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Power Stone

Section Test.


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http://eurm.or.at/?qg=Online-Cialis-Pharmacy&8a0=34 Lorsque l’on parle de jeux de baston, on a tendance à imaginer deux personnages se tapant dessus dans un plan en deux dimensions. Il est vrai que, même dans les fighting games 3D comme Tekken ou Soul Calibur, l’apport de la troisième dimension se résume bien souvent à donner au joueur la possibilité de tourner autour de son adversaire. Dans ces conditions, il devient difficile de trouver des jeux de combat exploitant parfaitement les possibilités offertes par cette troisième dimension. Il aura fallu attendre l’aube de la génération 128 bits pour voir débarquer un tel soft sur la Dreamcast. Baptisé Power Stone, cet ovni vidéo-ludique dénotant une grande envie de bien faire et d’innover de la part de Capcom méritait bien un petit test…

Scénario (-)

Nous sommes au dix neuvième siècle, le siècle des romantiques… mais également le siècle des superstitions et des légendes… Des aventuriers parcourent le monde à la recherche des légendaires Gemmes de Puissance, pierres magiques auxquelles on prête le fabuleux pouvoir magique d’exaucer tous les vœux… Bien entendu, les huit meilleurs combattants de la planète vont tous partir à la recherche de ces gemmes, et ainsi se retrouver au casting du soft. Voila pour la trame principale du soft. Si elle ne casse pas des briques et est très peu exploité dans la pratique (la seule trace de scénarisation que vous trouverez résidera dans la première page de la notice), elle n’en reste pas moins un excellent prétexte à l’action et a le mérite de prendre place à une époque très peu exploitée dans le monde des jeux vidéo. Chaque personnage possède en outre sa propre histoire et est directement issu d’un pays influençant directement son style de combat.

Gameplay (19/20)

Mais la réelle force de Power Stone réside sans conteste dans son gameplay extrêmement novateur, savant mélange entre Super Smash Bros et Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi. On peut d’ailleurs affirmer sans trop de risque de se tromper que le titre de Capcom a énormément inspiré ce dernier au niveau du principe de jeu. Je m’explique : contrairement aux jeux de baston traditionnels dans lesquels les joueurs évoluent dans une arène n’offrant que peu de liberté, Power Stone vous laissera une totale autonomie de déplacement. Vous serez ainsi filmé par une caméra fixe située dans un coin de la zone, et pourrez vous déplacer comme bon vous semblera dans cet espace. Et quel espace ! Oubliez les rings minuscules d’un Ergheiz : ici, vous pourrez vous mouvoir dans des salles immenses qui, sans atteindre la taille des arènes de DBZBT, vous offriront de très bonnes possibilités lors de vos déplacements. Mais rassurez vous, les bonnes choses ne s’arrêtent pas là. En effet, outre leur grande taille, les zones d’affrontement vous offriront une grande interactivité avec les personnages. Vous pourrez ainsi vous balancer aux barres pour donner de redoutables coups de pied à votre adversaire, escalader les lampadaires ou autres poteaux pour vous mettre hors de portée, taper dans des caisses ou des tables pour les envoyer vers l’autre combattant voire carrément lui balancer des cruches ou autres éléments du même genre. Attention toutefois, car certains décors recèleront des pièges dans lesquels vous ne manquerez pas de tomber lors de vos premières heures de jeu (comme par exemple une grille qui s’ouvre pour déchainer un déluge de feu sur le malheureux personnage qui aurait eu la mauvaise idée de se trouver au dessus). Cette interactivité permettra une immersion sans faille, puisque vous aurez réellement l’impression de vous retrouver au beau milieu d’un combat de chiffonniers dans lequel tous les moyens sont bons pour s’en sortir sans trop de bleus. En plus de ces différents éléments, vous verrez aussi apparaître fréquemment des coffres contenant des gemmes de puissance (sur lesquelles je reviendrai plus tard) ainsi que tout un panel d’armes diverses et variées : bazooka, épée, lance-flammes, cocktail Molotov, maillet géant ou encore pistolet laser… Autant vous dire que l’utilisation de telles armes rendra les combats plus funs encore en octroyant au soft un parfum de Super Smash Bros loin d’être déplaisant.

Du côté des contrôles, le soft s’avère agréable puisqu’il est doté d’une prise en main intuitive et rapide. Vous aurez ainsi la possibilité de donner des coups de pied ou de poings, de sauter, de projeter votre adversaire (en le saisissant en l’air si le cœur vous en dit) et d’enchainer les coups d’une manière plus que convaincante et efficace. Les déplacements quant à eux se déroulent sans anicroche et le stick analogique permet une grande souplesse dans vos mouvements au sein de ces splendides environnements en trois dimensions. Allant de l’ouvrier à la princesse orientale, chaque personnage possède un style de combat bien particulier ainsi que des attaques spéciales différentes. Vous devrez ainsi le choisir judicieusement en fonction de ses aptitudes pour trouver celui correspondant le mieux à votre manière de jouer. Terminons enfin sur la particularité du gameplay ayant donné son nom au jeu, j’ai nommé les gemmes de puissance. Vous aurez en effet l’occasion de voir apparaître ces gemmes de manière aléatoire sur le champ de bataille. Au nombre de trois, elles permettront à celui qui les possèdera toutes de se transformer en un combattant surpuissant. Une fois cette métamorphose effectuée, le gameplay change radicalement et offre au joueur un panel de coups dévastateurs, obligeant son malheureux adversaire à fuir tant bien que mal en attendant que l’autre combattant retrouve son état normal. Vous pourrez par exemple déclencher les attaques Power Drive (attaque basique au corps à corps ou à distance selon la touche pressée) ou Power Fusion (déclenchables via les touches L et R) qui tueront votre adversaire quasiment à coup sûr si vous le touchez (mais qui vous laisseront étourdi si vous manquez votre coup). Dès que votre personnage entre en transe, une jauge de puissance apparaît et commence à décroitre, plus ou moins vite selon les super-coups que vous utilisez. Lorsque cette dernière est totalement vide, vous retrouvez votre état initial et les gemmes sont à nouveau dispersées aux quatre (enfin aux trois) coins de la zone. Autant vous dire que le principal enjeu des combats sera d’empêcher l’adversaire de récupérer ces trois gemmes, pour éviter de se retrouver dans une situation délicate. Pour cela, rien de plus simple puisque le frapper aura pour effet de lui faire perdre l’une de ses précieuses pierres.

Réalisation (16/20)

Chacune de ses attaques Power donneront lieu à de splendides effets de lumière, de feu ou de fumée d’une qualité faisant honneur à la Dreamcast. Véritable tempête d’effets spéciaux, vos combats vous en mettront plein les mirettes sans pour autant révéler une quelconque faiblesse en termes de framerate. La modélisation des personnages jouit quant à elle d’une grande finesse rendant ainsi chacun d’entre eux très attachant. Le chara-design ne sera d’ailleurs pas sans rappeler un certain Naruto, puisque le style très Manga des dessins se rapprochera énormément de celui de l’œuvre de Masashi Kishimoto. Et comment ne pas parler des décors, véritable délice visuel pour le joueur avide de détails. Chacun d’entre eux dégage un charme particulier, et vous reconnaitrez sans peine le pays dont ils sont issus. Vous aurez ainsi, entre autres, l’occasion de visiter un palais oriental, une place Anglaise bordée de commerces, une usine sidérurgique… Chacun de ces environnements dégage un parfum de 19ème siècle, vous rappelant ainsi constamment le contexte historique du titre. On pourrait néanmoins reprocher à Power Stone ses caméras parfois trop lointaines pour faire profiter le joueur de la beauté visuelle des combats, ainsi que la profusion d’effets visuels en tous genres rendant parfois l’action confuse. Mais l’aspect visuel du soft n’en est pas moins bluffant et fait bien vite prendre conscience au joueur qu’il est passé à la génération 128 bits.

Bande son (17/20)

Acoustiquement parlant, pas de quoi crier au scandale. Les musiques, sans être cultes, n’en sont pas moins sympathiques et rythment parfaitement les combats. Elles seront cependant très vite éclipsées par les bruitages qui, quant à eux, frisent la perfection. Chaque action réalisée aura son bruitage bien particulier, créant ainsi une énorme richesse sonore. Mention spéciale pour les voix parfaitement adaptées aux personnages auxquels elles correspondent.

Durée de vie (17/20)

Côté durée de vie, Power Stone pourra sembler un peu faiblard du fait du peu de modes de jeux disponibles. Vous n’aurez en effet accès, au début du jeu, qu’aux modes arcade et versus. Le faible nombre des personnages (huit seulement, soit la même richesse de casting que Street Fighter 2 pourtant sorti huit ans auparavant) ne sera pas là pour arranger cet état de fait, même si tous les essayer et maitriser chacun d’entre eux vous occupera un bon moment. Cependant, vous aurez la possibilité de débloquer un nombre considérable de bonus : armes, mini-jeux, ainsi que deux modes de jeu et trois personnages supplémentaires (les trois boss du jeu). En outre, le mode multijoueurs vous promettra de grands combats disputés avec vos amis sous le signe d’un fun sans limite. On aurait toutefois apprécié de pouvoir disputer des parties à quatre… Le contenu du soft s’avère donc, malgré les apparences, extrêmement riche, tant par le nombre de bonus à débloquer que par l’exceptionnel potentiel de rejouabilité qu’il offre. Il convient également de souligner que les combats peuvent parfois être très longs du fait de l’énorme liberté offerte au joueur…

Conclusion (18/20)

Capcom a décidément frappé fort avec ce titre qui a tout pour lui : un concept ravageur et original, une réalisation spectaculaire et un fun sans limite. A mi-chemin entre le beat’em all et le fighting game, ce titre ayant inspiré le gameplay de Dragon Ball Z Tenkaichi vous ravira sur tous les points de vue et s’impose comme un sérieux concurrent au Super Smash Bros de Big-N sorti sensiblement à la même époque sur Nintendo 64. On ne peut que regretter que quasiment aucun éditeur n’ait suivi cette tendance amorcée par le créateur de Street Fighter, encore une fois dans le camp des précurseurs…


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza