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Les Royaumes Perdus

Section Test.


Les Royaumes Perdus, capture d'écran Les Royaumes Perdus, capture d'écran Les Royaumes Perdus, capture d'écran
Safe Way To Get Off Paxil Aujourd'hui, nous allons parler du premier RPG à être sorti sur le cube de Nintendo, à savoir les Royaumes Perdus. Titre exclusif à la machine, celui-ci a été développé par From Software, studio existant depuis 1986 et à qui l'on doit notamment Demon's Souls, Enchanted Arms, Armored Core ou encore 3D Dot Game Heroes. Plongeons dans le premier chapitre de cette série méconnue dont une suite fut commercialisée un an plus tard sur la même plate-forme. Une saga qui n'a hélas pas rencontré le succès qu'elle aurait mérité.

Cost Of Suprax Suspension Des cartes et des runes

Nous sommes ici face à un jeu de rôle doté d'un gameplay plutôt original, puisqu'il propose un système de combat mêlant adroitement cartes et temps réel. Ainsi les combats prendront-ils place dans une arène au sein de laquelle le joueur se déplacera et pourra lancer ses cartes, qui matérialiseront des monstres se battant pour lui sur le terrain. Certaines cartes permettront également de lancer une attaque directe avec son personnage, tandis que d'autres vous réincarneront en une créature puissante. Enfin, des cartes de soin s'ajouteront à ce panel, permettant de parer à toutes les situations. On pourrait voir ce système de jeu comme un habile mélange entre Pokémon et Yu Gi Oh. Bien entendu, chaque carte sera associée à un élément parmi les quatre disponibles (feu, bois, terre et eau), ayant chacun des forces et faiblesses par rapport aux autres. Vous devrez donc parfaitement connaître ces dernières afin d'être efficace en combat.

Chaque mission vous donnera droit à un deck de trente cartes, afin de vous défaire des combats survenant de manière aléatoire. Pas de fuite possible ici, et vous devrez donc par conséquent occire tous vos ennemis pour pouvoir progresser. Chaque utilisation de carte vous coûtera de la puissance runique, symbolisée par un cercle dans le coin gauche de votre écran. Il va de soi que les cartes les plus puissantes ponctionneront cette jauge de manière importante. Une bonne gestion de cet indicateur sera d'autant plus nécessaire qu'une fois vide, ce seront vos points de vie qui fileront. Fort heureusement, vous pourrez, en frappant les monstres adverses, faire parfois tomber de petits cristaux qui rempliront votre énergie runique, pour peu que vous les ramassiez suffisamment rapidement. De même, des fées bleues s'inviteront ponctuellement sur le champ de bataille, et se proposeront de remonter aléatoirement votre vie, puissance runique, ou de vous offrir des cartes. A noter que celles-ci, une fois matérialisées sur le terrain, n'y resteront qu'un temps donné, ce laps diminuant significativement si elles se font toucher. Chaque carte d'attaque étant utilisable entre deux et quatre fois, vous aurez compris que l'intégralité du gameplay reposera sur une stratégie opportune et surtout une excellente connaissance de son deck. D'une manière générale, le tout sera très bien géré, avec ces affrontements à mi chemin entre le tour par tour et l'action RPG.

Concernant l'évolution du personnage, sachez qu'à chaque fin de mission, vous serez évalué et pourrez ensuite choisir entre une et trois cartes dans un paquet de cinq. Avec un peu de chance, vous pourrez même mettre la main sur des cartes « boss ». Le soft ne compte en revanche pas de système de levelling au sens strict, puisque c'est uniquement en progressant dans le scénario que vos statistiques s'amélioreront par le biais de nouvelles runes boostant vos points de vie et votre puissance runique. En revanche, les cartes utilisées en combat accumuleront de l'expérience une fois lâchées sur le terrain, et il vous sera ensuite possible de les revaloriser et de les transformer au sein du magasin. Concrètement, une carte pourra muter sous différentes formes et c'est à vous qu'incombera le choix de l'évolution de votre bébé parmi plusieurs possibilités. Autant vous dire que vous allez passer beaucoup de temps à parfaire votre deck, et surtout à découvrir l'évolution de toutes ces cartes puisque l'on n'en dénombrera pas moins de cent-cinq, certaines étant très puissantes mais aussi très rares. Notons en outre que ces dernières seront toutes dotées d'un design extrêmement soigné, s'inspirant souvent des différentes mythologies.

En dehors des combats, la progression s'avérera plutôt restreinte puisque la carte du monde vous proposera seulement d'entrer dans des zones prédéfinies, ne vous laissant par conséquent pas libre de vos déplacements. Lesdites zones offriront en revanche une bonne dose de recherche, puisque vous y trouverez des coffres contenant de nouvelles cartes avec en prime quelques petites énigmes...

Un monde dans le brouillard

Mais je m'aperçois que, débutant ce test en vous parlant du gameplay, j'ai quelque peu mis la charrue avant les bœufs en omettant de traiter le scénario, point pourtant central dans un Role Playing Game. L'action se déroule dans un monde d'Argwill divisé en cinq royaumes, chacun étant dirigé par un souverain. Un beau matin, une mystérieuse brume apparut et raya un village de la carte. Le lendemain, c'était un royaume entier qui avait disparu et rien ne semblait pouvoir stopper l'inexorable avancée de cette malédiction. C'est ainsi que les cinq souverains se réunirent, et décidèrent de sceller une alliance afin de partir en croisade, avec pour but ultime de déterminer l'origine de cette brume malfaisante.

Le jeu débute dans le château d'Alanjeh où la jeune héritière Katia n'a plus de nouvelles de son royal paternel parti en quête des origines du mal. La petite étant courageuse, elle décide de partir à l'aventure pour renverser une situation des plus critiques, la brume étant aux portes du château. Elle fera rapidement la rencontre de la mystérieuse Gurd, une sorcière étant manifestement dotée de grandes connaissances sur les cartes. Ainsi débutera votre quête. Finalement, le scénario se laissera suivre en offrant quelques rebondissements. Sans être transcendant, il aura au moins le mérite d'être intéressant et de poser le background du jeu de manière efficace...

Un titre aussi sympathique que court

Doté d'un contenu globalement solide, le soft ne sera pas pour autant très long en ligne droite puisqu'une demi-douzaine d'heures suffira à en voir le bout. Pour un jeu de rôle, cela pourra paraître peu, mais il conviendra d'y ajouter le temps nécessaire à la collecte de toutes les cartes, ainsi que les nombreuses quêtes annexes qui vous seront confiées par Gurd et qui ne manqueront pas de vous donner accès à des cartes surpuissantes en guide de récompense. De même, un jeune homme du nom d'Alex vous demandera de retrouver cent fées rouges, avec pour rétribution une nouvelle carte par palier de dix. Avec tout ce contenu optionnel, vous parviendrez donc largement à doubler la longévité du soft, qui restera cependant largement inférieure à la trentaine d'heures offertes en général par les jeux du genre.

Si le titre n'est pas très long, gardez cependant à l'esprit qu'il reste difficile. Les boss ne vous feront pas de cadeaux, et une parfaite connaissance de votre deck vous sera nécessaire pour terminer chaque zone, puisque vous ne pourrez compter que sur trente cartes pour terminer une mission. La difficulté devra également beaucoup à l'impossibilité de fuir pendant un combat, parti pris s'avérant assez frustrant à plus d'un titre. Aucun combat ne s'avérera cependant insurmontable, et vous finirez toujours par dénicher la carte vous offrant un avantage décisif sur vos adversaires, à force de fouiller les niveaux.

Pour finir sur le contenu du soft, notons la présence d'un anecdotique mode deux joueurs se résumant à un affrontement avec chacun son deck. Il s'agit cependant plus d'un bonus ajouté à la dernière minute, que d'un mode de jeu à part entière...

Non, ce n'est pas un foudre de guerre

Bilan extrêmement positif pour le moment donc, mais je serai plus mitigé sur la partie technique, puisque nous sommes ici face à une production qui ne fait hélas pas honneur à la petite 128 bits de chez Nintendo. Je pousserai même le bouchon jusqu'à prétendre que le rendu est plus au niveau d'une N64 boostée, avec des textures assez grossières. Pour couronner le tout, le soft est sujet à de l'aliasing, accompagné d'une fluidité toute relative et de longs temps de chargement séparant chaque zone.

Il convient cependant de nuancer ce constat. D'une part, il paraît évident que From Software était à l'époque un studio de développement ne disposant pas forcément de suffisamment de ressources pécuniaires pour se payer un moteur 3D digne de la console. D'autre part, rappelons que le titre ici abordé fut commercialisé peu de temps après la Gamecube, et il est de notoriété publique que les jeux de première génération ne sont jamais représentatifs des performances d'une console. Ne tombons pas non plus dans l'excès. Les Royaumes Perdus n'est certes pas au niveau du Gamecube, mais il n'en reste pas moins globalement correct, bien loin en tout cas de Darkened Skye. Il a en outre la bonne idée de se rattraper sur sa partie artistique. J'ai d'ores et déjà mentionné l'excellent design des cartes, mais l'architecture des différents environnements reprend quelques poncifs de l'heroïc fantasy, sans pour autant tomber dans le générique. Enfin, les artworks affichés pendant les temps de chargement font tous leur petit effet. Sans être magnifique, le soft possède donc indubitablement un certain charme...

Quelle bande son mes amis!

Niveau sonore il ne faut pas prendre cas de ce que l'on peut lire dans les différents tests sur le web car la bande son est un véritable point fort du jeu contribuant à son charme et lui donnant une réelle identité. Les musiques sont envoûtantes, mélancoliques et uniques. Certains thèmes me reviennent encore en tête rien qu'en vous en parlant. La force de cette OST, c'est de rester discrète tout en accompagnant parfaitement le joueur dans son périple. Les personnages ne parlent pas, préférant l'émission de sons comme on le voyait beaucoup à l'époque. Un mal pour un bien? Pour ma part, je trouve que les jeux de rôle sans voix digitalisées offrent une bien meilleure immersion, en donnant une place plus importante à la musique, principal vecteur d'émotion. Bref, une bande son d'excellente facture, renforçant admirablement l'immersion dans cet univers attachant.

Conclusion

Vous l'aurez compris, Les Royaumes Perdus est un jeu de rôle original qui gagne à être connu tant son système de combat, alliant adroitement cartes et affrontements en temps réel, répond parfaitement aux attentes. Bien que sujet à quelques défauts, parmi lesquels le plus évident se trouve être sa réalisation technique datée, il possède pourtant une véritable identité et ne manquera pas de plonger ses adeptes dans un univers enchanteur et mélancolique. Dommage que son succès tout relatif n'ait pas donné naissance à une longue saga, nul doute que celle-ci aurait fini par trouver son public...

Réalisation : 11/20
Gameplay : 16/20
Bande son : 17/20
Durée de vie : 12/20
Scénario : 13/20

VERDICT : 14/20


Article publié le 19/03/2014 Jeu testé par Hayu