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Pearl Harbor - Strike at Dawn

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
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Sortie US non communiquée
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400 Bad Request

Pearl Harbor : Strike at dawn

??/??/2001
Edité par Ubisoft
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nginx
Console:
PC
Genre:Shoot'em Up
Développeur: Koch Media
Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité PC
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Pearl Harbor - Strike at Dawn
Pearl Harbor - Strike at Dawn, capture d'écran Pearl Harbor - Strike at Dawn, capture d'écran Pearl Harbor - Strike at Dawn, capture d'écran
Dans le petit monde du shoot’em up, nombreux sont les jeux à exploiter le contexte de la seconde guerre mondiale. Rares sont cependant ceux proposant de revivre un événement historique bien précis. Sorti dans la foulée du long métrage éponyme, Pearl Harbor : Strike at Dawn fait donc office d’exception dans le domaine. Bonne ou mauvaise surprise ? Bilan mitigé dirons-nous…

Un peu d’histoire…

Dimanche 7 décembre 1941, à 7h53. Une journée de repos dominical comme les autres semble s’amorcer sur la base navale américaine de Pearl Harbor…du moins en apparence. Les militaires ayant profité de cette affectation de rêve ne le savent pas encore, mais ils sont sur le point de vivre le pire des cauchemars. En une trentaine de minutes, près de deux cent avions Japonais vont déferler sur Hawaï et quasiment réduire la flotte du pacifique Américaine à néant. Totalement pris par surprise par cette attaque pleine d’audace, plusieurs centaines d’avions américains seront détruits sans même avoir pu quitter le sol. Cette offensive, franc succès pour l’armée Nippone, aura cependant pour effet de mettre en marche la machine de guerre américaine et de faire entrer les Etats Unis dans le conflit. Il leur faudra des années pour restaurer leur mainmise sur l’océan pacifique…

Des missions variées

Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, Pearl Harbor : Strike at Dawn ne propose pas uniquement de revivre l’attaque japonaise sur la base américaine. En effet, si votre carrière de pilote commencera par la défense du port contre les vagues de bombardiers et chasseurs nippons, elle continuera par la riposte contre les porte-avions à l’origine du désastre pour finir sur la bataille de Midway. Au total, ce sont donc une douzaine de missions que vous devrez mener pour remporter une victoire décisive sur l’empire Japonais. Les objectifs seront divers et variés, et vous devrez tour à tour épurer les cieux des chasseurs ennemis, escorter des bombardiers lors de leurs raids sur les bases adverses, ou bien piloter vous-même ces mastodontes surnommés Flying Fortress (forteresses volantes). On aurait cependant apprécié de pouvoir jouer chacun des deux camps, ce qui aurait été susceptible de booster une durée de vie diablement faiblarde. Un large panel d’une dizaine d’aéroplanes sera donc disponible, allant du petit P-39 Airacobra, à l’énorme B-29 tristement connu dans l’histoire pour avoir été le seul avion à larguer une bombe nucléaire. Bien entendu, chaque appareil aura son domaine de prédilection. Un B-17 sera beaucoup trop lent pour pouvoir espérer s’en sortir face à une escadrille de Zéros, tandis qu’un chasseur léger fera pâle figure dans l’attaque d’un porte-avion japonais qui aura vite fait de le descendre avec sa puissante DCA.

Shoot jouissif ? Pas vraiment…

Après l’écran de sélection de l’avion, viendra le moment crucial du choix de l’équipement. Une fois encore, ce dernier devra être adapté à la mission devant être remplie. Il faudra également tenir compte du poids général de l’avion, et ainsi répartir au mieux les différentes armes dans la limite accordée par le soft. Une fois ces préparatifs terminés, le moment tant attendu du décollage arrivera enfin…et s’envoleront avec votre avion toutes vos illusions d’être face à un jeu prenant et soigné. Le principal problème vient probablement de la maniabilité générale du soft. En effet, outre la lourdeur des appareils, la principale difficulté réside dans l’imprécision du système de visée. Compte tenu de la vitesse des avions ennemis, les aligner tiendra du miracle d’autant que vos tirs passeront à côté d’eux même en vous appliquant dans votre visée. Le soft se veut pourvu d’un système de lock permettant de verrouiller les ennemis, mais ce dernier s’avèrera bien vite être un gros handicap plutôt qu’autre chose. Il n’aura en effet pas son pareil pour vous faire tirer n’importe où, rendant toute victoire sur un appareil ennemi quasi impossible. Fort heureusement, cette imprécision sera contrebalancée par l’IA déplorable des pilotes japonais, qui n’auront de cesse de tirer dans le vide en espérant pouvoir vous toucher au hasard d’une balle perdue. On saluera donc l’honnêteté des développeurs qui ont eu à cœur de doter les pilotes contrôlés par l’ordinateur des mêmes handicaps que le joueur. Au final, les seuls adversaires que vous parviendrez à détruire seront les cibles immobiles présentes lors des missions de bombardement…

Une immersion totalement absente

Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là ! En effet, on serait en droit d’espérer que l’utilisation d’un gamepad simplifierait un tant soit peu le maniement délicat des avions. Que nenni ! La configuration de ce dernier est un vrai calvaire, et il y a fort à parier que vous ne parviendrez pas à assigner toutes les fonctions indispensables aux touches disponibles… Si seulement l’immersion était au rendez vous, le bilan eût pu être un peu plus positif. Là encore, inutile d’espérer des miracles : entre les paysages plats et ternes, et la vue cockpit particulièrement laide et inutile, le joueur aura bien du mal à s’imaginer qu’il est au beau milieu de l’une des plus grandes batailles de l’histoire des Etats Unis…d’autant que la représentation de la base de Pearl Harbor se résumera à trois hangars posés sur une surface ressemblant vaguement à du sable.

Quelques bons points

Cette déferlante de défauts est d’autant plus dommageable que le soft recèle quelques bons points qui auraient pu en faire un excellent shooter. Tout d’abord, le contexte des plus intéressants était particulièrement adapté à la réalisation d’un soft correctement scénarisé doté d’une forte valeur historique. Ensuite, la possibilité de changer de poste en cours de combat représentait une excellente manière de varier le gameplay. Par exemple, dans le cas du pilotage d’un Avenger, il est possible d’incarner au choix le pilote, le canonnier situé dans la tourelle arrière, et le responsable du bombardement. Dommage que cette idée n’ait pas été mieux exploitée. En effet, si canarder ses poursuivants ou s’occuper exclusivement du bombardement des cibles terrestres peut paraitre fun au premier abord, c’est compter sans l’horrible IA du pilote qui maintiendra la trajectoire actuelle sans même tenter d’éviter les tirs adverses. Côté visuel, tout n’est pas non plus à jeter. Les environnements sont certes un modèle de laideur, mais les différents avions/navires ont bénéficié d’une modélisation largement à la hauteur permettant à l’œil averti de les reconnaitre instantanément. Mention spéciale également pour les menus, parfaitement dans le ton. De même, la bande son est relativement réussie avec de bons bruitages qui font oublier l’absence de musique au cours des missions. Enfin, le système de grades basé sur vos prouesses constitue une bonne carotte pour faire de votre mieux, puisque si une victoire vous vaudra une promotion, une mission échouée se soldera par une rétrogradation.

Conclusion

Malgré ces quelques qualités, Pearl Harbor : Strike at Dawn est tout sauf un bon jeu. Son gameplay lourdingue et sa réalisation technique de dix ans d’âge auront bien du mal à rivaliser en comparaison de la pléthore de shooters cultes sortis toutes consoles confondues au cours de ces vingt dernières années. Un jeu qui ne restera pas dans les annales…

Réalisation : 11/20
Gameplay : 8/20
Bande son : 15/20
Durée de vie : 8/20
Scénario : -

VERDICT : 10/20


Article publié le 25/03/2010 Jeu testé par Manuwaza