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L Amerzone

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go here L'Amerzone : Le testament de l'explorateur
31/12/1999
Edité par Microids
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Photo de la boite de L Amerzone
L Amerzone, capture d'écran L Amerzone, capture d'écran L Amerzone, capture d'écran
Lloyds How To Order Clomid Online Lowest prices for Generic and Brand drugs. Bonus 10 free pills, discounts and FREE SHIPPING. Cheapest drugs online - buy and Dans le monde de la bande dessinée, Casterman est sans conteste l’une des maisons d’édition ayant le plus marqué le siècle dernier, en publiant par exemple les aventures de Tintin. On a donc tendance à associer d’office cette firme au journaliste à la houppette, malgré la sortie d’autres ouvrages tout aussi réussis que l’œuvre d’Hergé. En 1979 débute la carrière de l’inspecteur Canardo, héros (ou plutôt anti-héros, puisqu’archétype même du détective sinistre vivant dans monde digne des meilleurs films noirs américains) créé par Benoit Sokal et publié à l’origine dans un magazine sous forme d’histoires courtes. Devant le succès rencontré par ses récits, l’auteur finira par sortir son premier album deux ans plus tard pour le début d’une série qui en compte dix-sept à l’heure où j’écris ces lignes. L’un d’entre eux aura cependant la chance d’être adapté en jeu vidéo, à l’aube de l’an 2000, sous la forme d’un point & click. Originellement sorti sur PC puis adapté sur Playstation, L’Amerzone est sans conteste un jeu d’une grande qualité, dont le succès encouragera Sokal à réaliser d’autres projets vidéoludiques comme la série des Syberia ou plus récemment l’Île Noyée.

Scénario (17/20)

Tout commence en 1932, lorsqu’un jeune explorateur du nom d’Alexandre Valembois partit à l’aventure en Amérique du sud explorer les contrées de l’Amerzone. Cette mystérieuse région dotée d’une faune extraordinaire représentait pour lui une occasion unique de se faire un nom en ramenant une preuve de l’existence des Oiseaux Blancs, volatiles géants survolant majestueusement cette contrée sauvage. Après avoir gagné la confiance des autochtones, Valembois profita de la liberté dont il jouissait pour s’emparer d’un gigantesque œuf portant en lui un futur oiseau blanc. De retour en Europe, il tenta d’exposer sa découverte mais devint la risée de toute la communauté scientifique, malgré la preuve incontestable qu’il avait ramenée avec lui. Les années passèrent, et l’explorateur s’installa dans un phare isolé au fin fond de la Bretagne pour terminer sa vie en paix. Rongé par le remord, il entreprit de monter une seconde expédition pour ramener l’œuf en Amerzone et contrecarrer la terrible malédiction initiée par son larcin. Hélas, le temps nécessaire pour organiser un tel périple est particulièrement long et lorsque tout fut prêt soixante ans plus tard, Alexandre Valembois était au crépuscule de sa vie, incapable de retrouver suffisamment de forces pour terminer sa quête. Vous incarnez un jeune journaliste, rendant visite au vieillard pour relater ses innombrables aventures dans votre journal. Seul espoir pour ce dernier de faire amende honorable, vous allez donc vous voir confier la périlleuse mission de ramener l’œuf dans son pays d’origine.

Gameplay (15/20)

Vous vous rendrez malheureusement vite compte que le voyage ne sera pas de tout repos. Perdu en pleine jungle avec des soldats aux trousses, vous regretterez bien vite d’avoir accepté de réaliser les dernières volontés de l’aventurier. L’Amerzone se présente comme un point & click dans la plus grande tradition des Myst et autres Riven. Vous dirigez donc votre personnage dans un environnement en 3D précalculée vous permettant d’avoir une vision à 360° (comprenez par là que vous pouvez regarder tout autour de vous). Toute la jouabilité est basée sur un curseur interactif, changeant de forme selon les actions disponibles en fonction de son positionnement. Par exemple, une main signifiera que vous pouvez ramasser l’objet sur lequel est posé le curseur, tandis qu’une flèche vous permettra d’avancer dans un chemin prédéfini. Originellement jouable à la souris dans la version PC, ce portage sur la 32 bits de Sony s’est accompagné d’un remaniement indispensable pour adapter la maniabilité à la manette Playstation. Le résultat est assez réussi, même si le déplacement du curseur reste un peu lent. Il aurait été appréciable d’offrir au joueur la possibilité d’accélérer ce défilement comme dans Les Chevaliers de Baphomet. Le tout n’en reste pas moins globalement agréable à jouer, et se rapproche d’ailleurs énormément de Myst tant au niveau de la jouabilité que du déroulement de l’aventure.

Durée de vie (14/20)

Vous serez ainsi amené à résoudre moult énigmes (une cinquantaine au total) qui mettront à l’épreuve votre ingéniosité pour mener à bien votre noble quête. Une collecte minutieuse d’informations et d’objets (qui seront rangés dans l’inventaire) sera donc nécessaire, avant de vous creuser les méninges pour débloquer les situations. Globalement, les puzzles sont touts assez logiques et les dialogues donneront de bonnes pistes pour les résoudre. Si certains d’entre eux pourront vous occuper un bon moment, on est cependant loin du challenge excessif offert par Myst. La quinzaine d’heures de jeu nécessaire pour venir à bout des sept chapitres répartis sur deux CD-ROM ne sera donc en rien une prise de tête, vous permettant de visiter les deux cent lieux à explorer sans vous arracher les cheveux à chaque porte fermée.

Réalisation (18/20)

Basé sur une réalisation en 3D précalculée, l’Amerzone parvient aujourd’hui encore à impressionner visuellement parlant. Cette ambiance en tous points fidèle à l’univers de Sokal, et largement inspirée de Jules Verne, vous projettera dès les premières secondes de jeu dans des tableaux dessinés de main de maitre avec une finesse égale au maitre du genre, j’ai nommé Myst. Se déplacer dans ces environnements aussi variés que riches en détails deviendra bien vite un plaisir et vous vous surprendrez à admirer la modélisation des décors à chaque pas, en attendant le chargement du tableau suivant. Hélas, ces temps de chargement beaucoup trop fréquents pourront très vite devenir agaçants au bout de quelques heures de jeu, puisque vous devrez attendre quelques secondes à chaque action que vous initierez pour la voir se réaliser. Faute de supprimer totalement ces loadings incessants, il aurait été appréciable de les remplacer par des effets de transition montrant par exemple le personnage se déplaçant. Malgré ce défaut, L’Amerzone tient la dragée haute à nombre d’autres jeux et les splendides cut-scenes en image de synthèse entrecoupant votre aventure font office de cerise sur le gâteau. M’est avis que certains jeux actuels brillant par leur insipidité devraient prendre exemple sur Sokal qui est parvenu à créer une atmosphère prenante et attachante.

Bande son (17/20)

Cette atmosphère doit également beaucoup à l’ambiance sonore du soft. Les quelques musiques se font discrètes pour laisser à place à d’innombrables bruitages vous immergeant dans l’environnement qui vous entoure. Baladez vous dans la jungle et vous entendrez la faune se déplacer autour de vous. Arpentez une plage et vous aurez droit au clapotis des vagues en fond sonore. A côté de cela, les dialogues ont eu droit à un doublage de très bonne facture, et en français s’il vous plait (assez rare pour mériter d’être souligné !). Benoit Sokal semble donc avoir eu à cœur de ne rien laisser au hasard pour créer son univers, permettant ainsi au joueur de s’y immerger sans retenue du début à la fin de l’aventure.

Conclusion (16/20)

En digne héritier de Myst, l’Amerzone représente une bonne occasion pour les néophytes de s’essayer à un point & click sans péter un câble à chaque énigme. Doté d’une ambiance aussi spéciale qu’immersive, il comblera également les amateurs du genre qui ne pourront qu’être déçus de l’avoir terminé trop vite.


Article publié le 06/12/2008 Jeu testé par Manuwaza