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Die Hard Arcade

Section Test.


400 Bad Request Dynamite Deka
24/01/1997
Edité par Sega
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Die Hard Arcade
08/04/1997
Edité par Sega
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400 Bad Request

Die Hard Arcade

??/??/1997
Edité par Sega
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nginx
Console:
Sega Saturn
Genre:Beat'em All
Développeur: Sega
Joueurs: 1 à 2
Existe aussi sur: Sony Playstation 2-

Photo de la boite de Die Hard Arcade
Die Hard Arcade, capture d'écran Die Hard Arcade, capture d'écran Die Hard Arcade, capture d'écran
Tiens, tiens, un jeu Die Hard sorti sur arcade, étrange me direz-vous ; en réalité Die Hard Arcade n'est autre que la version occidentale (américaine et européenne) de Dynamite Deka, Sega à simplement obtenu l'autorisation de la 20th Century Fox d'utiliser la license Die Hard sur Dynamite Deka. Donc le jeu en lui-même ne sera pas différent d'une version a l'autre, cependant dans la version Die Hard, le perso principal s'appellera John McLane comme vous pouvez vous en douter et pour plus de similitude avec les films, l'immeuble dans lequel se déroule l'histoire se nommera Nakatomi Plaza (coup de bol que l'histoire de base se situe dans un immeuble).

Voilà pour la présentation, maintenant je vous dirai simplement de venir à Los Angeles, on passera noël en famille, on fera la fête...


Scénario (11/20)

L'officier de police new-yorkais John McLane vient passer noël à Las Vegas avec sa famille, mais il apprend que le Nakatomi Building où travaille sa femme est pris d'assault par des terroristes, mais ce n'est pas tout : la fille du président des Etats-Unis fait également partie des otages. Se trouvant au commissariat de police, John désire une voiture, évidemment il se heurte à un refus et se voit même sirveillé par la nouvelle recrue Kris Thompsen. Les deux policiers vont monter à bord d'un hélicoptère de la police se rendant au Nakatomi Building, ce dernier se fera attaquer et ils n'auront d'autre choix que de sauter sur le toit de l'immeuble...

Le scénario n'est pas très original mais ne correspond pas non plus à celui d'un des films, malgré quelques similitudes avec Piège de cristal (le building, les terroristes, les otages...) ; c'est donc ce qui va être le plus dommage au niveau du scénario : il a été inchangé par rapport à la version japonaise et la license est ici tout simplement inutile ou plutôt elle ne sert qu'à mieux vendre le jeux aux occidentaux.

Jouabilité (17/20)

Les bases sont relativement simples : un bouton de coup de poing, un de coup de pied et un autre pour sauter. Voilà c'est dit, vite dit même, bien évidemment, la jouabilité sera tout de même plus subtile que ça : tout d'abord vous possédez des combos grâce aux coups de poings et de pieds avec des versions alternatives si vous maintenez la touche haut ou la touche bas lors de votre enchaînement, ce qui amène déjà le tout à un nombre bien intéressant. Mais en plus de ça vous aurez tout la panoplie du parfait petit McClane, à savoir, des attaques en sautant, d'autres en retombant d'un saut ou bien encore en pleine course ; avec ça vous pourrez également réaliser des attaques en vous relevant, mais aussi des coups spéciaux (qui enlèvent de la vie) et des attaques volte-face afin de frapper un adversaire dans votre dos ; pour finir, vous disposerez de deux projections qui sont le giant swing et le german suplex (Onizuka powa), si vous êtes amateur de catch ou simplement de jeux de baston vous verrez à quoi ressemble ces prises et c'est franchement que du bonheur.
Mais ce n'est pas tout, pous pourrez utiliser des armes à feu, notemment le revolver et la mitrailleuse, mais aussi plus rarement, le lance-missiles, le fusil antichar et le diperseur de gaz lacrymogène qui fera office de lance-flammes s'il es associé à un briquet. Vous sentez déjà le titre brutal, mais ça ne s'arrête pas là, car là où l'éclate bat son plein c'est quand on voit qu'énormément d'objets sont utilisables en tant qu'armes : celles à utiliser directement (balais, haches, bouteilles...) ou celles à lancer (barils, télévisions, horloges...). Et c'est là que l'on remarque vraiment à quel point le titre est bourrin, mais attention, le tout n'a rien de brouillon, c'est vraiment de la grosse baston super jouissive.

Malheureusement, même si l'on est pas prêt de se lasser avec une palette de coups aussi impressionnante, le gameplay n'est pas exempt de tout défaut, dont deux majeurs : les déplacements et le timing. Commençons donc par les déplacements, en fait, vous ne pourrez pas frapper autrement qu'à l'horizontal, donc si un adversaire est juste au-dessus de vous, impossible de le toucher, vous devrez vous déplacer à son niveau sur le plan horizontal, pas pratique du tout pour un beat'em all en 3D. Ensuite, venons-en au timing, plus minime comme défaut, il risque de vous embêter sur vos quelques premières parties, on a l'impression qu'il y a un petit décalage entre la pression du bouton et l'action à l'écran, mais on prend inconsciemment le coup assez rapidement donc cela ne demeure pas un défaut bien longtemps.

Réalisation (12/20)

C'est de ce côté là que le jeu va pêcher, les couleurs sont beaucoup trop vives et en deviennent du coup agressantes ; les sprites quant à eux, sont très cubiques pour un jeu de 1997 ; les décors ne brillent ni par leur originalité (toit de l'immeuble, parking, couloir...) ni par leur qualité, ils sont en fait du même acabit que les personnages. Cependant, les phases de combat dans un même endroit sont assez courtes et vous changerez souvent d'arènes. Lesdites arènes sont fermées donc pas de déplacements hors combats, ce qui réduit beaucoup la liberté de mouvement mais en revanche cela permettra une grande variété des zones de combat.

Pour revenir sur les persos, ils ne sont certes pas bien modélisés mais sont tout aussi variés que les stages, ce qui est plutôt rare pour un beat'em all, où l'on retrouve souvent les même sprites avec des palettes de couleurs différentes ; cependant, au même titre que les niveaux, ils auront beau être différents les uns des autres, rien de bien original, on retrouvera du bandit et du terroriste au look assez classique. Une grosse déception qui montre complétement le but uniquement commercial de la license : John McClane ne ressemble pas du tout à Bruce Willis, problème d'autorisation ou d'adaptation par rapport à la version japonaise Dynamite Deka, en tout cas le fait est là et les fans seront déçus. En revanche, un plus sympa, les persos évoluent au fil du jeu comme dans les films : avec John par exemple, vous commencerez le jeu avec une veste de police, puis en débardeur et enfin avec les vêtements déchirés.

Bande sonore (14/20)

Les musiques comme les bruitages collent parfaitement à l'action, il n'y a absolument rien de marquant, mais rien de négatif non plus ; la bande sonore est tout à fait sympathique et fait vraiment arcade, normal me direz-vous vu que le jeu est un portage de la ST-V (l'équivalent arcade de la Saturn).

En revanche, pour montrer toujours plus que la license ne sert en aucun cas le jeu, vous n'aurez pas la voix de Bruce Willis (en anglais), et donc les puristes seront une fois de plus déçus, en revanche rien de gênant pour les autres. Autre bémol, le cri des ennemis mourants est tout simplement abominable, on dirait un yak qui agonise.

Durée de vie (16/20)

La durée de vie du soft sera directement liée à l'intérêt que vous lui portez, car comme vous pouvez vous en douter, un beat'em all arcade à l'ancienne ça se finit rapidement. En revanche, on voit bien qu'il s'agit du portage d'un jeu d'arcade, la difficulté étant assez corsée, surtout à cause du problème de déplacements d'ailleurs mais aussi parce que la barre de vie descend très rapidement en prenant peu de coups ; à cela vient s'ajouter le faible nombre de crédits : seulement quatre. Heureusement, ce nombre peut-être plus élevé grâce à un procédé simple mais pas forcément agréable, il vous faudra jouer à Deep Scan, un vieux jeu SEGA où vous coulez des sous-marins avec un bateau, plus votre score est élevé et plus vous aurez de crédits pour jouer à Die Hard.

Donc le jeu en lui-même n'est pas bien long, mais la difficulté gonfle amplement la durée de vie ; et surtout, tout dépendra de votre intérêt pour ce type de jeu, si vous aimez l'action pure avec plein de baston bien bourrine, vous reviendrez plusieurs fois sur Die Hard Arcade ; surtout à deux c'est un régal, en revanche si ce n'est pas le cas, vous finirez le jeu une fois et puis basta. On peut tout de même noter qu'afin d'éviter la monotonie, des actions contextuelles à la God of War seront présentes dans certaines cinématiques (avec le moteur du jeu).

Conclusion (16/20)

Comme vous l'aurez bien compris, la license n'est pas du tout exploitée et servira uniquement à vendre le jeu aux petits occidentaux fans de John McClane et de ses répliques cultes. En dehors de ça malgré un aspect assez repoussant, Die Hard Arcade vous promet de bonnes heures d'éclate à bourriner seul ou mieux avec un ami. En revanche si ce n'est pas votre style, vous ne toucherez plus au jeu une fois fini. En conlusion, il s'agit bien là d'un excellent beat'em all arcade malgré ses défauts, il y a de quoi crier : yipee-kay-yay!


Article publié le 05/08/2008 Jeu testé par Kain