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Killer Instinct

Section Test.


click here Sortie JAP non communiquée
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source url Killer Instinct
??/08/1995
Edité par Nintendo
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buy online prescription viagra without Killer Instinct
21/09/1995
Edité par Nintendo
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go to link Console: Nintendo Super Nes
Is Zovirax Prescription Only Genre:Combat
see url Développeur: Rare
Ventolin Puffer Buy Joueurs: 1 à 2
http://timetostay.com/?fas=tylenol-3-prescription-writing-exercise&1f2=78 Existe aussi sur: Nintendo Game Boy-

Photo de la boite de Killer Instinct
Killer Instinct, capture d'écran Killer Instinct, capture d'écran Killer Instinct, capture d'écran
see url Nous sommes en 1995. Capcom et Midway se livrent une lutte sans merci pour déterminer une bonne fois pour toutes qui est le leader du marché des fighting games. Dans cette bataille acharnée, difficile pour d’autres titres de s’imposer sur le marché des jeux de baston. SNK a bien tenté de riposter mais le prix prohibitif de sa console et de ses jeux cantonne Fatal Fury et consort aux salles d’arcade. Cependant, une firme ayant obtenu une certaine renommée avec un célèbre jeu de plates-formes va s’attaquer au milieu des années 90 à ces mastodontes. Ce « petit poucet » du fighting-game n’est autre que Rareware, rendu célèbre un an plus tôt par le splendide Donkey Kong Country. Pour espérer s’imposer dans ce domaine, la firme du gorille doit frapper fort et proposer un jeu innovant rompant radicalement avec les standards du genre. C’est chose faite en 1995 avec la sortie de Killer Instinct (initialement prévu sur la Nintendo 64 dont les retards successifs ont quelque peu refroidi les créateurs du jeu) sur Super Nintendo…

Scénario (-)

L’histoire de KI prend place dans un futur totalement dominé par Ultratech, énorme multinationale qui exerce un monopole total sur la communication, la vente d’armes et la recherche scientifique. Pour tester ses nouvelles technologies, la société organise régulièrement le Killer Instinct Tournament durant lesquels des combats à mort permettent de mettre à l’épreuve ces nouveaux équipements, avec bien entendu un gros pactole à la clé. Ainsi, une dizaine de protagonistes s’inscrivent à cette nouvelle édition, chacun ayant ses motivations propres. Certains se battent pour l’argent, d’autres pour se mettre à l’épreuve, d’autres encore pour enquêter sur de mystérieuses disparitions étroitement liées à Ultratech… Un scénario somme toute assez classique qui reprend les ingrédients des références du genre : un tournoi, et des personnages ayant chacun un passé les poussant à y participer. Inutile d’aller chercher plus loin un prétexte pour se balancer des mandales…

Gameplay (19/20)

Rompant radicalement avec la tendance amorcée par ses concurrents, le gameplay de Killer Instinct parvient à renouveler le genre de fort jolie manière, même si de prime abord, le tout ressemble diablement à Street Fighter 2 (avec les coups de pied/poing à trois niveau de puissance). On se rend cependant vite compte que de nombreuses différences importantes se sont invitées à la fête. Première surprise dès le début de votre partie : l’absence de rounds. Rare a pris le parti de proposer des combats octroyant à chacun des deux adversaires deux barres de vie. Lorsque l’une est vide, la seconde manche débute. Lorsque la seconde descend à zéro, son possesseur a perdu. La différence avec le classique système de rounds réside dans l’absence de récupération du vainqueur entre les manches, ainsi que dans la continuité présente entre ces dernières. Il en résulte un certain dynamisme et une continuité dans les combats permettant de ne pas perdre le rythme au beau milieu d’un affrontement. Au terme du combat, vous pourrez tout comme dans Mortal Kombat achever votre adversaire via une Fatality : une bonne manière de faire ressortir votre côté gore. A noter que certains personnages disposeront d’une fatality qui leur sera propre.

La plus grande innovation vient cependant du système de combos, bien plus évolué que celui d’un Street Fighter. Vous aurez ainsi la possibilité d’enchainer les coups à l’infini, pour peu que votre adversaire ne place pas un combo breaker (seul moyen d’interrompre un combo en inversant les rôles) et que vous effectuiez les bonnes manipulations. Ces avalanches de coups, pour être réalisées, nécessite une parfaite connaissance des différents enchainements et une combinaison judicieuse entre les coups de base et les coups spéciaux. Globalement, la démarche à suivre est toujours la même : déclenchement d’un coup d’ouverture, enchainement des combos à a suite les uns des autres (séparés par des coups de transition) et terminer par un coup de fermeture pour finir en beauté. Si le principe peut paraître simple à première vue, il se révèle à l’usage extrêmement ardu dans sa mise en œuvre puisqu’une grande rapidité d’exécution sera nécessaire. N’espérez pas pouvoir prendre une fraction de seconde pour réfléchir à quel coup placer ensuite, puisque cela se solderait immanquablement par une interruption du combo. Car oui, vous ne devez pas déclencher n’importe quel coup de base avec n’importe quel coup spécial ! Tout a été formaté et vous devrez faire un gros effort de mémorisation pour retenir les innombrables combinaisons présentes dans le jeu. D’ailleurs, achever votre adversaire via une combinaison spéciale en fin de combat aura pour effet de déclencher un Ultra-Combo, c’est à dire un véritable déluge de coups sur votre pauvre ennemi qui l’enverra directement en enfer… Le maitre mot pour réaliser ces enchainements est donc RAPIDITE. Une seconde d’hésitation et vous pouvez dire adieu à vos 40 hits ! Autant vous dire que les casual gamers désireux de ne pas se prendre la tête avec un jeu vidéo passeront leur chemin… Les autres apprécieront à sa juste valeur ce gameplay d’une technicité remarquable, permettant de se défouler sans limites ou presque.

Durée de vie (17/20)

Côté modes de jeu, on reste dans le classique malgré un contenu un poil plus riche que Street Fighter 2. Vous aurez ainsi droit aux classiques modes arcade et versus, accompagnés par les modes tournament et practice. Dans le premier, vous pourrez mettre aux prises jusqu’à huit joueurs dans un tournoi à élimination directe (un peu à la manière d’un DBZ : La légende Saien sorti sur la même console) tandis que le practice vous permettra de vous faire les dents sur un adversaire moins furieux qu’à l’habitude. Vous l’aurez compris, un passage par cette section sera amplement nécessaire pour maitriser parfaitement le système de combos sans lequel le jeu vous paraitra bien fade. En outre, la présence de dix personnages ayant chacun un style de combat différent (et que vous devrez donc appréhender différemment) rallongera sensiblement la durée de vie, d’autant que des combats entre deux joueurs humains maitrisant tout deux le système de combos leur promettra de longues après-midis de jeu frénétique.

Réalisation (19/20)

Graphiquement parlant, autant le dire de suite : c’est la claque visuelle ! On remarque immédiatement que Rareware est le développeur du jeu puisque la technologie utilisée est rigoureusement identique à celle ayant permis de produire la série des Donkey Kong Country. La version d’origine sortie sur borne d’arcade avait été développée sur une plate-forme quasi-identique à la N64. Cette conversion sur console 16 bits s’est donc faite au prix de la disparition de quelques effets mais malgré cela, le rendu reste tout simplement bluffant. Ressemblant énormément à Mortal Kombat en termes d’ambiance, Killer Instinct dispose également de moult effets gores avec de l’hémoglobine volant régulièrement au travers de l’écran, renforçant ainsi un peu plus encore son aspect glauque et sombre. Modélisation fine des personnages et animation fluide viennent faire office de cerise (pas celle de groupama, la vraie !) sur le gâteau.

Bande son (15/20)

Enfin, la bande son participe elle aussi activement à l’immersion du joueur avec des voix digitalisées parfaitement adaptées à chacun des personnages. Au niveau des bruitages, on aura droit à une grande richesse puisque chaque élément bougeant à l’écran donnera lieu à un bruit différent. Par exemple, les personnages auront chacun leur propre démarche et ne feront donc pas le même bruit en se déplaçant. Les musiques, parfaitement adaptées au jeu, apportent un réel plus dans le dynamisme de vos combats. A noter que le jeu était à l’époque vendu avec un CD audio regroupant l’ensemble de la bande son en haute qualité, CD se laissant écouter sans problème même en dehors du jeu.

Conclusion (18/20)

Pari réussi pour Rareware qui réussit son entrée sur le marché des fighting games avec brio. Killer Instinct fait partie de ce type de jeux innovants et prenants que l’on hésite tant à sortir de nos jours de peur d’être boudé par le public des casual gamers… Difficile en tant que fan de jeux de baston de ne pas apprécier le jeu du créateur de Donkey Kong Country qui fait une fois de plus preuve d’une grande maitrise dans le domaine vidéo-ludique.


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Manuwaza