lien vers facebook lien vers twitter lien vers youtube lien vers dailymotion lien vers le forum d'Oldies Rising lien vers mail
Recherche Avancée

Super Pinball - Behind The Mask

Section Test.


Super Pinball : Behind The Mask
08/01/1994
Edité par Meldac
________________________
Super Pinball : Behind The Mask
??/11/1994
Edité par Nintendo
________________________
Super Pinball : Behind The Mask
??/??/1994
Edité par Nintendo
________________________
Console: Nintendo Super Nes
Genre:Flipper
Développeur: Kaze
Joueurs: 1 à 2 en alternance
Une exclusivité Nintendo Super Nes

Photo de la boite de Super Pinball - Behind The Mask
Super Pinball - Behind The Mask, capture d'écran Super Pinball - Behind The Mask, capture d'écran Super Pinball - Behind The Mask, capture d'écran
Les flippers font partie intégrante de la période dorée des salles d’arcade et il devient maintenant très compliqué de pouvoir mettre la main sur ces machines tant elles ont disparu de la circulation, au même titre que nos chères bornes Street Fighter II, Soul Blade ou bien encore Crazy Taxi. Pourtant ce n’est clairement pas faute d’inspiration puisque moult licences ont été adaptées au fil des «Tilt» et autres «Jackpot». La responsable ? L’évolution! Eh oui, les bornes d’arcade et les appareils qui les accompagnaient sont devenus obsolètes avec la démocratisation du matériel high-tech «at home». Il est amusant de remarquer que les flippers ont déchaîné les passions vidéoludiques de tout temps et que l’on retrouve des jeux intitulés «pinball» sur une grande palette de supports, de l’Amstrad CPC aux Ipad et autres tablettes qui ont pris le relais de nos jours. Aujourd’hui, petite rétrospective d’un titre sorti sur Super Nintendo en 1994.

Thème ou pas, il faut choisir

Et justement, le titre ne propose pas de thème clairement établi. Tout ce à quoi nous avons droit, ce sont de discrètes façades qui auraient mérité un meilleur accompagnement. Ainsi, sur les trois tables que proposera le soft, aucune ne sortira vraiment du lot. Si l’on s’en réfère au titre du jeu («Derrière le masque»), on aurait été en droit d’attendre des thématiques un peu plus concordantes. Seul le clown jovial du premier tableau pourra prétendre au titre du personnage le plus en adéquation avec le titre, à tel point qu’on se demande si les développeurs n’ont pas purement et simplement oublié les autres personnages... Quoi qu’il en soit, le jeu dispose de deux autres stages où Barbenoire et un Sorcier tenteront par tous les moyens d’exister. Malheureusement, le fait que les backgrounds soient extrêmement pauvres ne joue pas en la faveur du soft. L’écran du score permettra bien d’agrémenter quelque peu les allusions aux personnages ou thèmes de départ, mais cela ne suffit pas à immerger le joueur dans une quelconque ambiance. C’est tout de même dommage de ne pas avoir appuyé ce trait un tantinet...

«Préambille»:

Si vous avez comme moi eu l’habitude de passer beaucoup de votre temps libre de lycéen sur des flippers installés à la cafétéria, vous devez vous rappeler de modes de jeu divers et variés, de multiballs, d’actions à accomplir dans un certain ordre, à l’aide de gadgets mécaniques ou bien encore d’écrans disposés çà et là sur la table. Vous vous remémorerez des parties épiques sur Hook, Star Wars, The Flinstones ou bien encore Terminator, entre deux parties de Baby-Foot et un cours d’anglais. Eh bien il y a fort à parier que ces expériences ne se renouvellent pas avec Super Pinball : Behind The Mask... Pourquoi? C’est ce que nous allons essayer de décortiquer.

Tout d’abord, le titre ne propose que deux modes de jeu. Un scoring basique et un mode «Conquest», où le joueur devra terminer divers objectifs pour progresser. Faisant office de mode «campagne», il sera certes plus fourni mais pas transcendant pour deux sous lorsque l’on connaît la suite, car l’un des points les plus sombres de Super Pinball est sans aucun doute son manque de diversité. Le titre ne compte ainsi que trois tables de jeu. Un point que l’on pourrait trouver honorable si les tables en question disposaient de leurs propres mécaniques et de leurs propres facettes, mais à mon grand étonnement, les similitudes sont beaucoup plus nombreuses que les différences. Ainsi, si les poncifs inhérents aux flippers seront majoritairement de la partie avec des bumpers, des bonus, des «Kickback», des billes bloquées, des jackpots (etc...), ils seront très semblables d’une table à l’autre, ce qui dessert le jeu dans son ensemble. Quand je dis «semblables», je pourrais tout aussi bien dire «quasi-identiques» mais disposés à des endroits différents. En creusant un peu plus la question avec des exemples représentatifs, on se rendra rapidement compte que certains bonus (notamment le listing défilant) seront disposés exactement à la même place que ce soit pour le Joker ou les deux autres tables. Et ce n’est pas tout. Chaque jeu proposera en gros le même gameplay ré-agencé. Pas de bonus spéciaux, pas de clignotants spéciaux et des «multiball» identiques. On a l’impression que les développeurs avaient des ingrédients pré-établis et qu’ils ont appuyé sur le bouton «ON» du shaker à flipper... On ne pouvait décemment pas s’attendre à des myriades de surprises dans ces conditions.

Ayant fait ce constat, on peut tout de même remarquer des différences auxquelles les développeurs n’avaient certainement pas pensé. Les tables sont ainsi plus ou moins plaisantes à jouer.

Combien? Je table sur 3!

Nous allons maintenant nous pencher sur ce que nous disions quelques lignes plus haut. Toutes les tables ne procurent pas le même plaisir de jeu, la faute à des aspects mal pensés et rebutants; sans oublier le fait que les billes ont parfois une inertie plus que douteuse, mais passons... Si le sorcier s’en tire avec les honneurs et sera au final le mode le plus fluide du titre (avec des bonus idéalement placés pour que le joueur puisque scorer sans trop se lasser), il n’en sera pas de même pour Barbenoire qui n’est vraiment pas fun pour deux sous. On pourra incriminer en ce sens des obstacles disposées en plein milieu de la table et barrant la route du joueur la plupart du temps, à tel point qu’il sera difficile de parvenir aux bonus suprêmes et que l’on finira par tourner en rond. Il sera tout de même possible de débloquer des multibilles par des voies détournées, en alternant les orifices de la bête (n’y voyez aucun jeu de mot déplacé...). Une certaine casualisation du soft voulue par les développeurs? Peut-être. Un dernier mot concernant le flipper «Joker» qui sera lui dans la norme, ni trop simple, ni trop rebutant. Ma préférence va au «Wizard» qui est le mieux construit de tous.

La découverte ou l’ignorance

Vous vous rappelez sans doute du mode «Conquest» dont j’ai parlé un peu plus tôt, se targuant d’apporter un peu de nouveauté à un mode arcade fort désuet, il faut le dire. Eh bien, il n’y aura aucun moyen de savoir quoi faire dans ce mode. Le soft lance le joueur au beau milieu d’une partie sur une table quelconque, et roulez jeunesse! En se renseignant quelque peu (au dos de la boite notamment), on comprend qu’il faut battre un certain score sur chaque table et trouver «une porte de sortie» pour venir à bout de cette partie du jeu... Vous l’aurez compris, rien de transcendant une fois de plus et la répétitivité finit par lasser. On notera la présence d’un mode multijoueurs permettant à quatre acolytes de se mesurer chacun leur tour, mais là encore, il y a fort à parier que vos amis n’adhèrent que quelques minutes au concept Arcade de Super Pinball.

Boule de Flipper...

Le titre se targue de proposer des mélodies «authentiques» en mettant le paquet sur les effets sonores. Ce ne sera qu’en partie vrai. C’est Barbenoire qui s’en tirera le mieux de ce point de vue, avec le meilleur accompagnement musical du jeu. Concernant les autres tableaux, ce sera moins glorieux. Le Joker a droit à une musique qui conviendrait parfaitement à un ascenseur et celle du Wizard pourrait parfaitement se mêler à un cours de yoga. Quoi qu’il en soit, cette trame sonore ne fera que dans l’accompagnement, comme on était en droit de s’y attendre. A noter la présence d’une voix masculine qui siérait parfaitement au dit Joker et qui passera son temps à s’esclaffer dès que le joueur perd une bille. Pas une mauvaise idée en soi, mais très rapidement gavant de par la pauvreté des interventions. Les autres effets sonores seront tout à fait banals pour un jeu de flipper.

No pain, no gain: 9/20

Super Pinball : Behind the Mask est un titre Super Nintendo à la réalisation honnête. Malheureusement, le peu de modes de jeu proposés plombe grandement l’ensemble. De plus, le fait que les trois tables à disposition soient identiques sur bien des aspects (notamment sur les bonus, les clignotants...) achève le tout. Un jeu qui partait avec de bonnes intentions, rapidement balayées par la pauvreté générale. Une déception, surtout concernant le gameplay des tables. Précisons que le jeu a eu une suite qui n’est pas sortie dans nos contrées. Je vous laisse imaginer le pourquoi du comment...


Article publié le 20/11/2014 Jeu testé par Hijaki