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Mario is Missing

Section Test.


Levitra 10 Mg For Sale Mario is Missing
05/06/1993
Edité par Mindscape
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source Mario is Missing
09/06/1994
Edité par Mindscape
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follow site Mario is Missing
10/03/1994
Edité par Mindscape
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http://oldiesrising.com/?how=Voltaren-Patch-Online&ff2=1c Console: Nintendo Super Nes
Kamagra Delivery Uk Genre:Ludo Educatif
http://straightupcigars.com/?mec=Buy-Generic-Flomax-Online&413=69 Développeur: The Software Toolworks
http://webbizideas.com/?where=Actos-Procesales-Del-Juez-Y-De-Las-Partes&a85=60 Joueurs: Solo uniquement
Cephalexin 500mg Buy Existe aussi sur: Nintendo Nes- PC-
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Photo de la boite de Mario is Missing
Mario is Missing, capture d'écran Mario is Missing, capture d'écran Mario is Missing, capture d'écran
Mario est perdu, quel scandale ! En plus, il aurait été enlevé par Bowser en Antarctique. Ce dernier aurait également dérobé de nombreux objets appartenant à des monuments des grandes villes. Il n'y a plus qu'à appeler Luigi pour qu'il aille sauver le frangin et remettre un peu d'ordre dans ce bas monde. Allez, en route pour le test de Mario is Missing sorti sur NES, Super NES et également sous Ms-Dos. Pour cet article, nous allons nous intéresser tout particulièrement à la version Super Nintendo du titre.

Quand Mario devient professeur

Il faut savoir que Mario is Missing, peu importe la version, n'a pas été conçu par Nintendo mais par The Software Toolworks, un développeur PC qui a travaillé entre autres sur Star Wars Chess ou encore une version numérique de l'atlas du monde. Le soft est édité par Mindscape, une grosse boite française qui a publié de nombreux jeux depuis sa création en 1980. L'entreprise n'a été mise en liquidation judiciaire que très récemment, en septembre 2012 pour être précis. Nintendo souhaitait à l'époque se lancer sur le marché éducatif, et c'est pourquoi une gamme de jeux basée sur le plombier moustachu et intitulée « Mario Discovery Series » a été créée. On retrouve notamment dans cette collection un Mario's Time Machine destiné à enseigner l'Histoire, ou encore Mario's Early Years décliné en trois jeux pour apprendre l'alphabet et les maths. On pourrait facilement rajouter Mario Paint qui revêt lui-aussi une dimension éducative, mais il se distingue de ses congénères en ayant été développé par la firme de Kyoto. Le point commun entre les jeux de cette collection est d'avoir bénéficié de versions MS-DOS en plus de celles commercialisées sur les consoles Nintendo, ces déclinaisons micro étant même souvent plus complètes. Revenons en à notre Mario is Missing sorti en 1993 sur la Super Nintendo, et qui avait la lourde tâche d'apprendre la géographie aux jeunes enfants que nous étions.

En route Luigi pour sauver le frangin

Mario is Missing est un mix entre le jeu d'aventure et le jeu éducatif. On retrouve donc le gameplay basique de la série à savoir marcher, courir et sauter, sauf qu'ici il n'y a pas de phase de plates-formes. Vous débuterez votre aventure dans le château de Bowser et ferez face à cinq portes menant chacune à une ville. Une fois votre porte choisie, vous dirigerez donc votre personnage dans de grandes villes et vous pourrez sauter sur les ennemis, mais eux ne vous toucheront jamais puisqu'ils ne se déplacent pas sur le même plan. Vous pourrez aux différents carrefours monter ou descendre pour changer de rue, mais ce sont bien les seules actions de gameplay pur que vous effectuerez.

En effet, l'objectif ici sera de récupérer des objets que les Koopas ont volés pour ensuite les rendre à l'agence de tourisme la plus proche. On retrouvera donc dans les villes de nombreux Koopas à vaincre mais seuls trois d'entre eux auront un item en leur possession. Vous devrez donc dans un premier temps retrouver les précieux objets, puis parler avec la populace locale pour en apprendre plus sur eux. Le jeu est d'ailleurs intégralement traduit en français, un bon point plutôt rare à l'époque. Le menu pause vous permettra d'accéder à plusieurs informations et options. Vous pourrez par ce biais choisir quel objet sélectionner parmi les trois en votre possession, ce qui vous permettra de le rendre et de faire parler les gens à son propos. Vous y trouverez également la carte de la ville -très pratique pour localiser les agences de tourisme-, les Koopas qu'il vous reste à occire ainsi que les personnes à qui parler, tout ce beau petit monde se baladant de façon aléatoire sur la carte. Également présent, le globulateur vous permettra de localiser votre position dans le monde et d'ainsi appeler Yoshi pour qu'il vous aide. Un codex, quant à lui, fera office de journal en vous permettant de relire toutes les informations collectées jusqu'alors auprès des PNJ. Enfin, s'y ajoutera un album photo sur lequel j'aurai l'occasion de revenir un peu plus loin dans ce test...

Une fois vos objets en poche, il faudra donc glaner des informations pour en apprendre plus à leur propos, afin d'ensuite pouvoir les rendre. Les différentes agences sont tenues par la princesse Peach et celle-ci vous posera deux questions sur le monument et l'objet en rapport, auxquelles il faudra répondre correctement pour qu'elle accepte votre don. Une fois cela fait, vous pourrez prendre une petite photo du monument et ainsi revoir tous vos clichés dans votre album. Je mentionnais Yoshi quelques lignes plus haut, le moment est venu de vous donner plus de détails sur son utilisation. En arrivant dans une nouvelle ville, vous ne connaîtrez pas forcément votre localisation précise et devrez déterminer cette dernière en discutant avec les différentes personnes que vous rencontrerez. Une fois cette information en votre possession, et Yoshi placé au bon endroit sur le globulateur, Luigi le chevauchera ce qui lui accordera un bonus de vitesse dans ses déplacements. Le petit dinosaure sera finalement plus un prétexte incitant le joueur à localiser les grandes villes du monde, qu'un véritable plus en matière de gameplay. L'idée n'en est pas moins sympathique.

Un air de déjà vu

Sur le plan graphique, le jeu s'inspire de Super Mario World puisque l'on retrouve les différents sprites de ce dernier que ce soit pour Luigi et Mario ou pour le bestiaire ennemi. Il faut savoir que les différentes versions du titre ne sont pas similaires sur ce plan et que la déclinaison Ms-Dos nous offre, par exemple, des dessins de Luigi assez ignobles ayant fait le tour du monde. On peut donc s'estimer chanceux avec cette mouture Super Nintendo qui mettra le joueur à l'aise et en terrain connu. Les différentes villes s'avéreront hélas toutes un peu semblables et, même si un effort a été fait pour y inclure des éléments en provenance des lieux issus de la réalité, le tout fait trop « cliché » pour être totalement satisfaisant. Un peu plus de travail esthétique pour renforcer l'immersion du joueur dans chaque pays et dans sa culture n'aurait pas été du luxe. Un constat également alimenté par des PNJs toujours identiques quelle que soit la ville visitée. Alors certes, le tout reste globalement correct, mais ces quelques fautes de goût associées à la reprise des sprites d'un jeu existant ne manquera pas de poser de sérieuses questions sur le degré d'implication des développeurs.

A côté de cela, la palette de couleurs est tout sauf chaleureuse et l'on se retrouve trop souvent dans des nuances de gris. Un comble pour un jeu Mario, la saga nous ayant plutôt habitués à des teintes chatoyantes. Niveau animation, ce n'est pas non plus exceptionnel avec des PNJs assez statiques et des boss plutôt mal lotis dans ce domaine. Je sens la surprise naître sur vos visages ébahis : oui, une fois cinq villes terminées, Luigi affrontera l'un des enfants de Bowser. Hélas, aucun challenge une fois encore, ces derniers n'étant pas sur le même plan (à l'instar des autres adversaires) et ne pouvant de fait pas vous toucher.

Bref, le jeu part d'une riche idée mais les développeurs ne se sont pas donnés les moyens d'en faire un titre marquant.

Un air de déjà entendu, cette fois

Au niveau sonore, le bilan est quelque peu identique. Si l'on est très heureux de retrouver les sons de la saga, on ne compte finalement qu'un seul et unique thème de Super Mario World retravaillé de différentes manières pour alimenter une OST de cinq ou six « variations » au maximum. En revanche, on appréciera le travail réalisé sur chaque thème afin de le faire coller à l'esprit des différentes villes. Il y a de l'idée, indéniablement, et si l'équipe avait fait montre d'un peu plus d'application, il ne fait aucun doute qu'ils seraient parvenus à insuffler une véritable âme au titre. A côté de cela, ne vous attendez pas non plus à entendre des voix. Certes, cette prouesse technique n'était que marginale en 1993, mais affubler chaque PNJ de bribes de phrases aurait à n'en pas douter renforcé le réalisme et l'immersion de l'ensemble. Cela aurait également eu pour effet de souligner le décalage entre le monde de Mario, et le monde réel où prend place l'aventure. Là encore, on remarque donc une prise de risque minimale, se traduisant dans les faits par un flagrant manque de folie et d'originalité.

C'est palpitant la géographie, non ?

Le plus gros souci du soft est sans aucun doute sa redondance puisque le schéma est toujours le même. On cherche les objets, on part en quête d'infos et on les rend à l'agence de tourisme puis on passe à une autre ville. Autant on apprend des choses sur la géographie et aussi l'histoire, autant le manque de surprises ne manquera pas de provoquer une certaine répétitivité, vous poussant à réaliser les différentes actions machinalement. La version Super Nintendo comporte une quinzaine de villes et trois boss. Cela peut paraître peu, mais au vu de la redondance du jeu, un plus grand nombre de niveaux eut été superflu et vous aurez largement le temps de vous lasser pendant les quatre heures nécessaires pour en voir le bout. Comble de la frustration, aucun affrontement final avec Bowser ne viendra boucler l'aventure, la fin de celle-ci se signalant uniquement avec une courte séquence vidéo.

J'ai personnellement connu ce jeu à l'époque et malgré ses défauts, je dois dire que je l'apprécie parce qu'il avait le mérite de tenter quelque chose de nouveau avec la licence Mario, tout en ne reniant pas son appartenance à cette dernière. Néanmoins, les tares sont bel et bien là et même si je suis de nature indulgente, je ne peux conseiller ce titre qu'aux fans invétérés du plombier ou à ceux qui cherchent à parfaire leur culture vidéoludique.

Conclusion

Avec Mario is Missing, The Software Toolworks ne s'est pas donné les moyens de faire un bon jeu, et si l'idée de départ est intéressante, elle aurait mérité un meilleur traitement sur tous les plans. Si les équipes de Nintendo avaient pris en charge le développement, nul doute que le jeu aurait été bien différent et sans doute meilleur que cette version imparfaite. Sait on jamais, peut être Nintendo souhaitera-t-il un jour revenir sur le créneau éducatif et s'en donnera-t-il véritablement les moyens. Pour ma part, ce test m'a bien donné envie de vous concocter un petit sujet sur les jeux éducatifs et leurs origines, donc restez branchés sur Oldiesrising.com.

Réalisation : 10/20
Gameplay : 09/20
Bande son : 12/20
Durée de vie : 09/20
Scénario : 09/20

VERDICT : 10/20


Article publié le 11/02/2014 Jeu testé par Hayu