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Earnest Evans

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Flagyl Without Prescription In Us Earnest Evans
20/12/0191
Edité par Wolf Team
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Photo de la boite de Earnest Evans
Earnest Evans, capture d'écran Earnest Evans, capture d'écran Earnest Evans, capture d'écran
Generic Propecia Review Wolf Team, l'équipe derrière le titre qui nous intéresse aujourd'hui, fut très prolifique dans les années 90 sur les consoles made in Sega. Ainsi peut-on porter à leur crédit d'excellents titres comme Arcus Odyssey, Sol Deace ou Road Avenger, mais aussi d'autres beaucoup moins réussis comme Thunderstorm FX ou Earnest Evans. Les plus jeunes d'entre-vous ont certainement profité de leurs créations au travers des Tales of, série de RPG que j'affectionne pour ma part particulièrement. Chaque production estampillée Wolf Team se distinguait de la concurrence par un scénario toujours très travaillé, accompagné de séquences animées d'excellente facture.

Earnest Evans est une trilogie de jeux sortis uniquement sur les plates-formes Sega que sont la Megadrive et le Mega-CD. Le premier épisode de ladite trilogie fut tout d'abord commercialisé au Japon au format CD, avant d'être adapté en cartouche pour nos amis américains un an plus tard. L'Europe, quant à elle, n'aura pas eu droit à une sortie dans son territoire. Elviento, conçu quant à lui directement pour la Megadrive cartouche, fit suite à ce premier chapitre et proposait d'incarner Anett, une fille aux pouvoirs mystiques découverte dans Earnest Evans. Viendra enfin Anett Futatabi sur Mega-CD qui, comme son nom l'indique, mettait en scène la même héroïne. Earnest Evans peut dont être considéré comme une préquelle aux aventures d'Anett, son personnage principal ne réapparaissant pas dans les deux épisodes suivants.

Quel verdict, pour ce jeu qui se voulait à l'époque révolutionnaire dans sa conception de l'animation des protagonistes, doublé d'un hommage à Indiana Jones ?


Hastur, il assure …

Dans les années 30, un aventurier répondant au nom de Earnest Evans combattait un collectif d'hommes puissants regroupés sous le culte de Hastur. Leur objectif consistait à réunir trois artefacts sacrés susceptibles de faire basculer le monde dans le chaos et la destruction en réveillant le démon éponyme. Les décennies s'écoulèrent sans que l'aventurier ou la secte ne parviennent à réunir les objets magiques. Bien des années plus tard, c'est le petit fils de notre héros qui touche au but, mais l'ennemi est lui aussi proche d'arriver à ses fins... C'est ici que l'aventure commence, proposant d'incarner Earnest Evans troisième du nom dans sa quête. Celle-ci commencera à bord d'une barque dans la jungle équatorienne, face à un temple à l'intérieur duquel se trouve le premier artefact tant convoité. Son aventure le conduira par la suite aux quatre coins du monde, luttant à la fois contre des forces obscures et les adeptes de la secte d'Hastur. Il trouvera heureusement dans son périple quelques compagnons susceptibles de l'aider, à commencer par la fameuse Anett, une drôle de fille passée à deux doigts d'être la victime d'un sacrifice rituel.

L'ensemble du scénario s'appuie sur des séquences animées d'excellente facture et relativement longues. Le seul bémol réside dans la langue japonaise n'offrant aucun sous-titre. Difficile dans ces conditions de saisir toutes les subtilités de ce scénario. Pourquoi notre ennemi en début d'aventure est-il subitement devenu un allié ? Pour quelle raisons nous retrouvons-nous dans tel ou tel pays ? Telles seront les interrogations qui pourront demeurer sans réponse. La version cartouche, en anglais (car sortie, rappelons-le, aux États-Unis) a hélas été amputée de toutes ces séquences animées, à l'exception d'une version raccourcie de l'introduction. Difficile, donc, de comprendre le scénario pour ceux n'ayant jamais touché à la déclinaison CD ou ne comprenant pas un traître mot de japonais.

L'écran titre vous donne accès à un menu d'options regroupant les musiques, la configuration de la manette, et la possibilité de désactiver les séquences animées. J'avoue ne pas bien comprendre l'intérêt d'une telle option, celles-ci constituant le seul véritable atout du soft. Notons enfin qu'aucun mode de difficulté n'est disponible, le titre vous octroyant un total de cinq crédits pour boucler l'aventure.

Père, arrêtez de m'appeler Junior …

Dès les premiers instants de notre quête, on sent clairement que les développeurs se sont inspirés du personnage d'Indiana Jones. Le tout début de l'aventure rappelle furieusement la scène d'introduction du premier film, notre héros se retrouvant à la recherche d'une statuette dans un temple au beau milieu de la jungle et utilisant son fouet pour se sortir de toutes les situations. Arborant une veste en cuir et non dépourvu d'humour, Earnest Evans n'a donc rien à envier à Harrison Ford.

Le contrôle de notre héros s'avère extrêmement simple, A permettant de frapper, B de sauter et C de changer d'arme. Votre fouet vous servira également à vous accrocher à des pointes au plafond afin de traverser des précipices. D'autres mouvements viennent s'ajouter à ce panel déjà conséquent, offrant par exemple de s'accroupir et de marcher dans cette position, de ramper pour passer sous des pièges, voire même de s'agripper aux rebords d'une paroi ou d'escalader des murs verticaux. Une panoplie de mouvements des plus exhaustives donc, pour un aventurier qui en aura bien besoin au fil de sa noble quête.

Celle-ci consistera à parcourir cinq niveaux découpés pour la plupart en plusieurs stages. Les zones traversées vous emmèneront en Europe sur un train, en Amérique Centrale au cœur d'une jungle dense, dans de mystérieuses grottes situées au cœur de l'Asie, ou dans bien d'autres endroits parmi lesquels se trouveront pêle-mêle temples antiques, canyons, montagnes inquiétantes, ou autres villes malfamées. Rien de bien original, me direz-vous, et vous aurez raison. Mais l'essentiel est présent, à savoir une variété évitant avec brio la redondance si ce n'est un léger sentiment d'enfermement dans les lieux visités (quoi de plus naturel pour un archéologue?). Plus dommageable en revanche, le soft pâtit d'un flagrant manque de créativité. A aucun moment vous ne serez surpris par une situation, et vous traverserez des niveaux sans consistance et sans relief. Finalement, seule la fin du premier stage vous obligeant à revenir sur vos pas pour fuir l'éboulement du temple donnera lieu à un début d'étonnement.

Comme vous allez le constater au fil de votre progression, il n'y a pas de règles immuables dans Earnest Evans. Il vous arrivera d'affronter des mini-boss voire même des boss en fin de niveau, ou de passer directement au stage suivant sans crier gare. Le dernier level sera même prétexte à vous faire combattre trois boss successivement, le dernier faisant au passage une apparition dans Elviento. Le principe reste néanmoins toujours identique : trouver la sortie d'un niveau rempli de pièges, d'ennemis, et de chemins différents.

Pour combattre tout ce petit monde se plaisant à vous barrer la route, votre personnage disposera d' d'autres armes que son fouet. Au programme, un fléau (mais si, souvenez-vous, une chaîne avec au bout une boule métallique hérissée de pointes mortelles!), une énorme massue, et enfin quelques cailloux principalement destinés à être jetés au sol dans le but de déclencher des pièges invisibles. Un arsenal pas franchement des plus développés, mais vous allez vite vous apercevoir que seul le fouet est efficace pour vous débarrasser de vos adversaires. En effet, cette arme de base pouvant bénéficier d'un power up en ramassant un chapeau de cow-boy, permet de frapper dans toutes les directions possibles avec une vitesse plus qu'honorable. En comparaison, les autres atouts offensifs font pâle figure avec leur lenteur et leur maniabilité assez handicapantes, et surtout une animation totalement improbable rendant leur utilisation assez vite inutile. Mais nous reviendrons un peu plus bas sur ce point, constituant l'un des principaux écueils du jeu.

Notre héros dispose pour finir l'aventure d'une jauge de vie qui, une fois vide, consomme un carré de vie. De la nourriture disséminée avec une grande parcimonie dans les niveaux permet de récupérer de la santé. Cela ajouté à la présence de cinq crédits seulement, d'une calamiteuse gestion des collisions, et de divers bugs graphiques, fait d'Earnest Evans un jeu difficile et assez pénible à terminer.

Rendez nous Pinocchio...

Nous en arrivons donc tout logiquement à aborder les nombreux problèmes d'Earnest Evans, à commencer par le principal d'entre-eux : son animation.

Pourtant, toute la campagne de communication du soft tournait autour de cet aspect, les développeurs n'hésitant pas à vanter un système révolutionnaire qui allait bouleverser notre vision des jeux vidéo en rendant les personnages plus « humains ». Le concept ? Animer chaque membre du protagoniste séparément, comme s'il était indépendant. En clair, faire des bras, jambes et articulations des sprites animés indépendamment du buste. Ledit concept peut paraître étrange dans la théorie, mais l'est finalement bien plus dans la pratique puisque l'on aura vraiment le sentiment de contempler un pantin désarticulé dirigé par un marionnettiste totalement ivre. Les bras partent dans des positions impossibles, les jambes se plient étrangement, et le fait de ramper occasionne des scènes évoquant un homme agonisant par terre. Le plus dommageable, c'est que ce système de dissociation des sprites s'applique à toute la structure du jeu, et concerne également les armes et les ennemis. Impossible, donc, d'anticiper les attaques de ces derniers tant leurs mouvements semblent dépourvus de toute logique. Même constat pour les armes avec un fouet partant dans tous les sens, le ridicule atteignant son paroxysme avec un fléau totalement injouable !

Ce système de programmation a-t-il rendu le travail visuel difficile ? La question mérite d'être posée tant certains ennemis (pour ne pas dire leur quasi-totalité) sont laids, voire indescriptibles. On se retrouve parfois à se dire « Quel est donc ce truc qui bouge avec des sortes de tentacules ? ». Par la suite, cette technologie d'animation dissociée de sprites sera réutilisée dans Sol Deace (un shoot'em up également produit par Wolf Team), mais dans une moindre mesure et uniquement pour certains boss.

Là ne se situe hélas pas le seul problème du jeu, la réalisation technique étant d'une qualité des plus médiocres. Aux couleurs ternes, s'ajoutent des décors vides et des environnements sans saveur. Même des effets pourtant banals, comme les rotations de sprites ou des scrollings différentiels multiples, ont été ratés dans les grandes largeurs. Pourtant, rappelons que la ludothèque Megadrive proposait déjà à l'époque des jeux magnifiques comme Sonic ou Castle of Illusion, voire même des productions du même studio autrement plus abouties. Le Mega-CD, capable d'afficher plus de couleurs que la Megadrive, est ici totalement sous-exploité tant et si bien que la version sur disque compact est identique visuellement à sa comparse cartouche, à l'exception bien évidemment des séquences d'animation et de quelques ennemis ayant disparu dans cette dernière. Et nous n'avons pas encore abordé le cortège de bugs déferlant tout au long de la partie, rendant parfois les ennemis invisibles tandis que votre barre de vie continue à baisser, ou provoquant d'énormes ralentissements si trop de personnages sont présents simultanément à l'écran.

Rendons à César ce qui appartient à César en précisant que tout n'est pas à jeter techniquement parlant. Certains boss bénéficient d'un design réussi, les meilleurs exemples étant les têtes de mort en flammes du dernier niveau exploitant admirablement les effets de grossissement, ou la distorsion du décor dans le combat vous opposant au dernier boss. De même, les musiques sont globalement excellentes avec une patte bien connue des amateurs de la firme. Le compositeur -Motoi Sakuraba, pour ne pas le nommer- a d'ailleurs œuvré sur bon nombre de RPG 32 bits par la suite, notamment issus de la saga Tales Of. Enfin, les musiques de la version cartouche n'ont pas à rougir de la comparaison avec celles de la déclinaison CD envers lesquelles elles restent fidèles à tout instant malgré une qualité forcément inférieure.

Conclusion

Dans l'absolu, nous pourrions considérer Earnest Evans comme une sorte d'essai non transformé d'un système d'animation taxé de révolutionnaire mais ne comportant finalement que des inconvénients. Rendant difficile la jouabilité tout en occasionnant un rendu visuel désastreux, ce concept n'a heureusement jamais été repris par la suite si ce n'est pour quelques boss dans d'autres jeux de la firme. Des graphismes d'une grande fadeur, des bugs en pagaille, et des niveaux sans réel génie viennent boucler le bilan de ce jeu sur lequel il sera difficile de s'amuser en dépit d'une bande son réussie et de séquences animées à contempler avec admiration et ayant largement participé à la réputation de Wolf Team. Une bien maigre consolation pour un ratage qui a empêché Earnest Evans de franchir les frontières du Japon dans sa version Mega-CD. Quant à la mouture cartouche, étant amputée des cut-scenes et de la qualité CD des musiques, autant dire qu'elle est exclusivement réservée aux collectionneurs...

VERDICT : 08/20


Article publié le 16/05/2015 Jeu testé par Slaine