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Arcus Odyssey

Section Test.


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Ventolin Hfa Discount Coupon Certains jeux laissent un souvenir impérissable, parce qu'ils ont accompagné la découverte d'une nouvelle console, qu'ils bénéficient d'un gameplay “révolutionnaire”, que leurs graphismes ou autres aspects vous ont bluffé, ou enfin parce que leur univers vous a enchanté. Arcus Odyssey rassemblait beaucoup de ces critères. Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de sourire au souvenir de parties entre copains sur ce jeu hors norme.

Arcus Odyssey a été créé par l'équipe de Wolfteam à qui l'on doit de très nombreux hits sur les consoles de Sega. Entre des titres comme El Viento, Ernest Evans, Sol Deace ou Road Avenger, on peut dire qu'ils connaissaient bien la machine et réussissaient à offrir des jeux dont l'univers, les introductions, ou autres scènes cinématiques, étaient particulièrement travaillés. Cet opus fait partie intégrante d'une saga très peu connue. Les deux premiers Arcus sont sortis exclusivement sur MSX au Japon sous forme de RPG, après quoi arriva notre Arcus Odyssey sur Megadrive pour une totale rupture avec le genre d'origine. Viendront ensuite un Arcus 3 qui sévira sur PC dans l'archipel nippon uniquement, et enfin une compilation regroupant les trois RPG de la saga sur Mega CD, là aussi en exclusivité au pays du soleil levant.


Castomira, la reine du bricolage...

Dans une époque lointaine, une sorcière répondant au nom de Castomira vivait dans le monde d’Arcus. Elle n’avait qu’un seul objectif : détruire tous ceux qui se dresseraient sur son passage et prendre le contrôle de l’univers. C’est au cours d’un duel sans merci contre la princesse Leaty que la sorcière perdit la bataille et fût enfermée dans le monde des ténèbres. Leaty forgea une épée qui scella à jamais la porte du monde de l’ombre pour empêcher Castomira de revenir à la vie. Des siècles après cette grande guerre, l’épée est volée par des disciples de la sorcière qui s’apprêtent à la faire renaître. Ici commence l’Odyssée de nos quatre héros qui braveront mille dangers pour récupérer cette arme sacrée et restaurer la paix.

Cette petite histoire vous est contée dans une introduction de haute volée, et de loin la meilleure de cette époque sur Megadrive. Imaginez une sorte de dessin animé où les deux protagonistes s'affrontent à coups de sortilèges, les corbeaux fuient le combat, une explosion surgit et la musique met un point final à l'affrontement. Du grand art… Mes amis qui jouaient beaucoup sur NES ou Master System à l'époque, voire sur PC, venaient admirer cette séquence chez moi et en restaient bouche bée, preuve qu'elle faisait l'unanimité.

Arcus a la cote (cote arcus – cote argus... Ok, je sors...)

Arcus Odyssey pourrait se définir comme un «Gauntlet Like ». Pour les néophytes, Gauntlet est à l’origine un jeu d’arcade dans lequel on choisit de diriger un personnage parmi quatre disponibles, chacun étant doté de ses propres attributs (sorcier, guerrier, nain, elfe). Le but du jeu est de s'extirper d'immenses labyrinthes en détruisant tout sur son passage. Le titre présenté aujourd’hui reprend donc quelques principes de base de Gauntlet. Quatre personnages seront donc sélectionnables : un guerrier dont les coups sont puissants mais ne touchent que les ennemis de face, un sorcier jetant des boules de feu, une elfe tirant des flèches qui rebondissent contre les parois (donc tuant les ennemis à distance) et une guerrière dotée d'un coup permettant de détruire ce qui l’entoure. Le meilleur étant que vous pouvez faire toute l’aventure à deux joueurs (mais pas en écran splitté, il faudra donc s’attendre).

Wolfteam a donc tenté de donner un nouveau souffle à sa saga en dérivant du RPG vers le jeu d'action avec une pointe d'aventure. Il a toutefois conservé quelques spécificités du genre originel comme un inventaire consultable en appuyant sur un bouton. A l'intérieur, vous trouverez des objets magiques récupérés dans les coffres disséminés un peu partout, comme des potions d'invincibilité, des statues qui vous ressuscitent (indispensable, vu qu'il n'y a pas de vies à proprement parler), des orbes de magie, de l'énergie vitale ou quelques autres petits items pas forcément indispensables. Pour revenir sur ces orbes de magie, sachez qu'ils s'utilisent un peu comme dans Golden Axe. Plus vous en avez, plus le pouvoir est grand mais c'est à vous de dire combien vous allez en utiliser. Ce paramètre vous permet donc d'user de ce bien précieux avec parcimonie… Enfin, sachez que vous pourrez récupérer des orbes de protection qui s'activeront en créant un bouclier autour de vous, bonus bien entendu limité dans le temps.

Les huit niveaux que vous allez devoir traverser sont donc des labyrinthes dans lesquels il faudra trouver la sortie, mais pas uniquement. Beaucoup de ces stages vous demanderont de réaliser quelques petites missions indispensables pour ouvrir la porte du boss. Par exemple, vous allez devoir libérer des otages emprisonnés, débloquer des mécanismes, trouver des épées sacrées, battre certains mini boss cachés... D'ailleurs même en solo, vous aurez la bonne surprise de débloquer dans certains niveaux des coéquipiers qui vous aideront et se battront à vos côtés. Pour le reste, on est dans un pur Gauntlet-Like, avec ses labyrinthes souvent vastes, sans carte pour vous aider à vous repérer, mais avec quelques mini boss, et des boss à chaque fin de niveau. Le bilan concernant ces derniers est pour le moins mitigé. Certains sont plutôt sympathiques comme le sorcier invoquant des morts-vivants, ou l'ultime adversaire et ses multiples transformations. D'autres sont en revanche plutôt laids, en témoignent la tête de verre luisant qui sort du sol pour vous croquer, ou le premier boss aquatique pas très folichon. Sachez enfin que le soft est doté d'un système de passwords accordés à la fin de chaque niveau, vous évitant de fait de recommencer l'aventure depuis le début dès que vous rallumez votre console.

Arcus Odyssey n’est pas perdu (Arcus Odyssey – Lost Odyssey... Ok j’arrête…)

Graphiquement, le jeu est présenté en vue isométrique, ce qui permet à certains niveaux d’offrir beaucoup de relief et de donner une impression de hauteur. Cela renforce l’aspect labyrinthique omniprésent d'un bout à l'autre de l'aventure. Si les captures d'écran accompagnant cet article ne lui rendent pas vraiment hommage, sachez que les décors varient entre le très beau et le moyen. On pourrait résumer la performance technique d'Arcus Odyssey en soulignant que les environnements fermés, comme les deux premiers niveaux, sont trop ternes, tandis que les autres offrent des scrollings différentiels de qualité. En 1991, cette touche graphique était classée dans le haut du panier de la console de Sega, mais il faut admettre qu'aujourd'hui cela a peut être pris un petit coup de vieux en comparaison d'autres productions plus récentes. Mention spéciale toutefois pour le cinquième level mettant en scène des effets de transparence d'une qualité rarement atteinte sur Megadrive, et surtout un dernier boss disposant d'un très bel effet de distorsion. L’ensemble du monde proposé est cohérent, les couleurs bien utilisées, et les personnages parfaitement identifiables. Peu de ralentissements sont à noter lorsque l’écran est empli d’ennemis, mais on peut lui reprocher certaines disparitions de sprites, surtout à deux joueurs. Pour chaque monde, vous aurez un bestiaire défini, ce qui évitera les redondances, et chaque interlude vous affichera une jolie carte montrant votre progression. Cette présentation des choses m'a d'ailleurs fait furieusement penser à celle de Ghouls'n Ghosts.

Touchons enfin du doigt l'aspect du jeu qui m'a le plus impressionné : la bande son. Si vous connaissez Star Ocean, vous devez savoir que le compositeur n’est autre que Motoi Sakuraba. C’est cette même personne qui est à l’origine de la bande son d'Arcus Odyssey, et cela s’entend. Les musiques sont lyriques, envoûtantes ou entraînantes et collent parfaitement à l’ambiance. Elles seraient même dignes d'un bon RPG ou jeu d'aventure de qualité. Beaucoup d'entre vous partageront mon avis selon lequel un bon titre devient intemporel dès lors que tout l'univers sonore qui l'accompagne reste gravé dans nos mémoires. Pour Arcus Odyssey, c'est exactement ça. Avant de reprendre une partie pour faire ce test, j'étais en mesure de fredonner la musique d'introduction ou de quelques niveaux…

Conclusion :

Arcus Odyssey reste un bon souvenir, mais je pense que vous l'aurez d'ores et déjà compris. Ce style de jeux ne peut pas plaire à tout le monde, mais pour ceux ayant accroché à Gauntlet, vous trouverez dans le soft de Wolfteam un sérieux concurrent qui va plus loin dans l'univers proposé, avec sa bande son magistrale, sa séquence introductive de folie pour l'époque, son choix entre quatre personnages upgradables, et surtout son mode deux joueurs qui relance grandement sa replay value. Pour ceux attirés par la version japonaise (comme moi qui favorise le soixante hertz), ne craignez pas la barrière de la langue, les quelques « dialogues » avec réponse n'ayant pas d'incidence sur le déroulement de l'aventure. De plus, la boîte est quand même beaucoup plus belle que la version US très « occidentale ».

Scénario : 15/20 : Une histoire travaillée qui vous sera contée de belle manière et avec quelques rebondissements durant la partie.

Gameplay : 18/20 – Simple à prendre en main, la maniabilité n'est jamais mise en défaut. Le mode deux joueurs parfait tout ceci.

Durée de vie : 15/20 : Huit niveaux relativement faciles et des passwords pour revenir où nous étions.

Réalisation : 14/20 – A sa sortie, Arcus Odyssey était dans la moyenne haute de ce type de jeux. Certains niveaux en intérieur auraient mérité plus de soin. Mention spéciale pour l'introduction.

Bande son : 18/20 – Une bande son de très haute qualité


NOTE 16/20


Article publié le 07/06/2013 Jeu testé par Slaine