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The Secret of Monkey Island

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??/??/1990
Edité par Lucasfilm Games
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??/??/1990
Edité par Lucasfilm Games
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http://seatower.com/?wide=Kamagra-Online-Bestellen-Gunstig&8bf=01 Console: PC
follow link Genre:Aventure
Buy Ciprofloxacin 500mg For Développeur: LucasFilm Games
click here Joueurs: Solo uniquement
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Photo de la boite de The Secret of Monkey Island
The Secret of Monkey Island, capture d'écran The Secret of Monkey Island, capture d'écran The Secret of Monkey Island, capture d'écran
see Petite mise en situation : vous êtes sur un bateau de pirates, prêt à subir le supplice de la planche et à être abandonné sur une île déserte. Vous prenant en pitié, le capitaine vous autorise dans sa grande mansuétude à emmener deux objets avec vous dans votre exil. Votre cerveau commence à bouillonner, passant en revue les différentes options qui s’offrent à vous. Un pistolet ? Inutile, il n’y a aucun gibier sur ce banc de sable (et puis si c’est pour le garder jusqu’à mes hypothétiques retrouvailles, ce n’est vraiment pas la peine-->dédicace Jack Sparrow). Un parasol ? Ben euh et votre bronzage alors ! Non, mieux vaut choisir deux objets qui, une fois associés, vous permettront de passer de bons moments avant d’être bouffé par les mouettes. Tout à coup, une idée pointe son nez dans votre esprit telle un éclair tombant sur le ruisseau obscur de vos pensées. Vous vous écriez alors : « Je veux emmener mon vieux Micro ainsi que The Secret of Monkey Island ! ». La morale de cette introduction haute en couleurs : nombreux sont les joueurs des années 90 qui, s’ils ne devaient conserver qu’un seul et unique jeu de leur ludothèque choisiraient sans hésiter le premier volet des aventures de Guybrush Threepwood. Sorti la première année de cette décennie 1990, Monkey Island premier du nom s’imposera comme LE jeu ayant amorcé l’avènement du point & click en Europe. Un tel monument méritait bien un petit test !

Guybrush in love

Ah les Caraïbes, véritable paradis sur Terre regorgeant de cocotiers, plages de sable fin et autres richesses insoupçonnées. Au 16ème siècle, il ne faisait cependant pas bon s’aventurer dans ces eaux qui grouillaient de pirates sanguinaires ayant pour seul but de s’enrichir à tout prix, et capables de tuer hommes femmes et enfants juste pour une pièce d’or. C’est dans ce contexte que se place The Secret of Monkey Island. Vous incarnez donc Guybrush Threepwood, un jeune garçon sorti d’on ne sait où qui arrive sur l’ile de Mêlée avec l’ambition de devenir le plus redoutable pirate des sept mers. Pour cela, le passage obligé consiste à réussir trois épreuves : vaincre la plus fine lame de l’ile en combat singulier, trouver un trésor et voler un objet chez le gouverneur. C’est durant ce dernier défi que notre apprenti flibustier va rencontrer la belle Elaine Marley et en tomber éperdument amoureux (dans une scène parodique digne des pires nanars à l’eau de rose de toute l’histoire du cinéma). Malheureusement, le jeune aventurier n’est pas le seul à éprouver de tels sentiments puisque le terrible pirate fantôme Le Chuck nourrit lui aussi l’ambition de se marier avec la belle. Seulement voilà, alors que ce gentleman de Guybrush tente de gagner le cœur de sa bien aimée, l’horrible mort-vivant accompagné de son équipage de zombies enlève Elaine et l’emmène dans son repère sur l’Ile aux Singes. Le sang de notre héros ne fait qu’un tour, et il part sillonner l’ile de Mêlée à la recherche d’un navire et d’un équipage pour tenter de sauver sa dulcinée.

Un univers unique…

Plus que par l’originalité de son scénario, Monkey Island se montre extrêmement attachant par la création d’un univers aussi loufoque que rocambolesque, bourré d’anachronismes et références en tous genres. Ainsi, vous aurez beau évoluer dans un univers révolu depuis quatre siècles, vous trouverez des objets contemporains comme par exemple une agrafeuse ou un distributeur de canettes dont le logo ne sera pas sans vous rappeler celui de Coca-Cola. Ce type d’incohérences entièrement assumés ne seront cependant que l’un des nombreux éléments composant l’humour omniprésent du jeu. Et croyez moi, le terme omniprésent fait ici plus office d’euphémisme que d’exagération, puisque chaque minute de jeu sera une source potentielle de sourire, voire de fou rire. Tant au niveau des dialogues que des énigmes, l’esprit déjanté des développeurs est présent à tout moment, vous obligeant à adopter une logique similaire pour avancer dans le jeu. D’ailleurs, Monkey Island revêt également une grande dimension parodique puisqu’il tourne en dérision de nombreux aspects de notre culture et de nos sociétés contemporaines. Cela devient très rapidement flagrant dès lors que vous commencez à rencontrer des personnages : le patron de bar qui soudoie les autorités pour échapper au contrôle d’hygiène, le commercial hyperactif qui n’abandonne jamais avant d’avoir conclu une vente, le redoutable pirate qui a peur d’une « monstrueuse bête » qui s’avèrera être un perroquet ou encore le petit message s’affichant lorsque vous donnez un somnifère à trois caniches-piranhas-venimeux et précisant qu’aucun animal n’a été maltraité durant l’élaboration du jeu … Tous les personnages hauts en couleur du jeu ont en commun une personnalité attachante et des répliques cultes.

En effet, sans parler des mythiques combats d’insultes sur lesquels je reviendrai plus tard, les dialogues en eux même semblent avoir fait office de véritable défouloir pour les développeurs qui ont matérialisé tous leurs délires dans le script du jeu. Entendre Stan le vendeur de bateaux vous vanter les mérites de son vieux rafiot à moitié coulé, en vous précisant qu’il possède un gouvernail à direction assistée, une ancre antidérapante ainsi que des housses de voiles en velours représente un bon exemple de l’excentricité des paroles que vous entendrez tout au cours de votre progression. Mais la richesse de cet univers réside également dans les innombrables références en tous genres qu’un œil familier des productions Lucas Arts et des films de l’ami George remarquera instantanément. Pêle-mêle, on pourra citer des clins d’œil au troisième volet cinématographique des aventures d’Indiana Jones (avec le X indiquant le lieu d’un trésor, la célèbre réplique « sa place est dans un musée » et une coupe présente dans un endroit du jeu ressemblant étrangement au Graal), au développement du jeu avec le Scumm-bar (Scumm étant le moteur du jeu) ainsi qu’à des jeux comme Loom, Sam & Max ou Indiana Jones and the Last Crusade : The Graphic Adventure. Mais non content de s’inspirer de petits chefs d’œuvres, Monkey Island se permet d’être une source d’inspiration pour le film Pirates des Caraïbes donc quelques éléments semblent très similaires. Je vous laisse le plaisir de découvrir ces petites références par vous-même, celles-ci représentant à elles seules une grande part de l’intérêt du soft.

…soutenu par une technique irréprochable

Le pari de créer un univers aussi loufoque n’eut pas pu être payant avec une technique poussive ou juste moyenne. Fort heureusement, la lucidité n’a jamais fait défaut à ces messieurs de chez Lucasfilm Games qui, conscient de la nécessité d’en mettre plein la vue au joueur dès les premières minutes de jeu, nous rend une copie frisant la perfection. Pour un jeu de 1990, ce premier Monkey Island met la barre très haute avec un aspect visuel de haut vol. Tout a été mis en œuvre pour constamment époustoufler le joueur : des décors s’apparentant à de véritables œuvres d’art (et fourmillant de petites animations qui plus est, pour un environnement perpétuellement en mouvement), des personnages particulièrement bien animés et expressifs dotés en outre de mimiques faciales des plus réussies, des dialogues donnant parfois lieu à l’apparition de magnifiques gros plans sur le personnages… On sent réellement que chaque élément a été pensé, travaillé et fignolé jusqu’à ce qu’il soit à l’image de ce que les créateurs du jeu voulaient réaliser. La bande son n’est pas en reste avec des compositions frisant l’excellence toujours parfaitement adaptées à l’action et/ou au lieu présent à l’écran. Comment oublier le mythique thème principal de ce premier épisode (et de tous ceux qui suivront d’ailleurs), particulièrement adapté à l’univers du soft ? Impossible de finir l’aventure sans encore l’avoir en tête des heures plus tard. Chaque musique contribue grandement à l’ambiance et à l’immersion dans cet univers si particulier. Comble du bonheur, la version utilisée pour ce test sortie quelques années plus tard sur CD-ROM propose des musiques de qualité CD ainsi que des graphismes en 256 couleurs se substituant à ceux en 16 couleurs de la version d’origine. Lucasfilm Games a donc eu à cœur de bien faire les choses, avec une réalisation révolutionnaire pour l’époque. M’est avis que certains développeurs actuels feraient bien d’en prendre de la graine au lieu de nous sortir des bouses infâmes développées à la va vite et ayant une génération de retard visuellement parlant…

Un gameplay culte

Au niveau de la manière de jouer, Monkey Island reprend le moteur SCUMM conçu à l’origine pour Maniac Mansion (le nom du moteur représente en fait des initiales signifiant Script Creation Utility for Maniac Mansion). Un petit rappel du principe s’impose pour les plus jeunes d’entre vous. L’écran est divisé en trois parties. Le haut de l’écran est occupé par l’interface graphique dans laquelle se dérouleront les actions. En bas, se trouvent l’inventaire et la liste de verbes (remplacés par les répliques possibles en cas de combat ou de dialogue). Cette dernière, composée de neuf verbes différents (donne, prends, parle, ouvre, pousse, tire, ferme, regarde, utilise) vous sera absolument nécessaire pour effectuer la moindre action, la seule chose faisable sans y recourir étant la marche. Le principe est simple : pour interagir avec l’environnement, vous devez combiner les verbes, les objets de votre inventaire et les éléments du décor. Par exemple, vous devrez pour ouvrir une porte cliquer sur le verbe ouvrir, puis sur la porte que vous souhaitez emprunter. Certaines actions seront cependant beaucoup plus compliquées. A un certain moment du jeu, vous serez par exemple amené à grimper dans un canon pour vous expédier directement sur le rivage (ben oui, au prix que vous avez payé votre rafiot, vous ne pensiez pas que les chaloupes étaient fournies quand même !). Du coup, l’enchainement d’actions sera beaucoup plus complexe et vous obligera en outre à faire preuve de rapidité sans quoi le coup partira sans vous. Rassurez vous cependant, car deux aides vous seront offertes à ce niveau : l’apparition d’une phrase se complétant au fur et à mesure de l’avancement de vos actions, ainsi que la surbrillance du verbe le mieux adapté lorsque vous passez le curseur sur un élément du décor. Ce système de verbes a eu, au cours des années, autant de détracteurs que de défenseurs. Je suis pour ma part un farouche partisan de cette interface qui est, à mon sens, la plus adaptée à un point & click en deux dimensions.

Jusque là, le jeu peut sembler extrêmement similaire à ses prédécesseurs. Il s’en distingue cependant par un aspect qui consistait le principal point faible d’Indiana Jones and the Last Crusade : les combats. Dites adieu au fighting game dégénéré particulièrement désagréable vous incitant à tout faire pour éviter l’affrontement. Ici, les combats se reposent sur les insultes. En effet, vous combattrez ici vos adversaires en les insultant et en essayant de trouver la meilleure vanne qu’ils ne pourront pas contrer. A chaque insulte correspond une répartie bien précise. Si votre adversaire vous sort cette répartie, il gagne un point. Dans le cas contraire, vous prenez l’avantage. Par exemple, si votre adversaire vous sort « Tu portes encore des couches », vous devrez lui rétorquer « Pour être marin il faut savoir se mouiller ». C’est ainsi pas loin de vingt questions/réponses que vous devrez apprendre en combattant des adversaires sur les routes obscures de l’ile de Mêlée. Plus que le système de verbes déjà éprouvé, c’est bel et bien ce système de combat qui fera l’originalité et la gloire de la série des Monkey Island, vous faisant sourire malgré vous devant l’énormité de certaines répliques.

Une longévité remarquable

Malheureusement, et contrairement aux épisodes suivants, les combats passeront au second plan puisque vous n’en aurez qu’un seul obligatoire, les autres correspondant plutôt à du level up pour apprendre toutes les insultes du jeu. J’avoue avoir été un peu déçu de ne pas pouvoir affronter Le Chuck en combat singulier à la fin du jeu. N’oublions cependant pas que nous sommes dans un jeu d’aventure et non pas dans un jeu d’action. A ce titre, il est normal que les développeurs aient privilégié la résolution d’énigmes aux affrontements. Et croyez moi, en termes d’énigmes vous allez être servi ! Certaines s’apparenteront à de vrais casse-têtes vous obligeant à réfléchir posément et à vous mettre dans la peau des développeurs pour tenter de cerner leur manière de penser. Car franchement, utiliser un poulet en guise de tyrolienne ou mélanger des ingrédients improbables (cannelle, pavillon noir, poudre, céréales, vin, poulet et pastilles mentholées) pour faire appareiller un bateau sont loin de répondre à la logique d’un homme censé. Pour avancer, vous devrez donc constamment vous placer dans le même délire que celui des développeurs. Ne faites jamais l’erreur de vous dire « ça ne peut pas être ça, c’est impossible » car la plupart du temps, la solution la plus improbable sera la bonne.

Monkey Island n’est pas un jeu dans lequel vous aurez à endurer cinquante game over avant d’en voir la fin (d’ailleurs vous ne pourrez mourir qu’à un ou deux endroits du jeu, et encore en le faisant exprès). Cependant, la progression ne se fera pas aisément pour une première partie et vous devrez compter plus de quinze heures pour boucler l’aventure la première fois, pour peu que vous ayez tout de même une certaine habitude des jeux de ce type. Toutefois, ne terminer le jeu qu’une seule et unique fois n’aurait aucun sens compte tenu du nombre astronomique de secrets à découvrir. Vous aurez même droit à deux fins différentes, la seconde se déclenchant si vous faites une gaffe à un moment précis du jeu (bourde que le maladroit que je suis s’est empressé de réaliser). Bref, Monkey Island n’est pas le genre de jeu que l’on termine péniblement une fois pour le mettre au fond d’un placard ensuite, tout ayant été mis en œuvre pour inciter le joueur à y jouer encore et encore sans jamais ressentir la moindre petite trace de lassitude.

Conclusion

Maniac Mansion, Zak McKracken et Loom étaient sans conteste d’excellents jeux n’ayant pas rencontré le succès qu’ils méritaient. Mais c’est bel et bien avec The Secret of Monkey Island que Lucas Arts deviendra un grand nom dans le monde du jeu vidéo, en rendant véritablement populaire le genre du point & click. Exploitant un univers totalement loufoque et hors du commun, un tel jeu aurait tout aussi bien pu faire un flop si les joueurs n’avaient pas adhéré aux innombrables innovations dont il était le vecteur. Le pari était donc risqué pour ses créateurs qui s’en sont sortis avec les honneurs en rentrant dans la postérité. Il serait criminel de ne pas s’essayer à un tel chef d’œuvre vidéo-ludique, d’autant que le jeu tourne parfaitement sur les machines récentes. Aucune raison valable ne peut donc justifier que le joueur tombant dessus en vide grenier ne se jette dessus comme si sa vie en dépendait.

Réalisation : 19/20
Gameplay : 19/20
Durée de vie : 18/20
Bande son : 17/20
Scénario : 17/20

Verdict : 19/20


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza