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Hammerin Harry

Section Test.


400 Bad Request Daiku no Gen-San
15/11/1991
Edité par Irem
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Hammerin' Harry
??/??/1992
Edité par Irem
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400 Bad Request

Hammerin' Harry

??/??/1992
Edité par Irem
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nginx
Console:
Nintendo Nes
Genre:Action
Développeur: Irem
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: Arcade-

Photo de la boite de Hammerin Harry
Hammerin Harry, capture d'écran Hammerin Harry, capture d'écran Hammerin Harry, capture d'écran
Dans le domaine du jeu vidéo il y a les jeux qui rendent marteaux, les jeux qui sont marteaux et les jeux qui… utilisent un marteau ! Bon, quand je dis les jeux, je parle surtout d’une série plus ou moins connue par chez nous mais qui reste tout de même une petite référence du jeu d’action humoristique et typique comme seuls savaient en faire les Japonais : Daiku no Gen-San, alias Hammerin' Harry chez l’oncle Sam et monsieur Molière! Qu’en est-il vraiment de ce jeu, en plus d’être jouable enfonce-t-il le clou de la qualité globale ? C’est ce que nous allons voir de ce pas !

Scénario :--non significatif

Hammering Harry ou plutôt Gen, le héros de notre histoire est charpentier ! Cela se reconnait d’abord à son nom japonais mais aussi via son accoutrement traditionnel d’homme du bâtiment. Un jour qu’il sort de chez lui, quelques sbires très mal intentionnés de la compagnie R.N Incorporated, c'est-à-dire Rusty Nail (notez déjà le petit humour sous-jacent !), en profitent pour démolir sa maison, non sans laisser leur signature sur le champ de gravats qui lui fait place. Harry (nous l’appellerons dorénavant comme ceci pour plus de commodité) n’était pas bien loin encore et assistant à la scène s’empresse de venir poursuivre les mécréants pour que justice (la sienne) soit rendue !

Le scénario tient sur une ligne et comme très souvent à l’époque, ne servira encore cette fois-ci que de prétexte à l’action. Ne le jugeons donc pas, ce serait assez abracadabrantesque !

Gameplay

Harry est donc charpentier de profession et ne se déplace pas sans son marteau d’artisan. C’est grâce à celui-ci uniquement qu’il devra traverser les différents niveaux du jeu et parvenir jusqu’au responsable de Rusty Nail, la firme spécialisée dans le bâtiment et qui semble vouloir s’accaparer toute la ville de notre bon ouvrier. Le titre se compose de cinq niveaux qu’il faudra franchir, balançant ça et là des coups de marteaux ravageurs sur chacun des employés plutôt louches de R.N. Ce marteau peut être déployé sur les côtés, en l’air pour frapper en sautant ou servir de « parapluie » contre divers objets ou projectiles, et enfin frapper violemment sur le sol pour écraser quiconque se trouverait en dessous. S’agissant d’un jeu orienté purement action, il suffira de sauter au bon moment sur les bons endroits, les échelles par exemple et de frapper tout ceux qui voudraient nous barrer la route.

Pour faciliter un tant soit peu notre progression, les développeurs ont bien sûr inclus quelques objets plutôt pratiques et qu’il faudra activer ou simplement posséder pour s’en servir. Les deux catégories se distinguant facilement puisque tout objet automatiquement utilisé sera stocké dans un petit inventaire en bas d’écran tandis que les autres seront affichés séparément à droite des premiers. En tout, ce seront trois items automatiques et un bonus activable que nous pourrons cumuler, une simple pression sur le bouton Select faisant office d’activateur. Les objets en question et sans discernement seront assez classiques : tenue bleue d’ouvrier pour des sauts plus performants, éclair pour une élimination de tous les ennemis présents à l’écran, fiole de santé pour regagner une barre de notre jauge de vie qui en compte quatre, horloge pour ralentir le temps, grand marteau pour doubler la force de notre outil de base, casque de chantier pour nous protéger d’un impact et d’un seul, et enfin piment pour permettre à Harry de donner des coups rotatifs avec son marteau. Vous pourrez le confirmer, les bonus sont assez classiques mais ils restent des valeurs sûres pour pimenter le jeu. Pour les trouver il suffira de détruire des caisses en bois disséminées un peu partout sur nos parcours ou de terminer les « bonus stages » proposés à la fin de chacun des trois premiers niveaux. Dans ceux-ci, une demoiselle qu’on suppose être la fiancée de Harry est retenue prisonnière. Rien n’étant précisé à son égard on ne peut que faire des suppositions et s’il est assez étonnant de la voir se faire retenir en otage trois fois de suite, la scène de fin du jeu semble confirmer l’hypothèse de la relation privilégiée qu’entretiennent nos deux protagonistes. Les bonus stages sont du type « frapper la taupe » ou « Wack A mole » en anglais si cela vous parle plus. Chaque délivrance vous permettra d’obtenir des bonus plus ou moins intéressants en fonction de votre score. Ainsi pourrez-vous tenter de récupérer fiole, horloge ou éclair, les objets les plus précieux du jeu et ce sans avoir à les chercher dans les niveaux.

Réalisation : 14/20

Hammering Harry est très plaisant et, à son niveau -c'est-à-dire en tant qu’adaptation « bas budget » du jeu d’arcade éponyme-, est très bien réalisé ! Il est pétillant, que ce soit concernant les couleurs, les animations ou les situations. Les développeurs ont bien compris qu’un jeu de ce genre se devait d’être humoristique et ce de façon immédiatement perceptible. Aussi ont-ils opté pour un humour visuel et de situation qui n’est pas sans évoquer un certain « Viewtiful Joe », bien plus récent. Les ennemis ont un aspect caricatural donnant dans le manga en quatre cases et apparaissent ou se meuvent de façon tout aussi inspirée. On notera par exemple les ouvriers se servant de leurs marteaux piqueurs comme de Pogo Sticks (des échasses sauteuses chez nous), détruisant une fenêtre pour nous surprendre ou perforant des tuyaux, en faisant des pièges s’ils ne nous ont pas atteints auparavant. On citera aussi les mouettes complices d’un marin patibulaire, nous prenant pour cible depuis les cieux ou les bandits façon Yakuza tentant de nous écraser avec leur voiture ou de nous cribler de balles depuis cette dernière. J’ai pour ma part une petite préférence pour l’innocente secrétaire ninja… Au total ce sera un nombre plutôt important de sprites que nous rencontrerons, assurant une bonne variété de situations ! Les environnements sont du même acabit et s’ils ne sont pas les plus inspirés qu’on ait pu voir dans un jeu vidéo, ils remplissent leur fonction d’obstacle nous imposant de sauter, prévoir ou éviter ce qui doit l’être. Sans être faramineux ils sont convaincants le temps du jeu et cela est déjà bien suffisant ! Petit point bonus pour l’humour et le côté kitsch totalement volontaire du petit nombre de dialogues présents.

Bande Son : 12/20

Comme la réalisation graphique, la bande son est plus que satisfaisante ! Les musiques sont variées et accompagnent le jeu sans lasser ni donner l’impression de boucler. Les bruitages sont également variés et on peut se prendre à esquisser un petit sourire en les écoutant de temps à autre. Vous remarquerez que l’analyse est assez grossière, c’est aussi la preuve que le tout n’est pas transcendant outre mesure. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la réalisation est bonne, l’ouvrage est respectable ! Notons la présence de voix digitalisées, détail respectueux de la réalisation arcade, c’est un détail qui en dit long sur le désir de bien faire des développeurs, ce genre de détails étant généralement le premier à sauter pour gagner en place mémoire et en temps.

Durée de Vie : 8/20

Huuuum, dommage ! Le jeu est très facile et donc très court ! Ceci est dû en partie au fait que le héros dispose de quatre touches là ou une seule aurait rendu le jeu plus pimenté ! Les ennemis peuvent de temps à autre arriver « un peu » en masse ou par surprise, il n’empêche que la difficulté ne saurait endiguer l’avancée d’un joueur aux capacités standard. Les cinq niveaux du jeu ne résisteront que quelques très brefs instants aux joueurs attentifs et prudents, et si un chronomètre est là pour nous obliger à foncer, dans les faits son décompte ne pose aucun problème et n’oblige pas à grand-chose. La version arcade de Daiku No Gen San comptait six niveaux, soit un de plus, peut être aurait-il fallu ne pas amputer cette adaptation mais cela était-il faisable ? En l’état et en tenant compte de la proposition faite par le jeu de le recommencer aussitôt terminé une première fois et avec une difficulté accrue, je ne pense pas qu’on puisse aller jusqu’à la moyenne en parlant de note attribuée à la durée de vie, c’est bien là le seul défaut de ce sympathique titre.

Conclusion :11/20

Amusant le temps d’un après midi, à ressortir de temps à autre par nostalgie, Hammering Harry reste un bon jeu, loin d’être un défouloir comme pouvait l’être dans une certaine mesure son homologue arcade, il aurait gagné à conserver son sixième niveau et à offrir une difficulté sinon rageuse, au moins stimulante. Un jeu à posséder par attachement  et pour son côté loufoque et précurseur d’une série qu’on pourrait voir comme un « Metal Slug » gentillet !


Article publié le 03/05/2011 Jeu testé par Tanuki