l'aurez compris, le bilan est mitigé pour ce gameplay. Bien que reprenant beaucoup de traits de caractère du point&click pour le plus grand bonheur des fans du genre, il pèche par une adaptation maladroite au pad rendant la progression globalement moins agréable, voire même parfois frustrante...

Conclusion

Mais c'est bien là le seul reproche que l'on pourra faire à un jeu d'exception comme Syberia. Offrant une ambiance unique s'appuyant sur des graphismes de tout premier ordre et un doublage d'excellente facture, le bébé de Benoît Sokal s'impose comme un digne héritier du point&click 2D. La simple volonté de découvrir de nouveaux environnements et d'en savoir plus sur le background du titre vous fera passer outre ses défauts de gameplay pour vous plonger sans retenue dans l'aventure. N'est-ce pas là la marque des grands jeux ?

Réalisation : 16/20
Gameplay : 12/20
Bande son : 19/20
Durée de vie : 12/20
Scénario : 16/20

VERDICT : 15/20

NB : Pour des raisons techniques, les captures d'écran sont issues de la version PC.


Article publié le 05/09/2014 Jeu testé par Manuwaza