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Pokemon Rouge Bleu

Section Test.


Pocket Monsters Aka/Ao
15/10/1996
Edité par Nintendo
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Pokemon Blue/Red Version
30/09/1998
Edité par Nintendo
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Pokemon Rouge/Bleu
10/05/1999
Edité par Nintendo
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Console: Nintendo Game Boy
Genre:Jeu de Rôle
Développeur: Nintendo
Joueurs: 1 à 2
Une exclusivité Nintendo Game Boy
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Pokemon Rouge Bleu
Pokemon Rouge Bleu, capture d'écran Pokemon Rouge Bleu, capture d'écran Pokemon Rouge Bleu, capture d'écran
Il est des jeux, comme ça, qui sont l'incarnation de la honte. ouèrk, regardez le, il joue à ça, balançons lui des pierres. Nous n'évoquerons pas le fait que la majorité des gens qui rigolent sont pour la majorité élevé au code 4, au crysisse et à d'autres jeux qui, s'ils sont dans une certaine mesure, remarquables, passé 6 mois d'existence, se verront abandonnés pour cause de "démodé". Ainsi, certains softs sans prétention spéciale qui n'avaient rien demandé se retrouvent cantonnés aux soirées console solo et n'ont aucune chance de surgir pendant les p'tit moment de "regardez je joue à ça" pendant les LAN party (sur code 4 ou crysisse). C'est le cas de la quasi-totalité des vieux jeux que les autres n'ont pas connu petit et qui peuvent être jouables grand (j'ai connu un mec qui jouait à Monkey Island pendant une LAN, la moitié de la salle était pliée par l'humour si spécial du titre), de tous les jeux exclusivement non-multis qui ne sont pas des films hollywoodiens dans lesquels de vaillants américains combattent et tombent (les bots, pas le joueur) sous les lâches balles des horribles vietnamiens/mexicains/irakiens, ce qui constitue environ 90% du patrimoine vidéoludique (car il faut bien l'avouer, pendant les LAN, on joue toujours a la même chose). De fait, certains titres comme Panzer Dragoon Saga, Beyond good&evil et autres n'ont aucune chance d'y apparaître car il faut bien avouer que c'est pas du cassage en multi de mexiramien, ces jeux stimulent d'autres cordes sensibles pas populaires devant la bande de copains bourrés et shootés à la cannabis/tequ-paf.

Mais il y a pire. Le jeu que nous allons voir aujourd'hui, en plus d'être vieux, quasi solo et taxé de puéril, porte aux pieds des boulets de plusieurs milliards de tonnes comme des millions de produit dérivés et une série animée sans fin qui fait glousser les fans de japanimes (à raison). Il sent de plus en plus le commercial au fur et à mesure que la série évolue et se complexifie (pas dans le bon sens du terme), et a tellement été raccroché à une période précise qu'il en est devenu l'allégorie du rouleau compresseur commercial qui dame le jeu vidéo et qui rapporte cinq fois le prix de la cartouche en accessoires. Ouaip, il s'agit de Pokemon bleu/rouge. Rarement on aura vu un jeu avec un tel casier judiciaire. C'est plutôt handicapant pour le joueur devenu accro, surtout si, comme moi, il totalise plus de 1000 heures au compteur et doit bien admettre que c'est peut être le jeu auquel il a le plus joué de sa vie.


Kesako?

Pokemon, pour les incultes ou pire encore, ceux qui s'estiment au dessus de ça, est un jeu qui a commencé (officiellement. Y a eu des titres inconnus au bataillon, avant, qu'avaient rien a voir) sur Game Boy en 1996, au Japon, avec Pokémon vert, inconnu en Europe. Nous, c'est en 1999 qu'on y a eu droit, en retard, comme toujours, aux versions rouge et bleu. Des millions de parents disent "merci" pour ces trois ans de répit. Le jeu est inventé par un mec appelé Satoshi Tajiri, épaulé par Shigeru Miyamoto. Selon la légende urbaine, Satoshi serait en train de jouer à Tetris quand il voit une fourmis remonter le long du câble. Alors il aurait inventé Pikachu, Sacha, les centres pokémon, ainsi que l'infirmière Joy et son armée de clones. Une autre légende raconte qu'une nuit, sous l'influence du saké et du shit (de chez Messer, le Messershit, hahaha), titubant pitoyablement dans la rue, il aurait trébuché sur un rat jaune aux joues rouges et qu'il se serait raccroché à un câble haute tension avant de choir dans un canal. Une dernière prétend enfin que dans une réunion d'affaire chez monsieur Nintendo, il cherchait, comme tout le monde, une idée désespérée pour remplir les caisses et qu'ils auraient eu l'idée de recycler le concept des cartes et des pogs à s'échanger, avec des p'tit animaux variés pour cibler le plus de clients possible. La première de ces suppositions étant la plus sexy, est aussi probablement la plus fausse (mais c'est toujours drôle). REZ aurait été inventé au cours d'une rave-party, au passage…

Le principe dans Pokémon est simple: devenir le plus fort. On dirige un mec, un dresseur Pokémon, qui débute à poil dans un trou paumé et qui reçoit sa première bestiole. Son but est de devenir le plus fort et remporter 8 badges de dresseurs surpuissants puis se faire défoncer par les mecs de la ligue. Pokémon se présente comme un RPG (les puriste hurlent), on dirige un mec qui dirige une équipe de ces étranges petits animaux qui gagnent de l'expérience et deviennent plus forts. Le déroulement ressemble énormément à celui d'un manga : on est quelqu'un d'exceptionnel bien que peu entrainé, donc on se renforce, on bat contre des méchants de plus en plus forts et au fond, on manque de faire pulvériser à chaque fois même si l'on parvient à maîtriser le super genkidaméhaméha 3 et la dodonpa no daiojou. Mais le but ultime du jeu est de devenir Maître Pokémon, et d'avoir capturé les 150 différentes créatures du jeu, la capture de Pokémons étant l'essence même du jeu. Une des particularité de la série étant que les générations de jeux, outre le fait que leur nom tend vers des élément de plus en plus rares, précieux et chers au point que j'attends de pied ferme la prochaine génération pour voir si il s'agit bien de rhodium et uranium, réside dans le fait que les jeux vont toujours par deux ou par trois. En effet, le soft étant tellement complet qu'il n'y a pas assez de place pour mettre toutes les bestioles dans les 256 Ko de la cartouche, les concepteurs du jeu (perfectionnistes et afin de ne point léser les joueurs) ont eu l'idée de sortir plusieurs cartouches à chaque fois! Le comble : chacune contient certains Pokemons absents de l'autre, ce qui rend nécessaire les échanges afin d'avoir TOUS les Pokémons du jeu. Bien entendu la raison des cartouches allant par paire est bien différente mais quel est l'intérêt de casser le rêve d'un enfant aux yeux brillants de bonheur en lui disant que chez game freak et Nintendo, ce sont des sales capitalistes avares qui par ce biais gagnent plus d'argent sur son dos et celui de ses parents qui bossent a la mine? Ben, c'est juste drôle.

Pokémon est donc une sorte de RPG (les puristes se fouettent) dans lequel il y a une quête principale (devenir superman), une quête secondaire principale (devenir maitre pokémon) et quelque quêtes secondaires pour gagner des trucs, dans lequel on mène des combats en tour par tour. Mais la particularité de Pokémon vient de l'intérêt porté au ON-LINE, si j'ose dire. Mais nous avons bien le temps d'analyser tout ça!

Graphismes

Tout d'abord, il convient de se remettre dans le contexte. Au début des années 90, big-N a sorti cette console portable connue sous le nom de Game-Boy, un machin gris avec écran vert. C'était la révolution, on avait une console de jeux dans la poche! Bon, c'était pas très puissant, c'est sûr, et pis l'écran était un p'tit peu *hem* dégueulasse... Mais parallèlement à ça, Sega (SEEGAAA!) nous a montré qu'une console avec écran retroeclairé couleur et relativement puissante avait les possibilités matérielles d'exister!... Et de mourir dans l'œuf car non monsieur Sega, on ne tente pas de faire passer un monstre d'un demi kilo pour une console portable. Néanmoins, par souci de véracité et par respect pour les graphistes du jeu, on dira que je jouais sur Game Boy Color et non pas sur une Game Boy normale avec matrice passive verte dégueulasse qui sabote le travail des mecs qui essaient d'en tirer quelque chose.

Les graphismes de Pokémon sont plutôt jolis.. Les persos, sur la carte, sont en super-deformed avec une tête qui fait un tiers du corps, des boules à la place des mains, des jambes atrophiées, des yeux qui prennent la moitié de la place sur la tête, pas de bouche et pas de nez. Si vous croisiez des monstres pareils dans la réalité vous fuiriez en hurlant, spas pour rien que Pokémon signifie "monstre de poche"! Mais c'est joli, au fond un tel style graphique colle bien au jeu, et au Game Boy qui plus est. Au fond, tous les jeux de GB ressemblent à ça : dès qu'un perso tente de ressembler à autre chose on ne voit plus rien. A noter que les personnages ont tous un style différent, limite caricatural, qui permet de bien les différencier. Ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait d'autres.. A l'instar de The Witcher, Pokémon vous fait croiser cent fois le même personnage (mais on pardonne à Pokémon) : toutes les personnes âgées se ressemblent, tous les dresseurs de la même catégorie sont pareils... L'habit ne fait pas le moine, hmm? Bah si. Mais le héros, lui, est unique. Les animations sont simples, y a 3 sprites à tout casser pour quand on marche, mais ça ne fait pas trop mécanique.

Les décors de Pokémon, eux, semblent un peu fait de Légos.. Il y a un aspect de jeu de construction dans le sens ou tout est un peu tiré au cordeau, rien qui dépasse, pas un pixel de travers, et pis des transitions entre deux objets différents qui peuvent être un peu abruptes.. C'est moins flagrant que dans Mystic Quest c'est presque insupportable, cet aspect de collage de dessins, mais ça reste en dessous du niveau de Zelda Link's Awakening. L'eau se limite à un motif de vagues qui bouge un peu, les maisons sont toutes pareilles… Au point de vue décors on peut pas dire que Pokémon casse des briques, ce serait plutôt le cas de Tetris, Dieu me pardonne. Malgré tout, il reste varié. Au fond, les maisons sont toutes pareilles mais on peut pas dire qu'il n'y a QUE des maisons dans Pokémon. Est aussi présente une pléthore d'objets, et même si ils sont recyclés et photocopiés à tire-le-haricot, il y a un certain soucis de variété (et au pire, on peut dire que ça donne un style graphique). Après tout, Portal comporte a tout casser 1 modèle de tourelle, 1 modèle d'arme, 1 modèle de portail décliné en 2 couleurs, 1 modèle de companion cube en deux coloris... Ca le rend très spécial, épuré et joli au niveau graphique.

Mais pokémon est un RPG en tour par tour comme je le dit, le répète (je finirai bien par exterminer tous les puristes), et y a des combats, de temps en temps. Alors après une superbe animation avec l'écran qui se ploie et se brise en mille morceaux, et une alarme qui hurle "warning! a huge *nom du pokemon* pokemon is approaching!", le combat commence. Et alors apparaît la fenêtre bien connue: l'ennemi se place en haut à droite, notre Pokémon en bas à gauche, des jauges apparaissent et fight! Les sprites des pokémons sont jolis et plutôt gros. Quand on se dit qu'il y en a 150... Au fond, on arrive à pardonner le photocopiage. Quant aux attaques, elles apparaissent directement sur l'écran. On peut voir les mégalasers traverser la zone d'affichage pour atteindre l'adversaire, entre autres effets assez impressionnants genre mise en négatif clignotant, distorsion, tremblement de l'écran... Elles sont carrément jolies et couplé au son, on a l'impression de les ressentir. J'ai connu des jeux PC très récents ou il n'y avait pas ce genre de fioritures, comme Serious Sam, ou l'on a la sale impression de tirer en permanence au pistolet à amorce (le double fusil a pompe qui fait "PLAF" sans le moindre recul et avec l'impression qu'on vient de tirer a blanc, merci bien.. dans STALKER, voire Duke Nukem 3D, le fusil à pompe était autrement plus jouissif à utiliser).

En résumé, les graph de Pokémon sont relativement stylés, les sprites sont jolis et nombreux et malgré une répétition évidente dans les objets que l'on rencontre, il y a une grande variété et au fond, ils avaient que 256 Ko! Simple et clair, le credo universel des graphistes sur console 8 bits (pas comme complexe et va te faire voir avec ton tout petit geforce 7, credo universel des graphistes de crytek, EA, mais faut avouer que c'est beau quand même). Ils sont relaxant, reposants, et ça c'est excellent.

Graphismes: 15/20!

la BO

Tout d'abord, il convient de se remettre dans le contexte. Au début des années 90, big-N a sorti cette console portable connue sous le nom de Game-Boy, un machin gris avec buzzer interne. C'était la révolution... Enfin vous connaissez la suite (promis monsieur le webmaster, ces lignes ne vous seront pas facturées!). Il ne fallait pas s'attendre à beaucoup du grésilleur embarqué de la Game Boy. Aussi, tout comme on juge une mélodie venant de Mozart mais jouée par un groupe de death métal, il faut ne retenir que les notes.. Mais ça n'empêche pas d'en ressortir sourd.

Les musiques dans Pokémon sont variées. Les thèmes se retrouvent dans la légèreté, même pendant les combats où l'on n'a pas de l'épique/tragique à la manière de Mystic Quest. Mais il ne faut pas oublier que Pokémon reste dans une certaine mesure un jeu ciblant d'abord les enfants... Il faut bien savoir que les musiques d'un jeu sont énormément vecteurs d'émotions et d'ambiance, peut être même est-ce elles qui en transmettent le plus. Au début d'un Final Fantasy, lorsque résonne le prélude alors que le générique apparaît doucement, cela fait frémir, même si c'est la première fois qu'on l'entend.. Jouez à Shadow of the Colossus sans le son pour voir la différence (et si vous avez pas le jeu, bon dieu, achetez le!). L'ambiance si particulière de Panzer Dragoon Saga est aussi due à ses magnifiques musiques et à l'instrumentation si particulière..

Dans Pokémon, c'est certes moins épique et tragique mais les musiques sont là. Chaque village, chaque lieu possède un fond sonore spéciale, et chacun est très agréable. Les fans absolus apprécieront également de les retrouver dans la série télévisée. Pour créer une ambiance, on a rarement fait mieux.

Quant aux effets sonores, ils sont plutôt simplistes, mais efficaces. Ils ne sont pas omniprésents, le Game Boy ne pouvant gérer autant d'instructions sonores. On a donc l'impression de marcher sur du coton et la mer donne l'impression d'être au calme plat (ou alors en gelée), mais il ne faut pas trop en demander non plus. Cependant, lorsque lesdits bruitages sont présents, ils sont plutôt réussis. J'adore particulièrement la détonation sèche qui survient lorsque l'on porte un coups très efficace au Pokémon adverse lors d'un combat.

Musiques simples mais efficaces, bons bruitages 8 bits, 16/20!

Le gameplay

Le gameplay de Pokémon est en béton. Il s'agit, pour résumer, d'un mix entre Tamagochi, un RPG (les puristes ont déja tous quitté la salle), un semi-jeu Total, et un jeu de baston (d'autres puristes hurlent.). Commençons par le début. Tout le monde particulièrement l'histoire, "un jour je serai le meilleur dresseur", on débute dans un trou perdu, à poil, et un vieux scientifique un peu gaga nous file une hideuse créature biogénétique appelée pokémon en nous implorant de devenir le maître du monde pour payer sa retraite. A partir de là, roule! Le jeu se présente sous la forme d'une sorte de jeu de liberté mais avec un scénar dirigiste... Pas question de faire du sequence breaking (encore que..), mais d'une étape à l'autre, on peut tout essayer. On commence avec un pokémon au choix entre 3, mais rien n'oblige à le garder tout le long. Chaque bestiole offre une expérience de jeu différente, à cause d'une dualité entre les éléments auquel appartient le pokémon et ses attaques. Pokémon est basé sur un système génial qui fait penser à Ikaruga (les puristes du shmup hurlent à leur tour, la salle est dévastée : j'aurai semé l'apocalypse avant la fin de ce test!), par la dualité entre plusieurs éléments. Les pokémons se déclinent en plusieurs éléments: feu, terre, eau, roche, plante, glace, air, électrique, combat, spectre, psychique, dragon, normal et je prie dieu pour ne pas en avoir oublié un (sinon c'est les puristes de pokémon qui vont brailler, manquerait plus que ça). Le feu est fort contre plante et glace mais sensible à eau. Électrique est fort contre air et eau mais faible contre plante et sol. Psy est fort contre spectre, spectre est insensible à normal et combat mais sensible à sol et psy. Ainsi, les combats dépendent énormément du fait d'avoir le bon pokémon au bon moment. Ce n'est pas forcément celui qui a la plus grosse, surtout que vos créatures peuvent gérer plusieurs types d'attaques, entraînant des combats assez hallucinants et stratégiques, d'ou l'intérêt de se forger une équipe du diable. En effet, l'autre coté remarquable de Pokémon, qui est quasiment à la base de son succès, vient de la capture des pokémons sauvages. Comme dans un RPG, sauf qu'on se crée l'équipe qu'on veut, et avec 6 slots disponibles, il existe quasiment une infinité de combinaisons possibles!

Pokémon est également un jeu d'une grande richesse. La carte est très grande, et même si ça reste en dessous du niveau de Mystic Quest, elle est néanmoins plus riche et cohérente, avec des villes comportant énormément de trucs (des centre commerciaux avec distributeurs de boisson, des centre pokémons, des boutiques d'objets divers, un casino, quelque lieux abandonnés remplis de pokémons rares voire carrément uniques, des grottes, des temples, des dojos, des maisons remplies de PNJ et j'en passe). Certains de ces lieux sont facultatifs et ne servent pratiquement à que dalle pour la quête principale, mais il est dommage de ne pas les visiter et au fond, on finit toujours par y aller, pour le plaisir de l'exploration, très présente ici même quand on a fini le jeu plusieurs fois. Certains lieux sont totalement tordus, avec des rochers à ne pousser que dans un sens, des trous dans lesquels tomber en priant pour que ce soit le bon, des cavernes à étage, des courants qui obligent à aller dans un seul sens sur l'eau, des labyrinthes et j'en passe. Sur ce point là, le soft fait très fort. La carte regorge de secrets, comme des objets cachés, des lieux spécifiques dont on ne sait pas bien à quoi ils servent, des lieux qu'on ne peut visiter qu'une seule fois etc etc. La carte se parcourre en débloquant des étapes et en acquierant des compétences, comme dans Zelda, comme dans tous les RPG, et une fois que c'est fait ben... Roule. D'ou l'aspect jeu de liberté avec des bouts de RPG dedans (ou un RPG avec des bouts de liberté dedans on sait pas trop). Les pokémons gagnent des niveaux et de ce fait des compétences, des attaques diverses et variées aux noms très poweur rangeurz style lance-soleil, frappe atlas et autre, qu'on peut leur apprendre via des Capsules techniques (au nombre de 50, utilisables une seule fois) et des Capsules secrètes (utilisables autant de fois qu'on veut, 5 dans le jeu), qu'il faut donc correctement gérer en prévoyant à l'avance quelle équipe on veut avoir plus tard.

La quête principale, qui, rappelons le, est de devenir Pokemon Master (ou au moins finir la ligue pokémon), vous amènera à parcourir entièrement la carte, avec parfois même des aller-retours.. Elle est très longue, surtout lorsqu'on ne la connaît pas et est franchement intéressante. Pas de farming, pas de power-leveling (ou rien qu'un peu), et beaucoup de péripétie, des phases d'infiltration, des épreuves assez difficiles (genre le parc safari.. Quand on ne connaît pas, c'est dur.). L'élevage des pokémons pour obtenir la dream team donnait déjà une durée de vie énorme au jeu, mais l'intérêt en est encore plus remonté par la quête principale. Encore une fois, il est impressionnant de voir tout ce qui peut tenir dans une p'tite cartouche.

Mais l'un des avantages les plus certains de pokémon est sans conteste son mode multijoueur. Pas de blagues, il ne s'agit pas d'un MMORPG, faut pas abuser aussi. Mais dans Pokémon, il y a un mode VS permettant d'affronter un ami dans un combat de pokémons. Comme dans pleins d'autres jeux certes, mais dans celui ci, c'est différent. Le fait de choisir ses pokémons, de les élever, de les booster, de farmer et autres, c'est comme dans un Soul Calibur où l'on pourrait choisir les combos, la vitesse, la force de nos combattants. Et ça, c'est simplement énorme! Le jeu est taillé pour le multi, rien que pour atteindre le niveau de maître pokémon il faut s'acheter un câble link (D'ailleurs, je me demande bien à quoi sert ce truc à part pour pokémon, si quelqu'un le sait, qu'il me hèle.. ) et un pote, non fourni dans la boite. Mais imaginez un peu! Des cours de récrés ou l'on ne joue qu'à ça! Un système simple et horriblement addictif! Nintendo contrôlait le monde.

Gameplay enorme, 18/20!

Les petit secrets

Y a des jeux, comme ça, pas forcément mauvais hein, que l'on finit, et il n'en reste rien, dans le sens ou on ne se pose pas vraiment de questions, y a rien qui a retenu notre attention... Et y a d'autres jeux remplis de p'tit détails. Genre Metal Gear Solid, avec tellement de trucs pensés à fond et tellement de blagues et délires de développeurs qu'on ne parvient pas à admettre que ça puisse exister, une telle finition. Et puis y a pokémon. Un jeu ou ce genre de p'tites blagues et de p'tites fausses pistes et rumeurs lancées par les développeurs (ou par les joueurs) en deviennent carrément sadiques. Dans Pokémon rouge/bleu, il y a des choses étranges, parfois défiant toute logique, et la seule chose qu'on leur trouve en commun, c'est certainement l'intention de marquer les esprits des développeurs qui apposaient la des marques indélébiles, faisant naître des questions totalement dépourvues de réponses. Rien ne vous empêche de sauter direct à la conclusion au cas où vous auriez peur d'être spoilé mais au fond, c'est pas vraiment comme si je fournissais des réponses.

-Le pokémon ultime du jeu, Mew: Dans pokémon B/R il y a 150 pokémons. Sauf que non en fait, il y en a un de plus. Il s'appelle Mew, on le croise dans le premier film pokémon, il est rose avec une grande queue, de longues pattes et des grands yeux bleus humides (so cuuuuute!). Dans le jeu, il est capable d'apprendre TOUTES les CT et les CS alors que les autres pokémons sont cantonnés aux CT et CS de même types qu'eux, ce qui permet en théorie de créer le combattant parfait.. Mais à part avec un action replay, impossible de l'attraper comme un autre pokémon. A l'époque, nous étions tous à fond sur ce jeu (à part deux ou trous branloux hautains et malpolis qui se dégageaient de cette mode minable, avaient ils tort, raison? A voir), Mew était plus un fantasme qu'autre chose. Pourquoi a t'il été inclus dans le jeu? Mystère, peut être était il donné en cadeau aux maîtres pokémons par le camion Nintendo qui sillonnait la france. On ne compte plus les techniques toutes plus compliquées et bidons les unes que les autres permettant de l'obtenir. Une des particularité de ce pokémon, qui est aussi la raison pour laquelle je le cite en premier, est qu'il sert de point commun à tous les autres p'tit secrets du jeu: « ce truc là, c'est pour avoir Mew! ». Notez que je l'ai vu qu'une seule fois, sur la console d'un ami qui avait cheaté comme un porc, je ne l'ai jamais personnellement possédé mais même 8 ans après, j'en rêve encore...

-Le camion secret de l'Océane: Récapitulons la situation. Vous êtes censés monter dans un bateau, l'Océane, amarré à Carmin sur mer. Après avoir tiré sa CS coupe au capitaine en le brutalisant sauvagement et en le jetant aux requins (ou un truc comme ça chais plus), vous sortez, le bateau fout le camp sans vous, et vous ne pouvez plus accéder à sa zone de mouillage, ce qui est tout à fait normal dans le déroulement de l'histoire. Sauf que… Il existe une technique secrète pour ne pas que le bateau parte mais que vous puissiez quand même récupérer la CS coupe: ça consiste simplement à récupérer d'abord la CS puis à se faire battre par un dresseur. Vous serez dès lors téléporté direct au centre pokémon le plus proche, soulagé de la moitié de votre argent, CS coupe en poche, mais le bateau sera toujours là, lui.. Et plus rien ne vous empêche de retourner vers le bateau une fois la CS surf trouvée, et de faire le tour du bateau. Et à ce moment là, sur un quai, vous trouverez un camion invisible, dans le sens ou normalement, vous n'êtes pas DU TOUT censés le voir, il est IMPOSSIBLE de l'atteindre sans cette technique qui ressemble plus à du séquence breaking bourrin qu'à un truc prévu par les développeurs. Ce camion n'existe qu'en un seul exemplaire dans le jeu, juste à cet endroit là, et ça outrepasse toute logique. Les cartouches Game Boy ne stockant 256 Ko et Pokémon étant l'un des jeu les plus ambitieux de la console, qu'est-ce qu'il a pu passer par la tête d'un dev pour qu'il se dise « tiens, je vais créer et stocker sur la cartouche un camion qu'on ne peut pas voir. »? Les pires spéculations sont nées sur ce camion. Si il est là, c'est qu'il sert à quelque chose, non? Mais pourquoi un endroit aussi tordu et comment s'en servir? Selon la légende, il y aurait Mew en dessous, il faudrait de ce fait le pousser. Et on retrouve donc le wagon de rumeurs fumantes, « utilise trois pokémons eau et deux pokémons psy niveau 73, 45, 27, 83, 100 et 100 avec un M, un E ou un W dans le nom et pousse le camion pendant qu'il fait nuit un soir de pleine lune ». C'est un rien exagéré mais ça vous donne une idée de ce que l'on pouvait croiser à l'époque... Pour avoir testé la plupart de ces techniques, je peux vous dire qu'il est bien collé.. Et le mystère reste entier, du moins pour moi.

-La ville bug: un truc énorme! Une technique secrète super compliquée que je ne détaillerai pas ici parce qu'il est 1h du matin et que je suis bourrWEUUURGL permet d'atteindre un endroit complètement chelou situé en pleine mer: la ville bug. Un agglomérat de différents bouts de terrain, de maisons, de tout ce qui constitue les graphismes du jeu, un vrai marécage de murs invisibles et de zones de collisions pièges qui coincent inexorablement le joueur, un dégueulis de tout ce qu'on peut trouver dans la cartouche, un vrai foutoir. Bienvenue à bug-city. Ce petit mystère, que j'ai expérimenté et qui n'est pas du tout une rumeur bidon, possède la particularité de ne pas faire planter le jeu, dans le sens où, normalement, quand on se retrouve balancé dans une bouillie de ce genre, la console plante généralement une seconde plus tard en grognant doucement par les écouteurs. Pas là. Ici, il est possible de se déplacer (en faisant gaffe aux zones de collisions). Et de pêcher. Quoi? Hop, les rumeurs partent. Selon les très nombreuses prophéties du web, on trouverait bien évidemment Mew dans les bassins chelous de la ville bug (chcrois même que j'en ai cauchemardé un jour.. quand on s'immerge a fond dans un jeu, c'est sur...), mais on parle aussi d'un pokémon étrange appelé Missingno. Un 152ieme pokémon? J'ai déjà vu des screenshots de ce pokémon, c'est une bouillie de pixels (et rien ne dit que c'est pas bidonné, dieu sait combien c'est facile et marrant de faire naître des rumeurs sur pokémon). Quoi qu'il en soit, j'ai souvent pêché des pokémon communs, mais aussi de temps en temps, un pokémon qui faisait planter la console (faut pas trop pousser aussi). Etait-ce Missingno? Je ne le saurais probablement jamais. Quoi qu'il en soit, la ville bug est un véritable labyrinthe aux pièges invisibles, aurait-il une fin? Ça aussi je ne saurai le dire, et son mystère reste tout entier. Notez que la technique des 180 pas pour accéder à la ville bug permet de se téléporter à n'importe quelle maison du jeu, mais j'me rappelle plus comment ^^. Il faut simplement effectuer la technique mais sans rester cantonné dans le parc safari, il faut sortir du parc et entrer dans un intérieur, pendant que les pas s'écoulent (si vous faites la technique vous verrez ce que je veux dire...).

-les pokémons de niveau supérieur à 100: Franchement pas mal. La technique simple que j'ai pas envie de détailler ici pour cause de « si je rend pas mon test dans 20 minutes Manu me jette du site » permet de croiser des niveaux supérieurs à 100, EXTREMEMENT PUISSANTS et super difficiles à capturer. Il convient d'avoir des pokémons bien entraînés de son côté. La particularité de ces pokémons étant qu'ils reviennent au niveau 100 au moindre gain d'expérience...

-Les techniques et secrets plus ou moins bidons que l'on croise sur le web: Pêle mêle, il y a le jardin secret de Leo (un mec qu'on croise dans le jeu..), les portes secrètes dans les cavernes, les pokémons mégarares qu'on ne croise qu'une seuls fois dans sa vie et celle de ses arrière petit enfants, les endroits pour se téléporter, les mégalabyrinthes, les manip' bizarres...
Avec tout ça, y avait de quoi faire. Rarement un jeu n'aura eu autour de lui un tel aura de mystère, avec des bugs qui semblent avoir plus été programmés volontairement que laissés par erreur par les développeurs et des petit détails qui font se poser des questions, le web ayant fait le reste. C'est le genre de jeu envers lesquels il est impossible de se dire qu'on l'a terminé, il y a toujours quelque chose à découvrir. Pour peu qu'on accroche, il y a de quoi passer une éternité à explorer tous ces bugs et à chercher une explication a tous ces mystères...

En conclusion, ce qu'on peut retenir de Pokémon, c'est que c'est un jeu exceptionnel. L'un des meilleurs de la Game Boy. C'est même carrément dommage qu'il ait été plombé par l'anime, qui, il faut bien l'avouer, était un peu bidon, et par les produits dérivés à outrance, qui poussaient à l'indigestion. Un univers complètement à part tout en restant cohérent, des graphismes sympas, des musiques variées, et une finition ultra poussée à rendre malade, ouais, un vrai jeu de gamer barbu (mais n'allez pas le crier sur les toits). N'écoutez pas les mauvaises langues, si vous n'avez jamais joué à Pokémon, c'est une erreur qu'il est temps de réparer (mais pas forcément en jouant aux nouvelles versions, scandaleusement développées et surfaites qui sont dénuées de toute l'âme du jeu).

Note finale: 18/20!


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Shakaan