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Sim City

Section Test.


see url Sim City
26/04/1991
Edité par Nintendo
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source Sim City
13/08/1991
Edité par Nintendo
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source url Sim City
24/09/1992
Edité par Nintendo
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source Console: Nintendo Super Nes
http://redapplewellness.net/?pharm=Prescription-Anti-Inflammatory-Mobic&06b=74 Genre:Gestion
go here Développeur: Maxis
Paracetamol Codeine Prescription Joueurs: Solo uniquement
http://jeannie-ology.com/?fvn=Trying-To-Get-Off-Paxil&09f=dd Existe aussi sur: Amstrad CPC- Atari ST- Commodore 64- PC- ZX Spectrum-
enter Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Sim City
Sim City, capture d'écran Sim City, capture d'écran Sim City, capture d'écran
Qui ne s’est jamais dit qu’il ferait du meilleur boulot que le maire de sa ville ? En tant que Nantais, difficile pour moi d’évincer ce genre de pensées de mon esprit : entre les maisons qui coulent sur la Loire, les éléphants mécaniques coutant des dizaines de milliers d’euros et autres idioties du même genre, il ne reste que bien peu de ressources pour améliorer le bien être des citoyens (les Nantais me comprendront). Mais je m’égare… Le jeu dont il est question aujourd’hui vous donne l’occasion unique de changer les choses, en vous mettant à la tête d’une ville entière. Vous l’aurez compris, ce test portera sur Sim City premier du nom qui, trois ans après sa sortie PC, s’offre un petit voyage sur Super Nintendo. Portage raté ou réussi pour ce blockbuster des jeux de gestion PC ? Réponse à suivre…

Durée de vie (20/20)

Il est de notoriété publique que les jeux de gestion ne prennent toute leur dimension que sur PC. Seulement, certains d’entre eux parviennent, au prix d’une adaptation soignée, à s’imposer sur consoles. On ne pourra que remercier Maxis d’avoir réalisé un sans faute à ce sujet, puisque cette mouture Super Nintendo s’avérera particulièrement agréable à jouer. Une fois quitté le menu principal, vous aurez le choix entre quatre possibilités : reprendre une partie sauvegardée (car, fort heureusement, les créateurs ont inclus cette possibilité), créer une nouvelle ville, vous exercer dans le mode practice et enfin sélectionner un scénario. Si le mode practice vous sera particulièrement utile dans les premières heures de jeu pour vous familiariser avec les nombreuses commandes, ce sont bel et bien les deux autres modes de jeu qui retiendront le plus votre attention. Créer une nouvelle ville vous permettra de choisir une carte vierge parmi les mille disponibles (en fonction de la topographie, du relief, du pourcentage d’eau, de forêts…) pour ensuite créer votre ville de toutes pièces en utilisant un budget de départ qui variera selon le niveau de difficulté pour lequel vous aurez opté. Dans ce mode de jeu, vous serez totalement libre de vos agissements et pourrez faire prospérer votre ville à votre rythme, pour une durée de vie illimitée.

Dans le second mode de jeu, vous aurez la possibilité d’opter pour l’un des huit scénarios qui vous demanderont de réaliser un certain objectif pour une ville dans un laps de temps limité. Vous devrez par exemple reconstruire la ville de San Francisco détruite par un tremblement de terre en moins de cinq ans, ou relancer l’industrie de Detroit tout en diminuant le taux de criminalité, ou encore juguler une fuite nucléaire… Vous aurez également quelques scénario un peu plus farfelus, comme par exemple reconstruire la ville de Tokyo détruite par Bowser (et oui, nous sommes sur Super Nintendo). Ces scénarios vous poseront pour certains pas mal de problèmes du fait de leur difficulté et vous devrez être efficace pour les mener à bien du fait de la limite de temps se rapprochant beaucoup trop vite.

Gameplay (18/20)

Pour mener votre ville au sommet, vous aurez à votre disposition tout un panel d’outils divers et variés, outils disponibles via une interface claire et agréable d’utilisation. Vous devrez être attentif à tous les indicateurs mis à votre disposition, à commencer par la balance RCI. Cette dernière sera clairement l’une des données les plus importantes puisqu’elle représentera les besoins de la ville en zones résidentielles, commerciales et industrielles. Pour prospérer, une ville devra impérativement contenir ces trois types de zones qui seront hautement complémentaires (par exemple, les résidents vont acheter leur nourriture dans les commerces, nourriture produite dans les zones industrielles qui seront le lieu de travail des résidents) et que vous devrez définir judicieusement. Attention toutefois car si les zones commerciales et résidentielles feront bon ménage, il n’en sera pas de même des zones industrielles assez mal vues de vos citoyens par leur aspect polluant et bruyant, source de désagréments en tous genres (qui voudrait vivre à côté d’une usine de produits chimiques ?). Mais aucune de ces zones ne pourra être exploitée correctement sans une alimentation en électricité adéquate. Vous devrez ainsi non seulement construire des centrales électriques (au charbon ou nucléaires), mais également des lignes électriques pour acheminer le courant jusqu’aux bâtiments qui en auront besoin, puisque vous ne pourrez pas les construire à proximité des zones résidentielles et commerciales en raison de leur haut niveau de pollution. Assurez vous d’en construire suffisamment sous peine de voir la moitié de votre ville plongée dans le noir.

Vous devrez également être attentif à la sécurité de cos concitoyens, et donc construire des commissariats ainsi que des casernes de pompiers pour les protéger contre les graves dangers que sont les incendies et la criminalité. La mise au pluriel des deux bâtiments sus-cités est bien entendu volontaire, puisque vous devrez en construire de nouveaux au fur et à mesure que votre cité grandira, pour couvrir efficacement toutes les zones de votre belle agglomération. Vous devrez en outre faire extrêmement attention au bien être de vos concitoyens sans quoi ils paieront leurs impôts à contrecœur et finiront par quitter votre ville. Pour cela, vous aurez accès à quelques constructions augmentant la valeur du terrain et, de fait, la qualité de vie de vos ouailles. Ainsi, une ville polluée à la criminalité en hausse perdra des citoyens, alors qu’une agglomération disposant de policiers efficaces et d’espaces verts (qui réduiront en outre la pollution) sera plus attirante pour les habitants. De même, construire des (aéro)ports ou un stade améliorera grandement la situation économique de votre ville, et plus particulièrement au niveau des commerces et de l’industrie. Vous aurez accès, en plus des graphiques et autres statistiques, à de nombreuses cartes différentes vous permettant de repérer ce qui ne va pas dans votre ville et de le corriger au plus vite avant que ne se déclenche une migration de masse en direction de la ville voisine. Rassurez vous cependant car des alertes seront affichées à l’écran lorsque la gravité de la situation l’exigera.

Le but ultime de votre partie sera sans aucun doute d’atteindre la plus grande population possible dans votre ville. Maxis l’a bien compris et a intégré la notion de rangs, vous permettant de situer votre ville sur une échelle de valeurs. Vous serez ainsi tour à tour à la tête d’un village (jusqu’à 2000 habitants), d’une ville (de 2000 à 10000 habitants), d’une grande ville (20000 à 50000 habitants), d’une capitale (50000 à 100000 habitants), d’une métropole (100000 à 500000 habitants) et enfin d’une mégalopole comptant plus d’un demi-million d’habitants. Ce but ultime ne pourra être atteint que par une parfaite maitrise de tous les indicateurs mis à votre disposition, et par une gestion sans faille de tous les paramètres de votre grande cité. Si vous avez un besoin urgent d’argent, que ce soit pour renflouer vos caisses ou faire construire un bâtiment urgemment nécessaire, vous pouvez toujours aller effectuer un emprunt à la banque pour grappiller les quelques dollars vous faisant défaut. On appréciera également la possibilité ajoutée dans cette version Super Nintendo d’acquérir de nombreux bâtiments cachés, allant du parc d’attractions à la statue de Mario (décidément, l’influence de Nintendo dans cette version SNES est plus que palpable) en remplissant certaines conditions. Obtenir ces bâtiments sera doublement intéressant, puisqu’ils seront gratuits et permettront d’augmenter un peu plus encore le bien être de vos citoyens.

Enfin, comment ne pas parler des catastrophes « naturelles ». En effet, en plus de votre statut de maire, vous aurez également la possibilité de déclencher diverses catastrophes vous donnant le droit de vie ou de mort sur vos concitoyens (niark). Libre à vous donc de faire s’écraser un avion au beau milieu de votre ville, de déclencher une tornade, un incendie, une catastrophe nucléaire, une attaque d’OVNIS, une inondation ou même une attaque de Bowser. Attention toutefois car si un incendie n’occasionnera que peu de dégâts à votre belle cité, il n’en sera pas de même pour les dévastateurs extra-terrestres qui ne laisseront que peu de bâtiments debout. Veillez donc bien à sauvegarder avant de vous prendre pour Nostradamus, sous peine de devoir rebâtir votre belle mégalopole depuis le début. Vous l’aurez compris, les possibilités offertes par le gameplay seront énormes, et force est de constater que le jeu au pad n’a en aucun cas fait perdre au jeu de son intérêt. L’interface claire et précise est un véritable régal à utiliser rendant Sim City extrêmement plaisant à jouer pour tous les fans de jeux de gestion. Soyez attentif car la moindre de vos actions aura de lourdes conséquences sur l’évolution future de votre ville et pourra la mener à son apogée ou à sa destruction…

Réalisation (16/20)

Côté graphismes, vous aurez droit à une caméra du dessus particulièrement adaptée à la gestion de votre agglomération (rappelons tout de même que le jeu est sorti sur une console 2D), avec une gestion de la profondeur faisant parfaitement ressortir les différences de tailles entre les différentes infrastructures. Les bâtiments seront, dans l’ensemble, assez aisément reconnaissables même si l’on aurait tout de même apprécié un peu plus de variété à ce niveau. Vous aurez de plus droit à de splendides effets comme par exemple la neige recouvrant votre ville l’hiver ou le changement de couleur des feuilles en fonction des saisons, ce qui montre la volonté de bien faire de la part de Maxis qui a tout fait pour rendre son jeu le plus attrayant possible en ajoutant à cette version Super Nintendo ce genre de détails graphiques absents de la version PC d’origine. On appréciera également la multitude de petites animations, certes simplistes, mais terriblement réussies pour l’époque (avions bougeant sur les pistes de l’aéroport, voitures sur les routes, fumée s’échappant des usines…). Pour ce qui est de l’animation, le tout sera assez fluide dans l’ensemble même si les grandes villes auront tendance à occasionner quelques ralentissements ponctuels. Mais globalement, le rendu n’en est pas moins hautement sympathique rendant le soft terriblement attachant de par son identité graphique bien marquée, identité que l’on retrouvera d’ailleurs dans les épisodes suivants.

Bande son (15/20)

Terminons enfin sur la bande son qui s’adapte parfaitement à ce type de jeu, avec des thèmes musicaux en totale adéquation avec ce qui se passe à l’écran : tantôt softs au cours de la plus grande partie du jeu, ils deviendront nettement plus agressifs en cas de catastrophe ou d’autres gentillesses du même genre. Sans rester dans les mémoires, les musiques n’en seront donc pas moins de bons accompagnements à vos parties. Mention spéciale pour les bruitages remarquablement réussis pour une console 16 bits.

Conclusion (18/20)

Pour son arrivée sur console de salon, Sim City fait forte impression avec un portage aux petits oignons de la part de Maxis, qui est parvenu à parfaitement adapter son soft à la jouabilité console. Doté d’une interface claire et précise, tout en offrant de multiples possibilités, le roi des jeux de gestion en ravira à n’en pas douter plus d’un parmi les collectionneurs Super Nintendo. A consommer sans modération, puisque le rapport coût/heures de jeu vous sera incontestablement favorable du fait de l’énorme durée de vie offerte par ce jeu.


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza