lien vers facebook lien vers twitter lien vers youtube lien vers dailymotion lien vers le forum d'Oldies Rising lien vers mail
Recherche Avancée

The Lost Files of Sherlock Holmes

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
________________________
The Lost Files of Sherlock Holmes
??/??/1994
Edité par Electronic Arts
________________________

400 Bad Request

Sortie EURO non communiquée

________________________

nginx
Console:
Panasonic 3DO
Genre:Aventure
Développeur: Mythos Games
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: PC-

Photo de la boite de The Lost Files of Sherlock Holmes
The Lost Files of Sherlock Holmes, capture d'écran The Lost Files of Sherlock Holmes, capture d'écran The Lost Files of Sherlock Holmes, capture d'écran
Sherlock Holmes… un des plus célèbres détectives au monde, dont les aventures ont été portées maintes fois à l’écran ou sur papier. Impossible donc de ne pas le croiser également sur consoles dans une de ses aventures les plus connues : l’enquête et la traque de Jack l’éventreur.

Scénario (14/20)

L’inspecteur l’Estrade, de Scotland yard, fréquent antagoniste et collaborateur occasionnel de Sherlock Holmes a demandé l’aide du grand détective dans une enquête pour meurtre qu’il mène dans la ville de Londres. Il semble qu’il s’agisse d’une affaire facile à régler, mais Holmes pense différemment. Vous allez tenir le rôle de Holmes et parcourir Londres, recherchant des indices, interrogeant des témoins, des familiers de la victime (qui ne diront peut-être pas tout ce qu’ils savent sans une légère insistance de votre part) et reconstituant l’histoire cachée derrière le meurtre sinistre, probablement perpétué par Jack l’éventreur lui-même !

Réalisation (12/20)

Le jeu est un « point and click » ou pointer-cliquer en français (jeux basés sur un plan fixe et dont l’objectif du joueur est de découvrir cet environnement graphique afin de trouver des objets ou autre lui permettant d’avancer dans l’histoire).

Le style graphique est assez proche d’un dessin animé pour les plans fixes, certains aspects et l’ambiance en général rappelleront aux joueurs adeptes de ce genre de jeu le célèbre « Chevaliers de Baphomet » (ou aussi les « Boucliers de Quetzalcoalt »). On est malheureusement très loin des capacités de la machine, le rendu visuel étant plutôt de l’ordre d’une 16 bits poussée dans ses derniers retranchements… Les graphismes sont bien modélisés et les plans fixes fourmillent de détails et d’objets, attention à ne pas rater la petite tache sur le sol, précieux indice crucial pour ne pas rester bloqué ! Ce genre de chose rebutera évidemment les bourrins dopés au FPS qui ne supporteront guère de s’attarder un quart d’heure dans la même pièce à scruter la moindre miette au sol ou le petit bout de rideau déchiré dans lequel le suspect s’est accroché.

Il est également possible de dialoguer avec une soixantaine de personnages au cours de l’aventure, tous en Full Motion Vidéo (un peu pixélisés malheureusement), ce qui apporte une bonne dose de réalisme à l’intrigue (et ce pendant pas loin de trois heures de FMV et de dialogues au total !). Par contre les doublages (excellents et réalisés par des professionnels pour une fois) ne sont pas bien calés avec les mouvements de lèvres des acteurs et il arrive fréquemment qu’on continue à entendre la voix d’un personnage alors que celui-ci a la bouche fermée ou que la vidéo freeze tout à coup alors que le dialogue continue! Il arrive aussi qu’il y ait des baisses de son intempestives lors des dialogues, un peu gênant lorsqu’on attend un indice important et que le son baisse brusquement ! L’aventure se déroule dans le Londres victorien et j’ai apprécié à quel point le souci du détail a été retranscrit pour la description des lieux, un plus pour une immersion encore plus profonde dans un Londres brumeux et souvent sinistre.

Gameplay (11/20)

Pour ce qui est des mouvements du personnage rien de plus simple : Pointez l’endroit ou vous voulez aller et cliquez ! (d’où le nom de ce genre de jeu CQFD !)Les possibilités de choix d’actions sont assez fournies, un menu en bas de l’écran vous donne le choix pour :

- LOOK (regarder) : observer tous les indices disponibles a l’écran, un petit commentaire explicatif sur ce que vous regardez vous aidera dans vos recherches. Pour ceux qui auraient peur de rater un indice, il est toujours possible (plutôt que de pointer désespérément l’écran dans tous les sens pour ne pas louper un mégot au sol) d’appuyer sur les boutons L et R pour aller directement sur les objets ou il est possible d’interagir.
- MOVE (bouger) : comme son nom l’indique, pour déplacer Holmes ou bon vous semble.
- TALK (parler) : aux personnages secondaires à l’écran. En fonction du cours de la discussion, plusieurs choix de réponses possibles s’offrent à vous.
- PICK UP (ramasser) : tous les objets susceptibles de l’être. Certains pourront être utilisés plus tard dans l’aventure, d’autres pourront être analysés dans le mini labo de Holmes.
- OPEN (ouvrir) : des portes la plupart du temps.
- CLOSE (fermer) : portes, fenêtres, coffres etc…
- INVENTORY (inventaire) : accéder aux divers objets ramassés soit pour être observés à nouveau ou présentés à un témoin.
- USE (utiliser) : se servir d’un objet directement comme une clé sur une porte ou sur un objet de l’inventaire pour créer un deuxième objet qui révélera un précieux indice.
- GIVE (donner) : que ce soit à votre comparse le docteur Watson ou un personnage du jeu, certains objets peuvent être échangés.
- SETUP (réglages) : volume de la musique, des voix, de l’ambiance sonore, activer ou non les vidéos.
- LOAD (charger une partie)
- SAVE (sauvegarder une partie)

Le gameplay est un peu lourd cependant, car l’action est un peu molle, les personnages mettent un peu de temps pour se déplacer d’un côté de l’écran à l’autre, et les différentes possibilités d’action nuisent un peu au bon déroulement de l’aventure : il est dommage d’être bloqué dans le jeu lorsque l’on a omis d’analyser la matière rouge au bout d’un tuyau de fer ramassé dans la rue !

Une carte de Londres vous aidera à choisir votre prochaine destination, les différents lieux symbolisés par de petites icônes colorées portant une image de l’endroit visité.

Durée de vie (16/20)

Très importante, le jeu n’est franchement pas facile à terminer et il est fréquent de rester bloqué à cause d’un indice manqué ou d’un personnage qu’on n’aurait pas interrogé de manière plus subtile. Les non anglophones auront encore plus de difficulté à s’en sortir car les dialogues sont en anglais (heureusement avec sous-titres mais en anglais quand même),. Attention donc aux dialogues alambiqués ou aux sous-entendus pas forcement perçus par une oreille de franchouillard. Il faudra donc une bonne dose de patience et ne pas hésiter à retourner plusieurs fois sur un lieu déjà visité pour essayer de ramasser un indice peut être manqué au premier passage.

Bande son (16/20)

Elle est tout bonnement excellente ! Les musiques originales sont au nombre de 30 et collent parfaitement avec l’époque et les situations : du grand art ! Les bruitages assez banals ne sont pas ce qui se remarque le plus dans le jeu mais ils sont de qualité et on a autant de plaisir à écouter le bruit de la pluie sur la chaussée que les pages d’un livre consulté par Holmes.

Conclusion (13.8/20)

Un bon jeu qui vous tiendra en haleine de longues heures, pour peu que vous appréciez les jeux d’aventures / enquêtes aux rythme assez lent et ne demandant pas des reflexes de Jedi. Les détectives en herbe, les joueurs patients qui aiment les énigmes tordues ou les lecteurs des romans de Conan Doyle (auteur des aventures de Sherlock Holmes) seront aux anges et auront plaisir à décortiquer les énigmes de ce jeu.

VIDEO DU JEU (INTRO)
http://www.youtube.com/watch?v=K1bFCUcUZPc


Article publié le 18/10/2008 Jeu testé par Grand_Barbare