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Silpheed

Section Test.


Getting Off Cymbalta Side Effects Silpheed
30/07/1993
Edité par Game Arts
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??/??/1993
Edité par Sega
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source site Silpheed
??/??/1993
Edité par Sega
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Buy Viagra In Mexico City Console: Sega Mega-CD
Ventolin With No Prescription Genre:Shoot'em Up
Cialis Prices At Walmart Pharmacy - no prescription needed, order Sildenafil (viagra) with discount 15% - low prices for all ED pills, support 245, canada Développeur: Game Arts
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Une exclusivité Sega Mega-CD

Photo de la boite de Silpheed
Silpheed, capture d'écran Silpheed, capture d'écran Silpheed, capture d'écran
Prétendre que le Mega-CD n'a pas fait l'unanimité à l'époque de sa commercialisation serait faire preuve d'un talent certain pour l'euphémisme. Pourtant, malgré ses défauts, il compte un nombre impressionnant de jeux de grande qualité et pour tous les goûts, parmi lesquels nous pourrions citer pêle-mêle Sonic CD, Lunar, Shining Force, Night Trap, Aleste, Road Avenger ou encore Silpheed. C'est à ce dernier que nous allons nous intéresser aujourd'hui. Game Arts fait partie de ces éditeurs qui ont fait les beaux jours des consoles de Sega avec à la clé des hits comme Alysia Dragoon, la série des Lunar ou Grandia. Au même titre que Treasure, ces développeurs n'étaient pas dépourvus d'un indéniable talent qu'ils surent exploiter efficacement pour faire mouche avec chacune de leurs œuvres.

Silpheed est manifestement l'une de leurs licences les plus appréciées. Apparue avec un épisode initial sur PC en 1986, il faudra attendre 1993 sur Mega-CD pour avoir droit à une suite. Dans les décennies suivantes, la commercialisation de Silpheed The Lost Planet sur PS2 en 2000 et Project Sylpheed (avec un Y au lieu d'un I, comprenne qui pourra...) sur X-Box 360 sept ans plus tard viendront compléter ce panel de jeux particulièrement réussis. Mais ne nous emballons pas et attardons-nous quelques lignes durant sur l'opus Mega-CD...


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Si Silpheed se détache de la concurrence, ce n'est certainement pas par son scénario tout ce qu'il y a de plus convenu. Alors que la flotte terrestre est en pleine exploration de l'univers, une armada venue de nulle part menace directement notre belle planète bleue. Votre mission sera donc double, puisque consistant à détruire l'avant-poste ennemi, puis à revenir le plus vite possible vers la Terre afin d'empêcher son invasion imminente. Quelques scènes entre les niveaux permettront de suivre l'avancée du conflit, et de connaître la situation stratégique actuelle.

Si l'histoire en elle-même n'est donc pas exceptionnelle, l'accent a en revanche clairement été mis sur l'ambiance. Dès le générique, c'est la claque visuelle : le jeu est en 3D ! Il s'agissait là d'un véritable exploit sur la console de Sega, que seul Virtua Racing était parvenu à réaliser grâce à une puce spéciale ou via le fameux 32X. Dès les premiers instants, Silpheed en met donc plein la vue et impose son style à une époque où la troisième dimension était véritablement révolutionnaire. L'ambiance sonore n'est pas en reste, mêlant adroitement des voix digitalisées de haute qualité, et un panel de musiques évoquant les meilleurs space opera de l'époque. Totalement fan de ce type d'atmosphère, je dois reconnaître qu'aujourd'hui encore, la lassitude n'a aucune prise sur votre serviteur à l'heure de disputer une petite partie. Passé ce premier contact avec la séquence introductive montrant son vaisseau au décollage, le joueur accède à l'écran titre offrant quelques options utiles parmi lesquelles le réglage du niveau de difficulté, l'accès au sound test, et le paramétrage des touches de la manette.

Un shoot them up accessible à tous

Si pour certains d'entre-vous, ce qui va suivre constituera peut être un défaut, il s'agit pour moi d'une grande pertinence dans les choix de développement. Mettons un terme au suspense : Silpheed n'est clairement pas un manic shooter et ne mise pas tout sur un arsenal prolifique. Au contraire, le soft de Game Arts sait se montrer simple et rapidement accessible, permettant ainsi à tous les joueurs de facilement trouver leurs marques. Les touches du pad Megadrive permettent d'activer le tir principal et l'arme secondaire qui peut consister en une bombe ou un tir supplémentaire. Présente en haut à droite de l'écran, une jauge d'énergie provoquera une fois vidée la perte d'un crédit, ces derniers étant présents au nombre de cinq pour boucler l'aventure. Aucun item n'est disponible pour recharger la barre de vie, pas plus que vous ne rencontrerez un quelconque power up dans les stages, tant et si bien que l'on a le sentiment que les développeurs ont souhaité octroyer au soft une dimension « crédible » absente de la concurrence. Le vaisseau peut cependant être boosté en fin de niveau lors du retour à la base, permettant ainsi d'upgrader l'armement et surtout de choisir quel type d'arme vous souhaitez utiliser au cours de la prochaine mission. Chaque aile dispose d'une arme distincte, et vous pourrez ainsi opter pour un tir linéaire à gauche accompagné d'un armement à tir multiple à droite, pour compléter le tout avec une bombe puissante comme arme secondaire. Attention néanmoins : une fois le niveau lancé, vous ne pouvez modifier cette configuration. Penser ses choix calmement et judicieusement est donc indispensable pour espérer vaincre.

Cette dimension « rudimentaire » de l'armement s'applique également aux adversaires rencontrés. En effet, si l'on excepte les boss qui sont forcément dotés d'une puissance de feu supérieure et de patterns particuliers, chaque ennemi croisé se contente d'un tir simple ne se distinguant que par la vitesse de ses projectiles. Personnellement, mon seul véritable regret dans cet éloge de la sobriété concerne les boss eux-mêmes, jamais très impressionnants (hormis le dernier d'entre-eux) et jouissant d'une résistance toute relative. Avoir droit à un peu plus de folie, et pourquoi pas à des opposants gigantesques comme cela était de coutume dans les shoot'em up des années 1990 aurait été appréciable, mais cela aurait certainement rompu cet équilibre des forces si bien construit dans Silpheed.

Votre périple vous proposera donc de traverser douze niveaux d'une grande intensité, le dernier étant réservé à l'ultime boss. Cet enchaînement est l'occasion d'offrir au joueur une grande variété dans les lieux visités puisque vous allez, tour à tour, survoler d'immenses planètes, traverser des champs d'astéroïdes, slalomer dans de colossales bases stellaires, vous battre au cœur de l'armada adverse, et même affronter des myriades d'ennemis sur notre belle planète bleue. Le voyage est finalement des plus dépaysants, renouvelant totalement l'intérêt à chaque stage et mettant l'accent sur la cohérence de la progression. Jamais vous ne vous retrouverez dans un lieu sans transition aucune, et sans savoir les raisons vous y ayant amené. Cet aspect renforce finalement l'immersion dans l'aventure, ainsi que le sentiment de prendre part à une véritable guerre stellaire cohérente dans son évolution.

Une réalisation qui impose le respect

Cette immersion est en outre renforcée par un aspect technique des plus aboutis. Certes, Silpheed n'est pas parfait, mais je doute qu'il soit possible de produire un résultat plus impressionnant sur Megadrive. Sur le plan purement visuel, la simple présence de 3D sur la 16 bits de Sega est en soi un exploit, surtout sans avoir recours à des artifices comme la puce additionnelle de Virtua Racing ou des extensions comme le 32X. Votre vaisseau, entièrement modélisé, pousse même le réalisme jusqu'à rétrécir lorsqu'il approche du haut de l'écran, se diriger vers le bas produisant bien évidemment l'effet inverse. La profondeur de champ n'en est que plus marquée, avec ce scrolling certes vertical mais néanmoins légèrement incliné vers le bas. Tous les ennemis répondent bien entendu à cette même logique, grossissant au fur et à mesure de leur approche. Les fonds d'écran sont d'ailleurs en perpétuel mouvement, sensation renforcée par une progression tout sauf rectiligne. Ainsi votre vaisseau multipliera-t-il les roulis, accélérations, approches et éloignements, fonçant vers une armada en zoomant vers elle, frôlant les vaisseaux adverses, puis s'éloignant à toute vitesse pour éviter les tirs. Ces mouvements continus contribuent à la sensation de vitesse et au dynamisme de l'action, vous donnant le sentiment que vous pilotez réellement un vaisseau en pleine zone de combat. La planète du premier niveau ne laisse aucun doute sur les atouts techniques du soft, en retranscrivant admirablement bien la sensation de survoler une sphère en suivant son orbite. Même les étoiles en arrière plan semblent s'animer sous nos yeux, comme pour donner à l'espace une profondeur infinie. Troublant, et fantastique...

Les batailles possèdent d'ailleurs une dimension épique absente de nombreux shoot'em up, en multipliant les éléments visuels pour vous faire ressentir l'âpreté d'un gigantesque combat spatial. En fond d'écran, vous verrez vos alliés affronter d'autres ennemis, des vaisseaux amiraux exploser sous les tirs et partir en morceaux... Il en devient parfois difficile de se concentrer sur sa propre progression, tant il est aisé d'être absorbé par les événements se déroulant plus bas. De même, foncer sur un vaisseau capital en évitant ses tirs et autres défenses sera monnaie courante, tout comme le fait de voir avec effroi des météorites propulsées vers vous et détruites au tout dernier moment par un appareil ennemi, se divisant alors en plusieurs morceaux plus dangereux encore. Slalom entre des piliers, passage de justesse dans une porte se refermant... Bref, rien n'est figé dans Silpheed et le rythme soutenu ne laisse aucune place à l'ennui. Cerise sur le gâteau, aucun ralentissement ou disparitions de sprites ne sont à déplorer, laissant par conséquent le plaisir intact.

Si l'on devait le comparer à Starfox sorti la même année, on pourrait affirmer que Silpheed va plus loin que son concurrent. Attention, je suis un fan inconditionnel des aventures de Fox McCloud, mais il suffit de disputer une partie sur chacun des deux jeux pour prendre conscience du travail colossal abattu par Game Arts. Ici, les effets spéciaux sont légion, mais surtout les structures des niveaux ou des vaisseaux sont beaucoup plus détaillées, grâce à un plus grand nombre de polygones. A titre d'exemple, les bâtiments rectangulaires et unicolores de Starfox laissent ici la place à des formes beaucoup plus complexes. Certes, les deux titres ne sont pas comparables, celui estampillé Nintendo offrant plus de liberté dans les déplacements, mais le rendu n'en est pas moins plus abouti dans le soft qui nous intéresse aujourd'hui. Précisons toutefois que cette débauche d'effets visuels ne s'est pas faite sans réaliser quelques sacrifices, le principal d'entre-eux étant un aliasing omniprésent et très marqué à tous les points de vue. Si cela passait inaperçu à une époque où la 3D n'en était qu'à ses balbutiements, ce défaut saute nettement plus aux yeux de nos jours. Dans le même registre, le nombre de couleurs limité de la Megadrive donne naissance à un rendu global un peu terne.

Pour rester dans le domaine visuel, abordons le second défaut de Silpheed dans ce domaine : les planètes. Si leur conception impressionne pour une console 16 bits, avec notamment une rotation du plus bel effet, elle n'en pâtissent pas moins d'une pixellisation excessive gâchant quelque peu l'expérience. Pour comprendre les raisons de ce problème, il convient d'opérer un retour dans le temps afin de se plonger dans les méthodes de conception du soft. Afin de produire leur shooter, les développeurs de Game Arts ont créé les graphismes d'arrière plan sur des ordinateurs surpuissants, pour ensuite les digitaliser et les insérer dans la production finale. Il s'agissait là d'une première tentative à l'époque, et l'effet « digitalisé » est notamment flagrant pour la surface de la Lune ou de la Terre. Preuve que nous étions en présence d'une œuvre avant-gardiste, le générique de fin mentionne la participation de la NASA, excusez du peu ! Même s'il n'est pas précisé dans quelle mesure, leur participation se limitant probablement à la retranscription de la surface lunaire, il s'agit pourtant là à ma connaissance d'un cas unique dans le monde du shoot'em up des années 90 !

Terminons ce test en abordant l'aspect sonore qui est d'une importance capitale dans l'immersion tant mentionnée au cours de ce test. Les voix digitalisées, omniprésentes, renforcent la sensation de prendre part à un conflit majeur, avec des alliés se battant à vos côtés. Les musiques ne sont pas en reste, mais c'est surtout la qualité des bruitages qui impressionne le plus. Il s'agissait là d'un élément mis en avant sur la jaquette du jeu, et j'invite ceux qui le peuvent à brancher leur Megadrive sur un home cinéma. L'effet est alors saisissant! L'approche d'une grosse météorite provoque un renforcement des graves, le son s'approchant et s'éloignant avec une grande précision. Si les partitions musicales ne sont pas les plus fabuleuses entendues sur la machines, soyez assuré que le reste vous en mettra plein la vue...et surtout plein les oreilles !

Conclusion

Ne versons pas dans la fausse modestie : Silpheed frôle la perfection pour ce type de support. L'effet d'escalier visible sur les sprites et la pixellisation excessive de certains décors gâchent certes quelque peu le spectacle au même titre que le manque de diversité dans les ennemis rencontrés, mais cela ne saurait occulter les innombrables qualités de cette aventure qui est une valeur sure de la console. En offrant une action soutenue, une aventure épique, un challenge accessible à tous les joueurs, et surtout une ambiance phénoménale soutenue par des graphismes s'apparentant à une véritable claque visuelle, ce shooter de Game Arts s'approche de l'excellence dans le domaine du space opera. Impossible de passer à côté d'une telle expérience si vous avez la chance de posséder un Mega-CD...


VERDICT : 18/20


Article publié le 11/07/2015 Jeu testé par Slaine