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The Hunt For Red October

Section Test.


400 Bad Request The Hunt for Red October
01/10/1993
Edité par Altron
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The Hunt for Red October
??/01/1993
Edité par Hi-Tech Expressions Inc.
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400 Bad Request

The Hunt for Red October

??/??/1993
Edité par Hi-Tech Expressions Inc.
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nginx
Console:
Nintendo Super Nes
Genre:Shoot'em Up
Développeur: Hi-Tech Expressions Inc.
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: Nintendo Game Boy- Nintendo Nes-
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de The Hunt For Red October
The Hunt For Red October, capture d'écran The Hunt For Red October, capture d'écran The Hunt For Red October, capture d'écran
Que d’adaptations de licences ! L’industrie du jeu vidéo a sans conteste rapporté énormément aux réalisateurs de films ces vingt dernières années : Star Wars, Indiana Jones, Stargate sont autant d’adaptations de qualité issues de films prestigieux, à cette époque où les licences gâchées étaient bien moins fréquentes que de nos jours. Pourtant, certaines adaptations de qualité discutable viennent ternir la ludothèque des consoles 16 bits. The Hunt For Red October fait partie de ces dernières…

Gameplay (11/20)

Enfin est-il possible de parler d’adaptation ? Disons le d’emblée, le jeu n’a qu’une fidélité des plus limitées à l’œuvre d’origine sous bien des aspects, à commencer par le gameplay. En effet, là où l’opus Nes proposait des phases de jeu diverses et variées pour suivre au maximum l’intrigue du film, cette mouture 16 bits n’est ni plus ni moins qu’un shoot’em up à scrolling horizontal non forcé (comprenez par là que vous pouvez rester immobile et n’avancez que si vous le souhaitez). Ainsi, vous contrôlez l’Octobre Rouge et devrez vous battre contre des myriades d’appareils ennemis. Pour cela, quatre armes seront à votre disposition, chacune vous permettant de toucher un certain type d’ennemis : les torpilles partiront à l’horizontale et seront donc parfaites pour se débarrasser des sous-marins situés en face de vous, les grenades vous permettront de toucher les ennemis situés légèrement en dessous ou au dessus de vous et les missiles partiront à la verticales et seront votre seule arme contre les bateaux de surface et autres hélicoptères. Vous devrez toutefois les utiliser avec parcimonie puisque tous ces équipements seront en quantité limité, vous laissant sans défense si vous les épuisez. Quelques autres possibilités seront disponibles comme par exemple le lancement de leurres mais seront, reconnaissons le, relativement peu utiles. Lorsque vous subirez des dégâts, vous pourrez remarquer un pourcentage augmenter en bas de votre écran, s’accompagnant de l’apparition de points jaunes puis rouges dans les différentes zones du sous-marin symbolisant les dégâts en question. Malheureusement, cela est purement esthétique et vous n’aurez aucun dysfonctionnement de votre submersible en fonction des zones touchées. Lorsque le pourcentage atteindra les 100%, vous n’avez plus qu’à abandonner le navire. A noter quelques phases bonus vous mettant aux commandes du canon de pont pour descendre des hélicoptères et bateaux dans des phases de tir en pseudo 3D des plus réussies.

Si dans cette partie du gameplay, le bilan semble plutôt flatteur, les choses se gâtent dès que l’on aborde la question des déplacements. En effet, ces derniers seront d’une lenteur affligeante, rendant quasi-impossible l’évitement des différents projectiles que vos ennemis vous enverront. Un sous-marin nucléaire est certes plus lourd à manœuvrer qu’un F-14 mais un peu plus de souplesse dans les commandes eut été indispensable pour rendre le jeu jouable et agréable à jouer, puisque tenter de retranscrire l’inertie d’un submersible de plusieurs tonnes conduit immanquablement à créer un jeu lent et peu dynamique. On s’interrogera également sur le choix des développeurs de ne pas permettre au joueur de tirer avec les tubes lance-torpilles de poupe, possibilité remplacée par celle de faire demi-tour par un appui sur la touche L. Seulement, au même titre que les autres déplacements, cette manœuvre sera bien trop lente et il y a fort à parier que le sous-marin vous poursuivant sera entré en collision avec vous bien avant que vous soyez parvenu à lui faire face. Grosse déception que ce gameplay pourtant bourré de potentiel mais gâché par des déplacements des plus hasardeux.

Durée de vie (7/20)

Ce constat sera d’autant plus gênant de par l’insurmontable difficulté du titre. En effet, entre les tourelles vous mitraillant à une cadence de tir effrénée, les submersibles ennemis totalement kamikazes qui vous fonceront droit dedans, les hélicos et autres bateaux vous bombardant copieusement, les mines parsemant les parcours et le relief des plus difficiles, vous aurez bien peu de chance de vous en sortir avec votre sous-marin aussi maniable qu’une brique au fond d’une baignoire. Quelques bonus seront présents pour faire baisser votre pourcentage de dégâts et augmenter vos munitions mais leur faible nombre sera un réel problème (d’autant que la baisse dudit pourcentage à la fin des niveaux sera des plus négligeables). Enfin, rajoutez à cela le fait que vous n’aurez qu’une seule et unique vie pour venir à bout du jeu (sans aucun continue) et vous obtenez un soft des plus difficiles que la plupart abandonneront vite, exaspérés par les commandes d’une lourdeur sans précédent.

Réalisation (8/20)

Graphiquement, le jeu ne vous laissera pas non plus sans voix. La modélisation des différents véhicules est d’assez bonne facture mais leur animation est poussive voire même saccadée. Les décors ne jouissent pas d’une grande variété ce qui fera vite naitre chez le joueur un sentiment de lassitude. La variété sera malheureusement tout aussi limitée chez les adversaires que vous rencontrerez puisqu’ils se limiteront à une demie douzaine envoyés en boucle par la console. Sans être totalement repoussant visuellement parlant, le titre ne parviendra pas à convaincre et à attirer l’œil du joueur pour le garder scotché à son téléviseur.

Bande son (8/20)

Le constat est hélas le même pour la bande son, puisque si les musiques ne seront pas désagréables en soi, elles ne seront en aucun cas adaptées à un shoot’em up et ne donneront aucun rythme à l’action. De plus, leur variété sera également à remettre en cause puisqu’elles vous lasseront vite tant par leurs mélodies assez peu inspirées que par leur aspect répétitif. Bon point cependant pour la musique de game over, thème que vous entendrez à n’en pas douter très souvent.

Scénario (-)

Par égard envers la splendide œuvre de Tom Clancy ayant donné naissance au magnifique film de John McTiernan, je me garderai de noter le scénario de cette pâle adaptation qui n’a rien à voir avec l’œuvre d’origine. La seule trace de scénarisation à laquelle vous aurez droit ici sera un court texte au début du jeu accompagné de briefings des plus concis avant chaque mission. Le jeu ne suivra en aucun cas le scénario du film rendant cette adaptation des plus frustrantes pour n’importe quelle personne désireuse de suivre les aventures de Jack Ryan.

Conclusion (9/20)

Grosse déception que ce titre donc. L’éditeur s’est contenté de produire un shoot’em up de qualité moyenne en donnant au joueur comme vaisseau principal un véhicule ressemblant vaguement à l’Octobre Rouge, et affublant son titre du nom de la licence chèrement acquise dans le but avoué de faire vendre. Malheureusement, comme vous l’aurez compris par vous-même, The Hunt For Red October n’a d’Octobre Rouge que le nom et ne rend aucunement justice à la magnifique œuvre de Tom Clancy. On ne peut que le féliciter d’avoir confié l’adaptation de ses autres romans à Ubisoft qui nous a depuis sorti entre autres les splendides Rainbow Six.


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza