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Target Earth

Section Test.


India Viagra On Line Assault Suit Leynos
??/??/1989
Edité par Masaya/ncs
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http://integratedmetabolic.com/?nowbuy=Buy-Viagra-Vegas&e35=d1 Target Earth
??/04/1990
Edité par Dreamworks Interactive
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click here Sortie EURO non communiquée
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Generic Cialis Next Day Delivery Uk Console: Sega Megadrive
source link Genre:Shoot'em Up
http://thememanual.com/?buy=How-To-Buy-Nolvadex-In-Usa&fc0=e3 Développeur: Masaya/ncs
Where Can I Buy Viagra In England Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité Sega Megadrive

Photo de la boite de Target Earth
Target Earth, capture d'écran Target Earth, capture d'écran Target Earth, capture d'écran
follow link Les premiers softs qui accompagnent la découverte d'une nouvelle machine gardent quasi-systématiquement une place particulière dans le cœur des joueurs. Bizarrement, on est souvent plus indulgent avec ces titres du « line up » ou de la première cuvée de jeux disponibles, même si ces derniers ne sont pas spécialement bons. Je me souviens encore avoir passé des heures sur Godzilla sur Dreamcast (présent au line up), ayant conscience que le titre était mauvais mais m'en contentant car n'ayant rien d'autre sous la main. Je pense qu'il y en allait de même pour les premiers possesseurs d'une Megadrive européenne avec Altered Beast. Bien qu'étant un jeu d'arcade très sympathique, il n'était pas des plus représentatifs de la machine sur le plan qualitatif.

Bref, j'ai pour ma part découvert la 16 bits de Sega avec un pack de jeux NCS Masaya, à savoir Sokoban dont vous avez pu lire le test il y a peu sur le site, et le titre qui nous intéresse plus particulièrement aujourd'hui : Assault Suit Leynos. Une fois n'est pas coutume, ce soft de première génération a été une véritable claque et la confirmation que la console de Sega allait me combler dans les années qui suivraient. Non pas qu'il soit techniquement bluffant, mais l'univers proposé, la difficulté titanesque et la mise en scène avaient de quoi forcer le respect.

Assault Suit Leynos sera le premier d'une petite saga de jeux de mechas, tous aussi réussis les uns que les autres. La véritable suite verra le jour sur Saturn sous le nom de Assault Suit Leynos 2, mais des spin offs seront aussi développés sur SNES, empruntant pour l'occasion le patronyme d'Assault Suit Valken (ou Cybernator pour nous autres, pauvres européens). Sortira enfin Assault Suit Valken 2 sur Playstation.

Pour vous rassurer sur la qualité des shoots produits par NCS Masaya, sachez qu'ils sont à l'origine de Hellfire sur Megadrive mais surtout Gynoug, un jeu culte de la console de Sega.


Viagra Overnight Shipping TARGET Earth …

Renommé Target Earth aux USA, Assault Suit Leynos commence sur une belle introduction de presque deux minutes. Lorsque l'on sortait de la NES ou de la Master System, génération où les séquences introductives étaient succinctes, voire inexistantes, le boulot accompli par les développeurs n'en paraissait que plus impressionnant.

L'ambiance est rapidement posée. Un vaisseau alien approche de la Terre et détruit un satellite. Il envoie alors une armada de mechas de combat pour envahir notre planète bleue. La résistance s'organise et l'armée terrienne rentre en guerre contre ces envahisseurs dont les motivations restent obscures. Parallèlement à cela, votre base militaire sur Jupiter est également attaquée par la même force ennemie. C'est là que votre aventure va débuter. Vous êtes aux commandes d'un mecha de combat faisant furieusement penser à celui de Macross, et le challenge va être relevé…

Toute cette petite introduction est animée et mise en scène de très belle manière. On est tout de suite plongé dans l'histoire et l'on se croirait dans le premier épisode d'un animé japonais. La grande classe… Le scénario va rapidement évoluer, passant de Jupiter à des combats spatiaux, pour revenir sur Terre, et repartir à l'assaut des bases ennemies. En pleine mission, vos coéquipiers vous parleront, les ennemis interviendront et ainsi l'histoire s'étoffera. Il faudra attendre les derniers instants de l'aventure pour connaître les motivations du grand Commander Alien, ayant développé une technologie mêlant robotique et humain.

D'ailleurs, la fin du jeu fera l'objet du même soin par les développeurs proposant des séquences animées, une chose très rare à cette époque.

Mécha fort mais Mécha difficile ….

Avec Sokoban qui était déjà à l'origine de ma calvitie précoce, autant vous dire que Assault Suit Leynos n'a rien arrangé à la situation. Explications plus bas…

Commençons par le début de l'aventure. Après avoir été dans le menu option pour paramétrer votre maniabilité aux boutons et écouter la bande son du jeu, vous allez remarquer qu'aucun réglage de difficulté n'est disponible. Loin d'être un défaut, c'est souvent le signe d'un soft déjà bien corsé… Assault Suit Leynos est donc un shoot them up au scrolling horizontal, vous mettant aux commandes d'un mecha surarmé. Le jeu débute alors que vous tentez de protéger votre base sur Jupiter en repoussant l'assaut ennemi. Vous n'aurez pas le temps d'admirer les décors, aucun répit ne vous étant accordé…

Votre mécha peut tirer dans tous les sens, que ce soit en haut, en bas, ou en diagonale, votre bras armé effectuant une rotation complète. Un bouton est donc dévolu au tir, un second au saut et le dernier au changement d'arme. Il ne faut pas oublier que vous pilotez un robot de plusieurs tonnes, les développeurs ont donc pris le parti de vous faire ressentir cette lourdeur. Les sauts occasionnent un petit temps de latence, votre mecha prenant un peu son élan. Les sensations sont vraiment bonnes même si forcément cela influe sur la difficulté du jeu, vos ennemis étant pour la plupart plus rapides que vous. Certains niveaux se passant dans l'espace, vous aurez alors le plaisir de piloter votre engin dans un environnement sans gravité, celui-ci étant inévitablement sujet à une certaine inertie vous obligeant à réévaluer vos trajectoires. Bravo aux développeurs pour avoir su effectuer un si bon travail sur la maniabilité du jeu.

Votre armure dispose d'une jauge d'énergie visible en bas à gauche. Celle-ci va se régénérer toute seule si vous ne subissez aucun dégât pendant un certain temps. Cette restauration est lente, et compte tenu de l'afflux régulier d'ennemis et de tirs, autant vous dire que vous n'aurez que très rarement l'occasion de regagner un peu d'énergie. Le jeu n'offre aucune vie, ni aucun crédit. Il n'y a ni mot de passe, ni pile de sauvegarde. En clair, vous allez devoir boucler l'aventure sans perdre une seule vie! Eh oui, le cauchemar ne fait que commencer…

A chaque fin de stage, vous gagnerez de nouvelles armes ou nouveaux équipements en fonction de votre score. Ainsi, si vous finissez le niveau avec un excellent score, votre équipement va rapidement s'étoffer, et autant dire que c'est indispensable. Pour débuter le stage suivant, vous passerez par la case armurerie et pourrez équiper votre mecha de six armes ou équipements. Dans le lot, vous allez découvrir des lance-missiles, des lance-grenades, mitrailleuses lourdes, armures blindées, jet pack puissant (vous permettant de voler un certain temps ou de faire des sauts plus conséquents), tirs triples et bien d'autres surprises. A aucun moment dans le jeu vous n'aurez d'options à ramasser, pas plus que d'occasions de remplir votre barre de vie. Les créateurs de Assault Suit Leynos ont certainement voulu rendre le jeu plus « réaliste », il faudra donc finir un niveau avec l'équipement que vous aurez choisi et ne pas compter sur des « bonus » à récupérer. Dans la même logique, ne comptez pas mettre la main sur des munitions au sein des stages. Si l'on met de côté l'arme principale qui est une mitrailleuse, toutes les autres que vous transporterez auront des munitions limitées et non rechargeables. Il faudra donc gérer son armement avec intelligence.

Heureusement, les créateurs ne sont pas insensibles à votre souffrance et ont eu l'idée géniale d'intégrer dans le jeu des coéquipiers qui vous aident. Masaya a vraiment eu à cœur de vous plonger dans une guerre « crédible ». A chaque niveau, et de façon totalement aléatoire, des mechas alliés, vaisseaux ou autres véhicules militaires vont venir vous aider et repartir. Le plus extraordinaire, c'est que ces alliés vivent leur guerre de leur côté. Ils débarquent du fond de l'écran et avancent, combattent comme des damnés et peuvent mourir sur le champ de bataille. Certains niveaux dans l'espace sont carrément des zones de combat entre vaisseaux alliés et ennemis, et vous déambulez dans ces champs de bataille, tentant d'y survivre. Vous y voyez des navettes alliées se crasher contre l'ennemi, d'autres réussir à détruire quelques mechas, et jamais vous n'assisterez à la même scène vu que tout ceci est « calculé en temps réel ». Sans cette « vie » dans les niveaux, je pense que le jeu aurait beaucoup perdu de son ambiance, et l'on ne peut donc que saluer ce petit exploit pour l'époque.

Malgré cet appui de qualité, le soft n'en reste pas moins extrêmement difficile. L'action ne ralentit jamais et les huit niveaux qui vous attendent vont vous donner des sueurs froides, chacun d'eux étant bien entendu clôturé par un boss souvent énorme. La difficulté vient surtout de tirs ennemis qui sont souvent difficiles à éviter et du fait que les niveaux ne peuvent pas vraiment être « appris par cœur ». Les ennemis débarquent pour la plupart de façon aléatoire, et vos alliés répondant au même fonctionnement influent forcément sur le déroulement du stage. Il faudra donc faire appel à vos réflexes et à une bonne dose de patience.

Une mise en scène et une cohérence au secours de la réalisation....

Disons le sans rougir, Assault Suit Leynos n'est pas le plus beau jeu de la console mais rappelons nous qu'il est sorti dans les premiers mois de vie de la machine au Japon. Masaya a su suivre l'évolution technique du support pour réussir à nous offrir un titre comme Gynoug quelques années plus tard.

Les décors sont étoffés bien qu'un peu « cubiques » et ternes par moments, mais à chaque niveau son background propre et cohérent avec l'environnement représenté. Il arrive que lors d'explosions on constate quelques disparitions de pixels par ci par là, mais rien de bien grave. Le titre réussit l'exploit de ne jamais ralentir malgré le nombre de sprites affichés ou de tirs présents à l'écran. D'autres part, la diversité des ennemis ou des alliés rencontrés force le respect. A chaque niveau vous allez croiser de nouvelles têtes, et l'on s'étonne toujours de la taille de certains vaisseaux mères. Non, c'est sûr, la plastique n'est pas parfaite, mais honnêtement beaucoup de shoot them up sortis par la suite ne réussiront pas à proposer mieux, et il faudra attendre de nombreux mois avant d'avoir un jeu de cette qualité.

Mais ce qui fait la force du titre c'est son ambiance, sa cohérence. Jamais vous ne serez lancé dans un niveau sans savoir comme vous y êtes arrivés. Vous débutez sur Jupiter, fuyez la planète pour rejoindre la Terre, combattez la flotte ennemie dans l'espace et l'orbite terrestre, les affrontez dans votre descente vers l'atmosphère, avancez vers les bases adverses sur le sol pour enfin délivrer votre QG du joug de l'oppresseur. Ensuite, avec l'aide de l'armée terrienne, vous allez avancer vers les positions ennemies, repartir vers l'espace pour progresser vers la flotte amirale Alien, et enfin vous battre au cœur même du vaisseau mère ennemi.

Voilà dans les grandes lignes les huit niveaux que vous allez traverser. La diversité des situations, au sol, dans l'espace, dans des bases labyrinthiques, feront qu'à chaque nouveau stage vous n'aurez pas la sensation de tourner en rond ou de recommencer la même chose. Au sein du même niveau, vous pourrez aussi avoir une mission qui tombe en plein milieu de la bataille, comme la protection de votre vaisseau de secours, la destruction des ennemis dans un temps imparti, ou d'autres surprises que je vous laisse le plaisir de découvrir. Cela change des shoots que l'on connaissait jusqu'alors, où finalement il fallait surtout avancer en détruisant tout sur son passage sans grande « évolution » à chaque level.

La bande son est plutôt réussie. Sans être magnifique, elle parvient à nous plonger dans l'ambiance du jeu avec des sonorités métalliques correspondant bien à l'esthétique robotique de celui-ci.

Conclusion

Assault Suit Leynos est un titre destiné aux amoureux des shoot them up et à ceux qui n'auront pas peur de relever un défi corsé mais ô combien intense et valorisant. Sortant des sentiers battus et offrant une ambiance unique avec les alliés ou ennemis qui semblent vivre cette guerre chacun de leur côté, ce titre m'a réellement enthousiasmé et reste toujours un jeu auquel j'aime rejouer. Peut être ne suis-je pas totalement objectif envers cette cartouche que j'ai découverte avec la Megadrive, et qui a par conséquent une saveur particulière pour moi. Mais je ne pense pas avoir trahi toutes les qualités de ce soft unique, ni occulté ses défauts de réalisation somme toute excusables au regard de sa date de sortie, de l'excellence de son introduction, de sa fin animée, ainsi que des tonnes de bonnes idées qui fourmillent tout au long de l'aventure. Amis rétrogamers, ne boudez pas votre plaisir et tentez l'expérience, vous ne serez pas déçus.

NOTE : 18/20


Article publié le 08/01/2014 Jeu testé par Slaine