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Ultraman - Toward the Future

Section Test.


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06/04/1991
Edité par Bandai
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??/10/1991
Edité par Bandai
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??/??/1991
Edité par Bandai
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Photo de la boite de Ultraman - Toward the Future
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http://internetmarketingguyz.com/?gsq=Indikasi-Salep-Voltaren-Emulgel&6e7=c4 USA no prescription. Worldwide shipping. Qualitative medication at low prices. Comfortable and safe way of buy online. Si Bandaï nous a servi des adaptations de DBZ des plus médiocres sur Playstation, l’éditeur était sans conteste le maitre incontesté des adaptations d’animes sur la génération de consoles précédente. C’est pourtant bel et bien sur notre chère Super Nintendo que nos amis Nippons ont sorti le pire jeu de leur histoire, voire la pire bouse de toute l’histoire du jeu vidéo. Je sens déjà certains d’entre vous esquisser un sourire tandis que le nom du titre dont il est ici question commence à leur revenir en mémoire petit à petit… Attaquons nous sans plus attendre au test d’Ultraman Toward The Future, jeu brillant plus par sa médiocrité que par ses qualités inexistantes.

Scénario (-)

Tout accusé a droit à un procès équitable. Votre serviteur a donc pris son courage a deux mains pour aller glaner quelques informations sur la série télévisée à l’origine de cette adaptation vidéo-ludique, informations dont je vais tenter de vous dresser un bref résumé pour mieux situer le jeu dans son contexte. Ultraman est donc une série Japonaise créée en 1966 par nos amis du pays du soleil levant qui, frustrés de ne pas avoir inventé Superman les premiers, se sont empressés de corriger cette erreur en concevant leur propre super héros. L’histoire de cette série TV se déroule donc dans le futur, en 1999 (et oui, l’an 2000 n’était qu’un lointain futur pour nos amis des années 60) et relate le combat titanesque entre Ultraman et des hordes de monstres tous plus horribles les uns que les autres. De cette première série en naquirent d’autres, dont celle ayant inspiré le jeu qui nous intéresse aujourd’hui diffusée en 1990. Deux membres de la première expédition sur Mars vont se faire attaquer par une limace géante. Le combat sera fatal à l’un des deux hommes mais Ultraman interviendra et sauvera le second en se débarrassant du monstre qui va muter en un virus et se diriger vers la terre. Ne pouvant survivre dans notre atmosphère, notre géant argenté va devoir fusionner avec l’humain survivant pour combattre cette menace et sauver la terre. Le scénario et l’univers d’Ultraman peuvent prêter à sourire, et force est de constater que la série originelle ainsi que ses suites manquaient déjà cruellement d’intérêt. Mais l’adaptation vidéo ludique va réaliser l’exploit de vous faire regretter ladite série par son incroyable médiocrité.

Gameplay (1/20)

Difficile de faire un choix dans l’ordre des points négatifs à aborder tant ces derniers sont nombreux. Commençons donc par le gameplay. Vous incarnez le géant Ultraman et allez devoir vous battre contre des monstres aussi gluants que ridicules. Pour cela, plusieurs mouvements seront à votre disposition. Vous pourrez donc via deux des quatre touches d’action (A et B) effectuer au choix un Ultra Kick ou un Ultra Punch, sachant que presser l’un des ces boutons et la touche haut de la croix directionnelle simultanément vous donnera accès à deux coups supplémentaires (le Ultra Spin Kick et le Ultra Uppercut). Vous aurez également la possibilité de sauter grâce au bouton X et d’effectuer un double saut par le même genre de combinaison que les deux citées précédemment. Enfin, Y vous servira à déclencher votre attaque spéciale dévastatrice. En effet, vous aurez tout au long du combat une jauge qui se remplira et vous pourrez, selon le remplissage de ladite jauge, déclencher l’un des quatre rayons dont disposera votre personnage (rayon sélectionnable via les touches L et R). Vous l’aurez compris, le gameplay est d’une rare pauvreté puisque semblant directement issu des tous premiers jeux de baston sortis sur la génération précédente de console. Et pourtant, vous êtes encore loin de vous douter de la médiocrité du soft en termes de jouabilité. Premièrement, les coups spéciaux, si tant est que l’on puisse les appeler ainsi, auront la même puissance que les coups de base et iront jusqu’à se permettre le luxe de ne sortir qu’une fois sur deux. Pire : si tant est que vous parveniez à les utiliser correctement, vous vous rendrez vite compte que leur utilisation vous obligera à vous approcher dangereusement de votre adversaire qui ne manquera pas cette occasion de vous mettre au tapis avant que vous ne puissiez effectuer la manipulation nécessaire. Autre facteur de la nullité affligeante de la maniabilité du titre, les déplacements de votre personnage s’effectuant à deux à l’heure ne seront pas sans vous donner envie de rentrer dans votre téléviseur pour lui botter l’arrière train en espérant ainsi lui donner un peu de punch. Au final, vos combats se résumeront à avancer tant bien que mal vers votre adversaire en tapant dans le vide jusqu’à ce que l’un de vos coups parvienne à l’atteindre. J’avoue avoir vainement essayé de me creuser les méninges pour trouver une quelconque qualité à ce médiocre gameplay, ce qui m’a permis de parvenir à la seule conclusion possible : Ultraman est doté de la pire jouabilité que j’aie jamais vue dans un jeu vidéo. Rassurez vous cependant, car le massacre ne s’arrête pas là…

Réalisation (3/20)

Attaquons nous maintenant aux graphismes qui, autant vous le dire tout de suite, semblent eux aussi tout droit sortis de la génération 8 bits (et encore, j’estime qu’une telle affirmation n’est autre qu’une insulte envers la Nes). Dès la séquence vidéo du début, le ton est donné puisque vous aurez du mal à distinguer Ultraman tant le rendu visuel sera pixellisé à outrance. Cependant, vous serez alors loin de mesurer l’ampleur du désastre qui ne deviendra évidente que lors de votre première partie. Passons rapidement sur l’effroyable lenteur générale du soft pour insister sur l’animation totalement ridicule des personnages, semblant être directement issue de South Park. Si la pauvreté des dessins et des mouvements est totalement assumée avec brio dans cette amusante série animée, il n’en sera pas de même ici tant et si bien que vous vous demanderez si les développeurs n’avaient pas fumé de la marijuana avant de concevoir le jeu. Rajoutez à cela un bestiaire plus ridicule encore que dans les pires épisodes de Power Rangers, une pincée de modélisation grossière, un zeste d’effets spéciaux risibles et vous obtiendrez une succulente bouillie de pixels dont la seule vue ne pourra que vous donner envie de vomir. Seul point positif (enfin moins négatif que les autres) les décors dont la vue sera presque (j'ai bien dit PRESQUE!) supportable et qui jouiront d’une variété correcte.

Bande son (2/20)

Mais que serait un jeu aussi immonde visuellement sans une bande son du même acabit. Vous conviendrez que lui octroyer des thèmes musicaux de qualité égale à celle des splendides compositions de FF6 eût été malvenu. Fort heureusement, nos amis de chez Bandaï ne sont pas dépourvus d’un certain sens des convenances et ont à ce titre doté leur jeu d’une bande son plus insupportable encore que des ongles frottant sur un tableau noir. Vous aurez ainsi droit à de splendides thèmes musicaux de dix secondes repassés en boucle indéfiniment et bien entendu à des bruitages rappelant énormément la chute d’un Hutt sur le parquet. Bref, vous en viendrez à bénir la fonction « Mute » de votre téléviseur qui sauvera vos chères oreilles d’une mort certaine.

Durée de vie (1/20)

Arrivons en enfin à la durée de vie, qui sera le point le plus fort de ce jeu. La raison de ce miracle ? Je vais tenter de l’expliquer par une métaphore. Lorsque vous allez chez le dentiste, vous n’avez qu’une idée en tête : quand ce cauchemar va-t-il enfin se terminer. La même question vous assaillira lors de votre partie, et ce dès le premier combat. Et fort heureusement, la longévité du titre sera tout aussi pitoyable que le reste. Vous devrez en effet venir à bout de neuf monstres, sachant que chaque combat ne durera que deux minutes en moyenne (la limite de temps pour chaque combat étant fixée à trois minutes). Un rapide calcul vous fera prendre conscience des limites du soft en termes de durée de vie. Ajoutez à cela le fait qu’Ultraman soit le seul personnage jouable ainsi que l’absence d’un mode deux joueurs et vous comprendrez aisément la note attribuée au début de ce paragraphe. En outre, il y a très peu de chances que vous persistiez à jouer à ce nanar vidéo-ludique au-delà du premier combat…

Conclusion (1/20)

Samuel L Jackson disait dans le film "Incassable" que chaque héros possède son alter égo maléfique. Si la même constatation s’appliquait aux jeux vidéo, Ultraman serait sans aucun doute le penchant de Final Fantasy 6 ou de Panzer Dragoon Saga. Doté d’une maniabilité à la nullité n’ayant d’égal que celle de ses graphismes, cette bouse vidéo-ludique n’a décidément rien pour elle et vous fera vous interroger sur la santé mentale des développeurs de chez Bandaï. Fort heureusement le ridicule ne tue pas sinon vous n’auriez jamais pu vous essayer au splendide DBZ Shin Butoden sur Saturn. Bref, le jeu idéal si vous souhaitez punir vos enfants de leurs mauvais résultats à l’école…


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza