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Independence Day

Section Test.


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click Attention, attention, le jeu que nous allons tester aujourd’hui est issu d’un film qui a fait polémique. Tour à tour glorifié par les uns, honnis par les autres, Independence Day continue de diviser à l’heure d’aujourd’hui. Il faut dire que son célèbre réalisateur Roland Emmerich, n’est pas connu pour être un esthète en matière de septième art, mais plus un adepte du blockbuster bien gros et gras, très américain et saupoudré de patriotisme plus ou moins bien placé. On pourra donc citer à son palmarès des titres comme Stargate : La Porte des Étoiles (1994), Godzilla (1998), Le Jour d’Après (2004) ou bien encore 2012 (2009); exemples qui illustrent parfaitement le concept cité précédemment. Il allait de soi qu’un film catastrophe comme Independence Day aurait droit à son penchant vidéoludique. Que pouvait-on bien attendre dès lors de cette adaptation? Eh bien c’est ce que nous allons essayer de décrypter. Suivez le guide.

Scénario:

Afin d’introduire correctement le jeu, il convient de présenter en quelques lignes l’histoire originale. Les récits concernant de potentielles formes de vie extraterrestres semblent existentiels, à croire que l’Être Humain se sent désespérément seul dans son petit coin de Voie Lactée et que l’immensité de l’univers lui fait peur. Effectivement, l’inconnu effraie, et ce gigantisme intersidéral est un terrain propice à l’imagination. Le conflit avec une entité alien plus avancée technologiquement, se placerait donc idéalement dans ce cas de figure et Independence Day ne déroge pas à la règle. Les «visiteurs» sont donc ici des migrateurs parcourant l’espace à bord d’immenses vaisseaux, épuisant les ressources des planètes nouvellement colonisées et repartant par la suite animés des mêmes intentions vers un nouveau monde.

Nous suivrons donc les pérégrinations de plusieurs personnages ayant subi l’arrivée puis l’attaque des viles formes de vies extraterrestres. Entre autres, Steven Hiller (Will Smith dans le film), pilote de chasse américain, militaire aux gros bras et cliché à lui tout seul; David Levinson (Jeff Goldblum), analyste ingénieux qui démasque l’attaque alien, coordonnée via les satellites terrestres; et enfin le président des États-Unis (rien que ça... ), qui est ici présenté comme un modèle de commandement, de dévouement et d’héroïsme. Tout ce petit monde devra donc, et sans trop spoiler, survivre à l’anéantissement de plusieurs villes, infiltrer la zone 51, percer le secret de l’invulnérabilité ennemie, faire imploser un vaisseau-mère... Une fois ces formalités réglées, c’est l’Humanité qui a triomphé. Le monde est anéanti mais libéré, le drapeau américain flotte fièrement sur des décombres fumants et tout le monde est content. Vous avez dit clichés? Ne soyons toutefois pas trop mauvaise langue : si l'on occulte ces quelques lieux communs, les effets spéciaux très réussis font de ce film un agréable divertissement.

Passons maintenant au jeu. Strict minimum. Vous êtes pilote de chasse. Le réseau électronique du vaisseau-mère a été piraté et vous êtes chargé d’anéantir la menace ennemie restante. Vous serez accompagné en cela de Steven Hiller et ce sera là la seule référence directe au film. Il va de soi que l’Humanité toute entière compte sur vous... On se passera de commentaires supplémentaires donc, car même si l’on retrouve certains traits du film, les développeurs ne se sont pas foulés et seul l’aspect «combats aériens» a été mis en avant. Une déception!

Réalisation:

A bord de divers avions de chasse, le joueur traversera plusieurs environnements, pour la plupart peu enclins à rappeler quoi que ce soit du film. Si des backgrounds tels que le Grand Canyon, Washington ou encore la zone 51 s’avéreront connus des fans du long métrage, d’autres comme Paris, Tokyo ou Moscou seront totalement inédits. Il est fort probable que ces villes aient été ajoutées pour gonfler quelque peu un nombre de champs de bataille limité dans le film, ce qui peut se défendre si l'on prend en compte la notion de conflit mondial. Il n’empêche que ces villes ne figurent pas sur la liste des théâtres d’opération originaux. Seules quelques scènes montrant des survivants russes et japonais interceptant des messages codés en morse pourront plaider en le faveur de ces idées.

Hélas, la qualité générale des textures composant les différents stages fera peine à voir. Je veux bien croire qu’un monde dévasté par une armée d’aliens ne soit pas à même de ressembler au pays coloré des Bisounours, mais tout de même... On remarquera rapidement que le gris a été le meilleur ami des graphistes. Tout est ici terne et moche. C’est bien simple, l’une des seules façons de distinguer les levels sera de se référer aux monuments ou bâtiments représentatifs que l’on ne fera qu’apercevoir la plupart du temps. Je pense notamment à la Tour Eiffel, à la Statue de la Liberté ou aux temples japonais évidemment propres à chaque stage, ce qui est au final très léger. Seul le dernier level (malheureusement le plus laid de tous) pourra se démarquer distinctement de ses prédécesseurs en proposant un background spécifique. On relativisera cet apparent naufrage de la technique en citant les différents appareils que l’on pourra contrôler. Divers avions à réaction seront effectivement à votre disposition, la plupart représentant une contrée particulière. Mention spéciale aux vaisseaux aliens identiques à ceux du film et pour le coup particulièrement réussis.

On ne pourra malheureusement pas être aussi clément avec la plupart des animations, dans l’ensemble pas très fluides et plutôt archaïques. De plus, le jeu ne sera pas avare en bugs de collisions, clignotements et autres chevauchements de textures. Les diverses scènes cinématiques tirées du film ne réussiront pas à rehausser l’ensemble. On remarquera également que tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin aux personnages a été sciemment occulté, pour ne laisser que des scènes de combat aérien. L’ensemble est moyen et manque d’envergure pour donner pleinement satisfaction.

Gameplay:

Independence Day s’avère être un pur jeu de simulation de combats aériens. La finalité étant de réduire à néant la menace que font peser les derniers vaisseaux aliens. Le joueur devra donc accomplir diverses missions présentées à chaque début de stage en un temps donné. Oui j’ai bien écrit «en un temps donné», ce qui pourra d’ores et déjà provoquer l’ire des allergiques aux limitations temporelles. Tous les levels seront donc soumis à un timer et les objectifs devront impérativement être accomplis dans le temps imparti sous peine de Game Over. Et oui, rien que cela. N’oubliez pas que l’on a affaire à «Radical Entertainment».

Les missions se déroulant toutes suivant le même principe, je m’en vais de ce pas vous présenter tout ça. Après la sélection d’un appareil (un seul disponible au départ), le lieu de l’action et les objectifs à remplir vous seront dès lors dévoilés. Il faut savoir qu’il sera possible de posséder jusqu’à une douzaine de jets, les autres avions étant disséminés dans les stages à raison d’un par level, chacun ayant ses spécificités présentées lors de la sélection (vitesse, durabilité, furtivité...). Concernant les missions à proprement parler, la destruction pure et simple de cibles ennemies sera le plus souvent de mise, en évitant la mort cela va de soi. Détruire des générateurs, des stations émettrices, des vaisseaux «commandants» extraterrestres (cette mission est d’ailleurs une horreur absolue tant les aliens prennent un malin plaisir à se dérober de devant votre viseur...) et achever chaque mission en abattant le vaisseau amiral situé au dessus de votre tête. Malheureusement, peu de place pour la diversité, puisque les missions de défense/escorte se compteront sur les doigts d’une main. Seuls quelques stages accessibles via un sas de téléportation apporteront un peu de sang frais.

Bien évidemment, aux commandes de ces bolides hypersoniques, vous serez armé jusqu’aux dents et prêt à en découdre. Comme dans tout jeu de chasse stratosphérique, vous serez assailli par des hordes d’unités hostiles. Pas de panique, un système permettant de verrouiller les cibles est incorporé dans votre appareil et vous serez équipé d’un radar et d’une carte pour mener à bien vos objectifs.

Plusieurs modes de vue s’offriront à vous, du plus utile (première personne, vue extérieure de l’avion) au plus dispensable (vue missile entre autres, la caméra se plaçant derrière un de vos projectiles, qui est certes assez jouissive mais peu pratique). Concernant l’artillerie, vous serez équipé d’une mitrailleuse lourde aux munitions infinies et de missiles en nombre restreint. D’autres armes telles que des canons laser seront également disponibles pour peu que vous les dénichiez en mission. Car oui, si Independence Day est assez avare de spécificités, les bonus dispatchés ça et là durant la campagne méritent que l’on s’y attarde. Outre les armements et les avions spéciaux déjà cités, des bonus plus classiques tels que du temps supplémentaire, un gel des mouvements aliens, des soins ou encore une invincibilité temporaire agrémenteront encore un peu plus le tout.

Un mode deux joueurs sera aussi de la partie pour mettre à l’épreuve vos talents de pilote. Après la sélection d’un terrain de jeu et du nombre de vies à disposition, vous pourrez à loisir tenter d’abattre un ami. Un mode coopération aurait certainement été plus à même de compléter un jeu déjà assez vide, surtout qu’un avion allié contrôlé par l’IA vous accompagnera lors de toutes les missions de campagne. Ce ne sera malheureusement pas le cas et ce multijoueur n’aura pour lui que le mérite d’exister.

En ce qui concerne la durée de vie, il ne faudra pas s’attendre à des miracles. Si, pour se faire la main, il vaudra de prime abord placer le jeu en mode «facile», les autres modes vous donneront du fil à retordre si vous adhérez à l’ensemble. Comptez une dizaine d’heures pour finir le jeu avec une possibilité de sauvegarder entre chaque level. Assez peu au final, et surtout une rejouabilité proche du néant. La première mission devrait de toute façon vous donner un bon aperçu de ce qui vous attend par la suite.

Bande-son:

La partie sonore est la plus en retrait de cet opus. Les quelques mélodies auxquelles on aura droit dans les menus de sélection seront extrêmement limitées, tant sur le fond que sur la forme. C’est bien simple, le jeu ne semble pas avoir eu droit à beaucoup d’égards à ce niveau. Seuls les airs tirés stricto sensu du film pourront paraître logiquement au dessus du lot, mais encore une fois, le service minimum est de mise.

Les quelques autres effets sonores, à savoir explosions, tirs et autres consignes de vos partenaires pilotes s’avéreront anecdotiques. Une franche déception.

Conclusion:8/20

Limité à tous les points de vue, cet Independence Day n’est clairement pas une référence en ce qui concerne le combat aérien. Il aurait certainement fallu élargir le genre de ce jeu au lieu de le cantonner à une simple simulation à la réalisation peu reluisante. Si quelques missions pourront s’avérer au dessus du lot, l’ensemble n’arrive pas à la cheville de spécialistes du genre, je pense notamment à Ace Combat 2 sorti à peu près à la même période. Étant donné que ce soft ne saurait même pas contenter les fans du film, il n’est pas à conseiller. Full set only.


Article publié le 27/12/2012 Jeu testé par Hijaki