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Medal of Honor - Resistance

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
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Medal of Honor Underground
23/10/2000
Edité par Electronic Arts
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400 Bad Request

Medal of Honor : Résistance

01/12/2000
Edité par Electronic Arts
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nginx
Console:
Sony Playstation
Genre:FPS
Développeur: DreamWorks Interactive
Joueurs: 1 à 2
Existe aussi sur: Nintendo Game Boy Advance-

Photo de la boite de Medal of Honor - Resistance
Medal of Honor - Resistance, capture d'écran Medal of Honor - Resistance, capture d'écran Medal of Honor - Resistance, capture d'écran
Medal of Honor premier du nom fut un carton mérité. Sa suite arrive en 2000, soit la même année ( !), seulement 10 mois après la sortie du premier opus ( !). Ainsi, on comprend que le gameplay n’ait connu aucun bouleversement majeur. Mais bon, si cette suite est restée proche du premier volet, ça ne peut être qu’un gage de qualité !

Entrez dans la résistance

Comme le suppose le sous-titre « résistance », il est question ici de prendre part à la résistance française. On incarne ici Manon Batiste, une jeune Française. Elle est inspirée d’une réelle espionne française, Hélène Deschamps Adams décédée en 2006 qui a d’ailleurs été consultante pour le jeu. Il est indéniable qu’elle a apporté une bonne dose de réalisme au titre. Manon Baptiste est bientôt recrutée par l’OSS (voir Medal of Honor premier du nom et Wikipedia) qui l’enverra effectuer des missions de Paris à l’Afrique du Nord en passant par la Grèce. On a vraiment l’impression de voyager, l’aridité transparente de l’Afrique du Nord contraste avec la fraîche obscurité de Paris. Ce schéma de jeu peut paraître très classique aujourd’hui mais cela d’apporter beaucoup de diversité aux missions. A l’instar du premier opus, fiction et réalité seront mêlées mais pas de spoil ici. Au programme, une vingtaine de niveaux tous aussi intéressants les uns que les autres.

Quelques petits ajouts à un gameplay similaire au premier opus (17/20)

A première vue, le jeu ressemble beaucoup à son prédécesseur (le Luger qu’on détient fait peut-être un peu plus agent secret…). On avance dans des couloirs en tuant des ennemis assez intelligents aux réactions réalistes. Plusieurs objectifs variés sont à remplir. Comme dans le premier opus, vous avez le droit à un classement en fin de mission qui vous précise votre taux de précision, votre nombre de missions accomplies, le nombre de headshots, etc. Meilleur vous avez été, meilleure sera votre note et plus proche vous serez de la « Medal of Honor ». La première mission d’ailleurs est très classique, celle-ci se déroule à Paris. Manon (donc le joueur) a rendez-vous avec un contact sous la Tour Eiffel. A deux, vous liquiderez des Allemands et parfois vous devrez protéger ce compagnon. Cette première mission peut faire craindre que rien n’ait changé mais on remarque déjà au niveau graphique une légère refonte sur laquelle on reviendra.

C’est avec les missions d’infiltration se déroulant en Grèce et en Afrique du Nord que l’on découvre quelques petites nouveautés. Ces missions étaient déjà présentes dans le premier opus. Très plaisantes, elles permettaient d’apporter beaucoup de diversité au gameplay. Dans Résistance, elles restent similaires : vous commencez par prendre une fausse identité pour tromper l’ennemi pas si bête. Ensuite vous aurez à accomplir certains objectifs d’espionnage et parfois de sabotage. Aujourd’hui, l’OSS vous a offert un appareil photo (pas un reflex…ok j’arrête) pour prendre en photo des plans, des papiers secrets,…ou aussi des soldats nazis qui prendront la pose ! Ce sont ces petites choses qui font plaisir dans Medal of Honor.


Medal of Honor n’a néanmoins pas changé fondamentalement. C’est beaucoup d’affrontements avec de belliqueux nazis saupoudrés de quelques missions d’infiltration très plaisantes. A noter, que ces soldats gris vous attaqueront maintenant à moto et même en tank, des véhicules qu’il faudra bien sûr sauvagement détruire. MoH reste ainsi fidèle à lui-même, on ne pouvait de toute façon pas s’attendre à de grands changements. Le premier opus était tellement réussi que cette suite ne souffre pas du tout de ce manque de nouveautés.

Question durée de vie, comme dans le premier MoH, le temps passe très vite tellement on se prend au jeu. Le titre est fun et les objectifs variés. Le jeu se rejoue mais seulement parce qu’il est plaisant, car les missions sont par ailleurs d’une linéarité exemplaire. S’agissant du multijoueur, il est comme dans le premier opus, rigolo mais anecdotique car pas aussi dynamique qu’un Goldeneye.

Une réalisation réhaussée (16/20)

Le premier Medal of Honor était dotée d’une réalisation correcte avec des décors assez bien modélisés même si les ennemis au curieux faciès étaient un peu cubiques. Aujourd’hui, la modélisation n’a pas radicalement changé mais le jeu paraît quand même moins sombre. Même si la première mission se déroule la nuit à Paris, on sent que c’est une ville de lumières. L’univers de Medal of Honor est un brin plus coloré, il faut dire que les missions en territoire aride apportent beaucoup à la palette de couleurs du jeu. Bon, on n’est pas dans Crash Bandicoot non plus…Les animations restent les mêmes, des ennemis qui bougent assez bien, de façon un peu cocasse et mécanique.

Le jeu souffre, comme la plupart des derniers jeux Psone, de la comparaison avec la nouvelle génération qui est arrivée (Dreamcast) ou qui vient (Playstation 2) qui présente des graphismes hauts en couleur (Soul Calibur par exemple m’a fait aimer la Dreamcast…). De plus, le monstre Half-Life a encore beaucoup d’influence et c’est à lui qu’on compare tous les prétendants Doom-like. Malgré cela, la réalisation de MoH tire son épingle du jeu surtout qu’on a le droit à de nombreux lieux tous différents.

Une bande-son magistrale (18/20)

MoH Résistance fait un peu add-on mais il a quand même son OST à lui ! Aux commandes, on trouve toujours le brillant Michael Giacchino. On ainsi le droit à une musique orchestrale aux accents hollywoodiens (John Williams, Hans Zimmer,…). Giacchino réalise une fois de plus un magnifique travail avec des thèmes héroïques (le thème principal est un chef-d’œuvre), inquiétants (dans les rues de Paris), un brin oriental (à Casablanca). Il s’agit une fois de plus d’une OST à écouter (en streaming sur Youtube par exemple), une de ces OST qui montrent que la musique du jeu vidéo se défend très bien et sa qualité ne cesse de s’accroître, des compositeurs géniaux derrière ces chefs-d’œuvre : Nobuo Uematsu, Yoko Shimomura, Akira Yamaoka (le compositeur de Silent Hill pas notre Akira !), Tetsuya Shibata, Garry Schyman, Christopher Lennertz, Harry-Gregson Williams et plein d’autres, beaucoup de Japonais ! Par ailleurs, Résistance conserve les mêmes bruitages que le premier opus avec ses explosions réalistes, ses coups de feu de même et surtout ses Nazis qui jurent en Allemand !

Conclusion (16/20) :

Medal of Honor : Résistance est un bon jeu mais un add-on simplement, un add-on à la bonne durée de vie et à la musique somptueuse. Medal of Honor premier du nom avait posé de très bonnes bases que cette suite suit très fidèlement ce qui en fait un soft fun, accessible, assez beau et à la patte historique développée (je connais des gens qui se sont passionnés pour la Seconde guerre mondiale après avoir jouer à Medal of Honor). Résistance est un add-on qui ne se refuse pas, un FPS qui fera plaisir aux possesseurs de la première Playstation. Malheureusement, ce dernier épisode Psone augure des suites très moyennes sur la génération d’après. Bon jeu à tous !

Avant de partir prenez cinq minutes pour écouter le
thème principal de Medal of Honor : Résistance



Bonne écoute !


Article publié le 09/01/2009 Jeu testé par Dinuss