Gradius 2
Section Test.

16/12/1988
Edité par Konami
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Sortie US non communiquée
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Sortie EURO non communiquée
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Console: Nintendo Nes
Genre:Shoot'em Up
Développeur: Konami
Joueurs: 1 Ã 2
Existe aussi sur: Arcade- Virtual Console WII-
Vidéo(s) commentée(s): 1




Scénario (-)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les innovations sont totalement absentes en termes de scénario. Devinez quoi : des extraterrestres se sont (encore) mis en tête d’attaquer notre belle planète Terre pour asservir son peuple, piller ses ressources etc etc. Pour empêcher cela, un célèbre chef d’état répondant au nom de George Bush décide de la rendre moins attrayante en la polluant par moult matières chimiques peu recommandables… Oups non, je me trompe de jeu. Ici, les autorités terriennes envoient sur le dernier né de leurs arsenaux, j’ai nommé le vaisseau Vic Viper, dernier espoir de l’humanité. Vous êtes bien entendu le pilote de ce bijou de la technologie. Votre mission, si vous l’acceptez, est d’aller botter le c** à ces vilains pas beaux et de les bouter hors de la planète bleue. Prêt à remplir cette délicate tâche ? C’est parti !
Durée de vie (17/20)
Vous allez donc devoir terminer sept niveaux, chacun étant sanctionné par un boss que vous devrez occire pour passer au suivant (boss assez résistants mais hélas plutôt identiques au niveau de leurs points faibles). La plupart du temps, les différents stages débutent par la destruction de quelques ennemis inoffensifs suivis par une pléthore d’ennemis dont la seule raison de vivre semble être de vous envoyer de vie à trépas. Pour ce faire, ils n’hésiteront d’ailleurs pas à vous poursuivre s’ils vous ont raté lors de leur premier passage, ou bien à se dissimuler efficacement dans le décor pour vous surprendre. Une parfaite connaissance et anticipation de leurs mouvements vous sera donc nécessaire pour vous sortir des mauvais pas dans lesquels vous ne manquerez pas de vous fourrer. La principale différence avec le premier épisode en termes de challenge résidera dans la variété des niveaux revue à la hausse. En effet, chacun d’entre eux sera à aborder d’une manière différente si vous souhaitez vous en tirer sans trop de bobos. Par exemple, l’un d’entre eux mettra en scène des blocs de cristaux n’ayant rien à envier aux astéroïdes se frottant à Han Solo dans l’Empire Contre-Attaque. Un autre quant à lui vous fera slalomer entre des soleils enflammés projetant des gerbes de feu dans votre direction et vous obligeant à des prouesses au niveau de votre pilotage sous peine d’être pulvérisé purement et simplement. Un troisième mettra l’accent sur les réflexes puisque vous devrez vous adapter au relief avec un scrolling extrêmement rapide. Ainsi, les décors se rangeront clairement du côté des ennemis pour un challenge plus élevé encore que celui du premier épisode. Cependant, les bonus plus nombreux au niveau des stages permettront au joueur moyen d’avoir une chance d’avancer un peu dans l’aventure. Bonne durée de vie donc pour ce second épisode accessible à un plus large public que son prédécesseur, malgré une difficulté tout de même largement à la hauteur contrebalançant efficacement la relative faiblesse du nombre de niveaux.
Gameplay (19/20)
Côté gameplay, l’architecture des niveaux mise à part, peu de changements à noter. Est-ce vraiment un mal ? La réponse est non, compte tenu de la qualité des contrôles de Gradius premier du nom. Vous aurez ainsi la joie de retrouver, outre le classique scrolling horizontal, le système de power-up du premier épisode. Petit rappel pour ceux n’ayant pas lu le test de ce dernier (grrrr) : lors des niveaux, certains ennemis de couleur orange laissent lors de leur destruction une capsule que vous pouvez ramasser. Vous verrez alors une jauge à six niveaux située en bas de votre écran se remplir. A chaque niveau correspond une attaque spéciale déclenchable par une simple pression sur le bouton A, sachant que l’utilisation de l’arme secondaire aura pour effet de vider totalement ladite jauge. Un choix stratégique s’impose alors : vous pourrez au choix utiliser vos attaques de niveau un pour vous en tirer tant bien que mal ou bien amasser patiemment des capsules pour déclencher directement votre attaque de niveau 6, bien plus puissante que les autres. On retrouvera pêle-mêle les missiles, speed up (très très utile, compte tenu de l’agaçante lenteur de Vic Viper au début de la partie : ben oui, il est livré avec un moteur de Citroën AX en série !) et bien sûr les inévitables options, sortes de modules vous suivant et augmentant votre puissance de feu ainsi que votre défense. Ce bonus très utile sera en outre déclenchable cinq fois de suite, vous permettant ainsi d’avoir un vaisseau doté d’une énorme puissance de feu. Contrairement au premier volet, vous pourrez désormais choisir la configuration de cette arme secondaire au début de votre partie, et ainsi disposer de bonus différents en fonction de vos préférences et de votre manière de jouer. La conséquence d’un tel choix : le nombre de power-up dans Gradius 2 sera beaucoup plus grand que dans son prédécesseur d’où une variété accrue en termes de gameplay. Au niveau des contrôles, on reste dans le domaine de l’efficace avec un temps de réponse remarquable et des commandes simples (une touche de tir principale et une autre pour déclencher le bonus). Vous aurez en outre un surplus de liberté au niveau du déplacement vertical, les stages étant beaucoup plus étendus sur la hauteur, vous permettant ainsi de choisir votre route voire d’éviter le combat si besoin est. On regrettera cependant quelques ralentissements et clignotements rendant parfois l’action confuse.
Réalisation (16/20)
En effet, la Nes semble parfois peiner pour afficher tous les détails du jeu. Et il faut dire que l’on peut la comprendre, puisque l’aspect visuel de Gradius 2 est assez impressionnant : des sprites bien modélisés et animés, des décors plus remplis que dans le premier volet et animés de fort jolie manière, et une vitesse de scrolling parfois impressionnante. L’identité graphique de la série est restée intacte puisque chacune des thématiques des niveaux reste fidèle au premier épisode, alternant entre environnements spatiaux enflammés et astéroïdes peu accueillants, en n’oubliant pas les incontournables statues de l’Ile de Pâques. Les boss, tout simplement énormes, acquerront ainsi un aspect impressionnant et bénéficieront d’une modélisation très détaillée. Dommage que le prix à payer pour tous ces points positifs se situe au niveau de l’animation…
Bande son (15/20)
Terminons enfin sur la bande son, un poil meilleure à mon sens que celle du premier volet. De bonnes musiques relativement longues viendront rythmer les niveaux, accompagnées en cela par des bruitages plus riches qu’à l’accoutumée. Bonne bande son donc qui, sans arriver au niveau de cadors comme Final Fantasy, parviendra tout de même à rythmer vos parties de manière efficace.
Conclusion (17/20)
Pour son deuxième épisode, la saga Gradius reste une fois de plus dans les esprits. Reprenant les points forts de son prédécesseur tout en enrichissant le gameplay et les graphismes, de second volet ravira les fans de shmups malgré quelques faiblesses en termes d’animation.
Article publié le 06/08/2008
Jeu testé par Manuwaza