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Golf

Section Test.


Golf, capture d'écran Golf, capture d'écran Golf, capture d'écran
http://straightupcigars.com/?mec=Buy-Generic-Viagra-Online-Australia&739=b8 Le sport a toujours été le parent pauvre du jeu vidéo, non pas en termes de jeux dédiés, de qualité ou de résultats de vente, certains titres comme les FIFA, les Virtua Tennis ou les Gran Turismo nous montrant le contraire. Non, s’il s’agit de parent pauvre c’est tout simplement parce que les joueurs les plus passionnés ont toujours considéré ces jeux comme quantité négligeable dans l’histoire du média et avouons qu’il est rare d’évoquer un jeu de football ou de golf lorsqu’on aborde les meilleurs souvenirs de chacun dans le domaine. C’est bien de golf dont il va être question ici. Et d’un des tout premiers titres pour consoles à avoir exploité ce registre sportif puisqu’il s’agit d’une création pour Atari 2600. Ainsi, avec cet article, une petite pierre supplémentaire sera ajoutée à l’édifice commémoratif des jeux de sport !

click here Scénario : non significatif

Les extraterrestres ont décidé d’anéantir la terre. Dès leur arrivée dans la zone d’attraction de notre belle boule bleue, les dégâts furent considérables ! Leur armement très avancé réduisit en poussière toutes les mesures défensives de l’Homme. En moins d’une semaine, la race humaine avait disparu de la surface du globe. Remarquez ce n’était pas plus mal. Les écologistes, bien que tous morts également, étaient ravis. Pensez donc, plus de pollution, plus de débats pro/anti-végétariens, plus d’OGM ! Bref le paradis. Mais que devenaient les aliens une fois les nuisibles humains exterminés ? Non, ils ne repartirent pas faire d’autres victimes. En réalité l’agression vers l’Homme n’avait d’autre but que de profiter d’une invention que les cerveaux extraterrestres, malgré leur infinie supériorité, n’avaient pu concevoir : le golf ! Captant, depuis les tréfonds de la galaxie, les émissions de télé transmettant les compétitions de golf, les E.T belliqueux en étaient tous devenus fous, au point d‘établir le golf comme religion. Le seul hic dans l’histoire, c’est que la planète alien ne disposait pas des ressources naturelles pour pouvoir jouer au golf. Quelle injustice ! Eux qui vénéraient le dieu des greens ne pouvaient s’adonner à leur religion que partiellement. Le fanatisme menant aux extrémités qu’on connaît, il n’en fallut pas plus pour que les pauvres bougres construisent des vaisseaux de combat, rejoignent notre périmètre d’attraction et nous éliminent. On pourrait se demander pourquoi ne pas avoir proposé de jouer avec nous ? Eh bien la réponse est fort simple ! D’une part, le golf est simplement un sport chez nous, hérésie ! D’autre part, seule une minorité y joue, blasphème ! Enfin, la morphologie des aliens ne leur permet pas de jouer comme l’humain. Ils ne peuvent faire décoller les balles du sol, ont un sérieux problème de perspective et mon dieu…vous avez vu ce swing… ?

Bref, Si vous avez lu jusqu’ici, vous êtes bien tombés dans le panneau ! Merci Tanuki pour cette délicieuse histoire visant à combler le vide scénaristique de Golf sur Atari 2600. Mais après tout, vous vous attendiez à quoi ? Un roman de Tourgueniev ?

Gameplay : 13/20

Le golf, discipline ô combien exigeante ! Placez vos pieds en rapport de la balle à frapper avec un degré d’écart sur ce qui aurait dû être, et vous enverrez votre projectile blanc de travers. Si d’aventure vous parveniez à effectuer un swing parfait, dosé à bonne puissance et utilisant avec bonheur les fade et les draw, vous risqueriez encore de percuter des arbres pour avoir mal jaugé la puissance de la brise soufflant sur le parcours ! Bref, le golf est une discipline exigeante !

Atari l’avait bien compris en sortant sa cartouche dès 1978. Toutes les exigences de ce sport sont parfaitement retranscrites dans cette version. Bien entendu, il faut penser en termes d’époque et finalement quelques concessions auront été faites pour suivre les capacités techniques de la machine servant de support. Ainsi peut-on déplorer l’absence de vent, et de jauge de puissance… et de positionnement des pieds…et de sélection des clubs… Mais cessons nos sarcasmes ! Le travail fourni par Atari est assez remarquable compte tenu de toutes les contraintes technologiques et du nombre de paramètres à prendre en compte pour proposer un semblant de réalisme.

Golf nous place donc aux commandes d’un golfeur, hé oui ! Nous déplaçons notre avatar tout autour de la balle à placer dans le trou final situé sur le green. Ici, point question de choisir des clubs de type bois, fer ou putter. Point question non plus de s'interroger sur la capacité d’une balle à franchir les arbres en les survolant ! Non, Golf va au plus simple et demande simplement d’aligner le club que nous tenons en main avec la balle selon un certain angle. De cet angle (le rapport entre la balle, le sol et le joueur, les trois formant un triangle virtuel dont la balle sera le sommet primordial), dépendra la trajectoire prise par l’objet de nos préoccupations. Une fois bien positionné, il ne restera qu’à appuyer sur l’unique bouton de la manette pour voir notre club effectuer une rotation dans le sens antihoraire si nous regardons vers la gauche et horaire si nous pointons vers la droite. Plus nous maintiendrons le bouton enfoncé, plus le swing sera important, jusqu’à faire monter le club dans le dos du golfeur. Un relâchement de pression et la balle fusera. L’angle abordé précédemment devient critique lorsqu’on sait que la trajectoire empruntée par notre sphère sera toujours perpendiculaire à la position du club.

Avec Golf, il sera possible d’amener le sportif au dessus, au dessous, devant ou derrière le point d’impact et même dans des diagonales, le tout pour assurer la possibilité d’avoir des trajectoires sur trois-cent soixante degrés et même derrière le golfeur ! L’idée, en rapport avec la représentation forcément en vue de profil étant données les compétences de l’Atari 2600 en matière de 3D, est assez intéressante. La plupart des joueurs n’y verront cependant qu’une difficile approche du genre et auront tôt fait de qualifier le titre de médiocre. Il en est pourtant tout autrement de la qualité comme nous allons le voir dans les paragraphes suivants !

Durée de vie : 12/20

Qu’est-ce qui définit la durée de vie d’un jeu de golf finalement ? Sans aucun doute le nombre de parcours, la qualité technique de ces parcours, c'est-à-dire la disposition de leurs obstacles et la maîtrise dont doit faire preuve le joueur pour les franchir, le tout en un nombre minimum de coups. De ce côté, avouons que l’Atari 2600 ne disposait absolument d’aucune arme lui permettant de respecter ces deux principes. En devant supprimer bon nombre de paramètres à prendre en compte, les développeurs ne pouvaient que se résoudre à appauvrir la discipline dans sa version numérique. Pourtant, force est de constater que Golf s’en sort plutôt bien et ce pour plusieurs raisons.

La première est liée au nombre de parcours. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la cartouche VCS dispose de pas moins de neuf trous ! Une sorte d’exploit finalement pour un titre de 1978 ! Encore fallait-il que leur variété soit au rendez-vous. On s’en doute, la console du géant américain ne pouvait proposer un grand renouvellement des textures et obstacles. S’il faut dire adieu aux dénivelés et prise en compte des différences entre fairway, rough et green, nous pouvons toujours compter sur la présence d’arbres, de plans d’eau et de bunkers pour entraver notre progression. L’ensemble des environnements offre ainsi au joueur de composer avec des lignes droites pour contourner le relief, plutôt que de le survoler. Il va sans dire qu’il y a de la perte au niveau de la technique que le jeu requiert mais il ressort de la production une certaine aura de fidélité à la pratique originale, avec de l’imagination, de la bonne volonté et une certaine compréhension du système de trajectoires. Après un certain temps passé à entrevoir les subtilités du gameplay, on finit par comprendre que Golf tient en réalité plus du mini-golf que de la version sur grands espaces. A ce titre, la nécessité de faire « rouler » notre balle selon des diagonales essentiellement, appuie encore l’impression.

Une impression d’ailleurs également générée par la disposition assez « méthodique » des obstacles et qui force à emprunter des lignes propres, s’éloignant absolument de leurs contours et des bords de parcours, souvent synonymes de fin brusque de déplacement puisque la balle ne ricoche pas dessus. Un point qui différencie donc golf de sa version miniature, les bords d’écran étant, comme le précise la notice du jeu, la frontière avec le rough supposé.

L’un dans l’autre, les éléments constitutifs de Golf sont assez pertinents et promettent de s’amuser quelque temps. Bien évidement et malgré les neuf trous, la durée de vie sera tout de même écourtée par la répétitivité de l’ensemble mais le challenge reste intéressant même si aucun tableau de score, objectif ou récompense ne sont présents. Seul l’indicateur de « par » servira de « cible » à l’orgueil du joueur. Notons enfin qu’un mode deux joueurs est bel et bien présent, ce qui donne une bouffée d’air conséquente au titre et permet d’envisager de nombreuses heures de jeu additionnelles. Les parcours étant relativement courts, l’ensemble des trous peuvent se terminer rapidement et ne pas générer de frustration chez le participant devant attendre de récupérer le tour de jeu. Un défaut des titres modernes engendré par la gestion de myriades de paramètres, que ne connaît pas cette version archaïque du golf, qui mise sur la convivialité et l’immédiateté comme bon nombre de jeux de l’époque.

Réalisation : 12/20

Difficile de faire beau sur Atari 2600. Encore que la beauté soit dans l’œil de celui qui regarde et que par conséquent, les amas de pixels antédiluviens représentant les arbres, les plans d’eau et l’herbe soient plutôt agréables par leur style naïf. Naïf dans le sens premier et artistique. La présence d’un écran secondaire, accessible une fois sur le green et montrant simplement ce dernier, est assez intéressante en ce qu’il représente une sorte de zoom « antique » aujourd’hui devenu la norme dans les jeux du genre. Un détail qui montre la volonté de bien faire des développeurs de l’époque qui tentaient bon gré mal gré de contourner les limitations, de quelque nature qu’elles fussent, pour parvenir à un résultat abouti. La gestion du golfeur, dont le club voit sa tige modifiée en fonction de l’angle formé avec la balle, est à ce titre également une preuve de bonne volonté.

La réalisation est donc tout à fait honorable pour un jeu de première génération sur une console de ce type, et pour une discipline finalement austère.

Bande son : 12/20

Des bruitages tout ce qu’il y a de plus simple et conventionnel mais ils sont là et participent au réalisme général.

Conclusion : 13/20

Golf est un jeu complètement oublié, comme pas mal de titres sur Atari 2600. Il est pourtant intéressant historiquement parlant dans son apport « intellectuel » du contournement des limites techniques imposées par l’époque. Il est également plutôt attrayant pour des parties calmes à deux joueurs et demande un certain temps d’adaptation pour être maîtrisé. Une courbe de progression est donc bien présente et constitue une véritable plus-value pour le jeu.


Article publié le 21/07/2014 Jeu testé par Tanuki