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Shadow Warriors 2

Section Test.


go to link Ninja Ryūkenden II: Ankoku no Jashinken
06/04/1990
Edité par Tecmo
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Cheapest Priligy Online Ninja Gaiden II: The Dark Sword of Chaos
??/05/1990
Edité par Tecmo
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go to site Shadow Warriors II : Ninja Gaiden II
27/10/1994
Edité par Tecmo
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see url Console: Nintendo Nes
Pfizer Effexor Xr Discount Card Genre:Action/Plates-Formes
http://cfmim.com/?pill=Non-Prescription-Alternative-To-Viagra&b01=1b Développeur: Tecmo
follow url Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité Nintendo Nes

Photo de la boite de Shadow Warriors 2
Shadow Warriors 2, capture d'écran Shadow Warriors 2, capture d'écran Shadow Warriors 2, capture d'écran
Cheap Discount Herbal Viagra Viagra Viagra Au début des années 90, la sortie des jeux n'était pas mondiale comme la quasi totalité des titres à l'heure où j'écris ces lignes. La série Ninja Gaiden, maquillée à l'époque en « Shadow Warriors » pour nous autres européens, en a fait les frais. Si le premier épisode est sorti en 1988 au Japon, il lui aura fallu trois ans pour atteindre notre continent. De la même manière, le deuxième opus aura mis quatre ans pour effectuer le même parcours, et enfin le troisième épisode a dû se noyer en chemin car il n'a jamais réussi à franchir l'océan Atlantique. Sorti en 1994 en Europe, Shadow Warriors 2 n'aura cependant pas la chance d'être distribué en France, mais plutôt en Espagne. Il se murmure ici et là que la version Espagnole a été commercialisée dans l'hexagone avec un feuillet de traduction pour les hispanophobes, mais je ne pourrai malheureusement pas apporter d'informations supplémentaires à cette rumeur, faute de sources fiables. Cela dit, la cartouche de jeu en elle-même reste en anglais, et puis zut à la fin, qui a dit qu'il fallait une notice pour incarner Ryu Hayabuza ?

go Un véritable blockbuster hollywoodien !

Après les événements marquants du premier volet et la défaite de Jaquio, un grand empereur vilain et pas beau nommé Ashtar reprend le flambeau pour semer le trouble et le désordre grâce à une épée maléfique, « l'épée du chaos ». C'est alors qu'un militaire américain fait irruption et prétend auprès de Ryu qu'il est le seul ninja in the world à pouvoir mettre fin aux agissements d'Ashtar. Ryu, un peu sonné par les méthodes quelque peu musclées de Robert T. Sturgeon (oui c'est son nom), est contraint de suivre les conseils de son nouvel allié et part à la conquête de cet empire créé par le diabolique et non moins charismatique Ashtar.

Tout au long du jeu, des « cinématiques » matérialisées par de petites cut-scenes animées font merveille en termes de mise en scène. Effectivement, elles retranscrivent de fort belle manière les différentes péripéties qui se jouent. Agrémentées de dialogues aux allures simplistes, elles arrivent à instaurer une véritable ambiance grâce à un scénario rarement aussi étudié à l'époque dans un jeu tournant sur Nintendo Entertainment System. De plus, le scénario connaît pas mal de rebondissements et évoluera donc sous vos yeux ébahis avec retournements de situation au programme. Bon j'en rajoute un tout petit peu mais on peut dire que le travail effectué sur ce point est vraiment remarquable.

Gameplay

Après un premier épisode très réussi, Shadow Warriors 2 se veut être le digne successeur de son aîné sur tous les plans, et plus encore. Le maniement de Ryu se retrouve transposé à l'identique, ne bouleversant donc pas les habitudes prises dans l'opus précédent : on peut sauter, s'accrocher aux corniches, grimper le long des murs. Le gameplay offre selon moi de nouvelles possibilités. Là où Shadow Warriors premier du nom se contentait de proposer des stages à traverser d'une traite sans « retour en arrière », c'est à dire sans jamais regarder derrière vous, le level design de ce deuxième chapitre a été pensé pour tirer pleinement parti de ce gameplay si exigeant mais si précis. Je m'explique. Certaines parties de niveau, lors de votre passage, seront inaccessibles (les plates-formes sont trop hautes, ou le sol ne vous permet pas de vous rendre en-dessous par exemple). Eh bien qu'à cela ne tienne, la continuité du stage vous fera repasser par ce même écran mais dans la partie auparavant hors de portée. Cela paraît anodin comme détail mais permet, selon moi, de proposer une expérience plus labyrinthique, plus étouffante dans des espaces de jeu plus restreints. Après tout, ça paraît logique, on incarne un ninja ! En créant des niveaux de manière intelligente, en utilisant le maximum de possibilités sur chacun des écrans, le jeu se retrouve plus riche qualitativement mais aussi quantitativement car l'espace disponible sur la cartouche est employé de manière optimale.

Revenons donc au gameplay. La plupart du temps, vous utiliserez votre sabre (ou katana ou que sais-je encore, je suis un européen lambda pure souche, moi monsieur) pour anéantir toute menace qui se présentera à vous. À la pression du bouton B, votre arme se déploie droit devant vous, à la manière d'un Strider (Megadrive) entre autres. Vous avez également la possibilité de vous baisser, si tant est que l'ennemi soit un rase bitume. Pour étoffer tout ça, de petites billes rouges renfermant des items pourront être récupérées sur votre chemin. Parfois astucieusement placées (cela dépend de l'importance de l'item), ces billes rouges ne dévoilent pas ce qu'elles renferment et il ne vous sera possible de le découvrir qu'une fois la bille éclatée. À vous de voir si vous voulez prendre des risques. D'autant plus que, bien souvent, les accès sont rendus difficiles par des piques, flaques de lave, ravins et autres obstacles mortels en tous genres. Et oui, c'est ça aussi Shadow Warriors 2, une vraie ballade de santé !

Entrons dans le détail : les items en question peuvent vous rendre invincible pendant un instant, vous permettre de jeter des boules de feu, des pierres, des shurikens, ou encore mieux, des shurikens-boomerangs qui, une fois lancés réaliseront d'incessants allers-retours autour de vous, si vous prenez bien soin de toujours éviter leur trajectoire. Une arme dévastatrice pour la racaille ! Il vous sera même possible de récupérer un item qui vous dédoublera, c'est à dire qu'un deuxième Ryu suivra tous vos mouvements, décuplant votre présence et efficacité sur le terrain. Je ne vous raconte pas le carnage quand vous vous détriplerez...oui j'invente des mots, n'empêche que cet item est jouissif à utiliser !

Outre le level design, facteur principal du bien fondé du gameplay, les conditions climatiques revêtent également une importance capitale ! Et oui, vous serez soumis aux caprices de dame nature, contraintes matérialisées par un niveau où vous lutterez contre le vent qui changera régulièrement de direction, vous facilitant ou non la progression dans le stage en question. Le troisième level consistera à avancer pas à pas dans le noir total, ayant pour seule alliée la lumière émise par les éclairs venant du ciel menaçant en arrière plan. Ce passage est d'une efficacité redoutable car les plates-formes et ennemis ne seront visibles qu'en alternance, provoquant sans cesse le dilemme suivant : « J'y vais ou j'y vais pas ? » Mieux vaudra la jouer « safe » en progressant petit à petit, à moins de connaître le jeu par cœur. Plus classique, le niveau de glace mettra à l'épreuve vos talents de patineur. Ces conditions sont à coup sûr une plus-value, mais feront grincer bien des dents tant le jeu est déjà dur à la base. Âmes sensibles s'abstenir !

Toujours en lien avec le gameplay, de petits soucis viendront chatouiller vos sens. Je pense par exemple à ces parois sur lesquelles il y des échelles afin de changer d'écran, soit vers le haut, soit vers le bas. Cela est plutôt logique, d'emprunter une échelle pour changer d'écran, hein ? Eh bien dans ce cas, pourquoi le fait de sauter à proximité de l'échelle nous fait-il mourir alors que la logique voudrait qu'on change d'écran ? Je saute juste à côté de l'échelle et je meurs ! Si je transpose ça dans la vraie vie, ça voudrait dire que si je décide de sauter les trois marches en descendant du bus, cela aboutira à mon trépas ? Vous me direz qu'il ne s'agit que d'un détail, mais il est très irritant de perdre une vie bêtement, d'autant plus gênant quand un ennemi vient vous toucher pour vous faire tomber du haut du précipice que vous venez de gravir... Gageons qu'il s'agisse là d'une manière de rendre le jeu moins permissif, plus technique, plus « ninja » ! Dans le genre « mécanique un peu relou » on retrouve le sempiternel respawn des ennemis à la Megaman. On recule pour éviter un ennemi qui vient d'apparaître, on avance et il réapparaît. Il vous faudra donc développer une autre technique pour franchir les passages délicats, parfois en fonçant tête baissée et en serrant les fesses. Ça passe ou ça casse...

Réalisation

Le jeu d'une manière générale reprend le style du premier épisode en l'agrémentant de petits plus que permet l'avancée technologique de l'époque. Scrolling différenciel, amélioration de la qualité sonore, clignotements quasi-inexistants, multiplication des sprites à l'écran sans ralentissement... Globalement l'aspect visuel force le respect et semble tirer parfaitement parti du hardware. De plus, les boss proposés paraissent vraiment énormes et bien dessinés par rapport à ce que l'on peut habituellement voir sur NES. De la même façon, les ennemis en général sont bien imaginés : le ninja lambda qui balance des shurikens, le militaire qui tente de vous fusiller, les rapaces qui piqueront du nez sur vous, le gros balèze balanceur de pierres, le nain aux mains crochues, les boules de glue qui vous balancent des pruneaux, et dans la catégorie « WTF » un magnifique homme-taureau qui se déplace en sautant et qui se roule en boule comme un cloporte... Bref si la thématique des ennemis semble un poil à côté de la plaque (quoi qu'originale pour le coup), croyez-moi, on s'en fiche un peu tellement l'action non-stop et le gameplay sont fichtrement plaisants et valorisants. De plus, les adversaires ne sont pas difficiles à battre individuellement, c'est seulement quand ils apporteront le surnombre que vous en baverez, carnage assuré ! Comme dit plus haut, l'amas d'ennemis à l'écran ne fait pas peur à la NES, et cela offre une expérience visuelle inédite, preuve qu'il est possible de faire de grandes choses avec pas grand chose.

La variété des niveaux en impressionnera certains, surtout ces conditions météo qui influent intelligemment sur votre manière de jouer, vous mettant face à des choix cornéliens (« j'y vais/j'y vais pas », « j'ai le temps/j'ai pas le temps »). Je me permets de rappeler ce détail car il constitue une vraie plus value en termes de réalisation, un véritable exploit technique. Je n'ai pas eu la chance de découvrir ce jeu à l'époque, mais il ne fait nul doute qu'un petit « waouh » serait sorti de ma bouche, comme le jour où j'ai allumé pour la première fois la Playstation de mon frère pour découvrir Wipeout, et par extension la « belle » 3D.

Pour parler de la bande-son, il est difficile de décrire avec des mots ce qu'elle peut transmettre. Je peux dire en revanche qu'elle est pêchue, des thèmes très inspirés maniant avec une grande habileté des sonorités très japonaises sans tomber dans le caricatural avec des ambiances plus traditionnelles usant et abusant de percussions et donnant ainsi un rythme à l'aventure. Les sons offrent également une bonne expérience auditive.


Durée de vie

Le jeu est à faire en une seule et unique fois, n'en déplaise aux amateurs de cartouches à pile ! Le soft propose une petite dizaine de stages avec autant de boss pas forcément insurmontables, pour peu que vous étudiiez de près leurs patterns, chose assez facile car ils sont allez lents et chacun des mouvements peut être anticipé sans encombres. Un bon point quand on voit la difficulté des phases de plates-formes. Il faudra prévoir environ deux heures pour un humain moyen pour venir à bout de Shadow Warriors 2. Un peu moins si vous êtes un aficionado du genre.

Verdict

La franchise Ninja Gaiden poursuit sur sa lancée avec ce deuxième épisode encore plus fouillé que le premier. Graphiquement similaire, les différences se feront dans le contenu et dans la capacité d'affichage, largement améliorés pour le coup. Maniable comme pas deux, Ryu Hayabuza répond au doigt et à l'œil, possède un large éventail d'actions, servi sur un level deisgn diaboliquement difficile mais vraiment délicieux. S'y ajoutent une mise en scène incroyable pour l'époque, un bestiaire très varié, bien étudié et surtout équilibré à la perfection pour ne pas faire sombrer le jeu dans la catégorie des « plus hardcore tu meurs ». Un soft qui vous en fera baver, certes, mais qui, j'en suis certain, vous plaira pour son exigence toujours plus valorisante. Un incontournable de la NES à ne pas mettre entre toutes les mains (un peu paradoxal comme phrase quand j'y pense). Excellent, mais comme je l'ai déjà dit : âmes sensibles s'abstenir.

Histoire 17/20 : Les aventures de Ryu et consorts sont passionnantes. Les cutscenes abondantes en sont d'ailleurs le porte étendard ! Un vrai film dans le jeu !

Graphismes 18/20 : Sans atteindre la perfection, ni même s'en approcher en matière de beauté (soyons clairs, c'est tout de même beau), Shadow Warriors 2 propose cependant une importante charge visuelle affichable, et rien que pour ça, la NES mérite qu'on lui dise un grand bravo. Bah allez-y, faites-le !

Gameplay 18/20 : Reprenant la recette du premier opus en la magnifiant pour la rendre encore plus jouissive, telle est la touche apportée à Shadow Warriors 2. Un exemple parfait de l'alliance entre complexité et clarté. Il vous sera difficile de pester contre la console, si l'on excepte le petit souci d'échelles cité dans le test, mais rien de bien grave quand on le compare à tout le reste.

Musiques 17/20 : Tout est agréable à l'oreille et vous accompagnera dans votre aventure d'une fort belle manière. Pas de grand thème connu au menu, mais une bande-son irréprochable, c'est déjà très bien !

Durée de vie 16/20 : Une petite dizaine de stages, une difficulté très prononcée, il faudra une heure voire plus pour boucler l'aventure. Pur « die and retry », ce jeu ne se gênera pas pour vous casser les dents. Mais c'est bien connu : mieux vaut savoir quoi faire mais que ce soit dur, plutôt que de simplement ne pas savoir quoi faire ! Enfin moi je le pense en tout cas !


NOTE GLOBALE 18/20


Article publié le 25/02/2014 Jeu testé par MaitreCoq