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Frontier Elite 2

Section Test.


follow link Sortie JAP non communiquée
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enter Frontier Elite II
??/10/1993
Edité par Konami
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Non Prescription Ventolin Australia Frontier Elite II
??/??/1993
Edité par Konami
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http://pentian.com/?here=Buy-Clomid-100mg&26b=7a Console: PC
http://necmgr.org/?poga=Where-To-Buy-Viagra-In-Dublin-Ireland&296=29 Genre:Action/Simulation
http://ncnaglegemsandbeads.com/?medz=Order-Inderal&b31=b5 Développeur: David Braben
here Joueurs: Solo uniquement
http://dustycartridges.com/?kas=Adalat-17-November-2017-Online&c68=84 Existe aussi sur: Atari ST- Commodore Amiga-

Photo de la boite de Frontier Elite 2
Frontier Elite 2, capture d'écran Frontier Elite 2, capture d'écran Frontier Elite 2, capture d'écran
Discount Card For Abilify Les années 80, c'était vraiment le panard. Certes, on étaient menacés de se faire atomiser d'une seconde à l'autre le jour où un général un peu fou appuierait sur le Bouton, y avait plus de pétrole, les prix commençaient à monter, mais à cette époque, les ordis devenaient suffisamment puissants et peu chers pour offrir des possibilités énormes tout en restant populaires. Et les années 80, c'était la navette spatiale, c'était les images d'Enterprise, Columbia, Challenger, Discovery, Atlantis et Endeavour qui fendaient les cieux en crachant des tonnes de gaz brulant dans un fracas d'enfer à la rencontre de stations orbitales, pour déployer des satellites, on voyait les astronautes jouer à "je suis une mouche je marche au plafond", c'était l'âge d'or de la SF et de l'heroïc fantasy, et nous, joueurs cloués les pieds sur terre, nous regardions ça émerveillés comme devant le sapin le jour de noël, en s'imaginant qu'en l'an 2000 on aurait tous notre vaisseau personnel avec un très gros laser et que nous irions tous explorer d'autres univers! Bien sur, on avait tort. Mais au fond, pas tellement. On a bien fini par connaitre les infinies étendues spatiales, les joies de la contrebande au fin fond d'un système stellaire paumé, les combat orbitaux, mais pas en 2000, non. En 1992.

Précisons les choses. Tout tourne autour d'un homme: David Braben. en 1982, avec son acolyte Ian Bell, alors qu'ils étaient étudiants, ils ont sorti un jeu sur les ordis au moins aussi puissants que des convertisseurs franc/euros en 3D « fil de fer » dans lequel on dirigeait un vaisseau spatial: Elite. Les particularités de ce jeu sont étonnantes. D'abord, le but du jeu est indéterminé, c'est un jeu de liberté. A l'époque ou l’on n’avait que des jeux d'arcade et des clones de jeux d'arcade avec trois vies par crédit et vingt minutes de jeu, c'était révolutionnaire. Ensuite, ce qui frappe, c'est tout un tas de petites choses géniales qui font que ce titre est un joyau technique. Il a fallu 10 ans pour avoir une suite, LA suite, qui devait quasiment poser toutes les marques de la série, et là ou la préquelle pêchait, la séquelle comblait. Frontier Elite 2 devait être le meilleur Elite, et aussi l'un des meilleurs jeux de space opéra jamais sorti. Sorti en 1992 sur Amiga et Atari ST, il a été porté sur PC en 1993 par Chris Sawyer. Nous parlerons, dans ce test, de la version PC qui est un peu plus jolie et dieu sait que ce n’est pas un luxe, har har har.


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En route!
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"A long time ago in a galaxy far, far away"...

Frontier Elite 2 est un space opéra en 3D (ooooh!) face pleine (aaaah!). Ca parait banal aujourd'hui, époque bénie ou les PC deviennent de plus en plus puissants pour faire tourner plein de troidé pleine de HDR+AA sans gameplay derrière, mais a l'époque, essayez de l'imaginer, c'était un concept nouveau: pas de points, pas de vies, pas de niveaux, pas de boss...

Car qui fait l'essence de la série Elite, c'est la liberté. A toutes les sauces, à tous les repas. A des années lumière de la majorité des jeux, dans des contrées inconnues ou seules s'aventurent les Eldeur scrolle et les gétéa, dans Frontier, on peut tout faire. Le scénario est aussi complexe que dans un jeu porno japonais: en l'an 3200 après JC Denton, Tonton vient à mourir et on hérite de son vaisseau spatial et de cent balles, et de la lourde tâche d'explorer l'univers! On se retrouve donc avec une casserole sur le starport d'une planète paumée, et à partir de là... Rien. Pas de points, pas de vies, etc. Après lecture de l'imposant manuel (fort bien écrit), on découvre qu'en appuyant sur F7, on peut décoller, alors on appuie dessus puisqu’on ne va pas rester éternellement garé sur le starport, surtout qu'on se fait taxer tous les jours a minuit pour les frais de parking et qu'avec cent pengos on n’en a pas pour très longtemps, le vaisseau décolle dans un fracas du diable et dans un énorme nuage de fumée, ce qui n'empêche pas de se taper une prune parce qu'il fallait demander l'autorisation de décoller avant. Le temps de voler hasardeusement au dessus de la ville en essayant tous les boutons et de se crasher lamentablement au sol, et on relance une partie, car malgré ces manquements au gameplay traditionnel, on sent bien qu'il y a "quelque chose d'autre". On ressent de nouvelles sensations, on explore de nouveaux concepts, tout est nouveau! et après quelque heures passées à se crasher au sol, à rater ses atterrissages, à se faire écrabouiller par la police, on arrive à faire du commerce, on explore la carte galactique et les systèmes pour trouver de bonnes routes commerciales, l'argent commence à rentrer, on explore des systèmes étranges au centre desquels trône une naine blanche, on survole le soleil, on fait un terre-lune, on explore des secteurs mal famés et puis un jour, on achète un vaisseau un peu plus grand. C'est NOTRE vaisseau, on l'a GAGNE, en travaillant DUR, et c'est à ce moment qu'on se rend compte qu'on a mis le doigt dans un sacré engrenage. Les petits vaisseaux ne vont pas bien loin. Les gros, si. Alors on ne s'arrêtera pas avant d'avoir le plus gros vaisseau de l'univers et on partira en exploration, dans toute la galaxie! Des sensations magiques. l'Univers d'Elite est quelque chose de spécial, de cohérent, qui dégage une ambiance bien particulière, dans laquelle on s'immerge bien profondément et d'où on a bien du mal à sortir, à la manière d'un livre de SF rempli de choses du genre "la corporation des colonies plutoniennes nous pourchasse, commandant schpontz! -activons les stabilisateurs orbitaux (classe 3)! -Par globoutz, le vecteur gravitationnel est mauvais!", plein de petit détails qui contribuent à rendre cette ambiance unique qui forge la personnalité des Elite. Mais il y a néanmoins quelque chose de remarquable dans cette série. Au fond, l'ambiance, le scenar, ce n’est pas vraiment ça qui rend ces jeux si spéciaux. Non, il s'agit de la taille de l'univers. Imaginez: 100000000000 d'étoiles, planètes, objet sous-stellaires dans une galaxie à taille réelle de plusieurs dizaines de milliers d'années-lumière, sur lesquelles il est possible de se poser (à partir d'Elite 2) sans temps de chargement ni map prédéfinie, rien qu'en pointant le nez du vaisseau vers le bas et en contrôlant judicieusement la vitesse. Un univers d'une telle taille qu'il faudrait plusieurs vies pour l'explorer entièrement, qui tient sur une simple disquette. Quelque chose de jamais égalé aujourd'hui, à part peut être par Daggerfall, certainement le meilleur Eldeur scrolle mais aussi le jeu le plus buggé du monde. Ouais. Vous avez devant vous l'un des jeux les plus hallucinants jamais sortis, rien que ça, et nous allons dès à présent faire le test de ce mastodonte.

Les graphismes


En 1992, lorsqu'il est sorti, Frontier était.. Moche. ouaip, même à l'époque ils n’en voulaient pas, les kévins. Saleté, va. Enfin, il faut avouer que ça faisait 5 ans qu'il avait commencé à bosser dessus le père Braben, et en 5 ans, on fait quoi? On passe de la Megadrive à la Saturn, de la N64 à la boite X, toute une gen de console y passe! Et les jeux en 3D sur Amiga existaient déjà à l'époque, je veux pour preuve le fabuleux Carrier Command de 1988. Ouais, Frontier était moche. Enfin, techniquement, j’entends. Mais artistiquement, ce n’est pas pareil. Toujours distinguer la technique de l'artistique, la finition de la rasterization, l'aquarelle des (euh..) mégatexels. Le truc récurrent dans les jeux d'aujourd'hui, surtout ceux qui misent sur le photoréalisme, est l'acharnement à recréer de la merde en HD. Regardez UT3, HL2, tous ces jeux certes techniquement jolis mais avec des murs décrépis, des fissures, de la rouille sur le métal, de la boue sur le sol et les persos qui ont des boutons sur la gueule. Autant dans S.T.A.L.K.E.R, c'est louable, vu que ça se passe à coté de Tchernobyl, autant des fois, c'est gavant, ça m'a fait décrocher d'Half Life 2 mais pire encore, de Morrowind. Du marron, du verdâtre, du gris, jamais un rayon de soleil, jamais de chaleur, de la boue partout. Loin de toutes ces forti... Fortru... inutilité techniques, les vieux jeux en 3D ont plutôt un aspect neuf, une certaine pureté, un style informatique et vectoriel assimilable à une certaine forme de perfection, rien qui dépasse, de jolies couleurs vives et éclatantes, et Frontier n'échappe pas à la règle. Les vaisseaux ont un bon design, ça va du classique à la soucoupe volante, navette spatiale, trucs aux formes bizarres. Ils ont des textures assez simples sur quelques faces, sont assez carrés mais faut pas trop en demander à un ordi de l'époque! L'univers d'Elite est aussi à base de simplicité et de couleurs vives dues aux limitations techniques, les planètes ne sont pas très détaillées, sauf la terre, mais au fond ce n’est pas très important et de toute façon quand on s'en approche, de petits détails apparaissent : villes, cratères, montagnes, nuages. Pour nous donner l'impression d'avancer, il y a de petites particules qui se déplacent autour du vaisseau, comme si l’on était sous l'eau. D’ailleurs, le ciel spatial d'Elite est remarquable: il est bleu! Ce qui, je trouve, va très bien. On peut apercevoir la voie lactée, dans le ciel, superbe, et des étoiles, le décor est incroyable.

Chaque système stellaire possède une identité lumineuse propre, due à la couleur de l'étoile centrale, ce qui donne des nuances de couleurs particulières, du bleu nacré des naines blanches à l'orange persistant des géantes rouges. Les objets stellaires sont très bien faits, les étoiles sont des sphères aux couleurs très vives et lumineuses qui donnent vraiment l'impression de briller en chauffant à des milliards de degrés. Quand on s'en éloigne, elles se transforment en une croix (du lens flare), qui s'estompe petit à petit à mesure que l'on s'enfonce dans les profondeurs de l'espace. Sacrifier le réalisme pour le confort visuel en mettant un ciel spatial bleu était une idée excellente. Elite est un jeu qui, à la manière d'un Mario 64 ou d'un Story of Thor, est beau grâce à la palette de couleurs employées. Il y a également une foule de petits détails comme le lens flare des objets lumineux, ou les objets, simplistes mais très nombreux, comme les villes qui comprennent des églises indiquant l'heure exacte, des maisons, des jardins, des arbres, des routes, des ponts, ou encore la multitude de vaisseaux, la diversité des planètes et astres que l'on rencontre, ou même simplement les containers de marchandises larguées dans l'espace, qui ont tous des formes distinctes et spéciales selon ce qu'ils contiennent, ou encore les personnages que l'on aperçoit sur l'écran de communication des starports et spaceports, tous personnalisés (mais assez ridicules)... Elite est un jeu à la fois simple et complexe, ou l'on rencontre énormément de choses faites avec 20 polygones à tout casser, il y a un travail fabuleux derrière et ça frappe. Le fait que le jeu soit simple fait qu'on le remarque, par exemple dans un HL2 les plantes sur les collines, les affiches au mur, les arbres dans les jardins, on finit vite par ne plus les voir, malgré le fait qu'ils aient été placés avec autant d'amour que les baraques dans Frontier, mais les vieux jeux ont cette particularité que le moindre objet impressionne par sa simple présence. Et malgré quelque bugs (disparition de polygones, buffering) je suis impressionné. Frontier Elite 2 est une grande experience visuelle.
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Des graphismes faits avec amour, 18/20!
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La bande son


*kof* voila bien la ou la bât blesse dans Frontier.. Ce qui différencie la version Amiga de la version PC sont les graphismes, meilleurs sur PC, et la bande son, meilleure sur.. Amiga. Les musiques ne sont pas tellement différentes, c'est du classique très bien choisi genre Blue Danube, référence non cachée à 2001 l’odyssée de l'espace de Stanley Lubrique ah non Kubrick (ha ha, quel con je fais), avec deux musiques exclusives au jeu parce qu'il fallait bien trouver un truc spécial. Les sonorités, par contre.. Sur PC, on a droit à un truc bizarre, quelque chose d'étrange, qui fait vaguement penser à de la trompette étouffée dans un oreiller, quelque chose même pas digne du MIDI voyez? Les bruitages ne sont pas mal, surtout les impacts de laser avec les explosions sèches, c'est cool. Sur Amiga, on a droit aux douces sonorités un peu clinquantes d'Agnès si je ne m'abuse, les puristes me corrigeront à la sortie, les musiques ont plus de personnalité. Enfin, les musiques exclusives du jeu hein, parce que les autres, ça reste du classique digéré par un ordi 16 bits donnant un résultat assez épouvantable, Wagner, Strauss doivent tellement s'être retournés dans leur tombe qu'ils ont dû trouver du pétrole. Les musiques seront rapidement triées voire coupées car elles sont assez soulantes à la longue, mais bon, on finit toujours par les remettre, surtout que c'est bon pour la culture musicale. Sur la version PC, quand on active la musique on se fait carotter une partie des bruitages, on n’entend pas les moteurs des vaisseaux! A l'époque, c'était la misère, la musique et les sons dans les jeux vidéo.. Les consoleux avaient plus de chance, enfin, il faut quand même bien dire que Frontier est pas franchouillardement fort de ce coté là, à l'époque, il y avait les superbes musiques des jeux Super NES! Et encore. Je ne parle que des sons obtenus avec une bonne carte son. Parce que, bien caché au démarrage du jeu, il y a l'option "Haut parleur interne de l'ordinateur". Ouèrk. Ceux qui ont joué à Boulder Dash et ont pu écouter sa superbe musique d'intro, celle qui m'a valu de la part d'un pote un "ton ordi, il explose?", comprendrons.
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Musique en carton, 8/20!
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la Jouabilité

Avant tout sachez que le premier Elite était, question maniabilité, épouvantable. Voyons cela: on pouvait jouer à la souris, au bâton de joie ou au clavier, et j'peux vous dire que pour diriger le vaisseau, ne serait ce que pour voyager était déjà horrible. Le truc, c'est que quand on appuyait/pointait/bougeait le stick dans une direction, ça faisait augmenter la rotation dans ce sens, un peu comme dans flight sim, sauf que quand vous lâchiez le bouton ça revenait au centre. Et quand vous tentiez de tourner, ça tournait de plus en plus vite. Autrement dit, pour tourner lentement, c'était le parcours du combattant. Il fallait tirer le joystick, le lâcher, le retirer, le relâcher... pour tourner par à-coups. Mais ça c'est quand vous vous tournez vers le haut ou vers le bas. Parce que lorsque vous poussez le joystick sur le coté, l'horreur continue: le vaisseau fait un roulis, pas un lacet, dans les mêmes conditions, c'est à dire qu'il commence par tourner lentement puis super vite. Mais tout cela, c'est au clavier ou au joystick. Parce qu'à la souris, c'est le mouvement qui mime l'appui sur le joystick. Bien sur, pas question de gérer la vitesse, les joysticks n'étaient pas analogiques à l'époque donc, que vous frôliez la souris ou la poussiez à la bourrin comme les jacky qui achètent des monstres a 150 euros inutilisables avec leurs 4000 DPI qu'ils remplissent de masselotte pour faire le PGM et avoir l'impression de manier un porte-avion, le vaisseau part pareil : n’importe où, donc. Et lorsque la souris ne va pas tout droit, le vaisseau tourne, dans les conditions susdites. Ce n’était pas très maniable, hein? Disons le franchement, c'est à renvoyer son repas, et pas juste parce que ça tourne dans tous les sens. Alors, je ne vous dit pas ce qu'il se passe pendant les combats ou le vaisseau ennemi tourne autour de nous à toute vitesse (pas d'inertie, un vrai sous-marin, donc pas de trajectoire prévisible!) en nous bombardant comme il peut. Il faut anticiper la prochaine position de l'ennemi. Si par chance c'est la bonne, il faut entamer un roulis pour que cette position se trouve au dessus ou au dessus de notre trajectoire. Si on est béni et que c'est la bonne, il faut lever ou baisser le nez pour mettre cette position dans la mire. Si par miracle on y est arrivé, on peut tirer au moins un coup de laser sur les boucliers de l'ennemi qui auront tout le temps de remonter jusqu'au prochain. Pendant que lui nous bombarde sans relâche et qu'on assiste, impuissant, à la baisse inexorable des jauges de santé. Maintenant, amusons nous un peu. Prenez un papier, et dessinez la gueule de quelqu'un qui joue à Elite à la souris. Ouais, c'est moche. Pas pour rien que les jeux video ont une mauvaise image en Occident. Au fond, le jeune Allemand qui explose son ordi, cherchez sur ioutube, ne jouait peut être pas à Unreal comme tout le monde pense.

Dans les films de èssèffe, ce qui frappe, c'est le nombre de boutons qui clignotent sur le tableau de bord, un peu comme dans le film de Woody Allen "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander" -très bon au passage- lors de la séquence finale mythique. On se doute bien que les 9/10 ne servent à que dalle, et font bouche trou pour les séquences "capitaine Zglut il faut enclencher le rétrobouclier anti rayons K (categorie 2)" même si au fond, le capitaine appuie toujours sur le même, le rouge. Heureusement, dans Frontier, ce n’est pas du tout comme ça. Sans atteindre la complexité hallucinante d'un Orbiter, Elite est plutôt un peu "simplifié" et c'est plutôt une bonne chose. On n’a pas des milliards de milliards de boutons qui font bouger des trucs n’ayant aucun rapport (K pour ouvrir la soute? U pour l'antenne radio? D pour le radiateur?) et ne servant à rien, avec des écrans multifonction qu'on met 6 mois à comprendre. Non, Frontier, c'est du FON-CTIO-NNEL, juste de quoi voler et basta. Mais le père Braben ne s'est pas arrêté là. En effet, il faut croire que quelque Eliteux (ouais ouais, j'ai pas dit élitistes) sont venu lui balancer leurs accorn a la gueule, casser sa voiture et faire un barbecue avec son chien. Parce que Frontier est, au fond, le plus maniable des jeux de vaisseaux auquel j'ai joué. Tous les menus sont regroupés en bas de l'écran dans des icones presque assez explicites pour qu'on les reconnaisse du premier coup d'œil et tous sont assignés à une touche de fonction. Un menu en appelle plusieurs autres (quand on va dans le menu carte, on a droit aux fonctions du menu carte). Le jeu peut se contrôler quasiment entièrement à la souris. Pour sélectionner un ennemi, une planète, une station, on clique dessus sur l'affichage. Les menus de starport sont utilisables au clavier et à la souris. Mais le must reste le contrôle direct du vaisseau à la souris: sélectionnez n'importe quel endroit de l'écran avec le clic droit, et bougez la souris: le vaisseau se contrôle comme dans un FPS! Penchez vous sur le coté dans l'atmosphère d'une planète, le vaisseau se remet automatiquement droit et on n’a jamais la tête en bas! Tout en tenant l'écran avec le clic droit, tirez avec le clic gauche et vous pulvériserez les ennemis sans aucun problème rien qu'en les suivant à l'écran! Et lâchez simplement le clic droit pour recourir au contrôle de la souris pour naviguer dans les menus. Même aujourd'hui, avec la déferlante de casual gaming (pouèrk), avec les trucs automatiques comme les virages dans les nioude for spide (assistés!) et la tendance générale à gommer les erreurs du passé en innovant dans le domaine de la Jouabilité, on n’a encore jamais fait mieux que ça. David Braben est allé jusqu'a rogner sur le réalisme en permettant à un vaisseau de mille tonnes de tourner quasiment à la vitesse voulue, aussi vite que tourner la tête (même si on voit bien qu'il a essayé de limiter un peu cela, mais sans trop saboter le boulot). Frontier gomme les terribles erreurs d'Elite 1, et fait un effort terrible pour être jouable. J'ai rarement vu un jeu aussi confortable à utiliser.
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Une jouabilité excellente, 19/20!
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Le Gameplay

Elite est un jeu de liberté, comme les eldeur scrolle. C'qui fait qu'il ne se termine que quand on est mort, et en attendant, on fait tout ce qu'on veut! La principale chose qu'on fait, dans Elite, c'est du commerce, de la spéculation entre système stellaires. Les systèmes stellaires ont 5 caractéristiques commerciales: exportation minimale, exportation maximale, importation minimale, importation maximale et marchandises interdites. Le tout est de jouer là dessus pour faire un trafic le plus rentable possible! Un système luxueux rempli de trou du.. Gens riches importera énormément de produits de luxe, cuir, pierre précieuses, un système agricole importera de l'engrais et du matériel agricole, etc.. Et ces marchandises seront introuvables et couteront extrêmement cher. Quant aux exportations, ce dernier exportera beaucoup de céréales, ce qui fait qu'on pourra en acheter beaucoup, et comme le marché sera inondé, ça ne coutera pas cher. À l'opposé, un système exportant peu de marchandises n'en vendra jamais, par exemple. Il y a énormément de marchandises dans Frontier (et même certaines comme les déchets ou les produits radioactifs, qu'on vous PAIE pour les prendre et les balancer quelque part). La plupart des systèmes sont remplis de dizaines de marchands si bien qu'en étant un peu fute-fute, on peut gagner énormément d'argent. Et dieu sait que dans Frontier, il est important de gagner de l'argent, il FAUT gagner de l'argent. Car l’un des plus grands intérêts de Frontier vient du fait que l'argent devient VITAL. Il existe d'autres space opéra qu'Elite, comme la série des X. X beyond the frontier, X tension, X2 the threat, X3 reunion. Dans ces jeux là, l'argent ne sert qu'a acheter des jouets, et c'est quelque chose qui est franchement gênant. On s'ennuie, dans cette série. On se promène car gagner de l'argent ne sert qu’à acheter du superflu. Pas de carburant à gérer, des dégâts tellement handicapants qu'au moindre combat, si la coque commence à être attaqué, on perd 9 fois sur 10, ça coute extrêmement cher à réparer et en attendant de gagner l'argent, le vaisseau est presque inutilisable. Ce sont de bons jeux, certes, mais il n'y a pas le "petit truc" qui accroche. Dans Elite, si. Outre le fait qu'avoir des dégâts en combat est quelque chose de normal, qu'on ne se traine pas comme un fer à repasser après, et que ça ne sabote pas toutes nos économies de refaire la peinture, dans Elite, on gère le carburant qui est limité. On doit l'acheter en monnaie sonnante et trébuchante, en permanence car même si le réservoir du vaisseau du début permet largement de faire plusieurs terre-lune, on consomme énormément de carburant lors des sauts hyperspatiaux et ça coute très cher. De plus, quand on se pose sur un starport, on se fait tirer un droit d'accostage puis une redevance chaque jour à minuit. On doit payer des amendes (alors que dans la série des X on se fait purement et simplement abattre) ou des backchiches lorsque par hasard, le douanier découvre des armes nucléaires planquées sous des patates dans notre soute (et dire "c'est pas ma faute!", c'est tout à fait possible, fera surtout rire le flic!), et puis une amende encore plus importante si le douanier est scrupuleux et refuse le billet. Mais mieux encore: le moteur des vaisseaux -dans Elite, qui s'appelle la Conduite- s'use avec le temps et après un an de bons et loyaux services elle.. Pète. Boum, on se retrouve avec un gros tas de déchets dans la soute à la place du moteur et c'est en général à ce moment la qu'on se rend compte qu'on se dirige droit vers le soleil. D'où l'intérêt de la faire graisser de temps en temps, et ça coute un MAX! L'argent sert vraiment dans Elite, ce n’est pas de l'argent de poche, c'est le rouage majeur du jeu! un vrai simulateur de capitalisme, alors que dans la série X (encore elle! bon, j'avoue, j'ai pas joué à d'autres space opera, à part éventuellement Colony Wars sur PSX, test prochainement) la route vers la postérité est pavée d'ennuis et de temps d'attente interminables (tous les joueurs ont au moins une fois laissé leur ordinateur tourner la nuit pour gagner de l'argent avec les usines). Dans celle d'Elite on foule de la prise de risque, de l'instinct de survie et des tas de bonnes affaires!

Bien sur, Elite est aussi un jeu spatial, c'qui fait qu'on va voler dans l'espace. De ce coté là, le jeu est plutôt bien fourni. Outre le fait que l'univers fasse des dizaine de milliers d'années lumières, qu'on puisse se poser sur toutes les planètes sans temps de chargement pour y déposer des machine de forage MB4 qui se chargeront de trouver des trucs comme de l'eau boueuse, des pierre précieuses méga chères, de l'or pur (mais surtout de l'eau boueuse), le jeu gère une certaine physique, newtonienne pour être précis, c'est à dire qu'on subit la loi de la gravité. Pour comparer, par exemple, dans la série des X (ouais ouais, je sais, je radote!), les vaisseaux se déplacent à 150 m/s en moyenne comme des sous marins, sans la moindre inertie (dans X3 ça s'est amélioré cependant, on ne circule plus sous l'eau mais dans de l'air, y a une certaine inertie quoi. Allez, encore un peu et on sera dans l'espace!), les planètes sont la pour faire joli (et il faut le dire, dans X3, elles sont VRAIMENT jolies) et quand on veut faire une rentrée atmosphérique, on tape dans le mur de béton qui essaie de se faire passer pour de l'atmosphère. Dans Elite, on atteint facilement la vitesse de la lumière (je rappelle pour les non-physiciens que c'est impossible sans développer une énergie infinie, et pour les physiciens que le jeu gère la physique newtonienne, pas la théorie de la relativité, faut pas en demander trop aussi!), et c'est toujours marrant de jouer à "attrape moi si tu peux" avec une naine blanche en passant super vite à coté et en essayant d'échapper l’énorme gravité (mais c'est elle qui gagne généralement et on se retrouve à tournoyer autour d'elle de plus en plus vite en s'en rapprochant irrésistiblement comme un objet dans un chiotte quand on tire la chasse.). Mais il faut nuancer, il faut bien avouer que simplifié à l'extrême, le jeu perd un peu de son charme. Dans Orbiter on a droit à d’épouvantables instruments extrêmement difficiles à comprendre mais eux permettent de se mettre en orbite. Pas dans Elite, faut y aller au p'tit bonheur la chance (et en général ça se termine six pieds sous terre, ou six kilomètres, ça dépend à quelle vitesse on allait...). Mais un des côtés les plus frustrants restera la non gestion de l'atmosphère. Ouais. Dans Elite, c'est le vide intersidéral même sur terre. Aucune portance, aucune trainée, et même si le vaisseau se disloque en mille morceaux quand on dépasse une certaine vitesse et qu'on a fait des économies de peinture spéciale rentrée atmosphérique, on découvre bien vite qu'on ne peut pas voler, ni même compter sur l'atmosphère pour freiner, nous soutenir, enfin quelque chose, quoi! Pour aller du coté d'une planète à l'autre, c'est galère. Alors que dans Orbiter on rebondit tranquillement sur l'atmosphère tous moteurs éteints avant de pénétrer à l'intérieur en baissant le nez pour rejoindre la piste (les puristes vont râler), dans Elite, on monte, on essaie de se positionner au dessus du spatioport, on essaie de le rejoindre et si par malheur la planète tourne vite, c'est parti pour bien galérer, surtout qu'il ne faut pas compter sur le pilote automatique puisque ce dernier se contente de nous pointer vers le port spatial et de mettre les moteurs à fond, courbure de planète ou pas! On n’a encore jamais fait de vaisseaux qui vont sous terre, et comme la majorité des choses dans Elite, on l'apprend en se crashant. Elite est un jeu cruel. Mais au fond, même sans instruments, même avec des graphismes de 1993, voir Saturne se lever par dessus l'horizon de Titan, fendre les immenses couches de nuages d'une planète gazeuse pour y récupérer du carburant avec une Ecope, admirer de près la lumière éclatante d'une étoile de type A et en avoir mal aux yeux, ou se poser dans la lave bouillonnante visible à perte d'horizon d'un objet sous-stellaire procure des sensations inouïes!

Frontier est aussi un jeu de jacky. Le système d'équipement des vaisseaux est franchement pas mal: les vaisseaux ont une certaine capacité de soute et basta. A nous de choisir les bonnes conduites, les bons lasers, acheter des missiles, laisser de la place pour le commerce, etc... Une conduite de classe 3 coute plus cher qu'une conduite de classe 1 et consomme plus de place mais emmène plus loin et plus vite. Un gros laser est plus efficace contre les ennemis mais il ne reste plus beaucoup de place pour le commerce, après! Lorsqu’on achète un vaisseau et qu’arrive le passage à la station d'equipement, il s'agit de bien savoir ce que l'on veut: un vaisseau pour faire tout péter, pour faire du commerce le plus efficacement possible ou pour explorer l'univers. À partir de là, il faut choisir selon ce que l'on peut acheter, ce que l'on veut acheter, et ce que le mec peut nous vendre. Car bien sûr, dans le trou (noir) du cul du monde, on ne trouvera pas les même pièces qu'à Capitole, la planète mère du système impérial! Et l'équipement est très complet et variable: boucliers atmosphériques, boucliers de protection, lasers à pulsion merdique, rayon laser puissant, accélérateur de plasma mégapuissant, missiles standard, missiles navaux, système antimissile, ecope à carburant, cabine pour passager (on ne va pas les foutre dans la soute quand même, c'est inhumain..), système de survie (pour les esclaves dans la soute. Inhumain certes, mais réaliste: sans cela, ces sal... braves gens ne seraient plus bon qu'a servir d'engrais.), cabine de sauvetage (un truc génial pour exploser en toute tranquillité! on se retrouve dans un module minuscule avec carburant infini et démerde toi pour rejoindre une base civilisée ou on te fournira un nouveau vaisseau avec l'assurance!), des mines (qui ne servent à rien), des mines factices (no comment), et j'en passe. Un vaisseau de commerce n'a pas besoin d'être équipé de missiles nucléaires et d'un laser atomique! Un vaisseau militaire n'a pas besoin d'avoir 95% de soute vide! Un vaisseau d'exploration doit avoir une conduite décente! A noter d'ailleurs qu'en plus de l'espace de soute, les vaisseaux ont une masse. De cette masse dépend l'efficacité des sauts hyperspatiaux et des conduites hyperspatiales : en résumé, le coût en carburant d'un voyage. Il est judicieux de prendre un vaisseau léger possédant une grosse soute plutôt qu'un fer à repasser avec une soute minuscule, c'est ce qu'on (je) appelle le rapport poids/taille. l'IMC du vaisseau quoi. Il vaut mieux qu'il soit le plus bas possible pour que le vaisseau soit le plus efficace possible. Frontier est un jeu où il est nécessaire de réfléchir avant d'agir… d'acheter. Sans compter une chose: la différence de taille entre une conduite de classe X et une autre de classe X+1 peut varier du simple au double. Il m'est arrivé d'avoir acheté un vaisseau avec une taille de soute suffisamment gênante pour que soit une conduite ne soit pas assez puissante car le vaisseau est lourd, soit la conduite au dessus est bien trop encombrante pour faire du commerce. Comme je suis un enfoiré, je ne vous dirai pas quel vaisseau ^^

Bien entendu, faire du trafic de poule et danser un ballet avec les étoiles deviendrait lassant, s’il n'y avait pas un truc super en plus: les missions BBS! Comme dans èldeur scrolle, on peut faire des quêtes! Loin de Frontier les quêtes du genre "j'ai perdu l'épée familiale dans un tombeau rempli de goules", "j'ai besoin de 20 peaux d'ours et de 30 griffes de castor de la mort pour ma potion +10", c'est pas le même contexte! mais on a droit à des trucs sympa genre "j'ai besoin que vous emmeniez un colis dans un système super loin plein de pirates", "l'armée recrute, engagez vous!", "je cherche quelqu'un, l'auriez vous vu?". Ouais, bon, c'est un peu la même chose mais avec des lasers pour changer des épées (le premier qui me dit "star wars"...). On peut répondre à ces annonces et aussi négocier, genre demander la moitié de l'argent d'abord, tout l'argent, demander des renseignements, demander des permis pour aller dans des systèmes interdits (ah oui, y en a!), on peut faire des missions pour l'armée de l'une ou l'autre faction du jeu (la Fédération et l'Empire) pour gagner des grades et passer de "livrer des médailles en carton" à "livrer des missiles nucléaires et visez bien ils coutent cher". A noter que plus on monte en grade, plus on rencontre des tueurs puissants envoyés par l'ennemi pendant nos balades spatiales (me rappelle ma rencontre avec un impérial courrier, l'un des plus joli vaisseau du jeu et celui de l'intro. J'ai failli l'abattre mais on n'échappe pas à une bombe anti conduite de 100 km de portée..). Bien entendu, s'engager pour un travail, c'est engager sa réputation et si l'on échoue trop souvent, on nous dira poliment de dégager par la suite. Les annonces sont variées même si ça reste toujours un peu la même chose, comme le générateur de quête de Daggerfall (le deuxième eldeur scrole. Test dès que je réussis à jouer sans bug). Mais on a aussi droit à des annonces plus exotiques genre "le sanctuaire des lapins mutants de la planète tethis a besoin de fonds!" et là on peut donner quelque dollars pour les lapins mutants. J'imagine que ça permet de monter en réputation, quoi qu'il en soit, ça peut couter très cher! Il y a aussi des désespérés qui veulent à tout prix qu'on leur vende une marchandise introuvable à deux fois le prix normal, et ceux là, il faut bien les guetter car ils sont très rentables.

Mais on a aussi des annonces de membres d'équipage potentiels. Je m'explique: lorsqu'on possède un petit vaisseau, on peut tout gérer soi même, pas de problème. Mais quand on possède un gros vaisseau, il faut engager des membres d'équipage pour pouvoir l'utiliser! De ce fait, l'une des chose que l'on apprend vite dans Elite, est que lorsqu'on accoste dans un starport à la recherche d'un gros vaisseau, la première chose à faire est d'aller regarder les annonces BBS pour voir si y aurait du monde. Rien n'est pire que d'acheter un vaisseau flambant neuf et de devoir récupérer l'ancien, en perdant énormément d'argent au passage, simplement parce qu'il manque un clampin pour nettoyer les spacechiottes. De ce fait, on trouve des annonces genre "cherche place dans vaisseau pour voyages tranquilles" ou bien "cherche place pour nourrir famille affamée". A partir de là, on contacte le brave homme et on peut lui demander quelles sont les raisons de son engagement ("je me suis fait des ennemis", "je veux explorer l'univers"...) et quel salaire il veut. Certains sont modestes et se contentent de 5 crédits la semaine, d'autres en demandent plus, jusqu'a 20, inutile de dire que quand on peut les remplacer ils dégagent vite fait. Mine de rien, gérer de l'équipage, le payer, tout cela donne un certain sens des responsabilités. On s'attache à ses membres d'équipage. Et lorsque vient le moment de quitter le vaisseau comme un salopard avec la cabine de secours monoplace, on a une p'tite pensée pour ceux restés à l'intérieur, avec qui on a vécu tant d'aventures. Des annonces parfois tordues, qui relancent sans cesse l'intérêt du jeu avec une véritable progression en grade à l'armée, qu'il est nécessaire de regarder pour progresser dans le jeu, rare sont les jeux pouvant se vanter de cela.

Frontier est aussi un jeu dans lequel il y a des lois. Cela fait plusieurs fois que je répète que l'univers d'Elite est incroyablement riche, cohérent et vivant, eh ben on va encore enfoncer le clou. Il y a des lois dans Frontier, parfois contraignantes, et les respecter mène à la prospérité. En enfreindre certaines aussi. Dans gétéa, qui est basé sur, il faut le dire, un certain non respect des lois, il est quasiment obligatoire de s'écarter du "droit chemin" pour jouer. Mais qu'est-ce que le droit chemin? Un ensemble de lois contraignantes. Dans Frontier, c'est un peu pareil. Il faut demander l'autorisation avant de se poser. Il faut demander l'autorisation avant de décoller. Il ne faut pas faire du trafic de marchandises illégales. Il ne faut pas larguer de marchandises près d'une station ou d'une ville. Il ne faut pas faire usage de son laser à proximité d'une station ou d'une ville. Il ne faut pas aller dans des systèmes interdits sans permission. Dis bonjour à la dame. Respecter ces lois permet d'être clean et de ne pas se faire abattre par les zombis de la police (j'expliquerai bientôt le mot zombie). Mais il se trouve que chez les trafiquants, par exemple, des marchandises illégales se négocient cher, très cher. Certes, c'est se faire du mal que de décoller sans permission et se faire engueuler par le contrôleur puis se taper une prune, mais il faut bien dire que la contrebande est un moyen extrêmement efficace de gagner de l'argent. Il existe des routes commerciales risquées, mais bien payées, et les systèmes interdits ne le sont peut être pas par hasard... Par exemple, le système de la secte religieuse expansionniste spartiate de Van Maanen: la liste des marchandises interdites dépasse de l'écran (car ils sont ascétiques, ils bouffent des haricots tous les jours, s'habillent avec des sacs et quand il y a des restes ils les balancent dans l'espace) et les trafiquants pullulent... A vous de voir.

Un petit mot sur l'IA maintenant. Rappelons tout d'abord que Frontier est un jeu en 3D de 1992 qui tient sur disquette (basse densité en plus), à une époque ou les ordinateurs dépassaient pas 20 Mhz au compteur et ou 4 mégots de RAM c'était le comble du luxe. Regardez les jackys qui se vantent de pouvoir faire tourner Crysis en mégahigh avec leur quad SLI de 8800GTX, leur ordinateur carburant au Xéon et leurs 4 gigots de RAM (et leur boitier de jacky qui fait blinb bling). Malgré le fait qu'ils doivent bien s'ennuyer avec ce simulateur d'abattage d'arbre et qu'avec l'argent de cette jolie config ils auraient pu nourrir un enfant du Sahel pendant 1000 jours, temps maximal pendant laquelle elle sera "à niveau" avant de partir à la poubelle, on aimerait bien en avoir une aussi grosse. Mais revenons à l'IA maintenant. Dans Frontier, l'IA est.. Nulle. En plastique recyclé. Les ennemis nous visent avec les moteurs allumés, et c'est tout. Ce qui veut dire qu'ils se crashent au sol. Ils ne parviennent pas à sortir des stations orbitales si on s'est mis derrière. Ils s'éclatent contre notre vaisseau et nous avec. Au fond, les combats se résument à éviter ces boulets, dans tous les sens du terme, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Notez qu’à part Colony Wars je n'ai jamais vu de jeu de space opera avec des ennemis pas trop débiles... Si vous en avez un qui traîne... c'est pareil pour les missiles: quand vous tirez un missile qui sera largué de l'aile du vaisseau et déclenchera ensuite ses moteurs, ne commettez pas l'erreur de vous pencher en avant... Parce que c'est vous que le missile touchera! Et autant dire qu'ils ne sont pas très utiles, car ils ne font que regarder l'ennemi en boostant a mort. Ce qui fait surtout qu'ils tournent autour... Mais les combats et l'IA ne sont pas les principaux atouts de Frontier donc tout ça, on s'en tape.

Alors certes, on ne peut pas construire de stations orbitales, on ne peut pas faire de manœuvres compliquées par manque d'instruments. Mais on parvient quand même à creuser son trou, dans Frontier, et à trouver moyen de s'amuser. Tout n'est pas parfait, mais le jeu reste complexe et d'une étonnante richesse. Le gameplay de Frontier est quelque chose en béton armé, qui possède sa propre identité avec ses erreurs typiques et ses spécificités étonnantes. Il est accessible à tous, tout en ne blasant pas le joueur dès la première route commerciale. Il y avait encore énormément à en dire mais j'ai mal aux doigts, et vous devez surement avoir mal aux yeux, donc je m'arrête ici.
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Un excellent gameplay, 18/20!
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Conclusion

Ouais. Un jeu original, des graphismes stylées, travaillés et jolis avec les moyens de l'époque, une jouabilité exemplaires et un gameplay en carbure de tungstène, Frontier Elite 2 est clairement un hit. Malgré une bande son et des effets assez désuets, comparé a ce que peut chanter un Amiga ou un Atari ST (je rappelle que j'ai testé la version PC, pour ceux qui se seraient endormis sur le clavier en écrivant kljuhybbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb...), les particularités de ce jeu et surtout, son aspect technique hallucinant pour une époque ou les jeux en 3D passaient pour des délires de développeurs, ont tracé sa route dans le panthéon du jeu vidéo. Il ne bénéficie pas de l'aura d'un Seiken Densetsu, il n'est pas emblématique de quelque chose comme Sonic l'est de Sega, ce n'est peut être pas une allégorie du jeu vidéo comme l'est Mario ou Tomb Raider (que je trouve moche au passage. Chprefere Ayane ou Kasumi), mais il est bien là, et il mérite vraiment que l'on s'y intéresse. Vous constaterez, je suis passionné, mais j'ai rarement eu entre les mains un jeu aussi impressionnant. J'en viendrais presque à regretter d'avoir fait un grand bout de chemin avec lui, simplement parce que je ne connaitrai plus la joie de le "découvrir". Ca m'a fait ça avec mon jeu préféré, Panzer dragoon Saga, et Radiant Silvergun, et quelque autres, exceptionnels. Ouais. Frontier est clairement un hit.
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Un jeu de malade, une note de malade! 19/20!
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Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Shakaan