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Last Action Hero

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
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Last Action Hero
??/10/1993
Edité par Sony Imagesoft
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400 Bad Request

Last Action Hero

10/12/1993
Edité par Sony Imagesoft
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nginx
Console:
Nintendo Super Nes
Genre:Beat'em All
Développeur: BITS Studios
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: Commodore Amiga- Nintendo Game Boy- Nintendo Nes- PC- Sega Game Gear- Sega Megadrive-
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Last Action Hero
Last Action Hero, capture d'écran Last Action Hero, capture d'écran Last Action Hero, capture d'écran
A force d’enchainer les tests de jeux cultes, on en viendrait presque à oublier que l’industrie du jeu vidéo a fait preuve d’un talent énorme dans la discipline de fabrication des bouses. Attention, quand je parle de bouses, je ne mentionne pas les jeux mauvais qui parviennent péniblement à atteindre la moyenne grâce à la pitié du testeur qui se dit que le travail fourni par les développeurs mérite au moins un petit 10/20. Je ne parle même pas des titres que l’on peut trouver à graviter lamentablement autour des 7. Quand je vous parle de bouses, je fais allusion à ces jeux qui à eux seuls peuvent à jamais dégouter une personne censée des plaisirs vidéoludiques, ces jeux qui vous font rire quand vous les voyez pour la première fois tourner sur votre chère console, et pleurer quand vous pensez à l’argent que vous avez dépensé pour les acquérir. Aujourd’hui, pas de suspense : le titre testé est une daube. Et comble du toupet, cette perle rare s’intitulant Last Action Hero a osé sortir sur pas moins d’une demi-douzaine de consoles !

Scénario (-)

Last Action Hero est donc l’adaptation du film éponyme sorti en 1993, avec Arnold Schwarzenegger en vedette. Celui qui deviendra plus tard gouverneur de Californie y incarne le héros d’une série de films d’action relatant les aventures de Jack Slater, un policier plus proche de The Sentinel que de Columbo. Ce héros est entre autres l’idole d’un petit garçon du nom de Danny Madigan qui ne manque jamais l’une de ses aventures. Un beau jour, un projectionniste lui offre un billet magique qui le propulse au beau milieu du dernier film de son héros. En tant que grand fan de tous ses films, Danny va pouvoir aider Slater à résoudre une sombre enquête policière en utilisant sa grande connaissance des différents truands de la ville… Les choses vont cependant se gâter lorsque des truands vont utiliser le billet magique pour passer de l’autre côté de l’écran et mettre New York à sac. Bon autant vous le dire tout de suite, ce scénario extrêmement simpliste et mal exploité dans le jeu n’en constitue pas moins sa plus grande force. Ici commence le massacre en règle.

Gameplay (4/20)

Puisqu’il faut bien commencer par quelque chose, abordons tout d’abord le gameplay de LAH. Le soft se présente comme un beat’em all dans lequel vous dirigez Jack Slater de gauche à droite, avec un scrolling se stoppant dès qu’un ennemi apparaît (jusque là rien de bien étonnant). Vous avez à votre disposition une palette de quatre mouvements : le coup de poing, le coup de pied, le saut et le double coup de pied. Comble bu bonheur, la combinaison des touches bas/pied donnera lieu à un magistral coup de pied bas. Tout d’abord, j’aimerais que l’on m’explique l’intérêt de ce dernier mouvement, compte tenu du fait que se baisser ne permettra aucunement d’éviter les coups. Le principal problème vient cependant de l’abominable lourdeur du personnage puisqu’à côté de l’ami Schwarzy, Zanghief passe allègrement pour un feu follet. Chaque mouvement est d’une lenteur affligeante, et vous aurez bien du mal à frapper vos ennemis qui, non seulement arriveront en grand nombre, mais en plus seront armés (battes, couteaux ou autres) et autrement plus rapides que votre personnage. Chaque coup est interminable dans son exécution et vous aurez mille fois le temps de vous faire tabasser à grand renfort de mandales avant d’avoir pu esquisser le moindre geste. Pire : si vous ne respectez pas un timing bien précis, attendez-vous à avoir des surprises. Déclenchez votre coup trop éloigné de votre adversaire et vous frapperez le vent, déclenchez le trop proche et vous passerez de manière inexplicable sur un autre plan, frappant du coup une fois encore dans le vide. Ce positionnement est d’autant plus difficile à adopter du fait de la faible portée de vos coups à mains nues par rapport à celle de vos ennemis qui disposent d’armes leur permettant de vous toucher avant même que vous ne puissiez les approcher pour riposter. Le double coup de pied aurait pu être d’une grande utilité contre les ennemis vous entourant perpétuellement mais sera dans la pratique totalement inutilisable, puisque nécessitant un timing plus précis encore que les autres coups (il faut se placer à même distance des deux adversaires qui restent en mouvement). Enfin, n’espérez pas effectuer des enchainements comme dans Double Dragon. Ici, chaque coup est bien distinct des autres, rendant impossible toute tentative de combos. Dans la pratique, vous n’utiliserez d’ailleurs bien vite que le coup de poing, seul mouvement à être un poil moins lent que les autres dans son exécution.

Durée de vie (3/20)

Du coup, votre progression deviendra bien vite d’une monotonie tellement grande, que vous en viendrez à vous endormir sur votre pad. Last Action Hero offre en outre un challenge extrêmement élevé, ce qui aurait pu être une force si seulement le soft avait été agréable à jouer. Malheureusement, tel n’est pas le cas et rien ne vous motivera à vous obstiner pour tenter de terminer les six niveaux, d’autant que les boss seront quasiment invincibles compte tenu du gameplay donnant un tout nouveau sens au mot médiocre. Réussir à se débarrasser de quatre ennemis à la fois tiendra également de l’exploit avec des mouvements aussi lents. Dans la pratique, la performance de tenir trente minutes ne sera réservé qu’aux plus persévérants d’entre vous, ou bien aux plus radins refusant avec véhémence d’accepter le fait d’avoir pu mettre une poignée d’Euros dans un jeu auquel ils n’auraient finalement joué que quelques minutes.

Bande son (6/20)

Cependant, votre persévérance sera mise à rude épreuve. Si vous souhaitez envers et contre tout persévérer et tenter de terminez le jeu, commencez par suivre la procédure suivante : prenez la télécommande de votre téléviseur, repérez la touche représentant un petit haut parleur barré, puis presser cette touche. Vous l’aurez compris, la bande son est tout aussi exécrable que le reste. Le seul point « pas trop faible » qui la sauve du naufrage reste la musique qui, malgré sa durée record de trente secondes durant laquelle vous entendez toujours les mêmes sons, reste malgré tout potable. L’exploit de ne pas vous horripiler pendant les quinze premières minutes de jeu est admirable, et ne se propage hélas pas aux bruitages qui sont tout simplement ridicules au même titre que les onomatopées poussées lamentablement par vos ennemis quand vous leur balancez votre poing vengeur en plein milieu de la trogne. Vous aurez d’ailleurs la surprise de constater que frapper dans le vide ne donnera lieu à aucun son. Slater se battrait il sur la lune sans déplacer d’air ?

Réalisation (4/20)

Malheureusement, si couper le son n’empêche pas de jouer, couper l’image est déjà nettement plus gênant ! Et pourtant, il eut été tellement appréciable d’avoir cette possibilité ! Autant être clair d’office : seul un aveugle pourra trouver Last Action Hero à son gout visuellement parlant. Entre les textures des décors d’une pauvreté pitoyable, leur variété tout aussi minable à tel point que vous aurez l’impression de ne pas avancer dans le niveau, et la modélisation ridicule du personnage faisant perdre tout son aspect impressionnant à l’ami Arnold, difficile de trouver un quelconque point fort à l’aspect graphique du soft. Et comment ne pas parler de la pauvreté du bestiaire faisant passer Pacman pour une référence en la matière ? Comment ne pas mentionner l’absence totale de tout effet visuel ? Avec LAH, on opère un voyage dans le temps qui nous ramène avec une pointe de nostalgie à l’aube de la génération 8 bits. Le seul bémol à ce déluge de critique vient de l’animation du personnage relativement satisfaisante.

Conclusion (5/20)

Récapitulons donc les recommandations qu’il vous sera nécessaire d’observer pour jouer à cette ignoble bouse. Premièrement couper le son de votre téléviseur. Deuxièmement, fermez les yeux. Troisièmement, hypnotisez-vous pour vous persuader que vous êtes en présence d’un jeu 8 bits. Enfin, rouvrez les yeux et essayez de jouer. En cas de non efficacité de ces recommandations, éteignez votre chère console, faites lui vomir cette immonde cartouche et refilez la à manger au chien ! Sans atteindre le niveau de médiocrité d’un Ultraman, Last Action Hero est clairement un jeu à ne SURTOUT pas acheter, si ce n’est pour faire une mauvaise blague à votre entourage, ou bien pour vous venger de quelque chose d’horrible…


Article publié le 17/09/2008 Jeu testé par Manuwaza