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Ape Escape

Section Test.


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http://talkaboutlasvegas.com/?pot=Why-Can-I-Find-Nizoral-Shampoo-In-Stores&82c=c6 Sega avait Nights Into Dreams pour promouvoir son pad analogique pour Saturn. Sony lui, eut Ape Escape. Si Nights est indéniablement l'un des titres les plus réussis de la Saturn, en est-il de même pour Ape Escape ? Eh bien je n'en sais rien moi, j'y ai jamais joué à Nights...

Scénario (12/20)

Ape Escape est un jeu de plates-formes, alors vous vous doutez bien que cela se ressent dans le scénario... En effet celui-ci est, comment dire... Ah oui ! Nul ! Enfin, idiot et peu développé quoi. Mais marrant.

Un scientifique à grosse moustache invente un casque augmentant l'intelligence de son porteur. Un singe débile passant par là s'en empare et devient instantanément un génie du mal n'ayant d'autre intention que d'asservir le monde en s'inspirant sans doute du roman de Pierre Boulle. Specter se constitue une armée de singes qu'il répartit à travers différentes époques et capture également l'ami de notre héros Spike, Buzz, dont il fait son valet démoniaque. N'écoutant que son courage et laissant sa coiffure ridicule onduler au vent, Spike s'empare d'un sabre laser électroménager et d'un filet à papillons pour aller capturer les singes à travers le temps.

Durée de vie (17/20)

L'objectif est en effet de capturer tous les singes du jeu. Mais d'abord, il faut terminer les niveaux en capturant le nombre de singes indiqués. Il est bien sûr possible de revenir plus tard dans ces niveaux capturer les singes restants. A la base, les stages sont répartis dans des époques diverses, chacune contenant trois niveaux.

Quand on sait que capturer tous les singes (et il y en a beaucoup) demande l'utilisation de tous les gadgets et que des jetons permettent de débloquer trois mini-jeux (des courses de ski marrantes, un match de boxe injouable et un remake sympa de Space Invaders), on réalise que Ape Escape dispose d'une très bonne durée de vie. D'ailleurs, pour finir le jeu à 100%, il faut récupérer tous les singes et jetons et terminer tous les niveaux une seconde fois en temps limité ! C'est là que j'ai abandonné, préférant perdre mon temps à des tâches plus captivantes comme transformer une carcasse d'Atari Jaguar en wok électromagnétique. Non vraiment, Ape Escape a une bonne durée de vie, mais les développeurs ont un peu abusé avec le time attack, dans le genre "et vas-y que je te double la durée de vie en trois lignes de code sale cake !".

Gameplay (17/20)

Heureusement le gameplay d'Ape Escape est très agréable, intéressant et original. Première chose : on ne peut jouer qu'avec un pad analogique. Spike se dirige avec le stick gauche et le stick droit permet d'utiliser les gadgets dans la direction choisie (genre on veut donner un coup de matraque derrière soi, ben on bouge le stick vers le bas). Cette utilisation des sticks est assez sympa et franchement, ça devient vite naturel. Ils seront également utilisés lorsque par exemple Spike montera dans un canot ou un tank : chaque stick contrôle alors ou une rame ou une chenille, et pour avancer il faudra soit tourner le stick en rond soit le pousser vers l'avant, tout en restant évidemment synchro avec l'autre stick sous peine d'échouer lamentablement... Le maniement dans ces situations est par contre assez ardu, heureusement ces passages sont assez rares. Il est par contre assez complexe d'évoluer dans l'eau, on se perd entre l'accélération, la montée, la descente et l'utilisation du filet... L'autre particularité du pad analogique, la fonction vibration, sera quant à elle bien utilisée puisque vous aurez souvent l'impression de jouer avec un vibromasseur épileptique.

Il est possible, via les quatre boutons Croix, Rond, Carré et Triangle, d'assigner des gadgets que l'on pourra ainsi switcher à volonté, un peu comme dans Zelda avec les boutons C. La palette de mouvements de Spike est donc très complète, puisqu'en plus de tout ça il pourra sauter, nager, ramper, planer avec une hélice, courir à toute vitesse... Avant certains niveaux, le professeur remettra à Spike un nouveau gadget. Une petite session d'entraînement permettra de se familiariser avec son utilisation. Nous avons ainsi les deux outils de base, la matraque électrique pour assommer les singes et le filet pour les capturer. On pourra également utiliser un lance-pierres (à trois munitions différentes), une hélice pour planer, un énorme gant de boxe pour ouvrir des passages secrets, un cerceau pour aller plus vite et tout zigouiller sur son passage, une voiture télécommandée pour déloger des singes de cachettes inaccessibles et enfin un radar pour repérer les primates à distance. Chacun de ces instruments utilise judicieusement le pad analogique, sans que l'on se paume dans les commandes, bref c'est un régal.

Dans chaque niveau, les singes sont situés à des endroits ou dans des situations (en haut d'un mammouth, dans un arbre, aux commandes d'une mitrailleuse ou sur une falaise) qui font qu'on se demande toujours comment on pourra bien atteindre l'imbécile simiesque. Mais au fil du scénario, on récupère les gadgets et les singes finissent bien vite (enfin...) dans les mailles de votre filet.
Chaque niveau est donc l'occasion de tester ses compétences à la chasse au babouin, sport très agréable et bien amusant qui demandera d'explorer des endroits reculés, de trouver des interrupteurs et de sauter dans tous les sens. Précisons également qu'au final aucun gagdet ne se révèlera sous-utilisé, ce qui n'est pas évident de prime abord. Mais le combo le plus fréquent sera matraque/filet/hélice/lance-pierre. Le radar, le gant et la voiture sont surtout utilisés en fin de partie. Quant au cerceau, il sera parfois utile mais c'est clairement celui qu'on sortira le moins souvent.

Réalisation (17/20)

L'univers d'Ape Escape est frais et original. Techniquement, rien de bien fantastique mais pour l'époque et sur PlayStation, c'était vraiment pas mal. Les environnements sont surtout détaillés et très variés. On visite d'abord le cétacé avec ses volcans et dinosaures, puis des marais et des forêts tranquilles, l'ère glaciaire, des temples, un château, la muraille de chine, les ruines d'une civilisation antique, une ville, une usine, une tour de télévision et pour finir un immense parc d'attractions. Les niveaux regorgent de passages annexes et souterrains, bref on se perd sans cesse dans ces décors très sympas et jamais rébarbatifs.

Mention spéciale également concernant les singes : si leur modélisation est presque sommaire, leur animation est géniale et les rend toujours drôle et ridicules. Il suffit de les observer discrètement quand ils se croient à l'abri des regards pour les voir s'atteler à des tâches débiles. De même, lorsqu'ils se sentent menacés, leur gyrophare se met à clignoter et ils courent dans tous les sens en agitant leur petits bras. Par contre, le design des autres monstres est assez laid...

Bande-son (15/20)

L'aspect sonore d’Ape Escape est à double-tranchant. D'un côté, les musiques sont de très bonne facture et parfois géniales, dans un genre trip-hop électro groovy. De l'autre côté, les voix françaises frisent le ridicule, sont molles et parfois inaudibles. En plus de ça chaque personnage encadre ses répliques de longs blancs bien saoulants, bref c'est complètement raté.

Conclusion (17/20)

Ape Escape n'est sans doute pas LE jeu de plates-formes sur PlayStation, surtout face aux ténors Spyro et Crash Bandicoot, mais il est indéniablement un de ses meilleurs titres. La réalisation est réussie, le gameplay riche, frais et agréable, bref au final un jeu original, amusant, long et réussi quoi.


Article publié le 06/08/2008 Jeu testé par Tony_Montana