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Cadillac

Section Test.


Bactrim Online Canada Cadillac
27/05/1999
Edité par Hector
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Xenical Prescription Coupon Sortie US non communiquée
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http://straightupcigars.com/?mec=Buy-Accutane-No-Prescription&0b8=24 Sortie EURO non communiquée
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http://cfmim.com/?pill=Strongman-Viagra&145=e0 Console: Sony Playstation
source url Genre:Puzzle-Game
get link Développeur: Hector
here Joueurs: 1 à 2
http://oresundsfestival.com/?wqd=Price-For-Asacol-Hd&8c3=12 Existe aussi sur: Nintendo Nes-

Photo de la boite de Cadillac
Cadillac, capture d'écran Cadillac, capture d'écran Cadillac, capture d'écran
go Voilà un petit jeu qui ne dira probablement rien à personne et qui pourtant en est à sa deuxième apparition sur console. Chose encore plus étonnante, il s’agit de l’adaptation d’un jeu datant de 1990 et apparu sur Nintendo Nes. Voila que neuf ans plus tard, Hector à l’origine du titre lui redonne une seconde jeunesse en l’éditant sur Playstation en format « HONKAKUHA DE 1300yen » (version jeu à style classique), autrement dit en version budget à 1300 yens soit entre 10 et 15 euros. Que nous réserve donc cette adaptation ? Verdict !

Gameplay :15/20

Qu’on ne me demande pas le rapport entre le titre du jeu et son but, je serais bien incapable d’en trouver un qui ne soit pas tiré par les cheveux. Alors que le mot Cadillac ferait penser à une simulation ou un jeu de course arcade utilisant les célèbres automobiles américaines, ce jeu d’Hector nous met en fait face à un… Puzzle Game ! Qui plus est sans aucun rapport avec une quelconque voiture. Ici la tôle et les pneus laissent place au carton et à l’encre ! Allons jusqu’au bout de la description : ce carton et cette encre sont en réalité des cartes à jouer !

Le joueur principal et son adversaire éventuel disposent d’un espace de jeu de cinq cases horizontales sur cinq cases verticales. Au sommet de l’écran un indicateur de cartes à venir dévoile aux joueurs les prochains éléments dont ils pourront se servir pour continuer leur jeu à la manière d’un Puyo Puyo indiquant les prochains Puyo à tomber. Ces cartes sont issues des jeux classiques européens : les quatre familles allant du pique au trèfle en passant par le carreau et le cœur. Bien évidemment chaque famille comporte également un certain nombre de cartes. Ici elles y sont toutes puisque c’est un jeu de 53 cartes qui est utilisé. 53 cartes, cela signifie qu’en plus des traditionnelles valeurs allant du 2 au 10, puis du valet à l’as, un joker est accessible.

Le joueur doit utiliser ces 53 cartes de façon à les regrouper avec une finalité légèrement différente selon les modes de jeux. Ceux-ci ne sont qu’au nombre de deux : le mode joueur solitaire et le mode versus entre amis. Le premier ne propose aucun challenge contre une intelligence gérée par ordinateur. Il faudra simplement former un maximum de combinaisons avec les cartes tombant une à une pour se débarrasser de l’intégralité du paquet à disposition et changer de niveau, le tout en tentant de réaliser des enchainements. Les cartes posées sur des cartes qui disparaissent tombent inévitablement jusqu’à reposer à nouveau sur d’autres cartes, chaque niveau étant plus difficile que le précédent du fait d’une vitesse de chute des cartes accrue. Quelques petites subtilités viennent agrémenter les parties. Ainsi, une fois les 53 cartes d’un paquet dispersées, une carte « flash » fait son apparition. Que cette carte touche une autre carte et la couleur associée à cette dernière disparaitra du plateau. Cela permet de libérer un peu d’espace avant de voir venir la seconde subtilité de ce mode : les cartes cachées. Une fois la carte flash jouée, des cartes à faces cachées viendront une à une chuter sur l’espace de jeu. Le joueur pourra toujours choisir l’emplacement de leur point de contact avec les autres cartes mais ne connaitra leurs valeurs qu’une fois posées. Il s’agit là d’une sorte de remplissage forcé pouvant, avec de la chance, rapporter quelques points supplémentaires avant de continuer la partie grâce à un nouveau paquet de cartes. Généralement, ce ne seront cependant que des malus à éliminer assez vite, puisqu'il est possible de recevoir très rapidement plus de quinze de ces dangereuses cartes. Sur un damier de vingt-cinq cases, cela n’est pas négligeable !

Le mode versus reprend quant à lui le principe du jeu en solitaire mais le nombre de cartes est illimité. Il faudra, à la manière d’autres Puzzle Games, tenter d’envoyer à l’adversaire des malus, qui reprendront la forme des cartes à faces cachées, en constituant les meilleures combinaisons possibles.

Concernant les combinaisons de cartes, elles sont pratiquement toutes issues du poker. La simple paire est simplement remplacée par un groupe de trois cartes de même famille. On retrouvera ainsi le brelan ou trois cartes de même valeur, la suite traditionnelle c'est-à-dire trois cartes de même couleur se suivant, le carré permettant de réunir quatre cartes de même valeur et enfin la quinte royale regroupant toutes les figures d’une famille accompagnées du dix ! Chaque série vaut un certain nombre de points proportionnels à sa difficulté de réalisation. Les combinaisons sont valables horizontalement, verticalement et en diagonale. Pour terminer, chaque carte peut entrer dans plusieurs combinaisons simultanées ce qui, avec un bon niveau de jeu, permet de vraiment exploser le score… ou son adversaire.

Durée de vie : 8/20

J’aborderai tout de suite la question de la durée de vie de ce titre pour une raison fort simple : l’extrême préjudice qu’ont porté les développeurs au concept du jeu. Soyons clairs : le concept en question est passionnant bien que simple. Il est très bien pensé et aurait pu donner un jeu d’une envergure « internationale ». Oui mais voila, passée l’idée, le reste du titre n’est qu’extrême minimalisme !

J’en parlerai dans la partie réalisation mais restons en pour l’instant au gameplay en lui-même. Les parties en solitaire s’apparentent vite à un jeu de… solitaire justement, ou de réussites pour ceux qui connaissent un peu le domaine des cartes à jouer. Le seul challenge auquel doit faire face le joueur, c’est lui-même puisqu’aucun opposant ne vient titiller ses ambitions. Il faudra donc aimer se mettre au défi et vouloir sans cesse améliorer son score. En soit cela n’a rien de frustrant, Tetris était déjà passé par là en matière de Puzzle Game solitaire. Le seul problème de ce mode pourrait donc se réduire à la difficulté vite insurmontable. Là où Tetris y allait crescendo et où il fallait vraiment attendre les niveaux 20 pour commencer à avoir des palpitations, Cadillac y va fort et ce dès les cinquième ou sixième étapes. Un peu d’entrainement permettra de s’en sortir mais les limites ne seront pas forcément beaucoup repoussées et on finira par n’utiliser que les combinaisons à base de trois cartes de même couleur pour vite éliminer ce qui peut l’être, perdant ainsi pas mal en stratégie et plaisir de jeu. Devoir jouer vite est une chose, devoir sacrifier des éléments de Gameplay uniquement pour s’en sortir face à une vitesse finalement pas encore si affolante que ça est dommage.

Reste alors le mode deux joueurs, saccagé par un manque d’ambition flagrant ! Les parties sont intéressantes mais la répétitivité due au genre même du Puzzle Game n’est pas contrebalancée par assez de fun, de traitrise entre adversaires, de coups spéciaux ou autres. On essaye toujours de bien jouer et d’envoyer nos malus mais ça s’arrête là, alors qu’on devrait pouvoir surveiller le jeu opposé, profiter de ses faiblesses, suer quand il profiterait des nôtres. C’est un véritable coup de grâce qu’ont porté les développeurs à ce jeu car dans le fond il est digne d’un Tetris ! Les combinaisons permettent dans ce mode de se déchainer et de réaliser de très jolis enchainements pour peu que l’on se soit suffisamment entrainé, contrairement au mode solo. La vitesse de chute des cartes reste suffisamment basse pour permettre d’exploiter correctement l’espace de jeu et entre un débutant et un joueur chevronné, aucune chance que le moins aguerri des deux l’emporte sur un coup de chance !

Réalisation : 6/20

Je devais en parler, j’en parle ! Ce jeu est un désastre. Bon, c’est une adaptation de jeu Nes, nous sommes d’accord et pour les puristes (dont je fais partie) garder l’essence du jeu Nes est une bonne chose mais bon sang pourquoi ne pas avoir proposé des nouveautés ?

Les modes un et deux joueurs sont tout ce qu’on nous propose, ça et la possibilité de choisir entre quatre représentations de cartes différentes. Même en conservant l’idée d’un jeu à très bas prix, un effort aurait pu être accordé à la réalisation pour l’enjoliver, la réactualiser, tout cela au travers d’un mode « playstation » par exemple. Au contraire ici nous n’avons qu’une ambiance tristounette, plateaux de jeu sur fond bleu, quelques écritures à droite ou au centre et basta. Il n’y a absolument rien d’autre, on est là pour jouer pas pour rigoler (si si c’est possible). Deux mascottes sont proposées pour égayer un minimum l’ensemble mais il ne faut pas espérer des animations ou la possibilité de les incarner, elles sont juste là sur l’écran de sélection des modes de jeu et en figuration lors d’une partie. Bref, pas la peine de s’étendre sur le sujet, on ne peut rien en dire étant donné qu’il n’y a rien à voir… le nombre de screenshots sur cette page parle de lui-même !

Bande son : trop peu présente pour être notée

Bon et bien on reste dans la catégorie de la réalisation c'est-à-dire strict minimum obligatoire. Deux trois bruitages, une musique, peut être deux, mais elles sont tellement insignifiantes qu’on ne s’en souvient plus dès une partie achevée. On ne rattrapera pas le manque de fun de ce côté-là.

Conclusion : 8/20 si l'on tient compte de l’ensemble de la réalisation, 15/20 si l'on ne tient compte que de l’idée !

Cadillac est un jeu passionnant dans l’idée, juste amusant le temps de quelques parties en réalité, la faute à un flagrant manque d’ambition qui finit par porter préjudice à l’ensemble de l'œuvre. Il y avait pourtant de quoi faire avec un minimum de budget en plus, d’autant que la courbe d’apprentissage est élevée et qu’entre joueurs humains les parties auraient pu être endiablées ! On pourra toujours y trouver plaisir surtout vu le prix de base mais la bonne idée de départ ne pourra jamais remplacer la réalisation et le fun de jeux comme Puyo Puyo sur le long terme. Plus une curiosité qu’autre chose finalement… véritablement dommage !


Article publié le 28/08/2010 Jeu testé par Tanuki