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Kangaroo

Section Test.


Kangaroo, capture d'écran Kangaroo, capture d'écran Kangaroo, capture d'écran
here Il y a des jeux qui vous marquent alors qu'ils sont d'une simplicité déconcertante! On ne sait pas vraiment pourquoi, souvent parce qu'ils ont été un précurseur dans notre vie de joueur ou qu'un aspect particulier, au delà de la simplicité apparente, révélait que le jeu avait une "âme". En ce qui me concerne, Kangaroo est de ces jeux. S'il m'a marqué, ce n'est pas tant pas ses qualités ou l'esprit qui s'en dégage que par les circonstances dans lesquelles j'y jouais. Ce fut l'un de mes premiers jeux vidéo "à la maison" et une multitude de souvenir y est rattachée, mais ceci est une autre histoire. Pour ce quatrième test d'un jeu Atari 2600 sur Oldiesrising, voici donc celui d'un de ceux qui ont une signification pour moi.

Scénario: non significatif

Le scénario est des plus simples mais rappelons tout de même qu'en ces débuts de "l'ère vidéoludique", le jeu vidéo était principalement destiné au scoring ou à l'affrontement entre joueurs. Pour des raisons évidentes d'implication et de mise en scène, le scénario n'était alors qu'un prétexte. Nous retrouvons donc ici maman kangourou aux prises avec un affreux gang de singes kidnappeurs. Pourquoi? Comment? Nul ne le sait! Ce que nous savons en revanche, c'est que leur dernière victime n'est autre que le fils de notre dévouée mère marsupial. Retenu prisonnier au sommet de niveaux perchés dans les arbres, le jeune et désemparé kangourou junior attend patiemment qu'on vienne le délivrer.

Gameplay: 11/20

Nous voilà dans le vif du sujet! Il est intéressant de noter que Kangaroo, édité en 1982 en arcade et adapté par la suite sur Atari 2600, puise son inspiration de manière évidente dans le cultissime Donkey Kong sorti un an auparavant via l'entremise de Nintendo America. Nous y retrouvons tout ce qui fait la particularité du titre simiesque de l'ancien fabriquant de cartes à jouer. Ainsi, le genre même: le jeu de grimpe également nommé Climbing Game, se voit encore une fois inclure la possibilité de sauter au dessus d'éléments mortels. Cette mécanique, introduite par Donkey Kong et qui permettait à un certain charpentier moustachu d'éviter des tonneaux, est cette fois-ci utilisée pour survivre aux lancers de pommes des membres du gang des singes. Ces lancers, tout comme les chutes du même fruit, feront partie des éléments censés entraver la progression de maman kangourou sur les branches de leurs repaires. Les autres menaces seront un temps limité et surtout les singes eux-mêmes qui n'hésiteront pas à sortir de l'abri que leur offrent les branchages pour s'approcher de notre animal boxeur et tenter de le toucher, lui faisant perdre ainsi une vie et une chance donc de récupérer sa progéniture.

La version arcade du titre proposait également d'affronter un singe géant arrivant parfois à dépouiller notre héroïne de ses précieux gants de boxe, la laissant démunie quelques secondes et à la merci du moindre danger. Cette subtilité n'est plus dans la version console. Heureusement l'essence même du titre reste bien présente et la boxe sera encore de mise pour parvenir à ses fins. Qu'on ne se réjouisse pas trop cependant, car Atari 2600 et début des années 80 obligent, cette boxe n'est là aussi tout au plus qu'une justification du mouvement de défense de notre avatar. Tant qu'à proposer un climbing game un brin copieur, autant faire dans le rigolo. Les développeurs l'ont bien compris et se servir d'un kangourou était plus que futé. Au mouvement de boxe que tout le monde connait par l'imagerie populaire de l'animal vindicatif et qui sert admirablement la forme du jeu, s'ajoute le cocasse d'une situation dans laquelle un animal grand comme un homme, qui saute et se déplace normalement uniquement sur la terre ferme, doit affronter le périlleux défi de branches haut perchées et reliant des arbres servant de planque à un ennemi habitué aux lieux. On retrouve là aussi l'idée sous-jacente d'un Donkey Kong où un petit bonhomme doit gravir péniblement des hauteurs impressionnantes pour faire face à un gorille bien plus habile à la grimpette dans un immeuble en construction. Mais revenons-en à nos espiègles protagonistes! Les gants de boxe dont je parlais tout à l'heure permettront au kangourou d'une part de boxer les singes et d'autre part de se débarrasser des pommes, quelles soient lancées ou tombantes. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce ne sera pas l'unique bouton du joystick Atari 2600 qui permettra de sauter mais le stick. Le saut se fera par-dessus les projectiles bien évidemment (bien qu'on puisse aussi simplement s'accroupir pour éviter ceux lancés le plus en hauteur) mais surtout d'obstacles en obstacles!

Vous le voyez le gameplay est simple. Les quelques subtilités restantes s'apparentant plutôt à la durée de vie, voyez donc le paragraphe suivant.

Durée de vie: 11/20

Donkey Kong proposait quatre niveaux, Kangaroo faisait de même dans sa version originale. Hélas, probablement à cause de la faible quantité de mémoire disponible dans les cartouches de la console, cette version n'en proposera que trois. Heureusement les deux niveaux de difficulté présents également en arcade demeurent et ce ne sont que leurs intitulés qui changent, passant de Easy/ Difficult à Novice/Advanced, du moins en version américaine. Dans les faits, cela ajoute surtout de la vitesse et du nombre aux lancers de pommes. L'intérêt de titres comme ce pur produit des "eigthies" reste véritablement d'obtenir un score digne de ce nom. Pour ce faire, il faudra terminer le jeu en boucle en récupérant un maximum de fruits disséminés dans les niveaux, en boxant le maximum de pommes ou de singes et le tout en évitant d'égrainer trop de secondes. La question est de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Je dirais qu'avec le temps passé, forcément cela ne coule plus de source. Les principes de jeu ont évolué et l'intérêt des joueurs se porte plus sur le contenu et le ressenti que sur l'intérêt de faire du chiffre au compteur des scores et ce même concernant le rétrogaming.

Replaçons cependant ce jeu dans son contexte! Bien que simple, il peut être addictif et son gameplay reprenant une recette qui a fait ses preuves fonctionne parfaitement. Cependant, même en faisant un effort de patience, contrairement à son illustre inspirateur, Kangaroo peut énerver! La faute à un saut qui comme je le disais, utilise non pas un bouton mais le stick. Cela ne serait pas grave, après tout d'autres ont déjà fait de même, si la précision était au rendez-vous. La "manette" Atari 2600 n'est pas réputée pour sa souplesse et sa précision et ce jeu le montre à chaque saut. Il faudra un temps d'entrainement non négligeable pour parvenir à franchir les espaces séparant les plateformes sans devoir se placer au millimètre. Et je parle là pour les cas où la vitesse n'est pas de mise. C'est bien simple, devoir faire un mouvement diagonal après un mouvement vers l'arrière pour espérer ne pas chuter lamentablement au bord d'une branche, sera la plupart du temps synonyme de ratage et d'exaspération. Dans ces conditions et dans l'époque qui est celle de ce test, je dois avouer que le jeu est devenu frustrant car sa difficulté, d'emblée élevée mais pas non plus insurmontable, grimpe d'un niveau à l'approche de chaque plateforme qui peuple les niveaux et qui requiert un bond.

Réalisation: 10/20

Le jeu est largement moins beau que son papa d'arcade, ça nous nous en doutions! Mais que vaut la réalisation vis-à-vis des capacités de la console? C'est plutôt bon, sans friser le génie toutefois. Au niveau des pertes nous pouvons citer les branchages, les "cages" enfermant bébé kangourou et les cordes retenant les plateformes. Le reste: les cloches, les fruits, les échelles, les branches-sol sont tous là, sous une forme très épurée évidemment. Je dirais que sans le savoir auparavant, la représentation des lieux ne fait pas d'emblée penser à des arbres et l'imagination devra faire son office pour s'y retrouver lorsqu'on le saura. Cela ne nuit pas au jeu, loin de là et mis-à part ce détail "d'implication" qui fait tout de même un peu perdre de sa justification à l'univers proposé, le reste est plutôt convaincant. Les singes sont assez représentatifs et le kangourou est mignon tout en pouvant faire penser à un lapin debout sur ses pattes arrière. Tout est lisible et propre. Je ne me souvenais pas d'un petit détail cependant et peut être n'est-il dû qu'à la vieillesse de ma console et de la cartouche ou à de la poussière sur leur connecteurs mais j'ai noté quelques parasitages de l'image lors du jeu. Quelques micro-ralentissements accompagnés d'effacements ou de clignotements de sprites. Encore une fois je ne peux jurer que ces "bugs" sont partie intégrante du jeu mais même si cela est le cas ce n'est vraiment pas grave. Tout au plus est-ce étonnant car le jeu n'est pas le plus fourni en détails ni le plus rapide à exister sur la première console de Nolan Bushnell. J'aimerais ajouter pour conclure ce paragraphe que les libertés consenties pour faire tourner le jeu par rapport à son homologue arcade n'en font probablement pas la meilleure adaptation. A ce titre les conversions Atari 5200 ou Atari 800 sont autrement meilleures mais celle-ci reste sans conteste possible la plus facilement "dénichable"!

Bande son: 11/20

Étonnamment bonne pour de l'Atari 2600! On reconnait les thèmes dont le fameux Oh!Suzanna pour le plus connu. Les bruitages remplissent leur rôle pour ce qu'on peut leur réclamer. Bref, surprenant, pas impressionnant mais néanmoins remarquable dans le sens "repérable" du terme.

Conclusion: 11/20

Un jeu sympathique pour un plagiat assumé de la vedette Donkey Kong. A l'époque comme actuellement si on y réfléchit bien, les copies ont toujours été un pan non négligeable, voire même culturel/historique de notre industrie du jeu vidéo. Cette fois la copie est bonne et l'univers est attachant. Sans atteindre le charme d'un Donkey Kong, ce Kangaroo est assez plaisant pour figurer dans une bonne logithèque Atari 2600. La version proposée reste certes amputée de quelques subtilités et demeure forcément diminuée graphiquement parlant mais elle fait à n'en pas douter partie des bonnes surprises de la console.


Article publié le 16/09/2011 Jeu testé par Tanuki