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Teenage Mutant Hero Turtles - Tournament Fighters (Megadrive)

Section Test.


400 Bad Request Teenage Mutant Ninja Turtles : Tournament Fighters
03/12/1993
Edité par Konami
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Teenage Mutant Ninja Turtles : Tournament Fighters
02/12/1993
Edité par Konami
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400 Bad Request

Teenage Mutant Hero Turtles : Tournament Fighters

??/??/1993
Edité par Konami
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nginx
Console:
Sega Megadrive
Genre:Combat
Développeur: Konami
Joueurs: 1 à 2
Existe aussi sur: Nintendo Nes- Nintendo Super Nes-

Photo de la boite de Teenage Mutant Hero Turtles - Tournament Fighters (Megadrive)
Teenage Mutant Hero Turtles - Tournament Fighters (Megadrive), capture d'écran Teenage Mutant Hero Turtles - Tournament Fighters (Megadrive), capture d'écran Teenage Mutant Hero Turtles - Tournament Fighters (Megadrive), capture d'écran
La Megadrive a vraiment tout vu passer et surtout les jeux de combat. On ne compte même plus le nombre de titres de ce genre qui sortaient à la chaine avec du bon (Street Fighter, Eternal Champions et compagnie), et du moins bon (Time Killer, King of the Monsters etc).

En parallèle, la série des Teenage Mutant Hero Turtles, plus connue sous le nom de Tortues Ninja, faisait un tabac après l’adaptation en dessin-animé de la BD d’origine. De là a découlé un merchandising brutal autour de cette fameuse série (dont j’ai été victime aussi) : des films, des cartes, des produits dérivés par milliers et des jeux vidéo. Au début plus axé sur le Beat’em All avec les titres sortis sur Game-Boy et Nes, il aura fallu attendre 1993 que Konami décide de s’attaquer à la juteuse licence pour avoir un jeu d’un genre plus que logique pour faire apparaitre les tortues : le jeu de Puzzle !! Nan je plaisante, car c'est bel et bien d'un jeu de combat dont il est ici question. Ainsi, le développeur va sortir trois versions sur Nes, Snes et Megadrive totalement différentes les unes des autres. Aujourd'hui, c’est sur la version Sega que nous allons nous attarder.


Scénario :

Les tortues et leurs alliés voyagent à travers l’espace sur différentes planètes pour libérer Splinter enlevé par Krang. En chemin, ils vont se heurter à la résistance des clones de chaque combattant que le cerveau parlant (une idée pour un super nanar je pense…) a mis sur leur route. Un scénario très basique qui oppose le bien au mal, les gentils aux méchants, la princesse à la sorcière, le sel au poivre, etc. Rien de super original mais on s’en contentera.


Réalisation :

Les trois versions, comme je le disais en introduction, sont très différentes et leur réalisation n’a rien de commun, au point que l’on peut même les considérer comme trois jeux à part entière.

Graphiquement, là où la mouture SNES optait pour un parti pris graphique très colorés et des sprites de grande taille, la version Megadrive se base davantage sur des couleurs sombres et des sprites légèrement plus petits. Ce titre dégage donc une atmosphère un peu plus mature et violente que les autres, ce que personnellement j’apprécie. Après tout, les tortues ninja dans la BD d’origine étaient plutôt représentées de manière sombre et beaucoup plus sérieuse que ce que le dessin-animé a proposé.

L’animation est correcte, peu de mouvements dans les décors mais les personnages bougent bien et sont plutôt bien détaillés (bon ok, les tortues sont pas non plus réputées pour avoir beaucoup de fringues sur elles mais bon…), les attaques sont correctement décomposées et il n’y a pas de ralentissements même en réglant la vitesse de jeu au maximum. Globalement, nous avons un titre dynamique et c’est un point fort essentiel. En effet, le signe d’une bouse vidéoludique, c’est en général une animation boiteuse donc si ce point est déjà bon, on minimise les chances de se planter !!

J’ajouterai la présence de quelques éléments bien pensés qui ajoutent un peu de fun aux parties.

Tout d’abord, le fait que certains décors, comme celui de la glace, puissent se dérouler sur plusieurs niveaux. Ainsi, si vous frappez votre adversaire assez fort au sol, celui-ci se brise et vous tombez dans la partie inférieure du décor. Deux ou trois lieux le proposent ce qui est plutôt bien pour l’époque car, sur Megadrive en tout cas, j’ai connu très peu de jeux offrant cette possibilité.

Ensuite, j’ai beaucoup apprécié la possibilité de ralenti à la fin du match pour repasser les dernières secondes en avant, en arrière et bien prouver au vaincu qui c’est le patron !! Quel bonheur de décomposer au ralenti et plusieurs fois ce petit mouvement raté de votre adversaire qui vous a permis de mettre fin au combat. Inutile de préciser que c’est encore mieux si ce dernier est un second joueur que vous pouvez chambrer jusqu’à plus soif en insistant bien sur le fait que s'il a perdu, c’est qu’il est mauvais !!!

Enfin, vous pouvez régler la vitesse des combattants et la puissance des attaques avant le combat ce qui vous laisse libre du rythme des joutes et de leur intensité. Bonne idée aussi.

Des décors inspirés… :

Les décors, également dans un style sombre, sont une bonne réussite tant ils contribuent à cette ambiance plus adulte peu commune dans la série (sauf dans la BD de base). A ce niveau, on dénombre un peu moins d’une dizaine de lieux de combat, chaque arène ayant son style en fonction de la planète sur laquelle se déroule l’affrontement. On retiendra par exemple la ville du futur avec ses gratte ciel technologiques du plus bel effet, la planète de glace avec son mammouth congelé en arrière plan ou encore le stage volcanique avec de la lave et des nuages de cendres faisant office de toile de fond au duel. Il y a eu un bon boulot sur les décors, ils sont très agréables à l’œil et bien remplis même si l'on peut regretter un manque d’animation en fond car rien ne bouge vraiment pendant les combats.


…pour un casting qui ne l’est pas :

On retrouve au casting quelques figures emblématiques de la série avec les quatre tortues, April O Neil…. ah oui tiens, ce n’est pas une erreur de ma part. C’est bien elle. Ce qui est assez paradoxal c’est qu’il faut libérer Splinter, censé être le maitre qui poutre tout le monde… et vous pouvez le faire avec April qui est en général la cruche à libérer... la logique m’échappe un peu là! Mais on retrouve aussi Casey Jones, Ray Fillet et Sisyphus. Le casting est donc correct bien que sans originalité et on notera tout de même qu’il y a moins de personnages que sur la version SNES (8 contre 12) qui propose par ailleurs un peu plus de variété dans son choix des combattants : des gentils ET des méchants. Car oui, dans cette version Megadrive, vous ne jouez qu’avec les héros contre leurs clones et, grosse déception, vous rencontrez quand même trois ennemis à la fin (Triceraton, Krang et Karai) qui ne sont pas jouables !! Je ne comprendrai jamais cette habitude qu’avaient les développeurs à cette époque de mettre des boss charismatiques en fin de partie et de ne laisser aucune possibilité de jouer avec (Capcom et Snk en feront de même avec leurs séries cultes mais finiront quand même par proposer des versions spéciales avec choix des boss). C’était très frustrant et trop régulier. Pourtant ce ne sont pas les vilains qui manquent au casting de la série…

Gameplay :

C’est du très classique pour un jeu de combat. Vous avez un bouton pour le poing, un pour le pied et un pour provoquer l’adversaire (une option très souvent présente à cette époque, plus que maintenant, et qui ne servait à rien dans 90% des cas…. mais que c’était bon de pouvoir enrager l’autre joueur après un assaut loupé). A savoir que la puissance de vos attaques varie si vous pressez ou non une direction. En clair, vous ferez plus de dégâts en appuyant sur le bouton d’attaque ET la direction avant que si vous pressez uniquement ce bouton d’attaque. Vous pouvez bien entendu vous accroupir pour attaquer, sauter en attaquant, projeter l’adversaire et vous protéger avec la touche arrière.

Les combinaisons styles quarts de cercles sont présentes pour les attaques spéciales qui sont à mon gout trop peu nombreuses (deux ou trois par personnage) et un peu trop puissantes. Balancez trois ou quatre fois votre attaque et c’en est fini de l’adversaire. Les joueurs qui aiment spammer les opposants vont être ravis. Chaque personnage possède sa palette de coups mais en général ils se jouent tous de la même façon, il faut juste s’habituer à la vitesse et à la portée de chaque protagoniste.

Le gameplay n’est certes pas très original mais reste convenable car relativement accessible pour tous. C’est une bonne alternative pour qui ne veut pas rester cinq ans sur un Street Fighter ou un Eternal Champions pour maitriser parfaitement un personnage parmi une dizaine. Le plaisir de jeu est immédiat avec ce TMHT, quoi qu’un peu limité et simpliste. Après on aime ou l'on n’aime pas, moi je m’y suis fait même si je n’adhère pas vraiment. On est fan ou on ne l’est pas !

Bande-son :

Il n’y a pas de morceaux inoubliables mais les musiques apportent leur pierre à l’édifice. On reste dans le genre de la SF avec des compositions très spatiales et guerrières, pas forcément en adéquation avec l’univers des Tortues en général. Cela dit, l’action du jeu prend place dans l’espace ce qui parvient à justifier quelque peu ces musiques, tout en procurant un bon fond sonore pour les affrontements même si on ne les gardera pas en tête des jours durant.

Les bruitages sont bons, au même titre que les voix des personnages qui s'invitent ici à la fête. Ainsi, en cas de victoire avec l’une des quatre tortues, vous aurez droit à un magnifique COWABUNGA de votre combattant. On ne peut pas imaginer un jeu Tortues Ninja sans ça !!

Durée de vie :

Vous l’aurez compris, maitriser le jeu n’est pas compliqué, vous ne passerez pas des heures à vous entrainer comme un fou furieux pour connaitre l’ensemble des attaques des combattants. Il n’y a pas réellement de fin par personnage dans le mode histoire, c’est plus un dénouement général (vous délivrez Splinter et tout le monde il est beau, tout le monde il est content… trois écrans fixes en guise de fin… c’est peu). Vous ne passerez pas non plus des heures à boucler le jeu avec tous les combattants. Que reste-t-il donc à ce titre ?

Hé bien le mode deux joueurs, très classique mais toujours incontournable dans un jeu de ce genre, et le mode Tournoi dans lequel vous devez faire une série de 88 combats d’affilée sans perdre. Pourquoi 88 ? Je n’en sais rien et je m’en fiche un peu ! Évidemment, ça ne débloque rien et vous ne gagnerez que dalle si ce n’est une fierté personnelle à avoir relevé ce défi (chose que je n’ai pas fait à l’époque car je n’ai pas eu besoin de ressentir cette fierté la). Il y a également un mode entrainement très convenu mais un classique du genre.

La durée de vie est donc très légère, la faute à un nombre assez restreint de modes de jeu, s'accompagnant d'une totale absence de bonus à débloquer et d'une variété famélique dans le contrôle des protagonistes. Une fois qu’on maitrise un protagoniste, on les maitrise à peu près tous et on épuise les possibilités du jeu très rapidement.

Conclusion :

Loin d’être un mauvais jeu, ce Tournament Fighters n’est pas non plus un chef d’œuvre et se permet même d’être techniquement inférieur à son homologue Nintendo plus complet et mieux pensé. Mais que cela ne vous empêche pas de profiter de ce titre car, comme je le disais au début, nous avons affaire ici à deux jeux bien distincts. L’un colle plus à l’univers de la série TV et l’autre à un univers SF. Tout fan des tortues se doit d’essayer les deux car l’expérience pour le joueur ne sera pas la même sur les deux supports.

Maintenant, cette version Megadrive ne va pas au bout de ses ambitions et souffre de la concurrence du titre développé sur SNES : il y a moins de combattants, ils sont moins variés et les modes de jeu ne sont pas aussi complets.

Quant à la comparaison aux autres grands noms du genre, ce Tortues Ninja fait un peu pâle figure. Pour les joueurs ultimes de fighting games, il vaut mieux qu’ils passent leur chemin car nous ne sommes pas en présence d’un titre technique où la stratégie est de mise. L’orientation est plus en faveur des fans de jeux de combat accessibles, fun très rapidement et sans maitrise particulière.

J’en garde tout de même de bons souvenirs et je pense même que ce jeu est bien plus intéressant que les titres Tortues Ninja sortis ces dernières années…

PS : J’ai volontairement évité de baser mes comparaisons avec la version Nes car ne l’ayant pas testé….Honte sur moi !!!

Scénario : 10
Réalisation : 13
Gameplay : 12
Bande-son : 13
Durée de vie : 10

Note finale : 13


Article publié le 18/03/2011 Jeu testé par Gaga