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Paper Mario

Section Test.


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11/08/2000
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05/02/2001
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05/10/2001
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Buy Doxycycline Monohydrate Online Console: Nintendo 64
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Photo de la boite de Paper Mario
Paper Mario, capture d'écran Paper Mario, capture d'écran Paper Mario, capture d'écran
http://vjeronauk.org/?free=buy-propecia-in-singapore&07e=d0 La Nintendo 64 est une console totalement délaissée par les jeux de rôles. Ironiquement séchée sur ce point par la PSone avec Xenogears, Grandia, Final Fantasy VII, Vagrant Story, Chrono Cross ; alors que la Super Nes était la reine des rpg en son temps. Nous sommes en 2001, cette génération de consoles commence à rendre l’âme, mais d’excellents jeux sortent encore sur la dernière représentante des machines de salon à cartouches : Conker’s Bad fur day, Banjo Tooie et… Paper Mario.

Quelques petites précisions

Paper Mario n’est pas la première expérience du grassouillet plombier italien dans le domaine du jeu de rôle. Rappelons-nous Super Mario RPG, développé par Squaresoft, encensé par la presse mais qui ne traversa jamais l’Atlantique. Il faudra attendre 2008 pour trouver cette petite perle téléchargeable sur le Wiiware. Paper Mario n’a pas grand-chose à voir avec ce dernier, il fut développé par Intelligents Systems, studio responsable de la première série des Metroid.

Avant d’aborder plus en détail le contenu du jeu, la première chose qui saute aux yeux, c’est son level-design très particulier. Il est inspiré des livres animés pour enfants, où il suffisait d’ouvrir une page pour déplier une image et la voir apparaître en volume. Il ne fut pas le premier jeu à s’en inspirer, si l’on s’en réfère à la Worldmap de Klonoa, mais Paper Mario pousse cette inspiration bien plus loin. En effet, tous les personnages sont en 2D, mais sous forme de papier découpé. Cette touche personnelle se remarque dans bien des énigmes et des gags humoristiques, elle apporte un cachet permanent au jeu. Les décors eux sont en 3D classique, avec un petit effet bien foutu pour les maisons : lorsque Mario passe la porte, elles se font et se défont comme une construction en papier. Cette idée d’un design mignon et original fut une très bonne initiative, de par les innombrables jeux estampillés Mario sur la N64, Paper Mario sait tirer son caractère propre et au fond une réelle identité.

Scénario

Nous disions donc que Paper Mario est un jeu de rôle. Ce n’est pas son scénario en tout cas qui va nous le rappeler, basé sur le sempiternel enlèvement de la princesse Peach, le vol d’un spectre magique aux grands pouvoirs par Bowser, et sept étoiles à sauver dans les sept donjons pour aller foutre au final une raclée au roi Koopa. Bref, l’intrigue ne s’éloigne pas dans sa profondeur et sa finesse du postulat de départ de n’importe quel jeu de plates-formes Mario.

Ceci dit, les personnages que vous rencontrerez pour se joindre à vous ont tous leur caractère propre, ce qui les rend plus ou moins attachants. J’ai pour ma part une préférence pour Goombario, ses descriptions bien cocasses des lieux et des personnages rencontrés me font toujours sourire, ou encore pour Bouh, la fantôme arrogante et précieuse. Dommage que la plupart des membres du groupe demeurent sous-exploités, on aura du mal à s’attacher aux derniers rencontrés. Moins inspirés d’un point de vue chara-design, et moins impliqués dans l’histoire du fait de leur survenue tardive dans l’aventure. Les personnages non jouables, amis ou ennemis, savent aussi faire preuve de charisme. Tout le monde retiendra les inénarrables frères Koopa, Koopa Jr et ses embuscades imprévisibles, Kamie l’assistante de Bowser qui fait tout le sale boulot, ou encore le vieux Koopa sénile qui vous mettra à la porte dans une colère noire si vous refusez de l’aider !


Bande son

Les musiques sont dans la globalité plutôt réussies, certaines anecdotiques, d’autres réellement marquantes. J’ai encore dans la tête l’air du palace de Crystal, le thème des frères Koopa, les sonorités inquiétantes du manoir Boo. Les bruitages font très cartoon, pour atténuer la violence des combats et pour coller à l’ambiance générale du titre.

Gameplay

Des affrontements, parlons-en maintenant car là aussi le studio sût se distinguer et nous offrir un gameplay à la fois simple et intuitif.

Comme dans la majorité des rpg de l’époque, il y a un écran de déplacement (passif) où vous parlez aux PNJ, résolvez des énigmes, et où vous progressez dans le jeu. Et il y a un écran de combat (actif) qui se déclenche lors du contact avec un adversaire. Rien que du très classique jusque là. Notez que les altercations ne sont pas aléatoires, vos ennemis sont présents sur l’écran passif. Vous pouvez simplement les toucher pour engager le combat, prendre l’initiative en les attaquant par surprise, ou bien perdre l’initiative si vous n’esquivez pas une attaque adverse. Ensuite, vous vous retrouvez sur une sorte de scène de théâtre aux couleurs des lieux parcourus, avec des simulacres de cet environnement en carton-pâte, situés en arrière-plan, qui font toujours leur petit effet. Le caractère particulier du jeu se ressent encore une fois tout au long de l’aventure.

Les combats sont au tour par tour, et ils se révèlent atrocement mous durant les deux premières heures du jeu, faute à un classicisme sévère assimilé à des animations qui font rarement dans le spectaculaire. Il faut attendre de se voir attribuer le pendentif étoile pour que l’intérêt décolle pour de bon. Je vous rassure, il vous reste encore plus de 90% du jeu à découvrir à ce moment-là. Vous pourrez alors faire preuve de timing pour enchaîner les adversaires, découvrir diverses méthodes pour rendre vos coups plus puissants ou toucher un maximum de vilains.

Vous ne pouvez diriger que deux personnages à la fois, et seul Mario dispose de points de vie. Quelquefois un ennemi peut toucher votre allié, mais les points de dégâts équivaudront alors à des tours de pénalités où il demeurera inactif. Mario dispose de la capacité de sauter sur ses ennemis et de donner des coups de marteaux, chacun de vos amis dispose de ses propres coups particuliers : pour Goombario c’est le coup de tête, pour Kooper c’est l’attaque carapace, pour bombinette c’est l’explosion. A cela s’ajoute la classique utilisation des objets, propre aux jeux de rôles, pour se soigner, guérir des altérations d’état ou attaquer l’ennemi. Il y a enfin une dernière touche de gameplay, les badges, pour lesquels il faudra faire preuve de davantage de stratégie selon les points de badge disponibles, les spécificités des ennemis : pointes sur la tête, en feu, plutôt défensifs, plutôt agressifs. Le système de jeu jusque là très simplifié pour le jeune public visé prend ici une dimension plus recherchée, et il n’est pas rare de devoir s’y reprendre face à un genre d’ennemi ou un boss déstabilisant par ses techniques vicieuses.

Malgré tout, nous touchons là un défaut du jeu auquel nous pouvions nous attendre : sa facilité. Il y a toujours quelques passages un peu ardus, mais le challenge ne décolle réellement qu’à la dernière partie du titre, dans le château de Bowser. L’on constate ainsi le réel potentiel du jeu, nous poussant à user des plus astucieuses combinaisons de badges, d’objets, de techniques alliées et de celles de Mario. Si la courbe de difficulté demeure croissante et bien jaugée, elle ne pousse jamais vraiment à nous surpasser durant le reste de la partie.

Réalisation

Bien entendu, ceci s’explique par le design mignon et enfantin du titre, la cible prioritaire n’étant pas les férus de jeux de rôles qui ont passé des centaines d’heures à battre leur record de temps contre les armes émeraude et rubis dans FF VII. Mais cette explication ne suffit pas cependant, Mario 64 savait brasser tous les âges avec son challenge ardu combiné à une palette graphique colorée et un scénario vraiment léger. Pourquoi Paper Mario fut-il destiné à un si jeune public, et ce de manière si drastique, sans chercher à l’ouvrir à une autre clientèle que les fans de l’univers Mario ?

Le jeu demeure heureusement très plaisant tout au long de l’aventure, malgré une certaine baisse de rythme dans les chapitres 6 et 7. Il compense ses animations minimalistes par des phases de jeu variées avec la recherche de badges cachés, une enquête de la princesse Peach entre chaque boss vaincu, des donjons pas très tordus mais au fond bien pensés. La maîtrise des développeurs est présente à chaque instant et la grosse lacune du titre est bien volontaire de leur part.

Là où le jeu rattrape son manque de passages corsés, c’est par son background tout simplement attachant. Les différents décors prennent vie avec des PNJ souvent charismatiques, une patte artistique en béton, et un dynamisme certes sobre mais qui fait mouche à chaque fois. Sans cinématiques hollywoodiennes ni environnements de malade qui vous arracheront la mâchoire, Paper Mario joue la carte de la discrétion et parvient finalement à s’imposer parmi les grands.

Durée de vie

Enfin, sachez que la durée de vie du jeu demeure honnête pour le genre. Sans compter l’aventure principale, vous aurez de nombreuses sous-quêtes qui sauront vous tenir en haleine des heures durant. La collecte des fragments d’étoiles, unique monnaie pour acheter des badges spéciaux, vous demandera de fouiller chaque recoin du jeu. Vous pourrez passer des après-midi entiers (comme je l’ai fait) à rassembler tous les ingrédients possibles et imaginables pour la cuistot du coin, dans l’optique de découvrir des plats bien plus avantageux durant les combats que les objets de base. Comptez bien 20-30 heures de jeu au total, et une très bonne rejouabilité de par le caractère fortement additif du titre.

Conclusion:17/20

Paper Mario fut une bouffée d’air frais dans le monde extrêmement codé des rpg japonais de l’époque, et contrairement à de nombreux jeux de la Nintendo 64, il n’a pas pris une ride grâce à ses maniements simples et par son cachet unique issu des livres animés. Il demeure aujourd’hui encore une valeur sûre, un jeu à découvrir ou à redécouvrir, sa faible difficulté n’entachant en rien le plaisir de l’aventure.


Article publié le 29/11/2011 Jeu testé par AndréFontaine