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Unreal

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follow site Unreal
30/04/1998
Edité par GT Interactive
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??/??/1998
Edité par GT Interactive
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source link Console: PC
source site Genre:FPS
click here Développeur: Epic Games
Celebrex 100mg Joueurs: 1 à 16
Une exclusivité PC

Photo de la boite de Unreal
Unreal, capture d'écran Unreal, capture d'écran Unreal, capture d'écran
enter Il fut un temps où les développeurs se souciaient autant de l’originalité de leurs jeux que de leur capacité à retourner une carte 3D dernière génération comme une chaussette. Unreal date de cette époque. Enfin, originalité, originalité… Au niveau de l’ambiance c’est certain, mais concernant le gameplay, Unreal n’est qu’un clone amélioré de Quake…

source link Scénario (10/20)

Vous vous réveillez à moitié mort dans la cellule de votre vaisseau prison. Tout autour de vous n’est plus que chaos et désolation, des cadavres estropiés gisent sur le sol métallique, sol qui d’ailleurs n’est plus vraiment horizontal. Une alarme retentit et projette un halo lumineux dans la pièce. La sécurité a sauté, les portes sont cassées et seule une voix robotique rompt un silence angoissant.

Votre prison spatiale s’est écrasée quelque part dans l’immensité du cosmos. Vous déambulez, hagard, dans le vaisseau vide, votre traducteur international à la main vous retranscrivant les dernières pensées des morts qui parsèment les pièces. Vous trouvez une espèce de pistolet laser et récoltez des informations sur la situation du vaisseau : en perdition, il est allé s’écraser sur une plante inconnue, Na Pali. Vous progressez dans la carcasse et apercevez des éclairs par l’interstice d’une porte presque fermée. Quelque chose est présent dans le vaisseau et achève les survivants du crash…

Après avoir rampé dans les conduits d’aération, la peur au ventre, vous quittez finalement cet enfer métallique et étouffant. La sortie est là, tout près. Vous pouvez sentir la brise de l’extérieur. Avec un peu de chance, vous avez atterri sur une planète paradisiaque… C’est ce qu’il apparaît d’abord lorsque vous foulez l’herbe d’une colline où petite bestiole à deux pattes et tête de veau qui paît tranquillement à l’ombre d’un rocher placide. Vous passez sous le vaisseau, dans le sillon qu’il a creusé avant de s’encastrer dans la montagne, et arrivez au bord d’un précipice. En face, une grande cascade azur se jette d’une falaise. L’eau est étrange mais belle, se parant de multiples couleurs sous les rayons du soleil. Le ciel est beau. Vous vous dites que finalement, ce n’est pas si mal ici.

Mais vous ne pouvez rester éternellement à contempler cette cascade et décidez d’explorer les environs. Vous trouvez les « survivants » du crash. Atrocement mutilés. Morts. Selon leurs dernières pensées, les habitants de cette planète ne sont pas très hospitaliers… En effet vous tombez bien vite sur des brutes armées de lance-roquettes… Et les temples exotiques sont bien plus effrayants une fois que l’on s’y est enfoncé… Tout comme ces mines de cristal, peuplées d’étranges monstres…

Le scénario d’Unreal ne brille pas par son originalité, vous avez pu vous en rendre compte. Vous êtes largué sur une planète inconnue et tentez simplement de survivre. Mais vous vous rendrez bien vite compte que ce monde, Na Pali, terre des pacifiques Nalis (des mecs de deux mètres avec quatre bras), est envahi par l’empire Skaarj, qui asservit les gentils aliens. On a beau être dans un FPS, tout le monde n’est pas à flinguer. Pour vous barrer de cet enfer, vous pourrez donc, accessoirement, aider le peuple opprimé. A moins que vous ne souhaitiez l’exterminer lui aussi.

Mais, ce qui est surtout réussi dans Unreal, c’est son ambiance, particulièrement d’un point de vue graphique.

Réalisation (19/20)

Ambiance originale donc, mais nous en parlerons plus tard. Voyons d’abord l’aspect technique. Unreal est sans doute l’un des premiers jeux ayant vraiment poussé les joueurs à upgrader leur ordinateur (après bien sûr le boom du lecteur CD-ROM). Vous vous souvenez des cartes 3Dfx ? Ben c’est Unreal qui les a popularisées. Enfin je crois, l’actu hardware ne m’intéresse pas, alors quand j’avais huit ans… Le moteur graphique d’Unreal est en tout cas une tuerie pour l’époque : brouillard, effets de réflexion, environnements immenses, modélisation incroyablement réaliste de poneys hermaphrodites… Imaginez vous à l’aube de 1998, plutôt sexy non ?

Le moteur d’Unreal est bien connu et est sans doute le principal rival de celui de Quake II. Les moteurs de ces deux jeux ont été utilisés sur énormément de jeux PC sortis après. Celui d’Unreal a notamment servi pour Unreal Tournament évidemment, mais aussi Deus Ex ou même le premier Harry Potter ! Le rendu très cubique – de nos jours – est également bien connu. Mis à part les modélisations des ennemis et autres bonshommes, n’espérez pas trouver grand chose de plus ou moins rond. Enfin, pour l’époque on ne s’en rendait pas compte et on s’extasiait plutôt sur les variations de lumière par exemple. Imaginez vous marcher dans une sorte de cave lorsque progressivement la lumière se fait éblouissante, jusqu’à en devenir un brouillard aveuglant assez étrange. Autre passage marquant, le sol-miroir qui vous renvoie l’image de votre popotin se dandinant. Mais si l’on va dans les passages marquants, comment ne pas évoquer le plus célèbre d’entre eux, véritable étendard de la beauté d’Unreal ! Vous avez passé vingt minutes à errer, terrorisé, dans votre vaisseau prison complètement zigouillé et vous tombez sur cette fameuse cascade. Je vous jure, à l’époque, kick ass !! comme dirait Eric Cartman.

Mais la constante dans Unreal, c’est la beauté majestueuse des paysages extérieurs. On passe la plus grande partie du jeu (entre les deux tiers et les trois quarts, soit très exactement… dix-sept vingt-quatrièmes) dans des couloirs sombres, alors quand on en sort pour découvrir un ciel sublime, une végétation luxuriante ou un château juché sur une immense montagne, on en frissonne de plaisir. Les passages épiques ne manquent pas, et en général ils sont placés entre les longs niveaux en intérieur.

L’autre constante, c’est bien évidemment l’originalité visuelle du jeu. Na Pali est une planète exotique colonisée par des aliens belliqueux. Ainsi les canyons, prairies et montagnes sont souvent écrasés par de gigantesques installations industrielles. Les bâtiments anciens tels que les temples ou châteaux renferment en général des laboratoires et autres structures high-tech dans leurs entrailles. Le design pioche ainsi dans tous les genres : l’exotisme alien assez rare dans le jeu vidéo, le gothique à la Quake ou Heretic et le scientisme SF avec rayons laser, turbines géantes, sources d’énergie fluorescentes, ordinateurs géants… Le résultat est hétéroclite mais donne un vrai caractère aux paysages que l’on traverse. Encore aujourd’hui, aucun jeu ne propose un environnement comparable à celui d’Unreal.

Concernant les modèles 3D des ennemis, ils sont assez variés et très bien réalisés. Jusqu’à la fin du jeu, on ne cesse de croiser de nouveaux adversaires, tandis que certains s’absentent pendant longtemps et reviennent alors qu’on croyait en avoir fini avec eux. Les bestioles qu’on aura à brutaliser sont extrêmement variées. Les premières comprennent des mastodontes armés de lance-roquettes (rappelant les ogres de Quake), des trucs tentaculaires accrochés au plafond qui vous balancent des dards, et bien sûr les Skaarjs, personnages cultes de la série. Ces brutes possèdent des lames sur les avant-bras, bondissent dans tous les sens, sont rapides, fortes et résistantes et peuvent lancer des boules d’énergie. L’ennemi le plus dangereux et récurrent, la fin du jeu en montrant une version encore plus grande et puissante… Pêle-mêle, on devra également affronter des libellules géantes, des poissons carnivores, des hommes-reptiles armés de lance à énergie dignes de Stargate, des créatures immenses balançant des rochers, des racaillous de chair qui lancent des boules de feu, des soldats aliens qui utilisent les mêmes armes que vous, des crabes à la Alien ou Half-Life… Et ce sans compter les deux boss uniques, un démon et la reine alien.
Là encore, tout ce beau monde peut paraître hétéroclite mais s’intègre finalement bien dans le background du jeu.

Unreal est un shoot violent, aussi il est possible – et grandement jouissif – de démembrer ses adversaires. Une volée de canon antiaérien permet de réduire un affreux à un tas de barbaque sanguinolent qui ira rebondir contre les murs. Un coup de lance-lames bien placé peut décapiter la plupart de vos adversaires qui battront pitoyablement des bras avant de s’écrouler. Les hommes-reptiles quant à eux, peuvent perdre leurs jambes, mais cela ne leur empêchera pas de continuer à ramper vers vous. Bref, chaque gunfight se termine en une orgie sanguinolente que ne renieront pas les plus dérangés d’entre vous.

Les décors seront également jonchés des cadavres de vos compagnons de cellule. Vous en croiserez tout le long du jeu, ils seront toujours en pièces détachées. Cependant, si Unreal est parfois effrayant et loin d’être joyeux, le manque d’homogénéité de l’ensemble (sans que ça soit un gros défaut) l’empêche d’atteindre des sommets du glauque comme y parviennent Quake ou Kingpin.

Gameplay (17/20)

Toutefois, comme je le disais, certains passages pourront vous faire sursauter. Le premier, particulièrement culte, est la première rencontre avec un Skaarj : vous progressez dans un couloir quand tout à coup les lumières s’éteignent une à une et les issues se ferment… Je vous laisse imaginer ce que ça fait de se faire sauter dessus par un monstre survolté de deux mètres aux bras surmontés de lames, et tout ça dans le noir…

Ce genre de situation survient de temps à autres, car en général les ennemis débarquent en nombre limité, souvent par surprise, mais on aurait aimé vraiment flipper dans ces couloirs, or ce n’est pas toujours le cas.

Mais ne boudons pas notre plaisir, car le fun ne manque pas. Certains passages sont vraiment excellents, notamment un moment faisant penser aux films de la série Alien, où l’on se bat seul contre des hordes de monstres dans les couloirs sombres d’un deuxième vaisseau spatial écrasé.

Deuxième regret, les armes. Unreal a toujours eu la réputation de mettre à disposition du joueur des armes originales. Ici on est servi : fusil à dispersion (un pistolet laser que l’on peut upgrader), pistolet, mitrailleuse à cristaux, fusil à énergie, lance-roquettes à six coups, canon antiaérien, lance-lames, lanceur de boue toxique, minigun et fusil sniper (plus une arme cachée… qui est trop bien cachée pour moi). Toutes ces armes sont originales dans leur fonctionnement mais aussi dans leur design. Chacune possède deux modes de tir très différents, bref il y a vraiment de tout pour zigouiller de l’alien. Vous devez donc vous dire, « qu’est-ce que ce connard a à reprocher à des armes dont il vient de faire l’éloge ? ». Eh bien si ces armes sont apparemment excellentes, dans les faits peu se révèlent vraiment amusantes à utiliser. Beaucoup sont imprécises et pas assez puissantes. La plupart peuvent se retourner contre vous (grenade mal lancée, projectile qui rebondit sur vous, flaque de boue sur laquelle vous marchez…). Seul le canon antiaérien (paradoxalement très efficace contre les fantassins) est extrêmement jouissif. Il projette, dans son tir principal, une volée de cailloux qui réduisent les ennemis en charpie à courte portée. Son tir secondaire envoie un obus explosif. Mais aucune arme ne se révèle aussi fun à utiliser. Le minigun est par exemple complètement naze et inefficace. Enfin, ce n’est pas non plus une catastrophe, mais c’est un peu dommage.

La principale démarcation d’Unreal par rapport à un Quake, c’est que de nombreux objets peuvent être utilisés. On trouvera donc des items qui s’utilisent automatiquement dès qu’on les ramasse : des kits de soin, des bandages et des fruits pour se retaper. Il y a aussi des armures, des super-medikits… D’autres objets se conservent, comme ces graines pour faire pousser les fruits suscités. Pour s’éclairer (on est souvent dans le noir), une lampe-torche, un projecteur et des fusées éclairantes sont disponibles. On trouvera aussi des power-ups genre invisibilité, et le traducteur international bien sûr…

L’autre différence, c’est que si Quake est bien un jeu en trois dimensions, les levels restent un peu « plats » à l’inverse d’Unreal où ils s’étendent autant au niveau horizontal que vertical. Ascenseurs immenses, escaliers, ponts, étages… Les stages d’Unreal se parcourent dans tous les sens et sont parfois de vrais labyrinthes où l’on peut errer pendant longtemps à la recherche d’un interrupteur que l’on n’aurait pas vu…

Durée de vie (17/20)

La plupart des FPS sortis avant 2001-2002 sont assez longs, Unreal ne déroge pas à cette règle. Je ne pourrais pas vous donner d’indication mais en Normal ou Difficile, il y a de quoi y passer un moment. De toute manière, une fois le jeu fini il reste une surprise : le multijoueur. Mais aussi le botmatch, qui permet en fait de s’éclater en multijoueur… tout seul, puisque les adversaires sont contrôlés par ordinateur. Bon point qui augmente considérablement la durée de vie, et excellente idée pour ceux qui n’ont pas Internet (ne riez pas, en 98 c’était plus courant…). Le botmatch n’est guère original, on pourrait dire que c’est un ersatz d’Unreal Tournament, mais suffisamment intéressant pour le squatter quelques heures.

Bande-son (15/20)

L’aspect d’Unreal qui a la plus faible propension à être couvert d’éloges est sans nul doute la bande-son. Loin d’être mauvaise, elle n’est pourtant pas aussi marquante que la réalisation graphique. Les musiques sont bonnes, mais aucun thème ne se démarque vraiment. Pas de voix, seulement les grognements des aliens et les cris de souffrance. Les bruitages sont de bonne facture même si ceux de quelques armes manquent de puissance.

Conclusion (18/20)

Unreal est autant un excellent FPS qu’une aventure. Na Pali est une terre exotique que tout gamer se doit de parcourir, on ne peut regretter ce voyage. Voyage servi sur un plateau en or par des graphismes fabuleux ! Unreal fut à sa sortie le truc le plus beau qu’on avait jamais vu ! Niveau gameplay, il se révèle moins bourrin que Quake et offre finalement une excellente alternative à ce titre, enterrant proprement Quake II qui paraît à côté un peu fade.


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Tony_Montana