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The King of Dragons

Section Test.


Acheter Viagra Pharmacie Paris The King of Dragons
04/03/1994
Edité par Capcom
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??/04/1994
Edité par Capcom
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??/??/1994
Edité par Capcom
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http://seatower.com/?wide=Kamagra-Online-Bestellen-Gunstig&8bf=01 Console: Nintendo Super Nes
follow link Genre:Beat'em All
Buy Ciprofloxacin 500mg For Développeur: Capcom
click here Joueurs: 1 à 2
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Photo de la boite de The King of Dragons
The King of Dragons, capture d'écran The King of Dragons, capture d'écran The King of Dragons, capture d'écran
see Capcom. Voilà un nom qui suffit à faire frissonner tous les amateurs de beat'em all. En effet, pendant l'âge d'or du jeu vidéo, la firme japonaise jouissait d'un certain savoir-faire en la matière. Capcom et le beat'em all étaient indissociables, comme l'étaient Nintendo et la plate-forme, Sonic et la vitesse, Roméo et Juliette, ou encore les éclairs et le chocolat... Pourtant, mettre du chocolat dans un éclair ne suffit pas toujours à faire quelque chose de bon, surtout si le chocolat est mauvais. Derrière cette métaphore absolument hors sujet se cache un réel message. Capcom, c'est l'éclair. The King of Dragons, c'est le mauvais chocolat.

D'abord sorti en 1991 dans les salles d'arcade, The King of Dragons est adapté en 1994 sur Super Nintendo. C'est cette version qui nous intéresse aujourd'hui, car elle est l'exemple même de ce qu'est un mauvais portage d'un jeu pourtant sympathique. Explications.


La communauté du dragon

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'histoire de The King of Dragons n'est pas vraiment originale. Dans un monde médiéval-fantastique, alors que tout va pour le mieux, le méchant dragon Gildiss sort de son sommeil séculaire. Et comme chacun sait, les dragons, c'est le mal. Il incombe donc à un petit groupe de cinq combattants variés de défaire le gros reptile cracheur de feu.

Voilà pour la trame de fond. C'est simpliste, c'est vite expédié, mais n'oublions pas que l'on a affaire à un beat'em all, genre qui ne s'offre que très rarement le luxe d'un scénario qui tient la route. De ce fait, on pardonnera facilement le peu de profondeur de l'histoire, pardonnez l'euphémisme, d'autant plus que l'on aura tout de même droit à quelques dialogues et rencontres inopinés au cours de l'aventure. Ces événements inattendus, bien qu'extrêmement anecdotiques, sont malgré tout assez plaisants, voire rafraîchissants. Rencontrer une belle princesse et papoter un peu avec elle après l'avoir sauvée de hordes d'orcs sanguinaires, ça fait toujours plaisir. Certes, on reste à des années-lumières de ce que proposeront un peu plus tard les Dungeons & Dragons, du même studio, mais force est de constater que le scénario n'est ici qu'un prétexte pour partir à l'aventure, aventure qui s'étendra sur pas moins de seize stages.

Vous avez dit seize stages ?

Et oui, seize niveaux, ni plus ni moins, mais attention! Si le chiffre peut sembler conséquent, il convient de préciser que certains levels se bouclent en quelques minutes à peine. J'entends par là que parmi la grosse quinzaine de stages qu'il faudra traverser, pas un n'est de l'acabit de ceux d'un Final Fight ou d'un Streets of Rage. Alors que certains sont de taille relativement normale, si l'on tient compte de leur très grand nombre, d'autres ne nous résisteront que quelques secondes, le temps d'éliminer une poignée de squelettes armés. On aurait aimé des niveaux plus consistants, plus crédibles, ou au moins, plus équilibrés. Passer d'un stage qui nous a occupé cinq minutes à un autre qui ne nous prendra que trente secondes, qu'on se le dise, c'est assez moyen. De plus, le jeu se révélera somme toute assez facile, et le terminer ne devrait pas demander trop d'efforts. Trois modes de difficulté étant proposés, je ne peux que conseiller vivement aux habitués du genre d'opter dès le départ pour le plus élevé.

Globalement, et malgré leur courte durée, les très nombreux niveaux permettent au jeu de jouir d'une durée de vie assez longue pour le genre. Et comme tout beat'em all qui se respecte, le mode multijoueur vient la rallonger. C'est dans ce dernier que l'on trouve le véritable intérêt du soft, puisque les joueurs pourront choisir des personnages complémentaires, facilitant par là même leur noble quête. Sur borne d'arcade, il était possible de jouer jusqu'à trois simultanément. Ici, Super Nintendo oblige, le multi se limite à deux joueurs. La console ne permettant pas de brancher plus de deux manettes à la fois, il serait injuste de tenir compte de cet aspect du jeu dans sa notation. Hélas, ce n'est pas là la seule perte occasionnée par le passage de la borne à la console, et c'est surtout la moins grave. Croyez-moi, les autres sont bien plus déplorables...

Arthur de Super Ghouls'n Ghosts se retourne dans sa tombe

Procédons si vous le voulez bien à un petit rappel temporel. The King of Dragons sort sur Super Nintendo en 1994. Trois ans plus tôt, Capcom donnait naissance, sur la même console, à Super Ghouls'n Ghosts qui, outre sa qualité indéniable, faisait office de démo technique. On est donc en droit d'attendre de King of Dragons une réalisation au moins jolie, au mieux resplendissante. Mais malheureusement, il n'en est rien.

Alors que la Super Nintendo possède des capacités graphiques énormes, les gars de chez Capcom se sont dit qu'il ne servait à rien de jouer là-dessus. Autant dire qu'ils se sont magistralement plantés. Ici, pas de Mode 7, pas de distorsion, pas de scrolling parallaxe... C'est tout juste si l'on a de temps en temps un arrière-plan animé, et encore, ces derniers sont minimalistes. Évidemment, c'est l'ambiance générale qui en pâtit. Combattre des orcs sur une plage, c'est bien, mais quand la mer en arrière-plan est complètement immobile, on a l'impression d'être un acteur qui joue devant un fond en carton dans un mauvais film.

Cela dit, il serait faux de dire que les paysages sont hideux. La plupart est même plutôt réussie. Colorés, variés... Encore une fois, le principal reproche que l'on peut faire est qu'ils sont parfaitement statiques, et qu'ils n'exploitent en rien les capacités de la console. Précisons que beaucoup plus d'animations étaient présentes sur la version originale du jeu : des étoiles apparaissaient lorsque l'on ramassait un trésor, des oiseaux et des lapins traversaient les environnements pour fuir les monstres... Tous ces petits détails agréables ont disparu. C'est regrettable, surtout que la console aurait été très largement capable de les afficher.

Il en va de même pour les sprites. Déjà pas bien gros sur arcade, ils sont ici relativement petits. Seuls les boss échappent au massacre, puisqu'ils ont de toute évidence bénéficié d'une attention particulière. Imposants, impressionnants, ils sont souvent remarquables de par leur design fouillé et tape-à-l'œil. On voudrait même parfois les admirer un peu plus longtemps, au risque de se faire couper en deux par un coup de hache bien placé. Les ennemis de base quant à eux, même s'ils ne cassent pas trois pattes à un canard (que de violence dans cette expression), ont tous une apparence appréciable, et sont assez variés. Bien entendu, on retrouve le classique procédé qui consiste à changer la couleur d'un monstre pour signifier sa montée en puissance, mais il n'est pas ici utilisé à outrance, et le bestiaire demeure divers et plaisant. Pas comme les musiques.

Baissez ce son que je ne saurais ouïr

Que les choses soient claires pour tout le monde : The King of Dragons fait partie de ces jeux aux musiques répétitives qui vous trottent dans la tête sans plus vouloir en partir, aux mélodies peu recherchées plus souvent exécrables qu'agréables, et aux bruitages ringards et dépassés que l'on souhaiterait ne pas avoir à entendre.

Si quelques compositions contribuent à mettre en place une ambiance cohérente tout en respectant nos tympans innocents, force est de constater que la grande majorité des thèmes musicaux est tout simplement à côté de la plaque. Non seulement la qualité n'est pas au rendez-vous, mais en plus, Capcom se permet de nous servir à plusieurs reprises des pistes de cinq secondes, montre en main, qui tournent en boucle. Et n'espérez pas traverser le niveau rapidement pour en finir au plus vite : les compositions les plus détestables sont réservées aux stages et aux boss les plus longs. Heureusement, une poignée de thèmes reste supportable et sauve l'honneur, tant bien que mal.

Je ne puis en revanche pas faire preuve d'autant d'indulgence concernant les effets sonores qui semblent tout simplement venus de la génération de consoles précédente. En effet, ces derniers prennent un malin plaisir à cumuler les tares. Sourds et peu nombreux, ils sont en plus la cible de bugs gênants. Il n'est pas rare que lorsque l'on ramasse un bonus, le bruitage associé ne se déclenche pas. Ça n'a l'air de rien comme ça, mais en l'absence d'effet sonore et d'animation indiquant que l'on vient bien de récupérer un objet, on en vient à se demander si tout s'est déroulé comme prévu, et si le bonus a bien été ramassé. Ajoutez à cela une mollesse des sons à toute épreuve, et vous aurez constamment le sentiment de frapper dans le vide, même en pilonnant les squelettes à coup de massue.

Des personnages variés pour un gameplay avarié

Vous êtes plutôt elfe ou nain ? C'est une question qu'il faut se poser avant de jouer à King of Dragons, car il vous faudra choisir parmi un panel de cinq protagonistes avant de vous lancer dans l'aventure. Opterez-vous pour le guerrier, épéiste équilibré, pour le clerc, fort mais lent, ou encore pour le nain, petit mais puissant ? Ou peut-être préfèrerez-vous le sorcier, attaquant de loin mais incapable de se protéger, ou l'elfe, archer redoutable au demeurant fragile? Chacun de ces personnages dispose de qualités et de défauts qu'il faudra prendre en compte afin de ne pas finir en pâtée pour orc. La vitesse, la puissance, ainsi que la longueur de la barre de vie et la portée des armes varient en fonction du héros choisi. Tous, cependant, disposent de la même attaque spéciale, qui déclenche une magie blessant tous les ennemis à l'écran. Cette compétence reste malheureusement peu utile, puisqu'elle se révèlera faible, et que chaque usage que vous en ferez piochera allègrement dans votre jauge de points de vie. C'est dommage, puisqu'il s'agit de la seule véritable technique du jeu, aucune prise ou projection n'étant réalisable. De même, il n'est pas possible d'exécuter le moindre enchaînement, les personnages reproduisant inlassablement le même coup. En contrepartie, les combattants disposant d'un bouclier, à savoir le guerrier, le clerc et le nain, pourront s'en servir pour parer les assauts ennemis. C'est un point crucial du gameplay, puisqu'une bonne utilisation de votre égide vous garantit quelques bonnes minutes d'espérance de vie supplémentaires. On ne va pas cracher dessus.

Ceux qui l'ont connue se souviendront que la version arcade était rythmée et dynamique. Point de cela ici. Pour d'obscures raisons, le jeu a considérablement été ralenti, et ce n'est clairement pas une bonne chose. La jouabilité s'en trouve alourdie et trop rigide, alors que le manque de vitesse couplé à l'inexistence d'enchaînements de coups rend l'aventure souvent fastidieuse. Heureusement, quelques éléments de RPG viennent pimenter un peu la progression. À mesure que vous amasserez des points et que vous écraserez les ennemis par vingtaine, votre personnage gagnera des niveaux, augmentant ainsi sa barre de vie. De plus, s'il n'est pas possible de ramasser des armes au long des stages, il vous sera donné, à de multiples reprises, d'acquérir des équipements de meilleure qualité. On apprécie ce côté jeu de rôle, qui s'accorde à merveille avec l'univers fantastique que l'on devra traverser. Mais malheureusement, cela ne suffit pas à rattraper les lacunes d'un gameplay trop raide et sans réelle originalité.

En conclusion

The King of Dragons est de ces jeux qui ne marquent pas les mémoires. Alors que le soft original était agréable et joli, Capcom a saboté son propre titre en bâclant la version console. On perd alors tout l'intérêt que l'on pouvait y porter, et on se retrouve avec un gameplay pauvre pour un beat'em all des plus banals. À grands coups de Final Fight ou de Knights of the Round, l'éditeur japonais nous avait habitué à une qualité autrement plus élevée. Heureusement, grâce à la série des Dungeons & Dragons, il saura faire oublier la déception causée par ce portage de bas étage, et l'on tâchera bien volontiers de l'oublier, au profit du jeu d'arcade original, certes pas transcendant, mais beaucoup plus abouti.

Scénario : 12/20 Assez simpliste, on apprécie néanmoins les évènements et dialogues, plutôt rares dans ce type de jeu.

Durée de vie : 14/20 Les niveaux sont courts mais très nombreux. Le jeu se révèle bien fun en multi avec un ami.

Réalisation : 14/20 Il y avait matière à faire quelque chose de beaucoup plus beau, mais la console n'est pas exploitée.

Bande son : 11/20 À l'heure ou des jeux comme ActRaiser émerveillent de par leurs compositions pratiquement symphoniques, King of Dragons a un train de retard. Et quel train.

Gameplay : 13/20 Rigide, pauvre, mais certainement pas original.


Note générale : 12/20


Article publié le 28/01/2012 Jeu testé par Evil Canard