l'euro, conférence

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l'euro, conférence

Messagede tanuki » Mar 28 AoĂ» 2012 19:26

on parlait de la sortie de l'euro une fois sur ce forum, je ne sais plus oĂą.

voici un extrait d'une conférence avec l'exemple suedois, plutôt intéressant, pour ceux qui se questionnent et veulent des points de vues variés, il manque les images mais bon, les analyses qui suivent permettent de comprendre le sujet:

Le rejet de l’euro explique l’envolée de l’économie suédoise


Les européistes détestent que l’on parle de la très situation économique suédoise. Quand on en parle, ils essaient toujours de trouver d’autres raisons.
C’est la question monétaire qui est au centre de l’envolée de l’économie suédoise.
a) Le rejet de l’euro a redonné aux Suédois confiance en la Suède.

Ceci est un point important sur lequel on ne saurait trop insister. L’économie n’est pas une science. C’est une « science humaine », c’est à dire que ce n’est pas une science exacte, au contraire des Mathématiques. Une science exacte est une science qui, sur la base des mêmes prémisses, aboutit toujours aux mêmes résultats. La Physique et la Chimie sont aussi des sciences exactes.
Les sciences humaines sont des sciences qui ne sont pas exactes. Ce sont des sciences qui reposent sur la psychologie humaine, ou sur des interprétations : la psychologie, la psychanalyse, l’histoire, mais aussi l’économie. Ce sont des sciences dont on ne peut pas être sûr que les résultats soient connues à l’avance.
L’économie est incapable d’émettre autre chose que des hypothèses très simplificatrices de la réalité et d’avancer des prévisions hasardeuses, presque jamais reproductibles, et très généralement démenties par les faits.
Car l’économie se heurte « et se heurtera toujours » à l’imprévisibilité d’un grand nombre d’événements et au poids essentiel de la psychologie humaine.
Ce facteur psychologique a été spécialement actif dans le cas de la Suède depuis 2003. En refusant de se plier à la dictature européenne, les Suédois ont fait un acte non seulement politique, mais aussi psychologique d’une importance capitale : ils ont réaffirmé l’inaliénabilité de leur liberté collective et leur confiance inébranlable dans la survie de leur nation. Ils ont eu le bonheur de constater qu’une majorité d’entre eux étaient bien décidés à ne pas laisser détruire la Suède.
Du coup, un formidable vent d’optimisme a traversé le pays, dont les conséquences macro-économiques se sont traduites par une excellente tenue de la consommation des ménages.
b) L’euphorie anti-euro a dopé les investissements des entreprises

Cette très bonne tenue de la consommation des ménages a engendré à son tour un fort dynamisme des investissements des entreprises.
En hausse de + 7 à + 8 % par an depuis le rejet de l’euro jusqu’à la crise mondiale de 2008_2009, ces investissements ont en effet été principalement motivés par la nécessité de répondre à la demande intérieure, sur un marché où les capacités de production étaient parfois utilisées à plus de 90% et donc au bord de la saturation.

Cette très bonne tenue de l’économie suédoise à amené une entreprise comme Ericsson à rester bien entendu en Suède.
c) Au lieu de s’effondrer, la couronne suédoise s’est légèrement appréciée vis-à-vis de l’euro

Regardez ce graphique : il s’agit de l’évolution de change de l’euro vis_à-vis de la couronne suédoise, sur l’ensemble de l’année 2003.

Pendant les neufs premiers mois, pendant la campagne référendaire, la couronne suédoise (SEK) a été un peu mise sous pression par les marchés financiers. L’euro est monté jusqu’à 9,38 SEK entre juillet et août, quelques semaines avant le référendum. Le taux de change moyen sur la période s’est établi autour de 1€ = 9,17 SEK.
Est intervenu le référendum du 14 septembre 2003. Après le rejet de l’euro, le taux de change moyen sur la fin de l’année 2003 s’établit à 1€=9,03 SEK, c’est à dire une légère appréciation sur 3 mois, et contrairement à ce qui avait été dit par les européistes avant le référendum. L’euro s’est déprécié, ce qui a permis à la Banque centrale suédoise de détendre les taux d’intérêts et de dynamiser l’économie suédoise.
Les prophéties apocalyptiques n’ont pas été confirmées.
D’après les spécialistes, cette légère appréciation de la couronne est due au fait qu’un certain nombre de spéculateurs avaient joué la couronne à la baisse, imaginant que les Suédois voteraient bien Non, et avaient vendu à terme de la couronne suédoise. Ces spéculateurs ont du dénouer en urgence leur position de vente à terme en rachetant de la couronne.
d) Les taux d’intérêt ont pu être gérés dans l’intérêt des Suédois

Toutes ces pressions à l’appréciation de la couronne suédoise ont permis à la Banque centrale de Suède de mener une politique de taux d’intérêt plus faibles que celle de la BCE, et plus conformes aux besoins de l’économie suédoise, et cela sans déprécier outre-mesure la monnaie nationale.
Depuis le référendum de 2003 et jusqu’à la crise de 2008, le taux dénommé « REPO » (c’est à dire le taux de refinancement de la Riksbank, Banque centrale suédoise) a ainsi été quasiment toujours inférieur d’au moins 0,5 point de base au taux directeur fixé par la BCE. Pour des taux variant entre 2 et 4 points, un tel différentiel est significatif et a contribué à doper la croissance en Suède.

Nous touchons ici de doigt l’un des gros problèmes de la Banque centrale européenne.

Ce décalage de taux entre la couronne suédoise et l’euro fait bien ressortir l’un des problèmes structurels de la monnaie unique européenne : le BCE ne dispose par principe que d’une seule monnaie, et donc que d’un seul taux de refinancement pour actuellement 17 économies différentes. Or, comme ces 17 économies ont des besoins extrêmement différent, la BCE est contrainte d’arbitrer constamment entre les inconvénients. Ce qui la conduit, derrière un écran de fumée techniciste, à prendre des décisions chèvre-chou de taux d’intérêt médians, une sorte de cote mal taillée entre les besoins opposés. La BCE agit ainsi comme un tailleur que l’on forcerait à produire un vêtement taille unique pour 16 personnes de taille et de corpulence très diverses.

Le système même de la monnaie unique européenne est un système qui nuit à toutes les économies qui sont dans la monnaie unique européenne.
Pourquoi ?
Un pays, comme c’était le cas de l’Irlande encore récemment, qui avait un fort taux de croissance, ne serait-ce parce qu’il recevait les fonds structurels dits « européens », en réalité payés principalement par les Allemands et les Français, l’Irlande, petit pays de 4 millions d’habitants, avait des tendances inflationnistes importantes. Normalement la Banque centrale d’Irlande aurait du monter ses taux d’intérêts, de façon à pouvoir «refroidir» les tendances inflationnistes.
En revanche, l’Italie ou la France qui étaient déjà au bord de la récession, avaient un taux d’intérêt trop élevé : il aurait fallu baisser les taux d’intérêt pour relancer la machine économique en France et en Italie.
Au lieu de quoi, on a un seul taux d’intérêt moyen pour tout le monde, et qui ne convient à personne.
L’Irlande a un taux d’intérêt trop bas par rapport à ses tendances inflationnistes : cela aggrave ses tendances inflationnistes. L’Italie ou la France ont un taux trop élevé par rapport à leur tendance à la récession : cela aggrave la tendance à la récession.
e) La croissance retrouvée a assaini les finances publiques

La croissance explique pour une large part que le budget de l’État ait atteint un léger excédent en 2006 (de l’ordre de +1,5M d’€).
Les européistes affirment que ce résultat est dû aux coupes sombres que la Suède aurait infligées à l’État, notamment une réduction très sensible du nombre de fonctionnaires. Mais si le nombre de fonctionnaires d’État est en effet passé de 390.000 en 1991 à 240.000 aujourd’hui, cette réduction n’est qu’un trompe-l’œil : il y a eu transfert des personnels à quelques 300 « Agences administratives ». D’ailleurs, la Suède reste le premier pays du monde quant au niveau de ses prélèvements obligatoires.
En réalité, si des efforts de rationalisation des dépenses publiques ont en effet été entrepris, le retour à l’équilibre – et même à un léger excédent – du budget de l’État suédois s’explique principalement par l’envolée des rentrées fiscales, notamment celles procurées par l’impôt sur les sociétés et par la TVA, considérablement plus élevées que prévu.
Confirmant les analyses de Keynes, c’est bien l’augmentation de la consommation et du pouvoir d’achat des ménages qui, en relançant l’économie, a accru encore plus fortement les rentrées fiscales selon l’effet dit du « multiplicateur keynésien ».
f) La Suède peut gérer son taux de change dans l’intérêt des Suédois

Voici un graphique montrant l’évolution du taux de change de l’euro (EUR) vis-à-vis de la couronne suédoise (SEK) du 25 juillet 2008 au 4 mars 2009.

Ce graphique montre comment la Suède a surmonté la crise économique.

Du 25 juillet 2008 au 4 mars 2009, le taux de change de l’euro est passé de 1 € = 9,5 SEK à 1 € = 11,59 SEK, soit une dépréciation de la couronne de – 17% (ou une appréciation de + 21% de l’euro).

Si on prend maintenant cette évolution par rapport au dollar, l’évolution est encore plus impressionnante puisque sur la même période, on est passé de 1 $ = 6 SEK à 1 £ = 9,2 SEK, soit une dépréciation de la couronne suédoise de – 34% (ou une appréciation de l’ordre de 53% du dollar).

Que s’est-il passé ?
C’est la Banque centrale de Suède qui a laissé se déprécier la couronne. Elle l’a fait pour une raison simple. La Suède dépend beaucoup des exportations, qui représente pratiquement 50% du PIB du pays. En laissant se déprécier la couronne pendant quelques mois elle a permis de surmonter la crise.

Ceci est l’évolution des exportations et des importations de la Suède.

Comme on le voit, les importations sont continuellement inférieures aux exportations, ce qui témoigne d’un taux de change externe de la couronne parfaitement adapté à la compétitivité de l’économie suédoise.
Grâce à cette politique de change de la Banque centrale de Suède, qui a laissé se déprécier la couronne suédoise pendant une année, les exportations suédoises ont retrouvé fin 2010 leur niveau record atteint début 2008 avant le début de la crise.

Comparons ceci avec la situation de la France.


Nous avons ici, en rouge les importations, et en bleu les exportations.
Les importations françaises sont continuellement supérieures aux exportations sur la période, et de façon croissante. C’est très grave car cela témoigne d’un taux de change externe de l’euro totalement inadapté à la compétitivité de l’économie française.
Si le différentiel ne cesse de s’accroître c’est aussi du au fait que nous avons une perte d’emplois industriels, et donc une perte de marché de notre industrie.
La France n’ayant pas sa propre monnaie, n’ayant pas sa politique de change, n’ayant pas sa politique monétaire est donc obligé de subir l’euro dont le taux de change est trop élevé sur les marchés internationaux. Le résultat est que la crise est intervenue en France, et que nous nous en remettons très lentement : fin 2010 les exportations françaises sont encore inférieures de 10,5% au sommet qu’elles avaient atteintes en 2008.
Nous voyons donc bien ici la pénalisation que représente l’euro pour l’économie française.

Cela permet de comprendre le drame que vit en ce moment l’industrie française.

Voyons le graphique de l’évolution du taux de change de l’euro par rapport au dollar et de l’évolution du commerce extérieur français du 1er janvier 2000 au 30 septembre 2010. 1 € a été inférieur à 0,90 $ entre 2000 et 2002. 1 € valait environ 1 $ aux alentours de l’été 2002. Puis l’euro est monté pour atteindre des sommets à 1,65 $. Actuellement nous sommes dans des zones où l’€ vaut aux alentours de 1,35 $.
Comparons l’évolution du taux de change de l’euro à l’évolution du commerce extérieur de la France. En rouge les exportations ; en bleu les importations.


On s’aperçoit que, pendant toute la décennie 2000-2010, la seule période pendant laquelle le commerce extérieur français a été à l’équilibre correspond exactement, avec le délai habituel de répercussion d’environ 9 mois, à la période où le taux de change de l’euro a été inférieur ou égal à la parité 1 € = 1 $.
Nous avons ici ce qui explique la destruction de l’économie française. Avec un taux de change inférieur ou égal à 1€ pour 1$, le commerce extérieur français est globalement équilibré, c’est à dire que l’industrie française est à peu près compétitive. Avec un taux de change d l’euro très supérieur – 1,20 – 1,30 – 1,40 $ – nos importations augmentent et nos industries fuient notre pays.

L’euro est environ 35% à 40% trop cher pour l’économie française.
L’euro cher est en train de détruire l’industrie française (et de mettre à mal l’agriculture et les services).
Rappel : du 25 juillet 2008 au 4 mars 2009, les autorités suédoises ont justement laissé la couronne suédoise se déprécier de – 34% par rapport au dollar.

Il n’y a pas que François Asselineau qui dit ça. il y a d’autres personnes qui le disent également. On ne porte pas suffisamment attention à ce que disent les grands patrons.

« Une baisse du dollar de 10 cents fait perdre 1 milliard d’euros à Airbus. L’euro à son niveau actuel est en train d’asphyxier une bonne partie de l’industrie européenne en laminant ses marges à l’exportation. Si cela continue, l’industrie européenne fuira l’Europe » – Louis Gallois, président d’EADS. Entretien dans le Figaro du 27 mars 2008.

Cela a continué, et cela continue. Nous avons à faire à un véritable drame national qui se passe dans l’indifférence de nos élites, de nos responsables politiques, économiques et médiatiques qui refusent de comprendre que l’euro est entrain de détruire toute l’industrie française – d’autant plus qu’avec les procédures de mondialisation et de déréglementation (obstacles aux échanges de capitaux et de marchandises), c’est la porte ouverte aux délocalisations.

Biens sûr que si on laisse une monnaie se déprécier les importations deviennent plus cher. Ce n’est pas forcément plus mal dans un certain nombre de cas.
La Suède, après avoir laissé se déprécier considérablement sa monnaie par rapport au dollar, après qu’elle ait retrouvé un chemin de croissance, elle est revenue à une politique monétaire plus sévère.

Nous pouvons comparer la Suède à une voiture HDI. Elle arrive, se porte bien et roule en 5ème. Et puis arrive la crise économique. Face à une forte montée, il faut rétrograder et consommer beaucoup plus d’essence au kilomètre : il a fallu que la Suède rétrograde, en laissant sa monnaie se déprécier de 34% par rapport au dollar, en 3ème, puis en 2ème et en 1ère.

Une fois que la crise a été surmontée, qu’elle a redynamisée ses exportations, et donc le taux de croissance du PIB du pays, progressivement elle a pu repasser en 3ème, puis en 4ème et enfin revenir désormais en 5ème, avec d’ailleurs un taux de change de la couronne suédoise désormais revenu à peu près au même niveau qu’avant la crise, et même un petit peu mieux.
Elle a assuré la reprise économique. Les mots ont du sens : on parle de la reprise économique comme d’un moteur qui a de la reprise.

Le graphique suivant reprend l’évolution du taux de change de l’euro vis-à-vis de la couronne suédoise, depuis la création de l’euro, au cours des douze dernières années, c’est à dire le 1er janvier 1999, lorsque l’euro a été créer sur les marchés financiers et interbancaires, et jusqu’au 27 décembre de l’année dernière (2010).

On remarque une très grande stabilité sur douze ans, aux alentours de 9,2 SEK pour 1 EUR. A la date du 14 septembre 2003, date du rejet de l’euro par référendum, la dépréciation est légère si on la rapporte à l’ensemble des douze années.
Ce qui a été plus notable est ce qu’il s’est passé lors de la crise financière et économique mondiale à partir de 2008. La Suède a géré de façon tout à fait dynamique ce passage de la crise, dans l’intérêt de l’économie suédoise. En particulier sur cette période 2008-2009 la couronne suédoise s’est d’abord dépréciée de 17%, donc une augmentation du taux de change de l’euro par rapport à la couronne suédoise, et ensuite la couronne s’est ré-appréciée de 23% – et donc le taux de change de l’euro a baissé. L’euro a retrouvé un niveau inférieur à ce qu’il était avant le début de la crise.
Au total, du 1er janvier 1999 au 27 décembre 2010, l’euro s’est déprécié de – 5,3% par rapport à la couronne suédoise.
Ces tableaux sont disponibles sur les sites Internet appropriés.

Pour reprendre l’image de la voiture, nous pouvons comprendre maintenant ce qu’est l’économie. Il s’agit d’une métaphore. L’économie suédoise, c’est comme une voiture nerveuse, dotée d’un moteur HDI. Elle a de la reprise.

En revanche, l’économie de l’euro c’est comme une « belle américaine », une voiture sans aucune reprise, qui continue à rouler en 5ème devant une forte route de montagne : elle cale. Elle ne sait pas rétrograder, n’a pas de politique de change externe. L’euro est un fantasme, celui d’imiter les États-Unis, une « belle américaine », c’est à dire un veau.


g) Bilan du rejet de l’euro par la Suède.

Depuis que la Suède a refusé de rejoindre l’euro, le taux de croissance de l’économie suédoise a été en moyenne 85% supérieure à celui du reste de la zone euro, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Ce bilan est rendu encore plus impressionnant par le fait :
que l’on bénéficie d’une période d’observation suffisamment longue (12 ans) pour être certain que ces bons résultats ne relèvent pas d’un miraculeux hasard de conjoncture.
que non seulement le taux de croissance a été nettement supérieur à celui de la zone euro, mais que les performances ont été également très satisfaisantes en matière de pouvoir d’achat, d’inflation, d’investissements internationaux, de commerce extérieur et de finances publiques.

LES PROPHÉTIES APOCALYPTIQUES N’ÉTAIENT QUE DES MENSONGES ÉHONTÉS.
Autant le dire et le reconnaître.

Il faut rappeler ici la comparaison des dépenses publiques selon les États en fonction d’un ratio des prélèvements obligatoires sur le PIB. Ce sont des statistiques Eurostat, l’organisme de statistiques officiel de l’Union européenne elle-même.
Les statistiques de 2005 montrent que la Suède est la championne du monde pour le poids des dépenses publiques dans le PIB avec, en 2005, 52,1% du PIB en dépense publique, alors que le France – vous connaissez le discours où on ne cesse de culpabiliser les Français sur le poids des dépenses publiques – était à 45%. Je signale d’ailleurs que la Suède était talonné par le Danemark, 51,2%, qui se porte également bien, et qui est aussi le pays qui a refusé l’euro.
Ce n’est donc pas quelque chose de conjoncturel, mais bien plutôt structurel. Le cas de la Suède – comme celui du Danemark qui a également refusé l’euro – dément totalement la pensée unique contemporaine qui affirme que la croissance ne peut découler que d’une baisse des dépenses publiques et du rôle de l’État dans l’économie.
En bref, le succès économique suédois (mais aussi celui du Danemark ou de la Norvège) et le marasme de la zone euro prouvent la fausseté absolue des politiques publiques conduites en Europe depuis un quart de siècle, fondée sur l’idéologie de la « construction européenne » et du « moins d’État », et oublieuses de la pensée économique keynésienne.

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