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The House of the Dead 2

Section Test.


400 Bad Request The House of the Dead 2
25/03/1999
Edité par Sega
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The House of the Dead 2
09/09/1999
Edité par Sega
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400 Bad Request

The House of the Dead 2

29/10/1999
Edité par Sega
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nginx
Console:
Sega Dreamcast
Genre:Tir
Développeur: Sega-AM3
Joueurs: 1 à 2
Existe aussi sur: Arcade- PC-

Photo de la boite de The House of the Dead 2
The House of the Dead 2, capture d'écran The House of the Dead 2, capture d'écran The House of the Dead 2, capture d'écran
La plupart des générations de joueurs actuelles s’imaginent que le plaisir de dégommer des Zombies au flingue demeure réservé aux possesseurs de la WII, avec l’excellent Resident Evil Umbrella Chronicles. Cependant, Capcom n’a rien inventé puisqu’en 1998 sortait le portage du jeu d’arcade The House of the Dead sur la 32 bits de Sega. Devant le succès rencontré par le soft, que ce soit dans les salles obscures ou dans les foyers, rien d’étonnant à voir l’éditeur réitérer l’expérience avec un second épisode, dont l’adaptation verra cette fois ci le jour sur Dreamcast. Ce nouveau défouloir est il à la hauteur de son prédécesseur ? Réponse à suivre…

Scénario (-)

En 1998, deux agents du gouvernement furent envoyés pour enquêter sur les agissements douteux du Dr Curien qui avait mis en place un laboratoire au cœur d’un manoir isolé, théâtre d’horribles expériences sur les êtres humains dans le but de découvrir le véritable sens de la vie. Après avoir affronté des hordes de zombies, les agents Rogan et G parvinrent à empêcher ces abominations d’atteindre les zones habitées. Tout le monde pensait le problème résolu, jusqu’à ce que des événements similaires surviennent deux ans plus tard dans une ville en proie à une véritable invasion de zombies. C’est donc à vous qu’incombe la lourde tâche d’aller faire le ménage et d’éviter que ces créatures maléfiques ne s’emparent de toute la planète ! Tout comme son prédécesseur, The House of the Dead 2 emprunte énormément aux films de séries B américains en termes de scénario. Peu mis en valeur, celui-ci n’est qu’un prétexte pour dégommer du zombie à la chaine.

Gameplay (18/20)

Le soft se présente donc comme un jeu de shoot dans lequel vos déplacements sont entièrement gérés par la console. Tout ce que vous avez à faire est donc de tirer sur (presque) tout ce qui bouge avec votre flingue qui sera votre seul ami fidèle tout au long de l’aventure. Avant de continuer ce test, il convient de préciser une chose : jouer à THOTD2 au pad ne recèle AUCUN intérêt. Si vous n’êtes pas en mesure d’acquérir un gun, passez votre chemin et rabattez vous sur un FPS. Dans le cas contraire, vous apprécierez à sa juste valeur la précision redoutable de l’arme que vous tenez entre vos mains. Après calibrage, vous serez en mesure de dégommer une mouche posée sur la tête d’un zombie à 50 mètres de distance (bon, mieux vaudra pour votre santé dégommer le zombie qui se trouve quelques centimètres en dessous mais là n’est pas la question). Et vous vous rendrez vite compte que cette précision vous sera absolument nécessaire pour survivre plus de cinq minutes. En effet, les headshots vous permettront de vous débarrasser de la plupart de vos adversaires d’un seul coup, tandis que viser une autre partie de leur corps vous demandera au moins quatre ou cinq balles pour les voir tomber. Dans le cas où vous devez faire face à un seul adversaire, ce détail ne revêtira qu’une importance limitée mais devant quatre où cinq zombies, il sera absolument nécessaire que chacun de vos tirs fasse mouche sans quoi vous vous retrouverez bien vite complètement submergé. Le même constat s’applique pour les boss. Particulièrement coriaces, chacun d’entre eux sera cependant doté d’un point faible qui, en plus de lui couter une bonne partie de sa barre de vie, l’empêchera de vous attaquer pour peu que vous parveniez à le toucher. Abandonnez l’idée de vaincre ces redoutables adversaires sans exploiter leurs faiblesses sans quoi vous n’arriverez jamais au bout de l’aventure, même dans le niveau de difficulté le plus bas. En ce qui concerne votre arme, vous ne disposerez que d’un barillet comportant six coups. Vous devrez donc régulièrement tirer en dehors de l’écran pour recharger. La maniabilité s’avère donc d’une efficacité redoutable, et dégommer ces hordes trébuchantes représente un défouloir diablement jouissif après une dure journée de travail.

Durée de vie (15/20)

Au vu des films de zombies faisant autorité en la matière, j’entends par là les chefs d’œuvre signés George Romero, on serait en droit de s’interroger sur le niveau de challenge offert par ce House of the Dead 2. En effet, le cliché persistant du zombie deux de tension trébuchant maladroitement pour avancer à la vitesse vertigineuse de 0.5 km/h vous conduira certainement à sous-estimer vos adversaires pendant les premières minutes de jeu. Vous en viendrez cependant très vite à réviser votre opinion, tant ces derniers vous donneront du fil à retordre. Leur nombre constituera le premier problème, puisque c’est une véritable armée de morts-vivants que vous devrez affronter, tant et si bien que vous ne pourrez pas faire trois pas sans devoir faire face à un groupe d’ennemis. Si les zombies basiques ne vous poseront que peu de problèmes, de nombreuses créatures diablement coriaces viendront leur prêter main forte et mettre votre sang froid à rude épreuve. On pourrait citer pêle-mêle les poissons dotés d’une rapidité redoutable et que vous aurez tous le mal du monde à atteindre, les hiboux qui vous confronteront au même problème, ou encore une variété d’humanoïdes vous balançant des haches et protégeant leur tête avec ces dernières pour vous empêcher de l’atteindre. Bref, The House of the Dead 2 est très loin d’être un jeu facile et vous aurez bien du mal à terminer les six chapitres du mode arcade. Fort heureusement, vous pourrez gagner des vies bonus en secourant les civils que vous croiserez sur votre chemin. Attention néanmoins à ne pas avoir la gâchette trop facile, puisqu’en tuer un par mégarde aura l’effet inverse ! Selon vos performances, vous serez également amené à emprunter des chemins alternatifs, ce qui représentera une motivation supplémentaire pour recommencer le jeu encore et encore. D’autres modes de jeu viennent s’inviter à la fête (comme par exemple celui vous permettant de réaffronter tous les boss déjà vaincus), mais c’est bien la possibilité de jouer à deux qui fait prendre au soft toute sa dimension. Occire du zombie à la chaine en compagnie d’un ami est plus divertissant encore que lors d’une partie solo, et vous n’hésiterez probablement pas longtemps avant de vous laisser tenter par un second gun qui vous permettra de gouter aux joies du multijoueur. Bref, malgré son faible nombre de niveaux, le soft parvient à atteindre une longévité gigantesque, en raison d’une extraordinaire replay-value.

Réalisation (17/20)

Sorti sur Dreamcast en 1999, The House of the Dead 2 appartient donc à la toute première génération de jeux 128 bits. Inutile dans ces conditions d’espérer se retrouver devant des images rivalisant avec Shenmue en termes de qualité. On ne peut pourtant qu’être satisfait du résultat tant le gouffre avec les consoles sorties précédemment semble grand. On passera donc rapidement sur la modélisation anguleuse des personnages, et les cut-scenes d’une qualité discutable pour profiter le plus possible de l’un des plus gros points forts du soft : l’ambiance. Rarement un jeu n’avait provoqué une telle immersion, avec ses mouvements de caméra vous faisant presque penser que vous êtes réellement en train de courir, ou ses phases diverses et variées vous donnant, entre autres, l’occasion de conduire une voiture ou un bateau (tout en canardant allègrement tout ce qui aura le malheur de bouger autour de vous bien entendu). Quel plaisir de voir les zombies de désagréger petit à petit sous vos coups de feu (même si l’on aurait apprécié de voir gicler du sang rouge et non vert !), ou bien de détruire les décors pour trouver des items. Les environnements sont d’ailleurs d’une variété remarquable pour un jeu aussi court, et vous alternerez entre des endroits tous aussi glauques les uns que les autres, appréhendant sans cesse que le prochain recoin ne cache quelque terrifiante créature. Pour ce qui est du bestiaire, on pourrait lui reprocher d’être un peu pauvre puisque, les boss mis à part, vous ne rencontrerez en tout que douze ennemis différents. Toutefois, le talent dont ont fait preuve les développeurs pour échelonner les apparitions de nouveaux adversaires permet de relativiser ce petit défaut, pour se plonger sans retenue dans le rythme haletant proposé par le jeu (d’autant qu’aucun ralentissement ne viendra gâcher le plaisir du joueur).

Bande son (16/20)

Côté sonore, inutile d’espérer des musiques discrètes et stressantes comme dans Resident Evil. THOTD2 est un jeu d’action pure, et propose à ce titre des morceaux toniques rythmant admirablement l’action. Les bruitages apportent également leur pierre à l’édifice et provoquent une immersion plus totale encore du joueur. En revanche, carton rouge pour les voix des personnages ! En plus d’être restées en anglais, elles sont d’une qualité déplorable puisqu’elles semblent en provenance directe de Plus Belle la Vie ! Niveau variété, on est tout aussi mal loti puisque la réplique « How can anyone do this ? » commencera sérieusement à vous agacer au bout de la troisième occurrence. Ceci dit, vous n’aurez à les supporter que durant les cut-scenes et le plaisir de jeu restera donc intact pendant les phases de jeu, au rythme des coups de feu et des hurlements de zombies…

Conclusion (17/20)

Une fois de plus, Sega nous prouve son savoir faire dans l’art délicat du portage de jeux d’arcade sur consoles de salon. Offrant les mêmes sensations que dans les salles obscures avec une ambiance terrifiante, un rythme haletant et une jouabilité parfaite, The House of The Dead 2 est un excellent défouloir se devant de figurer dans la ludothèque de tous les fans de la Dreamcast.


Article publié le 29/11/2008 Jeu testé par Manuwaza