Space Manbow
Section Test.

??/??/1989
Edité par Konami
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Sortie US non communiquée
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Sortie EURO non communiquée
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Console: MSX
Genre:Shoot'em Up
Développeur: Konami
Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité MSX




Scénario : note non significative
Le jeu lui-même est très avare en détails. Une petite scène cinématique sert d’introduction. On y voit une flotte anéantie au dessus de ce qui semble être une planète en l’année spatiale 189. Un pilote est peu après largué d’un vaisseau rescapé et se dirige vers la source de la destruction de son armada. Heureusement pour ceux qui possèdent la notice originale, un petit manga en cinq planches fut imprimé à l’intérieur et nous en dit un soupçon plus : un vaisseau spatial gigantesque s’approche du système solaire, détruisant absolument tout sur son passage. Quelques mois auparavant les ruines d’une grande civilisation furent découvertes sur Alphard 4 en périphérie de la galaxie. La planète en question n’est plus que ruine ! L’union interstellaire avait envoyé une mission d’étude sur les lieux. Après plusieurs mois celle-ci découvrit que la planète était en fait une superstructure mécanisée. En s’enfonçant profondément à l’intérieur la mission réactiva un système de défense qui semblait inactif depuis des dizaines de milliers d’années. Ce système envoya un gigantesque vaisseau vers l’origine de ceux qu’il considérait comme des agresseurs : le système solaire. D’un diamètre colossal et muni de défenses incroyables, ce vaisseau semblait plus puissant que les étoiles qu’il détruisait sur son passage. Ainsi le nom de « Manbow » (poisson lune en japonais) lui fut attribué. L’avenir du système solaire semblait compromis jusqu’à ce qu’un archéologue spécialiste des civilisations extra-terrestres et accessoirement membre de l’union des forces interstellaires : Kliever Myu, déchiffra les inscriptions figurant sur une ruine de Alphard 4. Les écrits décrivaient une sorte de porte d’accès « sub-spatiale » située dans les profondeurs de la planète mère. Décidant d’agir, le scientifique prit les commandes d’un vaisseau hérité de la même civilisation qui mettait maintenant en péril l’univers et parti affronté les dédales militaires d’alpha 4 !
Un concentré de gameplay qui a fait ses preuves : 18/20
Nous incarnerons donc Kliever Myu dès son largage et jusqu’au moment obligatoire de sa victoire.
Le vaisseau que l’on dirigera tout au long de l’aventure sera la seule arme dont disposera le héros, fort heureusement celui-ci n’est pas dénué d’atouts. Son armement embarqué tout d’abord sera de deux types : soit rectiligne soit pyramidal. Le tir rectiligne comme son nom l’indique ira tout droit tandis que le tir pyramidal lancera trois projectiles décrivant une sorte d’éventail dans leurs déplacements. La sélection du genre de tir est impossible autrement que par le ramassage précautionneux des bonus afférents. Sans influence via la manette le joueur pourra donc quand même choisir quelle arme aura sa préférence. D’abord faible, le tir, quel qu’il soit, pourra être augmenté en puissance jusqu’à seize fois par l’intermédiaire de pastilles de puissance à récupérer après la destruction d’ennemis. A tout instant le joueur sait où il en est de son « upgrade » via une jauge située au somment de l’écran. La petite particularité de cette jauge est de diminuer au fil du temps si aucun bonus de Power-up n’est pris. Ceci oblige le joueur à se diriger vers les bonus sus-cités et reste véritablement une bonne idée de gameplay. Malheureusement les développeurs ont semble-t-il été frileux à l’idée de l’exploiter totalement et n’ont finalement pas osé réduire les niveaux de la jauge trop rapidement. Le nombre de bonus disposés régulièrement et la vitesse de chute, trop faible, des niveaux font donc passer totalement inaperçu ce qui aurait pu être un élément essentiel du jeu.
Outre les tirs qu’on dira « réguliers », le vaisseau de Kliever Myu propose aussi un système de largage de missiles. Comme dans de nombreux autres shoot’em up du même éditeur, ces missiles sont uniquement de type Sol et suivent donc, sur une très faible distance, les courbes du sol pour détruire ce qui y sera ancré. La cadence des lancers est faible et poussera parfois le joueur à s’approcher dangereusement des lignes ennemies situées à l’avant de l’écran (la droite donc) pour être efficace. Disons que comme cela est bien souvent le cas, ces missiles seront plus une mesure de défense contre les unités au sol qu’un moyen offensif de s’en débarrasser.
Dernière avancée dont dispose l’ultime ressort du système solaire pour survivre : les accroches latérales. Ces accroches ne sont en fait que deux zones, une au dessus du cockpit et l’autre en dessous où peuvent s’accrocher deux modules. Ces modules tirent bien sûr sur l’ennemi chaque fois que le joueur presse le bouton de tir, mais servent aussi de boucliers haut et bas. D’une pression sur le second bouton de la manette il sera possible de faire légèrement avancer ces modules et cela deux fois avant qu’ils ne retrouvent leur position initiale. Celle-ci permet un tir vers l’avant, les suivantes un tir vertical puis un tir vers l’arrière.
On le voit le gameplay, du moins en ce qui concerne l’armement est déjà devenu classique en 1989 et regroupe ce qui se fait de mieux alors. Puisant ceci d’inspiration dans les autres franchises de Konami et cela dans les franchises de développeurs concurrents. Prenons-en pour preuve l’augmentation de la vitesse du bolide qui se fait par accumulation de pastilles « s » comme « speed ».
L’autre composante du Gameplay : les déplacements et les « évitements » sont également une réussite. Dans ce titre l’action commence immédiatement une fois le bouton « start » enclenché ! Le joueur n’a pas le temps de s’habituer à quoi que ce soit qu’il est déjà mis à l’épreuve du feu, ou plutôt des projectiles et des vaisseaux opposants. Mais ceci est loin d’être un défaut et permet finalement d’être immédiatement dans le bain et plus tard de manipuler le vaisseau qui nous est fourni avec dextérité et précision. Et cela sera nécessaire pour affronter la succession des niveaux car tout au long des huit stages présents dans la cartouche de jeu, il faudra faire avec le scrolling tantôt horizontal tantôt vertical. Cela ne sera pas une épreuve impossible même si les obstacles la plupart du temps mouvants feront tout pour que c’en soit une !
Bref, du tout bon, tout le temps niveau gameplay avec des réactualisations de recettes pourtant éculées !
Un soupçon d’organique et une grosse poignée de technologique :16/20
La première chose qui frappe quand on entame une partie de Space Manbow est très certainement l’ambiance qui se dégage du jeu dès les premières secondes ! Couleurs vives sur fonds plus sobres et design d’engin réussi assurent, dès l’ouverture des hostilités, une touche année 80 indéniable et reconnaissable entre toute. Cela est une qualité ! Plus on évolue dans le jeu et plus cette touche aujourd’hui en quasi voie d’extinction se fait ressentir et joue en la faveur du bijou de Konami. L’impression d’avoir face à soi une mise en œuvre des phantasmes de technologie spatiale et de civilisation disparue est irréfutable comme avec certains titres de dessins animés Japonais de la même époque (salamander, gall force etc). Disposés parcimonieusement, quelques touches d’organique font surface et nous remettent en mémoire les Gradius et autre R-type auxquels tout joueur à très certainement déjà touché au moins une fois. Animé plus que convenablement l’ensemble des ennemis et certains décors poussent le joueur à la découverte et le maintiennent dans l’atmosphère introduite par la cinématique d’introduction, fort réussie (mais terriblement courte) pour l’époque. S’il y avait quelque chose à reprocher à ce cousin de Gradius, ce ne serait donc pas non plus du côté de la réalisation !
Mélodies pour nostalgiques :16/20
Composées en toute fin des années 80 les mélodies sont devenues, comme les graphismes et l’atmosphère, un symbole du jeu vidéo de ces années. Nostalgique, entrainante, inspirée mais triste, et discrète, la bande son est une merveille et accompagne (à moins que ce ne soit l’inverse) les bruitages à la perfection.
Quand c’est bon c’est toujours trop court : 12/20
La durée de vie est le seul point noir de Space Manbow ! Le jeu est facile, les bonus nombreux, les boss peu coriaces et les niveaux assez courts. Résultat des courses, les huit niveaux se traverseront sans encombre passé la dizaine de parties jouées consciencieusement.
On y reviendra avec plaisir mais peut être pas indéfiniment, le score passant franchement après l’ambiance.
Au final un jeu forcément culte 16/20
Faible durée de vie ne rime heureusement pas avec avec jeu pourri (ah si tiens ! ^_^). Peu importe les rimes pourvu qu’on ait l’ivresse, et ici on l’a ! Un jeu presque parfait qui aurait dû rester un des chef d’œuvres de Konami…si seulement celui-ci l’avait fait connaître ailleurs qu’au Japon seulement !
Article publié le 27/02/2010
Jeu testé par Tanuki