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Diablo

Section Test.


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Brahmi Gadi Katha Movie Online Youtube Premier jeu de Blizzard North et nouvelle grande franchise de Blizzard Entertainment après WarCraft et avant StarCraft, Diablo garde une saveur particulière malgré une suite très réussie. C'est sans doute le fait d'un léger changement d'orientation dans l'ambiance avec le deuxième épisode, gardant intacte la noirceur de l'opus original, entièrement versé dans une atmosphère sombre, occulte et impie. C'est aussi, pour moi, un jeu mémorable, un de mes premiers titres sur PC, et sans doute mon premier jeu vraiment violent.

Scénario (15/20)

Dès l'artwork du jeu, on sent en effet que l'on n'a pas affaire à une simulation de bisous ou de bonnes manières. Un sentiment renforcé par l'excellente cinématique en images de synthèse, très soignée, dans la grande tradition de Blizzard, et annonçant une ambiance plutôt inquiétante. Diablo ne fait pas dans le très original, mais il le fait bien. On a certes une fois de plus affaire à une histoire de guerre entre le Bien et le Mal dans un monde fantastique... Mais un monde très sombre, avec d'innombrables détails. Le manuel est plutôt épais et est un régal à lire. Une introduction sous forme de nouvelle décrit l'histoire de Tristram, le village où démarre le jeu, et du royaume de Khanduras, situé dans le monde de Sanctuary. Il décrit également les divers armes et objets disponibles ainsi que les ennemis, ce qui est toujours délicieux à lire et parfois bien pratique. Malgré l'orientation très action du jeu, quelques PNJ provoqueront des dialogues assez fournis, tandis que des livres trouvés ça et là nous informeront sur l'univers du jeu. Et comme le soft n'existe qu'en version anglaise, un deuxième manuel traduisant tous les textes en français est fourni dans la boîte. Une solution assez inhabituelle et pas si mauvaise, qui vous permettra de réviser votre vocabulaire guerrier dans la langue de de Mr. Bean (j'ai ainsi pu briller en cours d'anglais en 4ème parce que je savais ce que voulaient dire "axe" ou "bow", héhé).

Le scénario, donc, le voici : Diablo, le Seigneur de la Terreur, autrefois prisonnier des catacombes de la cathédrale de Tristram, a été réveillé, amenant une ère sombre sur le monde. Le joueur incarne un brave combattant (guerrier, archère ou mage) venu tenter de tuer la beste honnie, autant attiré par les richesses cachées dans les souterrains que par son aversion du mal absolu (et, accessoirement, j'imagine, par l'instinct de survie, étant donné que Diablo est un de ces gars dont la seule ambition est d'asservir toutes les dimensions connues et d'en zigouiller tous les habitants). Évidemment, les catacombes sont truffées d'ennemis maléfiques et d'anciens héros pervertis par la présence du démon, ce qui compliquera légèrement la tâche. Un scénario donc assez minimaliste, mais consolidé par un background très fouillé et une ambiance délicieuse.

Gameplay (18/20)

Diablo est célèbre pour sa popularisation d'un genre bien particulier : le hack 'n' slash, qui signifie plus ou moins "tailler en pièces et trancher", ce qui, d'une, est un peu un pléonasme, de deux, vous donne des indices sur la subtilité du gameplay. Diablo n'est pas pour autant l'inventeur de ce genre qui, comme la plupart, remonte aux origines du jeu vidéo (un de ses plus fameux précurseurs est sans aucun doute Gauntlet). Le hack 'n' slash se veut un mélange de jeu d'action et de jeu de rôle. Pour ce dernier aspect, il convient tout de même de préciser qu'il n'emprunte au genre que certaines caractéristiques, comme le système de quête, la feuille de compétence détaillée du personnage, l'équipement assez largement personnalisable, l'inventaire, les nombreux objets disponibles et l'évolution personnalisable du héros. Cependant, la dimension du genre offrant une véritable liberté passe un peu à la trappe : Diablo est un jeu relativement linéaire et l'évolution des personnages se fait dans un cadre quelque peu limité. On passe d'ailleurs bien plus de temps à taper sur les ennemis qu'à faire autre chose : la souris permet de diriger le personnage et d'attaquer les affreux d'un simple clic gauche, le bouton droit servant à utiliser la magie ou une compétence spéciale. Les ennemis sont franchement très nombreux, et les niveaux, grands et labyrinthiques, regorgent d'affrontements sanglants qui se terminent en tas d'os poussiéreux, d'armes tombées par dizaines et de pièces d'or à foison. En effet, chaque combat est la promesse d'un peu d'argent et, pourquoi pas, d'une nouvelle lame ou armure. On trouvera également moult coffres, tombeaux et tonneaux à ouvrir, certains cachant des trésors, d'autres étant piégés...

Après chaque pugilat, il convient donc de remonter à la surface, faire réparer son équipement à l'armurier, se ravitailler en potions et parchemins, etc. Les quelques habitants de Tristram sont en effet d'une précieuse aide; outre ces services, ils donnent également des renseignement sur l'aventure. Ils peuvent aussi s'avérer utiles pour identifier les objets inconnus (et donc inutilisables) ou acquérir des items très intéressants (mais à fort prix, et c'est aléatoire). De nombreux passages secrets permettent également de retourner à des niveaux plus profonds des catacombes, au lieu d'avoir à redescendre niveau par niveau. Au sujet de ces derniers, ils sont générés aléatoirement, ce qui ajoute un peu à la rejouabilité du titre puisqu'aucune partie ne sera exactement identique, en revanche les tracés resteront très proches... Les ennemis sont par contre en quantité limitée : une fois un niveau nettoyé de fond en comble, il le restera, ce qui permet de se sentir en sécurité de temps en temps. Une carte peut être affichée en transparence par-dessus l'environnement, sans ça il est bien difficile de se repérer.

Rien de bien révolutionnaire donc, à la limite on pourrait résumer ça à paf-paf-boum-boum. Mais non ! Tout d'abord, les trois personnages disponibles proposent des styles de jeu assez différents. Le guerrier privilégie bien sûr le corps à corps et n'est pas bien compliqué à maîtriser, il s'avère ainsi tout désigné pour une première partie (en revanche il commencera à avoir des difficultés dans la seconde moitié du jeu et le terminer avec lui sera un véritable défi). Les deux autres sont bien plus fragiles et moins puissants, ils demandent donc un minimum d'habileté mais se révèlent plus efficaces au fil du jeu. Ils privilégient tous deux l'attaque à distance, le mage ayant bien sûr la spécificité de pouvoir lancer des sorts aux effets plutôt variés (selon leur type, les monstres réagissent différemment à la magie). La progression est rythmée par l'apparition de boss plutôt costauds qui augmentent momentanément le challenge.

Mais l'une des particularités du gameplay qui fait toute son addictivité est la gestion de l'évolution et de l'équipement du personnage. C'est tout simple : plus on joue, plus on tue d'ennemis, et donc plus on gagne de points d'expérience. A chaque niveau gagné, le personnage est doté de nouvelles capacités et peut utiliser un équipement plus performant (par exemples certaines armures demandent une force minimale pour être portées). De même que plus on avance dans le jeu, plus on a de chances de tomber sur un objet intéressant. Que ce soit ceci ou la soif de points d'expérience, il y a toujours une bonne raison de continuer à jouer... On se dit, allez, je monte d'un niveau et j'arrête, mais non, en montant d'un niveau on apprend un pouvoir intriguant qui se révèle ultra fun à utiliser, et on est reparti pour un souterrain entier à exterminer, et puis on tombe sur un boss qu'on ne peut décemment pas laisser vivant, et puis on tombe sur une épée oubliée surpuissante... Bref, Diablo est typiquement le genre de jeu auquel on reste scotché longtemps, très longtemps. Et cette addictivité est tout simplement jouissive !

Graphismes (16/20)

Mais Diablo ne parviendrait pas à captiver bien longtemps sans une ambiance digne de ce nom. Et cette ambiance, il l'a ! Tout ce que promettaient l'artwork de la boîte et la cinématique d'introduction est là : une atmosphère dark fantasy sombre, terriblement sombre. Le village du départ, bien qu'on y soit en sécurité, n'a rien de très rassurant, plongé dans une nuit perpétuelle, avec à peine cinq chaumières bordées d'herbe sombre. On ne peut pas s'aventurer bien loin aux alentours, mais on sent que s'étendent des terres désolées à perte de vue. 99% du jeu se déroulent bien entendu en intérieur, dans les catacombes sous la cathédrale de Tristram. Les catacombes à proprement parler ne forment en fait que les premiers niveaux, déjà angoissants, mais la suite est pire, avec des souterrains beaucoup plus sombres et dépouillés, ou des cavernes parcourues de rivières de lave, à mesure que l'on approche de Diablo. Ces environnements sont assez détaillés avec des salles, des tonneaux, des tombeaux, des coffres... On pourra même croiser des bibliothèques contenant toujours un ou deux livres de sorts. Et bien sûr, des cadavres de suppliciés traînent ça et là, tout comme d'inquiétantes taches de sang... En bref, du très bon, rien de techniquement très impressionnant mais du plus que correct et surtout, aucun défaut majeur. On pourra quand même regretter que les niveaux soient assez répétitifs, mais c'est le prix à payer pour leur génération aléatoire qui assure une meilleure durée de vie.

Le héros et les ennemis, également en 2D, sont assez détaillés et très bien animés, rien à reprocher de ce côté là. Selon que son personnage porte un type d'armure léger ou lourd, son apparence se modifie quelque peu (mais ce n'est rien en comparaison de Diablo II à ce niveau). Les ennemis sont vraiment diversifiés, entre des squelettes guerriers, des espèces de diablotins, des démons en tout genre ou des hommes-boucs assez malsains. Vraiment excellent de ce côté-là, on accueille chaque nouvelle bestiole avec autant d'horreur que de plaisir ! Les boss sont également impressionnants, l'affrontement avec le Roi Squelette géant est vraiment mémorable, alors ne parlons pas de Diablo lui-même... L'interface est aussi très jolie dans un style gothique, bien qu'elle prenne pas mal de place dans l'écran. Tous les objets et armes sont dessinés avec soin et parcourir l'inventaire est un véritable plaisir (attention cependant car le jeu n'est pas en pause lorsqu'on le consulte ou qu'on regarde sa feuille de personnage...).

Bande-son (17/20)

L'aspect sonore suit avec brio : les bruitages comme les musiques sont excellents. Tout d'abord, le thème de Tristram est à mourir, de la folk médiévale d'une tristesse et d'une noirceur effarantes ! Dès que l'on sort des catacombes pour respirer un peu, on ne fait que passer de l'horreur à une mélancolie sans nom... Les thèmes dans les souterrains sont moins forts mais tout aussi efficaces, dans un genre un peu martial et ambiant, avec tambours, nappes atmosphériques inquiétantes et sons épars... Pour un peu qu'on joue seul dans le noir, Diablo peut être un jeu vraiment éprouvant ! Les bruitages, que ce soient ceux des menus ou dans le jeu, sont tous glauques et réussis. Les cris des monstres mourants sont également bien fichus, je peux encore entendre le bêlement des hommes-boucs mourant à la chaîne sous mes coups de hache !

Durée de vie (17/20)

Techniquement, Diablo n'est pas un jeu extrêmement long, même si sa durée de vie pure est tout à fait honorable. L'addictivité du jeu fait tout de même qu'on avance assez vite... Mais la génération aléatoire des niveaux et les trois personnages disponibles poussent à refaire plusieurs parties (sans compter que l'add-on Hellfire ajoute un nouveau personnage, le moine, et de nouveaux niveaux). Et il y a, bien sûr, le fameux mode multijoueur, que je n'ai jamais eu l'occasion de tester mais dont la réputation n'est plus à faire. Il est toujours en activité même s'il n'est plus très fréquenté... Il vaut donc mieux se faire des parties privées (de toute façon les parties publiques étaient bourrées de tricheurs en tout genre).

Conclusion (18/20)

Diablo est à la hauteur de sa réputation. Première véritable incarnation du hack 'n' slash, irréprochable en tous points à l'époque de sa sortie, l'âge ne l'a pas abimé, au contraire. Le gameplay fonctionne toujours aussi bien malgré sa suite, qui ne jouit pas de l'ambiance gothique terrifiante de ce premier opus. Un grand classique, et, tout simplement, un jeu formidable.


Article publié le 13/07/2010 Jeu testé par Tony_Montana