Tests en ligne : 1300 (14.35/20 de moyenne) | Dossiers en ligne : 67 | Consoles répertoriées : 79 | Goodies en ligne : 44 | Chroniques en ligne : 12 | Vidéos en ligne : 283
Le mot du Webmaster

Voici l'article que nous vous proposons pour cette console.
n'hésitez pas à laisser des commentaires, aucune inscription n'est nécessaire!
Notre article pour cette console
Nom: Nec PC-FX
Constructeur: Nec
Sorties: 1994(J), ---(US), ---(E)
Génération: 32 bits
CPU: NEC V810? cadencé à 21.5 mhz
GPU: ? cadencé à ?
RAM: 2 mo
VRAM: 1.25 mo
Résolution Max: 320x240
Support: CD-ROM



photo d'une Nec PC-FX de Nec

Le descriptif des accessoires est encore en cours de rédaction.

Un article de Manuwaza

0 tests disponibles pour cette machine

Désolé, la version PDF de ce manuel n'est pas encore disponible
Désolé, la lecture en ligne n'est pas encore disponible pour ce manuel

Console de NEC encore plus méconnue du grand public que sa grande sœur, la PC-FX constituait la solution du constructeur pour conserver ses parts de marché malgré l’apparition des consoles 32 bits. Sa PC Engine, en fin de vie, était de plus en plus délaissée par les joueurs qui avaient tous le regard tourné vers la Saturn et la Playstation. La PC-FX devait concurrencer ces dernières en profitant de la bonne réputation acquise par sa grande sœur. Portrait de cette dernière console de NEC.

The Tetsujin Project

Au début de son histoire, la PC-FX va de retards en retards. En effet, les sorties successives de la 3DO et de la Jaguar ont été de véritables fiascos et ont contraint leurs constructeurs à abandonner définitivement la construction de consoles de jeux. Devant ces événements, Hudson Soft, inquiet, prend conscience que la lutte sera âpre pour conquérir ce nouveau marché et décide de repousser le lancement de sa nouvelle machine pour la fignoler et ainsi mettre toutes les chances de son côté. Un premier prototype non finalisé est présenté en 1992 et semble prometteur au niveau de la technique. Ce projet, alors nommé Tetsujin laisse une très bonne impression à la presse vidéo ludique.


La sortie et le flop

Début 1994, le partenaire est annoncé sans surprise comme étant NEC, déjà de la partie lors de l’aventure PC Engine. La console sort finalement en 1994 avec un léger retard sur ses deux concurrentes directes. Ce retard sera probablement la première raison de l'échec retentissant de sa commercialisation. En effet si de nombreux fans de la PC Engine achètent, en vain, le PC-FX en espérant retrouver les sensations d'antan sur une machine mise au goût du jour, force est de constater que la plupart des joueurs s'étaient déjà procuré une Playstation et/ou une Saturn et pouvaient pas, financièrement parlant, investir dans cette troisième console. La seconde raison réside dans l’incompatibilité totale avec les jeux de PC Engine (pour les Hu-card passe encore mais pour les CD, on peut s’interroger sur le choix de NEC). De plus, le constructeur a fait délibérément le choix de ne pas intégrer la gestion de la 3D dans sa machine. Ainsi, si les dessins animés interactifs sont d’une qualité incomparable, l‘absence de la 3ème dimension fera énormément pencher la balance en faveur de la Playstation et de la Saturn. La raison de choix est un souci de coût de production, les deux firmes ayant pour ambition de commercialiser la console nouvelle génération la moins chère du marché (les composants 3D coutant extrêmement cher). Enfin, comble de tout, NEC ne soutient que très peu sa machine, ne consacrant que le minimum syndical à sa distribution en terme de moyens et ne faisant rien pour rendre sa console plus intéressante, notamment par la sortie de périphériques. Devant tous ces facteurs, de nombreux prestigieux éditeurs tiers (conne Namco ou Konami) quittent le navire laissant NEC et Hudson Soft quasiment seuls pour développer des jeux sur la PC-FX. Le catalogue n’est donc pas très étendu et de qualité moyenne, les deux associés ne pouvant pas se permettre de faire la fine bouche sur le choix de leurs collaborateurs.


L’espoir renaît mais remeurt bien vite

En 1996 nait une folle rumeur rendant l’espoir à tous les amoureux de NEC : une carte 3D additionnelle de forte puissance est en projet pour permettre à la console de supprimer son principal point faible, à savoir la non-gestion de la 3D. Si de nombreux joueurs tendent alors l’oreille, il en est de même pour de gros éditeurs comme Namco qui se dit très intéressé pour convertir des jeux d’arcade sur la console de NEC si le projet aboutit…ce qui n’arrivera jamais. En effet, en lieu et place de cette carte 3D, les joueurs voient arriver une carte additionnelle pour leurs ordinateurs de marque NEC leur permettant de jouer à la PC-FX dessus. Ces rumeurs et ces espoirs déçus auront pour effet de tuer la PC-FX qui s’éteindra en 1999 après une vie courte et sans reconnaissance. Après les échecs de la PC Engine en Amérique et en Europe, Nec et Hudson n’essayèrent même pas de commercialiser celle-ci hors de l’archipel Nippon dans lequel elle ne rencontra qu’un intérêt des plus limités.


Bilan de l’échec

On est en droit de se demander comment NEC et Hudson Soft, malgré la très bonne réputation de la PC Engine, ont pu réussir à rater un lancement de cette façon. Le manque de soutien de la part de ces derniers couplé au retard technique de leur machine (il faut rappeler que si la PC Engine n’avait pas été beaucoup plus soutenue, elle était techniquement très en avance sur ses concurrentes) sont autant de facteurs faisant que la PC-FX était mort-née. Ce sera la dernière console de NEC qui préférera se contenter de fournir des composants pour les autres consoles dorénavant (comme la dreamcast par exemple).

photo d'illustration pour l'article sur:Nec PC-FX