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Akuji the Heartless

Section Test.


400 Bad Request Sortie JAP non communiquée
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Akuji the Heartless
31/12/1998
Edité par Eidos Interactive
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400 Bad Request

Akuji the Heartless

??/02/1999
Edité par Eidos Interactive
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nginx
Console:
Sony Playstation
Genre:Action/Plates-Formes
Développeur: Crystal Dynamics
Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité Sony Playstation

Photo de la boite de Akuji the Heartless
Akuji the Heartless, capture d'écran Akuji the Heartless, capture d'écran Akuji the Heartless, capture d'écran
Des chants morbides, des chats qui miaulent, des sorciers en transe, bienvenue au royaume du vaudou ! Je vais vous présenter aujourd’hui un soft sorti en 1998 uniquement sur Playstation et développé par l’équipe de Crystal Dynamics, à qui l’on doit des titres comme Pandemonium, Soul Reaver ainsi que les épisodes next-gen de la célèbre saga Tomb Raider. Disposant d’un background conséquent et bien pensé, le soft qui nous intéresse dans cet article n’est malheureusement pas exempt de défauts, ce que votre serviteur va vous développer ici-même. Il est temps pour moi d’incanter le test d’Akuji the Heartless : âmes sensibles s’abstenir.

Scénario :

L’action se déroule à Mamora (ceux qui y verraient une quelconque connotation avec un aliment épicé auraient vraiment l’esprit mal placé !), royaume dirigé par un grand prêtre du nom de Murat, adepte du culte vaudou.

Longtemps théâtre de conflits sans fin pour le pouvoir, le ciel semblait s’éclaircir sur Mamora avec le mariage d’Akuji, (le fils cadet de Murat), et de Kesho la fille du clan de Tanko. Malheureusement, le frère ainé d’Akuji, Orad, ne l’entendait pas de cette oreille. Grand nécromancien, il méprisait son frère et l’idée même de la paix. Il décida donc de jouer les trouble-fêtes et s’invita à la noce. Ses sbires arrachèrent le cœur encore palpitant du corps d’Akuji et le soumirent à un maléfice. Il fût condamné à errer dans les enfers, royaume du baron Samédi, l’esprit vaudou de la mort. Pour s’en sortir, il devra payer sa dette auprès du baron en récupérant l’âme de ses ancêtres et utiliser le pouvoir de ces dernières pour briser la barrière qui sépare l’enfer de Mamora.

Un petit scénar tout ce qu’il y a de plus correct en ce qui nous concerne. Les références au vaudou sont légion et bien amenées. Il faudra bien entendu retrouver votre bien-aimée Kesho pour connaître le fin mot de l’histoire.

Réalisation :

Bien évidemment, tout ici sera sombre, très sombre. La trame principale se déroulant en enfer (lieu peu connu pour son aspect festif et enjoué), ne vous attendez pas à évoluer dans des environnements aux couleurs criardes. Rassurez-vous cependant, les effets de lumière sur votre chemin seront plutôt jolis et vous n’aurez que peu de soucis pour trouver votre route. Certaines animations concernant le feu (torches, brasiers…), également très réussies, contribueront à renforcer l’aspect « cérémonial » de votre aventure. Le thème dominant colle donc parfaitement avec l’ambiance, ce qui est un atout de poids ici.

Le soft n’est pas exempt de défauts pour autant sur le plan technique. Certes mineurs et assez rares, ils ne manqueront pas de vous interloquer. On peut donc citer quelques bugs de collision et des textures pas toujours d’une netteté irréprochable. Pas de quoi fouetter un tanuki me direz-vous, mais pas parfait non plus.

Au niveau des animations, pas grand chose à signaler. Akuji répond au doigt et à l’œil et les mouvements que vous aurez à exécuter se feront relativement sans encombre. Les ennemis seront tous plus originaux les uns que les autres (démons en tous genres, chiens des enfers, volatiles infernaux….) et l’IA est somme toute plus que correcte. Au fur et à mesure de votre avancement, vous tomberez également sur des cinématiques. Rien à dire à ce niveau là, toutes de qualité, elles vous en apprendront également un peu plus au niveau du scénario.

Gameplay :

A la manière d’un Crash Bandicoot 3, vous devrez entrer dans des portails via une « salle des itinéraires » centrale (appelée Navo, l’antichambre du baron Samédi) pour débuter un niveau. Vous pourrez également sauvegarder votre avancement dans cette même salle et obtenir des renseignements quant à vos objectifs, par l’intermédiaire du baron (qui vous dictera ses exigences à chaque début et fin de niveau). Après avoir traversé un portail, votre but sera on ne peut plus simple : franchir le level sans encombres tout en récupérant au passage « l’âme » de vos ancêtres. En effet, ces dernières (qui seront représentées par des têtes d’indiens transparentes), seront primordiales pour la suite de votre parcours ; il faudra impérativement en récupérer un certain nombre afin de pouvoir accéder à l’antre d’un boss et ainsi à la suite de l’aventure. Si ce n’est pas le cas, pas de panique, vous devrez juste retourner dans les mondes déjà terminés et y dénicher les âmes manquantes. Sachez tout de même qu’il en existe quatre pour chaque niveau.

Il y aura en tout et pour tout quatre vestibules de trois niveaux chacun, ce qui nous fait une douzaine de stages avec un boss tous les trois niveaux. Aidé en cela par des checkpoints bien placés, comptez donc une dizaine d’heures pour finir le jeu tranquillement. Compte tenu du faible intérêt de la rejouabilité du titre, ce sera assez peu, surtout que le challenge principal ne viendra pas du soft en lui-même, mais des problèmes de visibilité que l’on développera ci-après. Dommage.

Bien entendu, comme tout nécromancien qui se respecte, Akuji aura à sa disposition jusqu’à dix sorts différents représentés par des crânes de couleurs distinctes. Un bouclier de sang permettant d’absorber l’énergie des ennemis, des boules de feu, des salves d’étincelles à tête chercheuse, un démon ami qui attaquera les ennemis à proximité… Un panel de bonne qualité pour notre ami adepte des messes noires, toujours en adéquation avec le thème principal. A noter la présence d’un mode de vue à la première personne pour viser de loin via la touche R2, assez rare dans un jeu de plateforme pour être souligné, mais pas toujours très pratique.

Outre les sorts offensifs à récupérer, vous devrez emmagasiner des poupées vaudou (dans les éléments de décor destructibles) et des orbes bleus lâchés par des monstres. Les premières augmenteront votre jauge de vie (une fois 100 récupérées), les autres vous octroieront une vie supplémentaire (toujours au bout de 100). Attention, pas de continus ici, pensez donc à sauvegarder régulièrement. Dernier point qui concerne la fameuse pierre de Loa, stèle qu’il faudra retrouver à chaque fois que vous apercevrez un piédestal empli d’une lueur verte pour actionner un mécanisme spécial et continuer votre chemin. Une grosse clé vaudou en quelque sorte !

Akuji aura également la possibilité de se transformer brièvement en son avatar : la panthère. En effet, en vous approchant de l’autel dédié à ce félidé, vous vous transformerez en monstre assoiffé de sang. Si l’idée est bonne à la base, elle n’est clairement pas assez développée. Vous ne trouverez donc que deux autels dans le jeu et du fait que vous ne pourrez pas lancer de sorts sous cette forme, le titre lui-même vous conseillera de ne pas toujours l’utiliser, un comble, et surtout une déception…

Nous allons maintenant passer au plus gros défaut du titre selon moi, à savoir les problèmes de caméra. Le jeu vous le précise au début de votre périple, il sera possible de déplacer latéralement la caméra autour d’Akuji (gâchettes L1 et R1) ou alors d’attendre quelques instants que la caméra se range derrière ce dernier (comment prévoir ses sauts dans le cas contraire !!??), ce qui cassera totalement le rythme du jeu. Et outre ce curieux choix de la part des développeurs, vous ne pourrez pas toujours ramener ladite caméra derrière vous. Je m’explique : il suffira d’être au bord d’un précipice dos au mur pour que la caméra soit bloquée par les textures, vous empêchant de regarder devant vous à votre convenance. Problématique quand vous devez sauter sur un rocher au millimètre près. Dernier point, toujours à cause de ce même défaut, il sera parfois très difficile d’appréhender la longueur des sauts que vous aurez à effectuer. Il faudra dans ce cas vous aider de l’ombre d’Akuji, votre unique repère, tant votre champ de vision sera réduit et la profondeur de champ difficile à cerner. C’est à mon sens l’unique défaut « majeur » du titre, mais quel défaut pour un jeu de plateformes! Quelques passages à s’arracher les cheveux sont donc à craindre… Vous êtes prévenus.

Bande-son :

Alors là, si nous ne sommes quand même pas aux plus belles heures de Nobuo Uematsu sur les Final Fantasy, il faut quand même bien reconnaitre que la bande-son du jeu est une agréable surprise ! Chaque niveau aura sa propre musique, ce qui est déjà plus qu’appréciable. Les différents thèmes seront d'ailleurs clairement dans le ton, collant parfaitement à l’ambiance vaudou et donnant à votre quête un véritable souffle épique !

Les animations sonores seront elles aussi à la hauteur, vos ennemis hurlant comme de véritables créatures infernales et les diverses voix remplissant assurément bien leur fonction. Seul petit hic : Akuji pousse des cris de ninja…

Conclusion : 13/20

Akuji the Heartless avait tout pour être un grand jeu. Ce n’est malheureusement pas le cas, la faute à un placement de caméra horripilant, une durée de vie quelconque et une jouabilité pas toujours bien pensée. Cependant, son environnement immersif et sa bande-son exotique ne vous laisseront pas de marbre tant ils sont pour le coup réussis. Un soft à conseiller aux gamers en attente d’un réel challenge sur de la plateforme. Il serait préférable pour l’intégrité de pauvres consoles innocentes, que les autres réfléchissent à deux fois avant de se lancer dans l’aventure. A bon entendeur !


Article publié le 14/12/2010 Jeu testé par Hijaki