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Disney s Hercule

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
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Disney's Hercules Action Game
07/01/1997
Edité par Virgin Interactive
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400 Bad Request

Disney Jeu d'action Présente Hercule

??/11/1998
Edité par Sony Computer Entertainment Europe
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nginx
Console:
Sony Playstation
Genre:Plates-Formes
Développeur: Eurocom
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: PC- Playstation Network-

Photo de la boite de Disney s Hercule
Disney s Hercule, capture d'écran Disney s Hercule, capture d'écran Disney s Hercule, capture d'écran
Aujourd’hui il sera question de mythologie. Un thème bien connu des gamers puisqu’il a été traité maintes et maintes fois tout au long de l’histoire du jeu vidéo (Gods, Age of Empire, la série des Caesar, plus récemment God of War et j’en passe…). Qu’elle soit grecque ou romaine, la mythologie est avant tout une formidable source d’inspiration. Un monde peuplé de créatures légendaires, de héros charismatiques et de dieux tout-puissants. La science-fiction avant l’heure en somme! Vous vous en serez donc doutés, c’est un de ces personnages que nous allons suivre aujourd’hui. Fils de Zeus (le plus puissant des dieux dans la mythologie) et d’une mortelle, il est surtout connu pour les douze travaux qu’il a dû accomplir sur ordre de l’oracle de Delphes, j’ai nommé Hercule (ou Héraclès chez les grecs). C’est l’adaptation du classique d’animation Disney qui sera testée aujourd’hui sur Playstation. Vers l’infini et au-delà !!! ……. [Note pour plus tard : ne pas se planter de réplique dès l’introduction d’un test…]

Scénario

Bienvenue dans la Grèce antique. L’action du jeu suit globalement celle du dessin animé. Vous suivrez donc les pérégrinations du costaud mais maladroit Hercule.

Tout l’Olympe fête la naissance du dernier né, fils de Zeus et d’Héra (petite liberté prise par les scénaristes de chez Disney ici – voir intro). Mais c’était sans compter sur les machiavéliques desseins d’Hadès, dieu des morts, jaloux de la toute-puissance de son frère Zeus. Renfrogné et aigri, il fait enlever son neveu Hercule par ses acolytes, les démons Peine et Panique; ces derniers lui font boire une potion devant lui ôter son immortalité. Le breuvage est donc administré presque entièrement au petit dieu, seule une goutte tombe par terre et empêche par là même le charme néfaste de se réaliser complètement, ne laissant au final à Hercule que sa force divine. Il est ensuite abandonné à son sort sur Terre, où il est recueilli par un couple de fermiers qui, n’ayant pu avoir d’enfants, l’adoptent et l’élèvent comme leur propre fils.

En grandissant, le jeune homme va rapidement se rendre compte de ses aptitudes, faisant de lui un garçon à part. Ses parents d’adoption finiront par lui révéler la vérité : il a été découvert enfant avec autour du cou un médaillon portant le signe des dieux. Hercule, bien décidé à renouer avec ses origines, doit devenir une légende pour mériter sa place sur l’Olympe. Il est aidé en cela par Phil, un satyre « préparateur » de héros.

On notera que les références à la mythologie sont légion. On sent toutefois de grosses libertés prises ça et là pour rencontrer un maximum d’êtres légendaires (minotaure, harpies, Méduse…) Le soft est cependant trop riche et trop bien construit pour que l’on puisse le critiquer uniquement sur le plan « historique », rien à dire de plus.

Réalisation :

Les développeurs ont pris le parti de suivre ici aussi le dessin animé dans les grandes lignes. Que demander de mieux? Vous parcourrez donc plusieurs environnements différents au beau milieu de la Grèce antique. Le centre d’entrainement de Phil, la forêt des centaures, Thèbes ou encore les Enfers (fief du maléfique Hadès) seront autant de lieux qui agrémenteront votre périple, sans compter la chevauchée sur Pégase ou les niveaux 3D en scrolling forcé (Hercule court, le décor défile) que vous rencontrerez également plusieurs fois selon votre avancement. De plus, le level design sera littéralement truffé de références à l’Antiquité : colonnes ioniques, statues, temples, rien n’a été laissé au hasard. Colorés dans la veine du classique d’animation Disney, les décors ne sont pas en reste et dégagent une forte identité graphique.

Mais là où le soft fait très fort, c’est sans nul doute du point de vue des animations. En effet, prenons l’exemple du niveau « Thèbes », où moult PNJ vous accompagneront tout au long du niveau, hommes, femmes, vieillards, mendiants, animaux domestiques… Tout cela saupoudré d’une touche d’humour mémorable et bien amenée (femme suivie par un nuage de pluie, chat foudroyé, homme-poubelle, exhibitionniste…), impossible de rester insensible devant ces clins d’œil et certains de ces PNJ pourront même interagir avec vous! Le soft regorge également d’autres animations en tous genres, ne serait-ce que pour la saisie de vos mots de passe ! Assurément une réussite.

Pas de souci non plus en ce qui concerne la diversité du bestiaire rencontré; oiseaux mécaniques (oiseaux du lac Stymphale), vagabonds, harpies, centaures, soldats squelettes, sans compter les boss et mini-boss possédant chacun une identité propre (les combats contre l’Hydre de Lerne ou bien encore contre Méduse sont épiques). Bizarrement, seul Hercule lui-même pourra paraitre un tout petit peu en deçà de ce qu’on aurait pu attendre, puisque l’on pourrait croire qu’il manque de finition, mais pas de quoi faire un scandale. Un chara design finalement très solide, du très bon !
Les cinématiques inter-niveaux et d’introduction seront tirées du dessin animé. Vous l’aurez compris, on a ici affaire à une petite perle de réalisation pour un jeu Disney. Animation, graphismes et fun, pas de bugs majeurs : ce jeu a tout les atouts dans sa manche pour prétendre à un AAA sur le plan technique, d’autant plus que les effets de scrolling et de profondeur sont convaincants.

Gameplay :

Hercule est un jeu de plateforme tout ce qu’il y a de plus classique à un détail près : il parvient à renouveler son gameplay assez souvent pour que le joueur ne s’ennuie pas. Vous traverserez donc une dizaine de niveaux aux facettes différentes. Le premier level fera office de tutoriel (vous touchez des cibles, Phil le satyre vous suivant en arrière-plan pour vous encourager), tandis que d’autres stages vous mettront sur des rails dans des courses effrénées et semées d’embûches, ou bien vous mettront directement aux prises avec un boss, sans oublier la chevauchée épique et dépaysante sur Pégase. A noter qu’il ne sera pas rare de rencontrer des mini-boss tels que le Minotaure ou des harpies pour pimenter tout cela. Mais qu’en est-il du principal intéressé ?

Et bien notre protagoniste, Hercule, disposera de différents pouvoirs pour mener sa tâche à bien. D’une part sa force « herculéenne » (coups de poing classiques et coups de poing puissants à charger quelques secondes), et d’autre part sa fidèle épée. Cette dernière aura même l’occasion de se transformer en arme élémentale selon les items que vous collecterez (épée à boules de feu, épée « foudre de Zeus », épée sonique). Notre héros aura en outre la possibilité d’être brièvement invincible en collectant un casque ou bien encore d’accéder à des salles bonus cachées en effectuant des « super sauts » (touche saut puis bas).

Au niveau de la difficulté, le film étant estampillé « Disney », on aurait pu craindre un certain laxisme de la part des développeurs, ceci afin de ne pas rebuter les jeunes joueurs. Fort heureusement, le soft ne s’avère ni trop facile, ni trop ardu, parvenant à concilier têtes blondes et joueurs un tant soit peu assidus. Toutefois, il va de soi que nous ne parlons pas là d’un jeu pour hardcore gamers… Un exemple évident sera la profusion « d’Herculade » tout le long de l’aventure; cette boisson énergisante, couplée à des figurines qui rallongeront votre barre de vie, vous facilitera grandement la tâche, sans oublier les checkpoints réguliers de votre ami Hermès. Il vous faudra donc quelques heures environ pour venir à bout de l’aventure. Tout en sachant que le jeu vous laissera la possibilité de sauvegarder votre partie sur carte mémoire à la fin de chaque level et qu’il existe un système de mots de passe un peu particulier. En effet, dans chaque niveau, vous aurez la possibilité de réunir quatre poteries grecques spécifiques (à ne pas confondre avec l’item « une vie », qui est aussi une jarre mais plus fine), vous octroyant un code en fin de niveau.

Petit challenge supplémentaire, vous devrez amasser des pièces de bronze et d’argent disposées ça et là, ainsi que les lettres H.E.R.C.U.L.E.S cachées aux quatre coins de chaque level. Attention ! Vous serez noté en conséquence par Phil au terme de chaque stage, dans une évaluation allant du niveau « zéro » à celui « d’herculéen ». Bonne chance !

Bande-son : 

Autant le dire tout de suite, les musiques sont clairement dans le ton. On retrouvera donc ici certaines mélodies tirées directement du dessin animé. Entrainantes, épiques ou sombres selon les situations, elles coïncideront parfaitement avec l’ambiance des niveaux. La mélodie d’introduction vous plongera de suite dans l’ambiance tant elle est idéalement interprétée! Rien à dire concernant les voix des personnages puisqu’elles seront également tirées du dessin animé, on retrouvera entre autres la voix de Patrick Timsit qui joue Phil le préparateur physique d’Hercule. Les autres effets sonores agrémenteront encore un peu plus l’aspect technique du soft. Du beau boulot!

Conclusion : 16/20

Hercule est une très bonne adaptation d’un classique Disney, puisqu’il réussit son pari de transporter le joueur dans une Grèce antique délirante. Avec un quasi sans-faute sur le plan technique, une durée de vie correcte et un gameplay parvenant à se renouveler régulièrement, il saura à coup sûr capter l’attention des joueurs de tous horizons. Comme quoi, il n’est pas si difficile d’adapter une licence en jeu vidéo… Un petit regret? C’est finalement notre héros qui paraitra le plus en deçà sur le plan esthétique… Et ce sera tout.


Article publié le 07/12/2011 Jeu testé par Hijaki