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Teenage Mutant Hero Turtles II - The Arcade Game

Section Test.


400 Bad Request Teenage Mutant Ninja Turtles
07/12/1990
Edité par Konami
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Teenage Mutant Ninja Turtles II : The Arcade Game
??/12/1990
Edité par Ultra Software Corporation
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400 Bad Request

Teenage Mutant Hero Turtles II : The Arcade Game

14/11/1991
Edité par Konami
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nginx
Console:
Nintendo Nes
Genre:Beat'em All
Développeur: Konami
Joueurs: 1 à 2
Existe aussi sur: Amstrad CPC- Arcade- Atari ST- Commodore 64- Commodore Amiga- MSX- PC- Sharp X68000- X-Box Live- ZX Spectrum-
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Teenage Mutant Hero Turtles II - The Arcade Game
Teenage Mutant Hero Turtles II - The Arcade Game, capture d'écran Teenage Mutant Hero Turtles II - The Arcade Game, capture d'écran Teenage Mutant Hero Turtles II - The Arcade Game, capture d'écran
A cette époque où des adaptations de licences toutes plus médiocres les unes que les autres sévissent sur toutes les consoles, on en arriverait presque à oublier qu’il fut un temps où certains éditeurs ne misaient pas tout sur le titre du jeu pour maximiser leurs ventes. C’est dans cet état d’esprit que Konami nous sort sur la Nes en 1990 une adaptation d’un dessin animé culte des années 80 : Les Tortues Ninja. Malgré quelques défauts, Teenage Mutant Hero Turtles rencontrera un franc succès et ralliera énormément de joueurs à sa cause, en raison d’un gameplay efficace, d’un challenge à la hauteur et d’un grand respect de l’univers du DA. Loin de se reposer sur ses lauriers, Konami récidive un an plus tard avec un second épisode, intitulé TMHT2 : The Arcade Game. Filon trop exploité ou cadeau aux fans ? La réponse s’impose d’elle-même…

Réalisation (15/20)

Un tel sous-titre supposant un jeu se rapprochant d’un titre Arcade en termes de qualité a de quoi faire saliver le joueur en quête d’une expérience vidéoludique de qualité. Hélas, les limitations techniques de la Nes ont souvent eu pour effet de réduire à néant toute tentative de conversion pure et dure d’un titre issu des salles obscures. Fort heureusement, toute règle n’en serait pas une sans une exception pour la confirmer. Et ici, cette exception se nomme TMHT2 ! Mettons d’emblée fin au suspense : le soft qui nous intéresse aujourd’hui est d’une beauté visuelle rarement vue sur la 8 bits de Nintendo. La taille énorme des sprites (qui fourmillent en outre de détails) ne nuit aucunement à la fluidité de l’ensemble, pour un confort de jeu maximal. L’animation des personnages est d’ailleurs parfaitement décomposée et donne à ces derniers un surplus de fidélité par rapport au dessin animé. Les décors ne sont pas en reste et jouissent d’une grande variété (puisqu’allant aux rues de New York au célèbre technodrôme, en passant par les égouts) et d’une modélisation des plus efficaces. Dotés d’animations incessantes, ils n’en seront que plus vivants pour le plus grand plaisir du joueur. Un œil averti découvrira d’ailleurs quelques éléments absents de la version Arcade, comme des affiches publicitaires Pizza Hut placardées sur les murs. Vous rencontrerez en outre une grosse vingtaine d’ennemis différents, pour un bestiaire d’une variété tout ce qu’il y a de plus honorable. Il convient cependant de nuancer cette avalanche de compliments. En effet, malgré d’indéniables qualités esthétiques, le soft est encore très loin d’un jeu d’Arcade visuellement parlant. L’affichage de tous ces sprites s’accompagne d’ailleurs de nombreux bugs de clignotement caractéristiques de la Nes qui peuvent parfois rendre l’action confuse et difficile à suivre… Le parallèle entre les salles obscures et TMHT2 est cependant plus évident au niveau du gameplay…

Gameplay (15/20)

Oubliez le jeu d’action/plates-formes sorti un an plus tôt. Ici, nous sommes en présence d’un beat’em all pur et dur dans la grande tradition de titres come Double Dragon. Vous dirigez donc votre personnage (auparavant sélectionné parmi les quatre disponibles) dans des niveaux vous autorisant des déplacements sur la longueur mais également sur la largeur de l’écran. A chaque avancée, le scrolling se bloque et des adversaires apparaissent dans le but évident de vous faire passer un sale quart d’heure. Une fois tous ces importuns éliminés, le défilement se débloquera et vous pourrez à nouveau progresser dans le niveau jusqu’au prochain blocage. Malheureusement, les points communs avec Double Dragon en termes de gameplay s’arrêteront là, TMHT2 étant nettement moins agréable à jouer que son illustre inspirateur. En effet, là ou ce dernier proposait un panel assez large de mouvements basé sur des enchainements de coups, vous ne pourrez ici qu’effectuer des mouvements de base rendant le tout diablement répétitifs. Les seules actions à votre disposition se résumeront à un coup basique, une touche de saut et un coup de pied sauté se déclenchant via la combinaison des deux touches susnommées. On est bien loin de la richesse de certains autres jeux du genre… Malgré cela, le tout reste néanmoins agréable à jouer et les commandes répondent parfaitement. Dommage que les possibilités offertes par le gameplay n’aient pas été plus poussées afin de permettre au joueur de varier son style de combat…

Durée de vie (14/20)

La première adaptation des aventures de nos chers batraciens s’était notamment distinguée par un challenge diablement corsé, tant et si bien que terminer l’aventure relevait de l’exploit à l’époque de sa sortie. Ici, Konami a clairement opté pour une approche plus grand public avec des adversaires certes nombreux et assistés par des pièges dissimulés dans les décors, mais attaquant selon un schéma assez prévisible. Traverser les dix niveaux composant le jeu sera donc un peu plus aisé, même si la difficulté reste malgré tout largement à la hauteur des espérances, d’autant que vous ne disposerez que de trois vies pour boucler l’aventure. Chaque niveau est en outre sanctionné par un boss qui pourra vous poser quelques problèmes en raison d’une résistance les rendant très difficiles à occire. Dans un souci d’augmenter la replay-value, les développeurs ont même été jusqu’à ajouter un mode deux joueurs, permettant de terminer l’aventure en coopératif. Une durée de vie assez conséquente donc, malgré deux éléments venant nuancer cette dernière affirmation. D’une part, l’aspect relativement répétitif cité plus haut pourra en décourager certains. D’autre part, il aurait été inspiré de la part de Konami de permettre au joueur un changement de tortue en cours de partie, à l’occasion d’une perte de vie par exemple. Pire : vous ne pourrez même pas repasser par l’écran de sélection lorsque vous utiliserez un continue ! Dommage, d’autant que cette possibilité était présente dans la plupart des autres jeux de la licence…

Scénario (-)

Sans être un modèle d’originalité, le scénario a toutefois le mérite d’être parfaitement raccord avec le dessin animé et la bande dessinée dont il est issu. Petit point sur la trame générale de cette dernière, né de l’imagination fertile de deux Américains nommés Kevin Eastman et Peter Laird. L’histoire relatée est celle de quatre tortues dont la vie va basculer lorsqu’elles vont tomber accidentellement dans un magma radioactif, qui va les transformer en créatures humanoïdes. Recueillies par un rat expert en arts martiaux nommé Splinter, elles vont devoir affronter les ignobles Shredder et Krang qui ont pour seul but de conquérir le monde. Dans le jeu qui nous intéresse aujourd’hui, ces derniers n’ont rien trouvé de mieux que de kidnapper April O’Neil (amie des quatre batraciens) et Splinter, déclenchant du même coup la colère de nos quatre héros qui vont tout faire pour les sauver en neutralisant les deux affreux… Scénario sans prétention donc, mais d’une fidélité remarquable à l’œuvre d’origine.

Bande son (17/20)

Même constat en ce qui concerne la bande son, puisque vous aurez droit aux véritables musiques du dessin animé soumises à plusieurs variations. Certaines mauvaises langues pourraient pester contre le manque de variété de ces dernières mais le tout rythme finalement parfaitement l’action et ne manquera pas de déclencher un élan de nostalgie chez tous ceux qui, comme moi, ne manquaient pas un seul épisode sur TF1. Les bruitages sont eux aussi convaincants et sont suffisamment variés pour ne pas déclencher une irrésistible envie de couper le son du téléviseur chez le joueur agacé d’avoir perdu pour la dixième fois contre le même boss…

Conclusion (15/20)

Sans atteindre la perfection, la faute à un gameplay inférieur à celui de références comme Double Dragon, Teenage Mutant Hero Turtles II n’en est pas moins un excellent beat’em all qui ravira les fans des Tortues Ninja. Les autres lui préféreront les âpres combats de rue des frères Lee…


Article publié le 25/06/2009 Jeu testé par Manuwaza