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World Soccer

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http://bluffcreektri.com/?medz=Order-Viagra-Canada&1b1=7b World Soccer
19/07/1987
Edité par Sega
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??/??/1987
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Cheap Kamagra Uk Supplier Console: Sega Master System
Men Health Cialis Genre:Sport
follow Développeur: Sega
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Une exclusivité Sega Master System

Photo de la boite de World Soccer
World Soccer, capture d'écran World Soccer, capture d'écran World Soccer, capture d'écran
http://centralcoastsurfschool.com.au/?fv=Cialis-20mg-Online-Australia&258=88 Football et jeux vidéo n'ont jamais autant été liés que depuis la fin des années 90. Depuis cette période, les deux sagas cultes que sont Fifa et Pro Evolution Soccer (anciennement ISS) se livrent une lutte sans merci pour la domination de ce marché très porteur rapportant chaque année des millions de dollars à EA Sports et Konami. Le genre du jeu de football n'a cependant pas toujours été autant représenté sur nos chères consoles de salon. Retour sur cette période ayant vu les balbutiements du genre, avec ce test de World Soccer sorti en 1987 sur Master System...

go Quand Michel Platini fait rêver la France

Avant toute chose, un petit retour sur le contexte de l'époque s'impose. Nous sommes donc en 1987. Un an plus tôt, l'Argentine a été sacrée championne du monde à Mexico en battant la RFA en finale sur le score de trois buts à deux. Au delà de cette victoire étriquée de l'Argentine contre une Manschaft héroïque s'inclinant trois buts à deux dans les dernières secondes, après avoir rattrapé son retard de deux buts, on retiendra de cette coupe du monde l'excellent parcours de l'équipe de France. Emmenée par la génération dorée de Michel Platini, la sélection d'Henri Michel parviendra à se hisser sur le podium de la compétition après avoir notamment éliminé le Brésil et l'Italie, champion sortant. C'est donc dans ce contexte de liesse et de fierté pour tout le peuple français qu'arrive le titre de Sega sur le marché européen.

Deux invités surprise

Ce petit cours d'histoire donné, attardons nous quelques lignes durant sur le contenu du soft. Un sujet qui fâche, ledit contenu étant à peu près aussi profond et riche que le jeu du FC Nantes en 2011. Ne pensez pas trouver ici une Masters League ou un quelconque championnat à disputer, l'expérience de jeu se limitant à des matchs amicaux de quelques minutes (durée non réglable) jouables à un ou deux joueurs. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire, l'étape prolongation sera délaissée pour passer directement à la séance de tirs au but. Cette discipline sera par ailleurs directement accessible via le menu principal, sans avoir besoin au préalable de jouer un match entier. Un bon moyen de varier quelque peu les plaisirs...

Concernant les équipes présentes, on retrouvera huit formations parmi les plus populaires de l'époque, à savoir cinq des huit quarts-de-finalistes de la coupe du monde 86 (RFA, Brésil, Angleterre, France et Argentine), auxquels s'ajouteront le champion du monde 1982 (Italie) ainsi que les deux formations plus atypiques non qualifiées pour la compétition que sont les États Unis et le Japon. Si l'on peut, dans un premier temps, s'interroger sur la présence de ces deux pays au sein du casting, on comprendra rapidement que ces derniers ont pour seule vocation d'assurer au jeu des ventes honorables sur ces deux marchés considérés comme les plus porteurs dans le monde du jeu vidéo. Bien entendu, le challenge variera du tout au tout en fonction de l'équipe et de l'adversaire sélectionnés par le joueur : opter pour les USA afin d'affronter le Brésil représentera le défi ultime pour tous les joueurs avides d'un exploit potentiel. En matière de contenu, le soft s'avère donc hélas assez pauvre et l'on en fera rapidement le tour, d'autant que le gameplay ne recèle que bien peu de subtilités justifiant que l'on y passe des heures.

Un gameplay supportant mal le poids des années

Ce dernier se base ainsi sur l'utilisation des deux touches d'action du pad Master System. La première est dévolue aux frappes puissantes, comprenez par là dégagements en catastrophe et frappes vers les buts adverses. Ainsi, une fois proche des cages adverses, il sera possible de déclencher un tir dont il faudra diriger la trajectoire au moyen d'une petite flèche bougeant sur la ligne de but. Le meilleur moyen de marquer sera de caser cette dernière le plus loin possible du gardien adverse, afin de réaliser le contrepied parfait. Dans la pratique, on l'utilisera également beaucoup afin de déclencher des passes en profondeur pour lancer un coéquipier dans un intervalle situé entre deux joueurs adverses. Dans le cas où vous vous retrouveriez dos au but, une pression simultanée sur les deux touches déclenchera un retourné acrobatique, seul geste technique présent dans la « palette » de mouvements disponibles. A noter que le gardien restera systématiquement collé sur sa ligne de but, ne prenant jamais l'initiative de sortir au devant de l'attaquant, et ce même si la balle est à vingt centimètres de lui. Un comportement étrange et bien peu agressif, qui vous permettra parfois de marquer des buts assez improbables.

La seconde touche est quant à elle réservée aux passes, ces dernières suivant une trajectoire en cloche bien souvent assez difficile à appréhender. En effet, n'espérez pas effectuer du jeu en une touche de balle avec de courtes et rapides passes à ras de terre. World Soccer fait la part belle aux balles aériennes, et ce même si votre partenaire n'est qu'à deux mètres de vous. Une chose d'autant plus frustrante du fait de l'incapacité des joueurs à utiliser leur tête pour détourner ou contrôler la balle... On regrettera également que la sélection du destinataire soit assez aléatoire, le joueur contrôlé se contentant bien souvent d'adresser sa passe à son coéquipier le plus proche. Une caractéristique qui aurait pu être gênante dans certains titres, mais que ne revêt ici finalement qu'une importance limitée du fait de l'absence d'un quelconque radar, ne permettant de toutes manières pas l'usage de transversales comme dans les jeux actuels (la faute à une méconnaissance du positionnement des coéquipiers)... Cet aspect épuré s'appliquera par ailleurs à tout le reste du titre, l'écran de jeu étant vierge de toute indication comme le score ou le temps restant. Tout juste aura-t-on droit à un petit sigle en forme de pendule à l'approche du terme de la mi-temps...

Côté dribbles, on est tout aussi mal loti que pour le reste. Oubliez passements de jambes, roulettes, râteaux, coups du sombrero et autres accélérations fulgurantes. Ici, la seule manière de progresser balle au pied consistera à changer de direction dès qu'un adversaire déclenchera son tacle. Le jeu sans ballon sera d'ailleurs aussi frustrant que le reste, les interventions ne consistant qu'en des tacles basiques sans aucune possibilité d'insuffler un quelconque impact physique dans le match (comprenez par là flanquer un bon tacle bien rugueux pour bien montrer que vous n'êtes pas là pour rigoler). Du coup, exit coups francs, expulsions et autres penalties, avec des coups de pied arrêtés qui se résumeront aux corners et très ponctuellement aux hors-jeu... Bref, un gameplay plutôt réussi pour l'époque, mais qui a vraiment salement vieilli en comparaison d'autres jeux comme International Superstar Soccer sur lequel on s'amuse encore aujourd'hui...

Plutôt convainquant visuellement et auditivement

D'un point de vue visuel, le résultat est un poil plus positif avec des joueurs bénéficiant d'une modélisation et d'une animation attachantes. Ne comptez pas distinguer les différents acteurs les uns des autres, mais force est de constater que le rendu général du soft fait plaisir à voir pour un jeu 8 bits, et ce malgré quelques clignotements ne nuisant cependant aucunement au jeu. L'action est plutôt claire avec sa vue du dessus, et la caméra suffisamment éloignée pour pouvoir déclencher quelques frappes lointaines (même si ces dernières ne feront que très rarement mouche). La plus grosse performance visuelle intervient cependant lors des séances de tirs au but, donnant lieu à des sprites énormes et à des animations dignes d'un match d'Olive et Tom!

La véritable prouesse vient néanmoins de la bande son du soft, prouesse intervenant dès l'écran de sélection de l'équipe sur lequel vous aurez droit à l'hymne national de la formation sélectionnée! Le tout est certes en midi, mais on reconnaît parfaitement les différentes musiques ce qui contribue à octroyer au soft une touche très « match officiel ». Pendant la partie, un thème récurrent prend le relais afin de rythmer l'action. Bien que court, ce dernier fleure bon le Captain Tsubasa et mettra un certain temps à vous casser suffisamment les oreilles pour vous faire couper le son du téléviseur. On aurait en revanche apprécié quelques cris de supporters, garants d'une ambiance très chaude pour un match au sommet. Ici, point de tout ceci. Seuls les buts donneront naissance à une clameur de quelques secondes, ressemblant plus à un ressac qu'à une véritable ambiance de stade... Le bilan du contenant est donc plutôt positif, le soft ayant relativement bien vieilli sur cet aspect.

Conclusion

Il est néanmoins regrettable qu'il n'en aille pas de même pour le gameplay, pâtissant clairement du peu de touches présentes sur la manette Master System. J'avoue que le cruel moment de la notation est quelque peu délicat, mon cœur balançant entre l'aspect indéniablement novateur du soft qui fut l'un des tout premiers jeux de foot, et le poids des ans lui enlevant la majorité de son intérêt compte tenu de titres cultes sortis depuis comme International Super Star Soccer, Fifa, ou encore Nintendo World Cup. Un bon petit jeu qui fleure bon le pixel, mais qui ne revêtira que peu d'intérêt en comparaison des softs susnommés...

Réalisation : 15/20
Gameplay : 10/20
Bande son : 14/20
Durée de vie : 5/20
Scénario : -/20

VERDICT : 12/20


Article publié le 10/11/2014 Jeu testé par Manuwaza