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Sonic the Hedgehog

Section Test.


400 Bad Request Sonic the Hedgehog
26/07/1991
Edité par Sega
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Sonic the Hedgehog
23/06/1991
Edité par Sega
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400 Bad Request

Sonic the Hedgehog

??/??/1991
Edité par Sega
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nginx
Console:
Sega Megadrive
Genre:Plates-Formes
Développeur: Sonic Team
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: Sega Game Gear- Sega Master System-
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Sonic the Hedgehog
Sonic the Hedgehog, capture d'écran Sonic the Hedgehog, capture d'écran Sonic the Hedgehog, capture d'écran
L'année 1991 est marquée de plusieurs événements. Le premier sommet de l'après guerre froide entre les Etats-Unis et les soviétiques, l'inauguration à Londres de la banque européenne pour la reconstruction et le développement, présidée par Jacques Attali... et, ce qui nous intéresse ici, la sortie d'un jeu qui deviendra un mythe, Sonic The Hedgehog.

Papa, c'est quoi un mythe?

Partie 1: Naissance de la bête.

Dans les années 1980-1990, la mode est aux mascottes. Nintendo, avec mario, fait un carton. Sega a bien tenté de répliquer avec Alex Kidd, mais le jeu ne marque pas suffisamment pour s'imposer. Pourtant, Yuji Naka, le créateur de Sonic, sait qu'il faut un personnage suffisamment charismatique pour faire de l'ombre à Mario et Nintendo. Après différents essais, c'est finalement un hérisson bleu qui sera retenu. Si la couleur bleue est assez facile à comprendre (il s'agit de la couleur de Sega), le hérisson est plus singulier: selon son créateur, il s'agirait de représenter un personnage inspirant la vitesse. Singulier car n'importe quel éthologue amateur sait qu'un hérisson, c'est fichtrement lent. Mais qu'importe, les bases du jeu étaient déjà posées.

Car, en effet, Sonic marque un tournant majeur dans le monde du jeu vidéo: c'est le premier personnage de jeu de plate formes à pouvoir laisser sur le carreau une Ferrari gonflée à bloc. C'est également l'instigateur de nombreux personnages de plates-formes, qui partagent avec le erinaceidae azur (oui je me la pète) sa particularité de courir très très vite. En vrac: Sparkster, Aero, Bubsy, mais aussi Buster Bunny, dans une moindre mesure car il s'agit d'un jeu à licence. On peut donc dire que le coup d'essai de Naka pour créer un système de jeu complètement nouveau est totalement réussi : Sonic, mine de rien, fut le style de jeu de plates-formes le plus copié.

On pourrait trouver beaucoup de points communs entre Mario et Sonic: ils sont tous les deux mascottes, ils évoluent dans des jeux de plates-formes, ils plaisent aux jeunes... Pourtant, ils sont foncièrement différents: les jeux Mario sont pensés pour une progression lente, prudente. Les niveaux sont de plus en plus complexes et foncer relève du suicide. Pour Sonic, c'est différent, tout est fait pour que Sonic fonce. Les niveaux sont simples et terriblement funs. Yuji Naka a donc fait un travail formidable: créer une mascotte digne de Sega, et créer un jeu à la fois si proche, et si lointain que Mario, permettant enfin aux Segaphiles de trouver une mascotte digne de ce nom.

Papa, il vaut quoi, le jeu?

Ce n'est un secret pour personne, Sonic The hedgehog est une légende. D'un genre neuf, il séduit par sa prise en main innovante et simple. A ce sujet, les créateurs du jeu ne se sont pas foulés: un bouton pour sauter, possibilité de se mettre en boule, et basta. Simple, mais terriblement efficace. Mais Sonic ne serait rien sans la mise en place des niveaux, où tout est fait pour que Sonic batte des records de vitesse. Les loopings et les couloirs en S inversés de Green Hill Zone ne sont pas là pour rien. La jouabilité est parfaite, sonic répond du tac au tac à la moindre des sollicitations.

Graphiquement parlant, c'est une claque. Encore aujourd'hui, le jeu surprend par sa beauté. Que ce soit Green Hill et son lac, Marble Zone, ressemblant à une cité grecque, le délirant flipper Spring Yard, le sublimissime Labyrinth Zone, l'onirique Star Light, avec sa ville en fond, et l'infernale usine Scrap Brain, qui porte bien son nom (Scrap Brain signifie casse-tête), les niveaux sont somptueux, d'une qualité graphique à la fois simple et subtilement complexe. De ce côté là, il n'y a rien à dire (à part, peut-être, regretter que les niveaux ne soient pas d'une qualité graphique du niveau de Labyrinth Zone, mais bon, ce serait chipoter).

Les musiques, maintenant. Eh bien, l'âme de Sonic vient, pour beaucoup, de ses musiques. Entraînantes, envoûtantes, mélodieuses, on reconnaît un Sonic old school par ses musiques. Et, bien sûr, une musique se détache du lot: Labyrinth, qui reste décidément le niveau le plus jouissif de ce jeu. Le chipset sonore de la Megadrive est bien exploité, et les musiques restent agréablement dans la tête.

Maintenant, le point faible du jeu: la durée de vie. En effet, si Sonic 2, 3, Knuckles... sont relativement longs malgré leur relative simplicité, force est de s'apercevoir que Sonic 1 est facile, trop facile. Quelques heures de jeu suffiront à le finir. Mais, en soit, ce n'est pas très grave. On regrette juste de voir l'écran final si vite. Pourtant, foncer comme un dératé n'est pas forcément la meilleure des solutions; Sonic est un jeu vicelard, possédant une pléthore de secret rooms, passages secrets... (notamment un de folie dans Marble Zone 3...). Il a d'ailleurs inspiré le jeu le plus vicelard de tous les temps: Mr Nutz. Mais c'est une autre histoire. Vous comprenez donc que l'intérêt n'est pas que dans la vitesse pure, mais également dans l'observation et la recherche.

Au final, Sonic the Hedgehog est la pierre blanche d'une légende qui ne fera que s'agrandir, au fil des années, jusqu'à devenir une institution. On notera que les gimmicks de la série sont déjà mis en place, notamment dans les types de niveau. Dorénavant, dans tout sonic qui se respecte, on trouve un niveau verdoyant, comme l'est Green Hill, un niveau délirant (Spring Yard), un niveau aquatique, en général les plus beaux (Labyrinth, à noter que ce dernier est de loin le niveau aquatique le plus compliqué de l'histoire de sonic), un niveau mécanique, rempli de pièges vicieux (Scrap Brain). Sega marque donc plusieurs points en un jeu: créer une mascotte digne de la marque, capable de faire de l'ombre à Mario, et poser les marques de la série.

Malgré le fait que je puisse comprendre les fans d'émulation, il est toujours mieux de jouer à Sonic sur une vraie Megadrive. Une console coûte dans les 30 €, le jeu, 2 €... 32 € et c'est le bonheur assuré, de plus les sensations de jeu sont meilleures avec la console d'origine qu'avec un émulateur. Et c'est faire honneur à cette cartouche que d'y jouer. Foncez, elle n'attend que vous.


Et les notes, P'pa?

Graphismes: 17/20
Jouabilité: 18/20
Son et Musiques : 17/20
Intérêt: 19/20

Note: 18/20


Article publié le 05/08/2008 Jeu testé par Neldolas