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Skies of Arcadia

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Edité par Sega
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Photo de la boite de Skies of Arcadia
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Les cieux d’Arcadia, théâtre d’une guerre sans fin…

Imaginez une planète ressemblant à la terre, mais sur laquelle les cieux se substitueraient aux océans et vous aurez un aperçu du monde d’Arcadia qui mélange avec brio les pirates du 18ème siècle et le high-tech… Un monde au lourd passé qui fut jadis au bord de son extinction. Il y a des centaines d’années, Arcadia accueillait six civilisations coexistant en harmonie, chacune vivant sous l’une des six lunes présentes dans le ciel et exploitant son pouvoir en utilisant les pierres de lune comme source d’énergie. La découverte de cette puissance fut à l’origine d’une révolution technologique sans précédent, les habitants pouvant désormais utiliser ce nouveau combustible pour alimenter leurs navires. Malheureusement, l’humanité n’était pas prête à voir un tel pouvoir être mis à sa disposition et les chefs de chaque civilisation commencèrent à explorer les applications militaires possibles des pierres de lunes. Ils parvinrent ainsi à construire des armes dévastatrices du nom de Gigas et se déclarèrent mutuellement la guerre, mettant ainsi le monde à feu et à sang. Ces créatures colossales détruisaient ville sur ville, et des milliers d’innocents périrent dans ce conflit stérile ayant pour seul but l’expansion territoriale. Puis, comme si les lunes avaient voulu mettre un terme à ce bain de sang dont elles étaient en partie responsables, il se produisit un événement qui restera dans les mémoires sous le nom de « Pluies de la destruction ». Des milliers de pierres de lune tombèrent du ciel pendant une éternité, détruisant tout sur leur passage et faisant des millions de victimes. Comme si elles voulaient s’assurer que leur puissance ne serait plus jamais utilisée à des fins peu louables, les lunes mirent ainsi fin à la guerre en détruisant les six anciennes civilisations et ne laissant qu’une poignée de survivants.

Les siècles passèrent et ces derniers parvinrent à reconstruire un monde civilisé et à vivre avec le souvenir de leurs ancêtres disparus. Malheureusement, l’être humain est belliqueux par nature et une nouvelle puissance commença à émerger et à tenter de dominer le monde : l’Empire Valuan. Pour satisfaire sa soif de pouvoir, l’Impératrice Théodora commença à envoyer ses troupes à la recherche des Cristaux de Lune, dans l’espoir de réveiller les Gigas et d’ainsi se constituer une armée qui la rendrait invincible et ferait tomber toutes les autres nations sous son joug tyrannique. Devant cette nouvelle menace, les Silvites (descendants de l’antique civilisation de la lune d’argent) envoyèrent l’une des leurs, une jeune fille du nom de Fina, pour récupérer les cristaux tant convoités et les mettre en lieu sûr. Malheureusement, l’Empire eut vent de leurs plans et envoya l’un de ses amiraux aux commandes d’un cuirassé pour intercepter le vaisseau de Fina. Alors que cette dernière semblait perdue, le navire impérial fut soudain attaqué par l’Albatros, bateau appartenant à un clan de pirates répondant au doux nom de voleurs bleus, et dont la principale occupation consiste à voler l’Empire pour aider les oppressés. Au cours de la bataille, deux jeunes membres de l’équipage de l’Albatros du nom de Vyse et Aika parvinrent à aborder le Cuirassé et sauvent in-extremis la belle Fina. Ils ne le savaient pas encore, mais ce jour marquera pour eux le début d’une longue et périlleuse quête visant à récupérer les cristaux de lune, quête qui les opposera à des ennemis bien plus dangereux et puissants que l’Empire Valuan…

Après avoir joué à de nombreux RPG plus ou moins réussis, on se rend compte d’une chose : un scénario à la hauteur est indispensable pour permettre à un jeu de ce type d’accéder au rang de hit. Et de ce côté-là, Skies of Arcadia nous rend une excellente copie avec sa trame recherchée et ses multiples rebondissements qui vous garderont scotchés devant votre télé du début à la fin de l’aventure. Ce fil conducteur s’enrichit en outre de personnages hauts en couleurs, tous dotés d’un lourd passé et de motivations qui leur sont propres. Qu’ils soient alliés ou ennemis, les protagonistes de l’histoire sont d’ailleurs dotés d’un charisme incroyable tant et si bien que chacun d’entre eux aurait pu être le héros principal d’un jeu à part entière. Difficile de ne pas sourire malgré soi devant l’imagination débordante d’Aika (dont les « réflexions » hautement philosophiques vous seront exposées par le biais de splendides artworks), devant la maladresse de Vyse, ou de plaindre le pauvre Gilder traqué par une femme hystérique tout au long du jeu. D’une manière générale, les répliques et la façon d’être des personnages empruntent énormément à l’animation Japonaise et l’influence des mangas est palpable à tous les instants. Vous découvrirez également que le manichéisme n’a pas cours dans le monde d’Arcadia. Chacun se bat pour la cause qu’il estime être juste et les changements de camp seront fréquents tout au long du déroulement de la partie. Pour construire un background à la hauteur de toutes les attentes, les développeurs se sont appuyés sur de réelles civilisations en retranscrivant avec brio leurs us et coutumes, mais également sur des œuvres culturelles au travers d’innombrables références parsemant votre progression (l’Ile au Trésor, Robinson Crusöé, Star Wars, The Killer de John Woo, et même la bible avec les pluies de la destruction qui font référence à l’arche de Noé…). Pari réussi : dès les premières secondes de jeu, le joueur se retrouve plongé dans une aventure de laquelle il ne décollera pas avant de longues heures, pour une immersion immédiate (à l’instar de Final Fantasy 7, on est d’office projeté dans un combat dès le début du jeu) et totale !

Une Aventure mémorable

Et l’expression « longues heures » relève, dans le cas présent, plus de l’euphémisme que de l’exagération. A l’époque, Sega se targuait de mettre en vente un jeu qui occuperait le joueur pendant plus de soixante heures. Blasé des Dragon Ball Z Budokai et autres jeux du même genre se vantant de proposer un panel de cent-soixante personnages dont, entre autres, cinq versions de Goku, quatre de Vegeta et Gohan et trois de Boo, c’est donc avec un scepticisme très prononcé que j’abordai l’aventure, pensant en voir le bout une trentaine d’heures plus tard. Au moment ou j’écris ces lignes, c’est pourtant bien le nombre soixante que je vois d’affiché sur mon téléviseur, avec seulement l’aventure principale de bouclée. Pour en finir avec les innombrables quêtes secondaires, comptez une dizaine, voire une vingtaine d’heures supplémentaires. Loin d’être inintéressantes, ces tâches annexes vous permettront par exemple d’explorer les immenses cieux d’Arcadia dans leurs moindres recoins et de découvrir des lieux dont vous pourrez ensuite monnayer les coordonnées à la guilde des marins la plus proche. Sega a d’ailleurs pris le parti d’exploiter au maximum toutes les possibilités offertes par la Dreamcast, en offrant du contenu téléchargeable sur Internet et en permettant au joueur de prolonger l’expérience une fois la console éteinte grâce aux fonctionnalités de la VMU. Des boss optionnels seront également de la partie et vous permettront de renforcer un peu plus encore votre réputation. Car cette dernière ne sera pas à prendre à la légère ! Selon vos répliques et les décisions que vous prendrez tout au long de votre partie, votre « taux de fier-à-bras » évoluera. Par exemple, fuir les combats trop souvent aura de fortes chances de vous octroyer le surnom de Vyse le Couard. A l’inverse, aider votre prochain vous permettra d’acquérir une certaine notoriété qui vous permettra de recruter des membres d’équipage, tout en dissuadant les ennemis de vous défier, diminuant du même coup la fréquence des combats aléatoires. Compte tenu du nombre d’affrontements, vous apprécierez avec une grande délectation de pouvoir faire trois pas sans avoir droit à un combat. Paradoxalement, c’est bien là le seul reproche que l’on pourrait adresser à Skies of Arcadia en termes de durée de vie. En effet, cette avalanche d’attaques aura pour effet de casser un peu le rythme de la progression et pourra lasser quelques réfractaires. Cependant, cela a l’avantage de rendre totalement inutile toute phase fastidieuse de level-up, les combats involontaires suffisant largement à augmenter vos niveaux en vue des affrontements contre les boss. Ces derniers ne seront d’ailleurs pas à prendre à la légère, puisque leurs attaques dévastatrices mettront les points de vie de vos personnages à rude épreuve. Cette aventure de longue haleine, alliée à une difficulté diablement bien dosée, confèrent indéniablement au soft un rapport temps de jeu/prix des plus intéressants, d’autant que voir son quartier général évoluer au fil des heures de jeu constituera une motivation supplémentaire pour continuer à jouer.

Bienvenue dans la génération 128 bits !

L’achat de Skies of Arcadia se justifiera d’autant plus du fait de son excellente réalisation technique, le soft revendiquant avec force son appartenance à la génération 128 bits. A sa sortie, la Playstation 2 fut annoncée comme étant supérieure en tous points à la Dreamcast. Au vu des caractéristiques techniques des deux consoles concurrentes, on est bien forcé d’admettre que la machine de Sony possède un hardware plus intéressant que sa rivale. Et pourtant, par un procédé inconnu, les développeurs de chez Overworks sont parvenus à pousser le support sur lequel ils ont travaillé dans ses derniers retranchements. Chaque personnage a bénéficié d’une modélisation extraordinairement détaillée et dispose d’un large panel d’expressions faciales qui interviennent régulièrement pour retranscrire leurs émotions et leur état d’esprit. Largement empruntées (une fois de plus) à l’art du manga Japonais, ces mimiques contribuent à rendre les dialogues beaucoup plus vivants et renforcent l’attachement déjà très fort du joueur envers les personnages. Que ce soit l’expression dégoutée d’Aika en train de se faire draguer par ce Don Juan de Vigoro, où la panique se lisant sur le visage de Gilder lorsque sa dulcinée est dans les parages, chacun de ces visages modélisés de main de maître représente une prouesse technique dans la continuité de ce que l’on pouvait voir dans des jeux comme Final Fantasy 6. A côté de cela, le level-design est lui aussi des plus réussis avec un dépaysement garanti pour le joueur qui changera d’environnement graphique à chaque donjon, et se surprendra à rester béatement immobile à admirer les décors qui l’entourent avec l’air émerveillé d’un gamin de sept ans découvrant ses cadeaux au pied du sapin le 25 décembre.

Mais les aspects les plus impressionnants de cette réalisation technique interviennent durant les combats. D’une part, vous aurez droit à des caméras tout simplement fantastiques qui donneront, par leurs mouvements, une dimension cinématographique incontestable à l’ensemble de vos affrontements. D’autre part, au contraire de la quasi-totalité des jeux de rôle, les différents protagonistes seront animés en permanence. Dites donc adieu aux persos attendant patiemment leur tour sans bouger, ou aux adversaires restant immobiles pendant que l’on leur cogne dessus sans vergogne. Désormais, vous pourrez voir les acteurs du combat effectuer moult attaques fictives en attendant leur tour, attaques qui n’auront pour seul but que d’animer la bataille puisque sans influence aucune sur l’issue de cette dernière. Enfin, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, les différentes attaques spéciales ou autres magies donneront lieu à un véritable déluge d’effets de lumière tous plus époustouflants (et je pèse mes mots !) les uns que les autres. Force est de constater que la Dreamcast connue comme étant une référence en la matière n’a en rien usurpé sa réputation tant et si bien que je serais incapable de vous citer un jeu sorti sur console next-gen doté d’effets visuels plus réussis que ceux de Skies of Arcadia. Vous en viendrez vite à balancer des attaques spéciales à tout va contre des ennemis ridiculement faibles, juste pour le plaisir de vous en mettre plein les mirettes une fois de plus. Au rang des bémols, ou pourra citer quelques ralentissements à l'occasion des voyages en navires lors de la traversée de larges étendues nuageuses, ralentissements néanmoins très rares et ne gênant aucunement le joueur dans sa progression. C’est un fait : Skies of Arcadia frise la perfection visuellement parlant, à tel point que le remake sorti sur Gamecube deux ans plus tard n’a fait l’objet d’aucun remaniement graphique tangible.

Acoustiquement impeccable

Musicalement parlant, on est globalement au même niveau de qualité. Les différents thèmes sont d’une variété remarquable, tout en restant très bien adaptés aux lieux auxquels ils sont rattachés. L’ambiance sonore est ainsi parfaitement en adéquation avec l’ambiance visuelle, provoquant ainsi une immersion totale dans le monde d’Arcadia. Au niveau de la qualité des musiques, on reste une fois de plus dans la haute qualité puisque ces dernières confèrent une dimension cinématographique au jeu. Les bruitages ne sont pas en reste et animent efficacement vos pérégrinations. Enfin, si les voix digitalisées n’ont pas été intégrées au jeu, vous aurez tout de même droit à quelques brèves répliques pour animer les dialogues, répliques apportant un plus indéniable à ces derniers par leur retranscription sans faille des émotions ressenties par le personnage. Les attaques spéciales déclenchées lors des combats s’accompagneront également des cris déchainés de vos protagonistes, les rendant du même coup plus spectaculaires encore. Un jeu beau aussi bien visuellement qu’acoustiquement, que demander de plus si ce n’est un gameplay à la hauteur de ces louanges ? Pas de panique, ces messieurs de chez Overworks n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin et c’est tout naturellement que la jouabilité de Skies of Arcadia offrira au joueur un plaisir de jeu sans limites.

Welcome on my Ship !

La raison ? Un aspect novateur donnant un énorme coup de jeune au RPG classique. La progression se décompose en trois parties distinctes. Comme dans tout jeu de rôle qui se respecte, une grande part est laissée à l’exploration, que ce soit à pied ou en vaisseau (dans ce dernier cas, une bonne utilisation de la boussole et de la carte seront des éléments indispensables pour ne pas vous perdre dans l’immensité des cieux d’Arcadia). Dans la plupart des lieux, votre progression sera (très !) régulièrement interrompue par des combats aléatoires. Basés sur un système classique de tour par tour, ces derniers comportent malgré tout quelques spécificités intéressantes, offrant ainsi à Skies of Arcadia un aspect original qui ne sera pas pour déplaire aux fans de RPG. Outre les classiques attaques physiques, lancers d’objets ou autres magies, vous remarquerez en effet la présence en haut de l’écran d’une barre se remplissant au fil du combat. Baptisé jauge d’esprit, cet indicateur commun à tout le groupe conditionnera la plupart de vos actions. En effet, outre leur consommation en MP, les sorts puiseront également dans cette barre, de même que les nombreuses attaques spéciales qui s’avèreront d’ailleurs particulièrement gourmandes. Rassurez-vous cependant : pour compléter les gains automatiques de points d’esprit à chaque tour, vous aurez la possibilité d’utiliser la commande focus pour en amasser un nombre conséquent et remplir votre jauge au plus vite. Vous pourrez, selon vos besoins, utiliser ces points au fur et à mesure ou bien les économiser jusqu’à ce que la barre d’esprit soit au maximum. Une nouvelle commande intitulée « Attaque Capitaine » fera alors son apparition, et vous permettra de lancer une offensive surpuissante mettant en scène vos quatre personnages dans une magnifique chorégraphie.

La seconde originalité inhérente aux combats de Skies of Arcadia réside dans la gestion des attaques élémentales beaucoup plus poussée que dans la plupart des RPG. En effet, vos armes seront équipées de pierres de lune leur conférant un pouvoir élémentaire précis en fonction de la couleur de l’artefact (le vert pour la nature, le rouge pour le feu, le mauve pour la glace, le bleu pour le vent et l’eau, le jaune pour la foudre et enfin l’argent). Vos armes seront ainsi plus ou moins efficaces contre tel ou tel ennemi en fonction de la couleur que vous leur aurez attribuée, couleur heureusement interchangeable à n’importe quel moment du combat via une pression sur la touche Y. Une bonne gestion de ces couleurs sera indispensable dans certains donjons extrêmement difficiles, et vous offrira un avantage décisif sur des groupes conséquents d’ennemis. D’ailleurs, il ne sera pas rare que les deux premiers tours d’un combat bossique soient consacrés à la recherche du point faible de votre adversaire, et de la couleur qui lui fera le plus mal. Cette gestion des éléments intervient également dans l’apprentissage des magies, puisque vous progresserez dans un certain type de discipline uniquement si vous utilisez la couleur correspondante en combat. Sans atteindre l’efficacité des matérias dans Final Fantasy 7, ce système de gestion de la magie n’en est pas moins très réussi et vous permettra de faire évoluer vos protagonistes comme bon vous semblera, en les spécialisant dans telle ou telle discipline ou au contraire en leur offrant une polyvalence pouvant parfois être salutaire. Hélas, les différents sorts ne seront que très peu utilisés dans la pratique. En effet, votre faible nombre de MP ne vous permettra qu’une utilisation limitée, et leur demande parfois importante de points d’esprits vous poussera à garder ces derniers pour déclencher des attaques spéciales beaucoup plus efficaces puisque suffisant bien souvent à terminer un combat en un tour.

L’aspect le plus innovant de ce gameplay vient néanmoins des combats navals. En effet, en plus des affrontements à pied, vous serez parfois amenés à affronter des adversaires aux commandes de votre navire. Lors de ces phases de jeu, la maniabilité se rapproche énormément des combats classiques. Chaque tour est divisé en quatre parties (modélisées à l’écran par des cases), durant lesquelles chacun des quatre personnages peut entrer une commande. Vous devrez rentrer les quatre commandes dès le début du tour et une anticipation efficace des mouvements de votre adversaire sera donc de rigueur pour éviter de vous faire réduire en miettes. Heureusement, les cases s’affichant à l’écran vous donneront de précieuses indications sur l’attitude future de l’ennemi auquel vous faites face. Par exemple, une case verte signifiera que vous pouvez attaquer sans crainte, une case rouge impliquera une attaque surpuissante de l’adversaire (protection obligatoire) tandis qu’une case chance vous permettra d’infliger des dommages plus importants à ce dernier. D’une manière générale, vous devrez donc balancer le maximum d’attaques sur les cases vertes et chance, et vous protéger à tout prix sur les cases rouges. De temps en temps, une case spéciale apparaitra et vous permettra d’utiliser l’arme ultime de votre vaisseau pour infliger des dégâts considérable à votre malheureux opposant. Attention néanmoins, car cette attaque spéciale s’avèrera très vite extrêmement gourmande en termes de points d’esprit. Ces derniers seront d’ailleurs le principal enjeu des combats navals puisque, contrairement aux affrontements classiques, n’importe quelle attaque (même basique) puisera dans la jauge d’esprit. Lors des batailles navales, il vous sera parfois demandé d’effectuer des choix tactiques qui feront varier les quatre prochaines cases du tour suivant. La plupart de ces choix seront des pièges et les éviter vous permettra de vous retrouver en position favorable et bien souvent d’utiliser votre super-arme. En ce qui concerne l’armement de votre navire, vous pourrez le modifier via le menu comme s’il s’agissait de l’un de vos personnages. Libre à vous de tout miser sur la rapidité ou la précision en montant uniquement des canons secondaires, sur la puissance en équipant votre fier bâtiment de canons aussi puissants que couteux en termes de points d’esprit, ou encore de renforcer à outrance la coque pour éviter les mauvaises surprises lors des attaques ennemies. Vous pourrez acquérir ces différents accessoires dans les boutiques prévues à cet effet et disposerez ainsi d’un choix intéressant parmi un arsenal des plus complet comportant entre autres des torpilles, canons et autres blindages en tous genres. Qui dit navire dit équipage, et vous devrez donc parcourir le monde à la recherche de marins désireux de vous accompagner. Ces personnages pourront se révéler être de précieux alliés en combat, puisqu’ils mettront leurs aptitudes défensives ou offensives à votre disposition à tout moment. En un mot comme en cent, ces combats navals apportent un réel plus au gameplay du soft en lui offrant une bonne dose d’originalité appréciable. Ces batailles font d’ailleurs l’objet d’une mise en scène remarquable, avec des mouvements de caméra digne d’un chef d’œuvre de l’animation japonaise…ce qui a d’ailleurs pour effet de les rendre très longs, plusieurs minutes s’écoulant parfois entre deux tours.

Conclusion

Skies of Arcadia s’impose comme un incontournable sur une console où la concurrence était pourtant rude. Est-ce le meilleur RPG sorti sur la 128 bits de Sega? Personnellement, je serais enclin à affirmer que oui. Cependant, la présence de certains softs comme The Nomad Soul, Grandia 2 ou Phantasy Star me pousse à jouer la carte de la prudence en conseillant à chacun de se faire sa propre opinion. Quoi qu’il en soit, Skies of Arcadia est incontestablement présent dans le top 5 de la console. Un hit, comme on n’en fait plus de nos jours (vlatipas que j’parle comme mon grand père moi !) à posséder absolument pour tous les heureux propriétaires d’une Dreamcast qui ne pourront que se féliciter d’avoir acquis ces deux GD-ROM de pur bonheur !

Réalisation : 19/20
Gameplay : 18/20
Bande son : 17/20
Durée de vie : 20/20
Scénario : 18/20
VERDICT : 19/20


Article publié le 23/11/2008 Jeu testé par Manuwaza