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Voici l'article que nous vous proposons pour cette console.
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Notre article pour cette console
Nom: SNK Neo Geo
Constructeur: SNK
Sorties: 11/1990(J), ?(US), ?(E)
Génération: 4ème (16 Bits)
CPU: Motorola 68000 cadencé à 12 mhz
GPU: ? cadencé à ?
RAM: 64 ko
VRAM: 68 ko
Résolution Max: 304x224
Support: Cartouches/CD-ROM



photo d'une SNK Neo Geo de SNK

Descriptif des accessoires ici

Un article de Manuwaza

48 tests disponibles pour cette machine

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La Neo Geo, console mythique pour tous les fans d’arcade et plate-forme de hits intemporels fut créée en 1990 (et oui, 17 ans déjà !) par SNK. Vous ne la connaissez pas ? Avez-vous déjà joué à un jeu de baston 2D dans un bar près de chez vous ? Si oui, dites vous qu’il y a de grandes chances pour que ce jour là, vous ayez essayé cette fantastique machine. Avant sa sortie, l’avènement des consoles de salon avait eu tendance à dépeupler les salles d’arcade, les joueurs préférant payer une bonne fois pour toutes un jeu utilisable à volonté ensuite plutôt que de se ruiner à petit feu au fil des continues. Pari réussi pour cette console qui par sa qualité et sa ressemblance flagrante avec les machines arcade aura réussi à déclencher un afflux sans précédent dans les salles de jeux. Plusieurs modèles sortirent successivement avec un seul mot d’ordre : qualité. Portrait de cette bombe qui parvient encore de nos jours à faire vider leurs portefeuilles à bon nombre de collectionneurs.

La Neo Geo MVS

Le premier modèle, baptisé Neo Geo MVS (Multi-Video System) sort en 1989. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une carte contenant le BIOS de la Neo Geo et se connectant aux bornes d’arcade via la connectique JAMMA, standard de l’époque. Cette carte a l’avantage de posséder six slots d’extension dans lesquels on peut insérer jusqu’à six cartes filles contenant chacune un jeu. Le joueur peut ainsi choisir jusqu’à une demi douzaine de titres différents sur une même borne d’où un gain de place (et d’argent) important pour les tenant des salles de jeu. A noter que cette borne d’arcade fut la raison de la création de la première carte mémoire de l’histoire des jeux vidéo, afin de continuer les parties commencées sur la borne d’arcade chez soi (sur la Neo Geo AES dont je parlerai plus tard). Outre le gain de place, cette console offrait l’avantage d’un faible coût au niveau des jeux puisque ces derniers valaient en général dix fois moins cher que les titres AES. Devant le succès de la MVS et l’intérêt croissant des joueurs pour SNK, le constructeur commercialise alors la Neo Geo AES.


La Neo Geo AES

Cette dernière est en fait la version de salon de la MVS et est la première console SNK à être mise en vente pour le grand public. Surnommée la « Rolls des consoles », la Neo Geo AES offre un design haut de gamme et un packaging des plus soignés pour ses jeux nous offrant de superbes boites dotées de magnifiques illustrations et de nombreux documents faisant passer les éditions collector actuelles pour de vulgaires boitiers CD. Cet emballage impressionnant était en partie dû à la taille imposante des cartouches (combien de gens en voyant une cartouche de Neo Geo se sont demandé quel était ce monstrueux objet). De plus, la manette convient parfaitement aux titres arcade et est un vrai plaisir à prendre en main. Enfin, peu de pannes sont à signaler chez les heureux acquéreurs de ce petit bijou, la console étant extrêmement fiable. Mais le problème du luxe est qu’il faut en payer le prix. Et ici, le prix est élevé puisqu’il s’élève à plus de quatre mille francs pour la console seule et deux mille pour chaque jeu. La raison d’un tel coût ? Elle est simple. La console est spécialisée dans le portage des titres arcade en 2D. Or pour animer correctement ces titres sans saccades, la quantité de mémoire demandée est énorme, bien plus grande que les malheureux 64 ko de RAM inclus dans la console. La solution trouvée par SNK est simple : intégrer dans les cartouches de jeux la quantité de RAM exacte dont ils ont besoin pour fonctionner de manière convenable. Le problème est que la RAM coute cher. Ainsi chaque jeu est extrêmement onéreux ce qui réserve leur achat à un public très aisé et prêt à mettre une telle somme dans un jeu, population à l’époque assez réduite. La console a donc des atouts non négligeables et un confort d’utilisation hors du commun, mais son coût d’utilisation va l’empêcher d’avoir le succès qu’elle mérite. Devant ce problème, SNK sort alors la Neo Geo CD.


La Neo Geo CD

Le support CD a en effet l’avantage d’être moins couteux que la cartouche et pour résoudre le problème de la RAM, SNK a intégré un supplément de mémoire directement dans la console. La première version (ci-contre) à voir le jour en 1994 est un modèle à chargement frontal du CD. Le coût prohibitif de la console (plus chère que le système AES) est très vite contrebalancé par la sortie de titres tournant entre quatre et six cent francs, rendant enfin leur achat possible pour la plupart des joueurs. La concurrence des consoles 16 bits comme la Super Nintendo ou la Megadrive est certes présente mais l’alignement de SNK sur les prix moyens des titres de ces deux consoles va permettre à la Neo Geo CD de rallier de plus en plus d’adeptes à sa cause. Un an plus tard sort un nouveau modèle moins encombrant (ci-contre à droite) et disposant d’un lecteur CD à chargement « Top Loading ». Le problème de ces deux modèles, et non des moindres, est la présence d’un lecteur CD-ROM 1x seulement ce qui crée des temps de chargement extrêmement longs, surtout en comparaison du système AES dont le support cartouche permettait de supprimer ces derniers. Pour tenter de résoudre le problème, SNK sort encore un an plus tard la Neo Geo CD-Z (ci-contre) dotée d’un lecteur CD 2x, ce qui s’avèrera insuffisant pour obtenir des loadings potables. Le bilan de la Neo Geo CD est simple : si elle a permis aux joueurs peu fortunés de découvrir l’univers de SNK, sa baisse de prix lui a fait perdre le statut de « rolls des consoles » conquis par sa grande sœur la Neo Geo AES, la version CD étant très fragile au niveau du bloc optique et présentant des temps de chargement pouvant approcher la minute parfois. On ne peut pas tout avoir…


Le déclin

La qualité très moyenne des différents modèles de consoles utilisant le support CD marquera le début du déclin de SNK. S’ensuivent des adaptations médiocres sur Playstation et Saturn pour tenter d’éponger les pertes, adaptations qui mettront un coup supplémentaire à la réputation de la firme. SNK joue alors le tout pour le tout en sortant l’Hyper Neo Geo 64 (ci-contre), console gérant la 3D. Mais dès sa sortie elle est déjà très en retard techniquement sur les machines d’arcade du moment et sera un cuisant échec (seuls dix jeux seront édités dessus). Loin de se décourager, l’éditeur tente en 1998 de conquérir le marché des consoles portables en commercialisant sa Neo Geo pocket qui sera un succès plus que discutable. En effet, la sortie de cette console noir et blanc dont la ludothèque est composée majoritairement de portages de qualité moyenne de la version de salon est suivie de très peu par l’arrivée de la Game Boy Color proposant des graphismes plus fins et surtout en couleur. Pour contrer cette nouvelle console, SNK sort alors sa Neo Geo Pocket Color (ci-contre) mais l’attente fiévreuse de la Game Boy Advance de la part des joueurs (console portable 32 bits de chez Nintendo), la sortie tardive de la NGPC et le catalogue de jeux très limité comparé à celui de la Game Boy achèvent de plomber la nouvelle venue. Le passage au nouveau millénaire se fera sous le signe de la vulgarisation des consoles de salon, chacun ayant sa Playstation chez lui. Ceci achèvera de tuer SNK qui déposera le bilan un an plus tard, après vingt trois ans d’existence, sonnant ainsi le glas de la Neo Geo. Certes des sociétés tierces comme Playmore continueront à sortir des jeux régulièrement pendant quelques années mais le mal était déjà fait et l’agonie de la grande dame était en marche.


La Neo Geo toujours vivante

Aujourd’hui les choses ont bien changé et SNK ayant déposé le bilan, la Neo Geo peut sembler morte, du moins commercialement parlant. Mais elle vit toujours dans le cœur des joueurs qui n’oublieront jamais les King of Fighters ou les Metal Slug. Nombreux sont les collectionneurs prêts aujourd’hui à dépenser plus de six cent euros pour trouver la perle rare qui leur permettra de se remémorer les mémorables instants passés dans la salle d’arcade de leur quartier. Cette console, aujourd’hui encore, reste la référence en matière de jeux de shoot et de baston 2D et il est amusant de remarquer que les adaptations portées sur des consoles 128 bits sont souvent de bien moins bonne qualité que sur la machine originale. Et les amateurs apprécieront de voir que certains fans se battent pour cette belle console puisque NG : DEV TEAM, un groupe de passionnés vient de sortir un nouveau jeu sur cette plate-forme : un shoot'em up du nom de Last Hope (traduction : dernier espoir). Espoir d'une renaissance de la console? Espérons le...

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